Le Vinopôle Bordeaux-Aquitaine anticipe demain

Ce pôle bordelais de recherche appliquée et de formation en viticulture et œnologie va implanter à partir d’octobre un vignoble expérimental de cinq hectares sur les parcelles du Château Dillon, cru bourgeois du Haut-Médoc possédé par l’Agrocampus Bordeaux-Gironde à Blanquefort. Et ce, afin d’adapter la conduite de la vigne aux évolutions environnementales, aux attentes sociétales et de pérenniser une viticulture viable

« Gel, grêle, sécheresse, ces épisodes climatiques à répétition n’ont pas épargné le vignoble bordelais depuis ces dernières années. À cela s’ajoute une crise conjoncturelle profonde et une baisse de la consommation de vins », expose un communiqué de presse du Vinopôle Bordeaux-Aquitaine en date du 22 mai 2023. « Persuadé que la réponse à ces différentes problématiques se trouve pour partie dans la recherche et l’expérimentation », le Vinopôle a décidé de tester sur un  vignoble expérimental des méthodes techniques à moyen et long terme basées sur des solutions existantes et/ou dites de rupture, à l’image de l’intégration de nouveaux cépages patrimoniaux ou d’autres régions dans les AOC, ou de modes de conduite différents.

La préparation d’une expérimentation grandeur nature

La phase de préparation de cette parcelle a débuté dès juin 2022 avec l’arrachage des ceps de merlot et de cabernet sauvignon plantés par le Château Dillon dans les années 1990. Pour caractériser les différentes propriétés physiques, chimiques et biologiques de la parcelle, l’équipe « gestion durable des sols » de la Chambre d’Agriculture de la Gironde a ensuite mené d’août à octobre 2022 une étude pédologique en s’appuyant sur neuf analyses chimiques et six fosses pédologiques. Après une décompaction du sol en février dernier, la plantation de la première moitié de la parcelle est envisagée pour l’automne 2023, avec un matériel végétal issu de 50 associations variété/porte-greffe réalisée par le Centre de Sélection et de Multiplication de la Vigne. 

Un double objectif

Mêlant variétés résistantes, cépages bordelais, cépages patrimoniaux, cépages étrangers et porte-greffes, ce vignoble fera office de conservatoire de vigne, afin de sauvegarder la diversité génétique des cépages de Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux, Bergerac, Lot-et-Garonne, Pays Basque, Béarn…). Pour tester les possibilités d’adaptation, différents modes de conduite en rupture seront mis en place, (techniques de taille, densité de plantation, implantation, ombrage, entretien des sols, robotisation…). Pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux, d’autres paramètres seront aussi expérimentés, tels que la sobriété énergétique et technique, la diversification des productions, l’agroforesterie, la réduction de l’emploi des produits phytosanitaires.

Pour suivre l’avancement du vignoble expérimental, rendez-vous ici.


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Randonnée Saint-Émilion, un engagement de longue date

Théâtre de la première édition de la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé, les vignerons saint-émilionnais n’ont pas attendu les épisodes caniculaires de l’été dernier pour engager des démarches vertueuses au sein du vignoble, avec notamment l’appui du Conseil des Vins de Saint-Émilion. Entretien avec Emilie Renard, sa directrice de la communication.

Les vignes saint-émilionnaises ont été choisies pour accueillir la toute première Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé, que représente ce partenariat pour vous ?
Le vignoble de Saint-Émilion est l’un des plus anciens au monde puisque les romains y ont implanté les premiers ceps il y a plus de 2 000 ans. Il n’a cessé d’évoluer jusqu’à devenir le 1er vignoble inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité pour ses paysages culturels en 1999. Les vignerons de Saint-Émilion vivent et travaillent chaque jour sur ces terres transmises par leurs ancêtres. Ils sont conscients de l’importance de préserver leur environnement. De nombreuses initiatives sont menées sur le territoire par les 900 vignerons des appellations Puisseguin Saint-Émilion, Lussac Saint-Émilion, Saint-Émilion et Saint-Émilion Grand Cru. En 2021, nous avons reçu le coup de cœur du Jury des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé pour sa démarche environnementale collective. Aujourd’hui, nous sommes très fiers que Saint-Émilion ait été choisi pour la première édition de la Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé. C’est l’occasion de faire (re)découvrir au public la beauté de ces paysages et de montrer, au travers d’ateliers animés par des vignerons, l’ensemble des projets mis en place pour protéger cet écrin.

Le Conseil des Vins de Saint-Émilion a obtenu auprès de l’Inao l’intégration d’une obligation de certification environnementale au cahier des charges de l’appellation. C’était une étape obligatoire pour le vignoble ?
Dès 2015, la décision a été prise de mobiliser tous nos vignerons avec l’intégration des certifications environnementales dans les cahiers des charges des appellations citées plus haut. L’objectif était de mettre toute l’appellation en mouvement dans une démarche durable toujours plus soucieuse de l’environnement. Pour avancer et embarquer nos 900 vignerons, plus de 110 réunions ont été organisées sur le terrain afin de permettre à chacun de trouver le chemin le plus adapté à sa vision et son exploitation. Aujourd’hui, Saint-Émilion est la première appellation à avoir franchi le cap de cette intégration dans les cahiers des charges et à pouvoir dire : Saint-Émilion, c’est 100% d’exploitations certifiées, et 100% pour l’environnement.

Nous considérons que ces certifications ne sont qu’une simple étape. Pour aller plus loin, une ambitieuse démarche a été initiée avec de très nombreuses actions menées dans des domaines fondamentaux comme l’eau, la biodiversité, les couverts végétaux, le bio-contrôle ou encore le changement climatique…

Le célèbre Saint-Émilion wine truck sera présent dans le village découverte après la randonnée, pouvez-vous nous raconter son histoire, son fonctionnement ?
Cette aventure a commencé fin 2015. L’idée était d’aller à la rencontre des consommateurs, chez eux, au travers d’une action dynamique et conviviale. C’est ainsi qu’est né le Saint-Émilion Wine Trip. Nous avons cherché le camion idéal qui pourrait être transformé en bar à vins ambulant et avons parcouru la France au travers d’événements, marchés, festivals pour présenter une sélection de vins de Saint-Émilion, servis par des équipes de vignerons. Nous sommes restés fidèles à certains événements depuis le début : le Festival ODP à Talence dont nous sommes partenaires depuis la 1ère édition et dont les fonds sont reversés aux enfants orphelins de sapeurs-pompiers et aux familles de sapeur-pompiers en difficulté, ou encore la Fête des Vendanges de Montmartre, qui rassemble plus de 500 000 personnes sur le week-end. Aujourd’hui, près de 60 000 verres ont été servis par les vignerons grâce au Saint-Émilion Wine Trip.

Julien Morel

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Véronique Sanders accueille le Bacchus Business Club à Haut-Bailly

Mardi 13 juin, le Bacchus Business Club se tiendra exceptionnellement au château Haut-Bailly, pour une grande soirée rassemblant plusieurs dizaines de dirigeants d’entreprises réunis par la passion de la gastronomie et du vin. L’occasion de faire le point avec la directrice générale de ce magnifique Cru Classé de Graves, Véronique Sanders.

La première actualité du château Haut-Bailly, c’est la campagne des Primeurs 2022. La mise en marché n’a pas encore eu lieu mais le vin a reçu un très bel accueil, avec notamment la note de 98/100 de la part de la rédaction de Terre de vins. Quelles sont vos impressions sur ces Primeurs ?
C’est un millésime qui a suscité beaucoup d’intérêt. C’était merveilleux de recevoir de nouveau des clients du monde entier, on a eu un visitorat d’une ampleur inédite, c’est un vrai plaisir après la période de la Covid-19. Je pense que c’est un millésime qui a surpris, enthousiasmé et étonné les dégustateurs. Il associe l’opulence et la générosité du millésime, à l’élégance du terroir et surprend par sa fraîcheur. C’est un Haut-Bailly qui a du style et de la race. Cela montre, de façon plus large, la capacité de Bordeaux à s’adapter au changement climatique, dans des conditions parfois extrêmes. C’est certainement un millésime prophétique, qui donne de la confiance pour les années à venir.

Vos nouvelles installations techniques, inaugurées il y a deux ans, représentent un atout supplémentaire pour aller chercher encore davantage de précision sur un tel millésime ?
Définitivement oui. C’est un outil extraordinaire qui nous permet d’aller encore plus loin en précision, de palier aux effets du changement climatique, qu’il s’agisse de notre capacité à refroidir la vendange ou du choix possible des différents volumes de vinification en fonction des rendements… Beaucoup de visiteurs professionnels ont pu découvrir ce nouveau chai pour la première fois à l’occasion des Primeurs, et il ne laisse pas indifférent. C’est un bâtiment qui se vit, qui est vraiment dans le prolongement du terroir et parfaitement intégré à l’environnement. Il s’y dégage une vraie émotion.

Dans quelle mesure ce nouveau chai est-il le « point d’orgue » de votre dispositif œnotouristique ?
Il constitue bien sûr un point d’attraction fondamental dans notre politique d’accueil à la propriété. Les visiteurs venus du monde entier bénéficient d’un accueil sur mesure, assuré par l’équipe du château. Nous voulons avant tout faire partager notre métier, qu’il s’agisse d’une expérience totale, en immersion dans le lieu, bien sûr conclue par une dégustation. On étend aussi les possibilités d’œnotourisme avec notre table privée tenue par notre chef maison, et une offre d’hébergement au château Le Pape, notre autre propriété. C’est une très belle expérience à vivre au cœur du vignoble et aux portes de Bordeaux.

Le 13 juin prochain, de nombreux entrepreneurs passionnés de vin pourront découvrir ce sens de l’hospitalité dans le cadre du Bacchus Business Club
C’est une superbe opportunité pour nous de recevoir des dirigeants d’entreprises passionnés par leur métier ainsi que par le vin, de créer des synergies, des liens, d’échanger sur nos professions respectives. Le vin est un liant, un vecteur de civilisation, il contribue à lancer des conversations passionnantes : c’est le mérite de ce Bacchus Business Club qui est une très belle idée, déclinée dans plusieurs villes de France et en particulier à Bordeaux. C’est un plaisir et un honneur de recevoir le club de Bordeaux au château Haut-Bailly, et nous mettrons tout en œuvre pour que cette soirée soit à la hauteur de l’événement, avec de beaux vins qui sauront créer la surprise et surtout susciter beaucoup de plaisir, en harmonie avec l’âme, l’esprit et l’élégance de Haut-Bailly.

Pour plus d’informations, voir le site du Bacchus Business Club.

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Randonnée Bordeaux Vignoble Engagé : quatre haltes pour découvrir les actions vertueuses 

Le dimanche 4 juin à partir de 9h, Terre de vins et les Vins de Saint-Émilion convient les curieux à la première édition de la Randonnée de Bordeaux Vignoble Engagé (BVE) à Saint-Émilion en format 5 ou 9 km. Parmi les 17 châteaux participants, zoom sur quatre d’entre eux qui proposent des ateliers pédagogiques et ludiques pour en apprendre plus sur l’engagement des professionnels du vignoble bordelais. 

Château Haut-Sarpe (Grand Cru Classé de Saint-Émilion, Saint-Christophe-des-Bardes) – Atelier Faune & Flore

Figurant déjà en 2019 dans le Top 100 des Trophées de l’œnotourisme, le château pourrait prétendre sans problème à la même distinction pour les Trophées Bordeaux Vignoble Engagé.  À l’occasion de la randonnée, le château Haut-Sarpe proposera « deux ateliers biodiversité nichoir à chauve-souris et hôtel à insectes, pour découvrir de plus près la riche faune et flore du domaine. » Des activités en pleine nature accessibles à tous, petits et grands, novices comme amateurs.

www.haut-sarpe.com

Château Sarpe Grand Jacques (Saint-Émilion Grand Cru, Saint-Christophe-des-Bardes) – Atelier Nature & Respect (autour de l’agriculture biologique)

Ce domaine détenu par la famille Chatenet-Goujon proposera lors de la randonnée BVE « une approche gustative du terroir du château Sarpe Grand Jacques, certifié en agriculture biologique, en présentant un des vins qui reflète et respecte le lieu où il est né et les personnes qui y contribuent. Vous nous trouverez auprès d’un figuier, dans les vignes, pour une courte halte où nous répondrons à vos questions avant de poursuivre votre chemin », annoncent les propriétaires.

sarpegrandjacques.fr 

Château Barde-Haut (Saint-Émilion Grand Cru Classé, Saint-Christophe-des-Bardes) – Atelier Empreinte

Cette propriété vieille de 250 ans dominant la Dordogne a été acquise en 2000 par Sylviane Garcin-Cathiard. Aux côtés de son mari Patrick Lévêque, elle travaille depuis lors « avec exigence et passion pour produire les grands vins d’hier, d’aujourd’hui, et de demain.
Parce que nous vivons une période de changement où l’avenir dépend de notre manière de vivre et de consommer, et parce que nous pouvons tous à notre échelle être acteurs de ce changement, l’utilisation de ressources renouvelables a été une de nos priorités pour la réalisation de cet ensemble viti-vinicole, moderne et responsable », exposent les vignerons, qui ont consenti depuis leur arrivée d’importants investissements au service d’une viticulture plus verte (labours, biocontrôle, certification Haute Valeur Environnementale de niveau 3). Parmi eux, le chai de vinification gravitaire, rénové en 2002, vaut le détour avec sa toiture végétale, son éolienne et une grande attention portée au cycle de l’eau. 

chateaubardehaut.com

 Châteaux La Croizille & Tour Baladoz (Grands Crus Classé de Saint-Émilion, Saint-Laurent des Combes) – Atelier Vivre Ensemble

Déjà distingués dans le cadre des trophées Bordeaux Vignoble Engagé dans la catégorie « vivre ensemble » sur leur château Haut Breton Larigaudiere à Margaux (Médoc), la famille De Schepper a à cœur de partager son engagement le plus largement possible. A l’occasion de la randonnée BVE, le château La Croizille proposera « une animation sur le thème du « Vivre Ensemble » à travers un moment d’échange avec le personnel des propriétés, et grâce des affiches/vidéos explicatives. Cet atelier nous permettra de montrer aux randonneurs les actions et projets menés dans nos différentes activités à la propriété. Par exemple, en œnotourisme, nous avons mis en place une visite pour les enfants expliquant l’importance de la faune présent dans notre écosystème, et organisons à partir de juillet une nouvelle visite dans nos vignes « Balade Nature » pour une meilleure connexion avec le terroir. En viticulture, nous expliquerons les alternatives naturelles des traitements à la vigne en accord avec le label Haute Valeur Environnementale de niveau 3 (traitement avec des algues, confusion sexuelle…). Enfin, dans l’organisation interne de notre personnel, nous expliquerons les chartes du Système de Management Environnemental SME, de la responsabilité sociétale des entreprises RSE et ISO 14001. » Ce moment sera suivi d’une dégustation du millésime 2012 du château La Croizille en plein-air sur la terrasse panoramique. 

chateaulacroizille.com

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[Publi-info] Château Bastor-Lamontagne, un dynamisme en or

Incontournable de l’appellation Sauternes, ce domaine à 30 kilomètres au sud de Bordeaux place la modernité au service de la tradition, et élabore des vins liquoreux, frais et élégants, qui s’inscrivent dans leur époque. Découverte.

À Preignac, à la frontière des Landes de Gascogne, le Château Bastor-Lamontagne jouit d’un immense potentiel, que la famille Helfrich s’emploie depuis 2018 à sublimer, millésime après millésime. Au cœur d’un environnement préservé, ce joyau naturel est bercé par la précieuse rivière du Ciron, garante de la naissance de grands liquoreux. Sur cet emplacement privilégié de 40 hectares boisés, propice au développement de la biodiversité, son vignoble de 52 hectares d’un seul tenant est dominé par le Sémillon (77%) et complanté de Sauvignon Blanc (20%) et Sauvignon Gris (3%). Il est certifié en agriculture biologique depuis 2016.

Entre tradition et modernité

Implanté sur un terroir gravelo-sableux et argilo-calcaire, des sols frais qui favorisent une bonne adaptation aux évolutions climatologiques, le domaine a assis sa réputation sur le profil identifiable de ses vins, de tous temps caractérisés par un bel équilibre entre fraîcheur fruitée et suavité. Une singularité les rendant aussi bien appréciables jeunes que dotés d’une belle aptitude de garde. 

Pour rester fidèle à cet ADN et invariablement continuer à produire des vins de haut-vol, la famille Helfrich s’est alloué les compétences de Valérie Lavigne, docteur en œnologie. Son expérience  complète le travail quotidien de l’équipe technique menée par Pietro Pastore. Dans un souci constant de préservation de cette typicité et d’un haut niveau qualitatif, les différentes parcelles font l’objet d’une importante restructuration, avec le souci d’une sélection massale adaptée. 

Un domaine à découvrir

Pour faire découvrir au plus grand nombre ses vins et ses méthodes de travail respectueuses de la nature, le Château Bastor-Lamontagne ouvre généreusement ses portes et propose une offre œnotouristique et réceptive diversifiée. Outre sa « visite découverte » (1h) pour s’imprégner de l’histoire du domaine, comprendre l’itinéraire technique vini-viticole et le terroir, une « visite collection » (1h30) invite à partager les secrets du Château Bastor-Lamontagne et à prendre part à une dégustation de cinq vins dans un lieu exclusif. Cette offre est complétée par des dégustations, ateliers de découverte des accords mets-vins et autres évènements. Et pour repartir avec de belles pépites, le caveau de la propriété propose un assortiment de précieux flacons et coffrets !

Château Bastor-Lamontagne

La Montagne Est, 33210 Preignac

05 56 63 27 66 – chateaubastorlamontagne.fr

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[Languedoc] Un millésime 2023, entre sécheresse et goutte froide

Après un hiver et un début de printemps sous le signe de la sécheresse, le mois de mai voit défiler alternance de belles journées ensoleillées ponctuées d’épisodes pluvieux souvent orageux et dont les bénéfices ne sont pas les mêmes pour tout le monde… Le point dans l’ouest du Languedoc.

Un manque d’eau dans les Terrasses du Larzac
Nous ne sommes pas passés loin de la cata, on constate quelques dégâts sur les feuilles mais on fera le bilan en fin de floraison” nous a confié Franck Launay, vigneron au domaine Le Chemin dans les Terrasses du Larzac, après les gros orages du mercredi 24 juin. Encore une année qui s’annonce compliquée pour celui qui s’est installé il y a seulement quelques années. “Niveau végétation, les parcelles enherbées étaient en blocage depuis 2 bonnes semaines. On a pris 30 mm de précipitations depuis le début de la semaine, ce qui devrait permettre de redémarrer tranquillement pour passer le cap de la fleur “. En 5 ans, lui et son associé Matthieu Dibon auront connu mildiou, gel et sécheresse, ce qui n’est pas de bon augure pour le futur.

De grosses chutes de pluie au Pic Saint-Loup
Mercredi dernier, l’immense orage s’est formé au pied des Cévennes et a dévalé l’ouest de l’Hérault avant de rentrer dans le Gard. Il a apporté de belles quantités d’eau dans le secteur du Pic Saint-Loup comme en témoigne Emmanuel Clausel du domaine UMA : “Nous avons eu beaucoup de pluie ces derniers jours, plus de 100 mm en une semaine, avec un petit peu de grêle de la taille d’un grain de riz, qui ne semble pas avoir endommagé les vignes. Il est encore un peu tôt pour faire un point sur la saison, la floraison n’ayant pas encore débuté..” Pour lui, le danger est ailleurs pour le moment, “le risque est plus lié à la pression de mildiou, qui en bio, peut-être plus difficile à contenir”.

D’importants dégâts dans le Gard
Comme souvent depuis quelques années, c’est l’ouest du Gard et plus précisément le secteur de Sommières qui a été le plus impacté. Après la sécheresse hivernale, plusieurs domaines viticoles ont été frappés par le violent épisode de grêle du 24 mai dernier. Un revêtement blanc presque neigeux a littéralement recouvert les vignes et mis en péril le millésime 2023. “Beaucoup de dégâts chez nous, on pense ne rien récolter pour cette année” annonce Guilhem Scarlata, vigneron à Aubais. Sans être trop optimiste, il attendra quelques semaines pour quantifier les pertes mais le vigneron estime avoir perdu plus de la moitié de la récolte. “70% des inflorescences sont à terre”.

©Guilhem Scarlata

Même constat à Souvignargues où Frédéric Martin du domaine Vallat d’Ezort accuse le coût. “Le ciel nous est tombé sur la tête, j’ai la moitié de mes vignes qui sont touchées à 100% et le reste risque d’être difficile à tenir vu que la floraison arrive”.

Une année annoncée chaude et orageuse par Météo France, et ce n’est malheureusement que le premier épisode de grêle qui vient de s’abattre dans l’ouest du Languedoc. Courage aux vigneronnes et vignerons de nos régions.

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Ce lieu qui leur semblait familier

Ce n’est pas un cri de guerre ni le personnage d’un dessin animé. Acaibo est l’œuvre vinique et californienne de Claire Villars et de Gonzague Lurton, notamment propriétaires des Châteaux Durfort-Vivens, Ferrière et Haut-Bages Libéral. Cinq millésimes à l’épreuve de la verticale nous donnent l’occasion de rappeler la genèse familiale de ce vin cousu… ailleurs.   

Ils voulaient un vignoble à eux deux. Claire Villars, les cheveux en bataille, athlétique et l’œil étincelant, a hérité d’une histoire familiale pour piloter en solo les châteaux Ferrière, Haut-Bages Libéral et La Gurgue. Gonzague Lurton, bonhomme au sourire espiègle, avait quant à lui récupéré le château Durfort-Vivens. Du margaux et du pauillac coulent dans leurs aortes mais l’union de ce couple pour le moins médocain devait passer par une création commune, extramuros de surcroît. « Nous voulions quelque chose à l’étranger, de préférence hors de l’Europe et l’attirance la plus profonde se dessinait en Afrique-du-Sud, du côté d’Hermanus », confie Claire. Ce sera la Californie. « Nous avons cherché durant les années 90 et 2000, mon père Lucien nous conseillait de regarder vers les Etats-Unis qu’il avait traversées jeune homme, et nous y avons finalement trouvé l’endroit de nos rêves, un lieu, sans y être déjà allés, qui nous semblait familier », explique Gonzague. Les biodynamistes voulaient avant tout un terroir frais, ce sera une dizaine d’hectares dans le nord de la vallée de Sonoma, à Chalk-Hilk, à la croisée des Russian River, Knight’s Valley et Alexander Valley, sur un sol escarpé limono-argileux truffé de cendre volcanique compactée. L’acte est signé en 2012, un 10 juillet, et le couple part avec les enfants s’installer outre-Atlantique. Durant 3 ans ! « Ce fut une période compliquée nourrie d’allers-retours pour s’occuper de nos propriétés en France mais nous voulions être sur place pour restructurer ce vignoble, le penser, l’élever, finalement ce fut une incroyable expérience », souligne Claire. Ce vignoble pentu et naturellement humide devient alors une terre intégralement plantée de cépages rouges, comme par hasard du cabernet sauvignon, du cabernet franc et du merlot. L’autre idée est d’échapper autant que possible à l’irrigation afin de préserver l’effet millésime et les vins ne titrent jamais plus de 14%. Le nom du vin ? Acaibo ce qui signifie en dialecte amérindien « Trois poissons », autant d’enfants et de grands crus classés du couple Villars-Lurton. Le reste de l’histoire s’écrit sur les cinq premiers millésimes à ce jour en bouteilles, une verticale de ces cinq millésimes est à retrouver en bas de l’article. 

Acaibo Trinite Estate 2014 : Le nez est très expressif sur des notes de cèdre et de boîte à cigare. L’attaque est très fine, la sensation de minéralité traduit une belle acidité des sols. La structure tannique est délicate, dans l’esprit margalais avec une dominante sur le bâton de réglisse mêlé à des notes herbacées. Un joli coup d’essai composé de 85% de cabernet-sauvignon, de 9% de merlot et 6% de cabernet franc. 

Acaibo Trinite Estate 2015 : Ce fut un millésime frais pour la Californie et les propriétaires se sont largement accommodés de ces conditions climatiques. Le nez délivre davantage de tension, de minéralité avec des notes de cassis et de menthe. L’attaque est riche, dense, la grosse cerise noire danse en bouche. La maturité est parfaite : les 20% de cabernet franc ont tendu ce 2015 avec un touché sur le velours. Les 80% de bois neuf sont parfaitement intégrés. 

Acaibo Trinite Estate 2016 : De nouveau confronté à un millésime solaire, le couple a cherché la fraîcheur, aussi bien au vignoble avec une quête de la juste maturité qu’au chai avec l’extraction la plus douce possible. Le nez floral met du temps à s’ouvrir, des notes torréfiées s’invitent au débat. Les fruits confits et l’eucalyptus tapissent le palais pour une très heureuse finale sur le chocolat noir. Ce millésime est constitué de 72% de cabernet sauvignon, de 18% de cabernet-franc et de 10% de merlot.   

Acaibo Trinite Estate 2017 : D’emblée, le nez est très racé, sur l’eucalyptus et la menthe. Les fortes chaleurs se sont surtout imposées au mois de septembre mais l’été ne fut pas caniculaire. Il en ressort un 2017 très frais, le cassis qui craque sous la dent, pour un vin très digeste malgré des tannins encore serrés sur la finale. L’assemblage retient 75% de cabernet-sauvignon, 13% de cabernet-franc et 12% de merlot, des assemblages réalisés en France avec l’appui d’Éric Boissenot.  

Acaibo Trinite Estate 2018 : Un millésime solaire pour un nez très pauillacais sur la noblesse sinon l’orgueil du cabernet sauvignon. Ce cépage fait la loi à 85%. Il y a du monde dès le nez, de la matière pour ce vin entiché d’un très bel équilibre entre l’acidité et la sucrosité. C’est un vin debout, vivant où s’amusent le cassis, la fraise des bois et la cerise à l’eau-de-vie. La finale délaisse une très belle sensation de moka. Ce dernier millésime a la vente est encore un bébé, augurant d’une très belle garde.  
NB : Acaibo est commercialisé pour les 2/3 par la Place de Bordeaux et pour le reste sur le marché domestique américain. Le prix de la bouteille, quel que soit le millésime, avoisine les 70 euros.

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Des accords veau et vin à choix multiples pour la Pentecôte

Selon la recette, la viande délicate du veau peut s’accorder avec de nombreux vins, blancs, rouges, rosés et même moelleux.

Contrairement à l’agneau pascal dont on retrouve la tradition dans les textes religieux, nulle trace pendant des lustres de plat pentécostaire à base de veau et pour cause : il est apparu très récemment sur les tables de la Pentecôte via le marketing à l’instar de la dinde de Noël. Ce serait en 1998 que la profession des bouchers-charcutiers aurait tenté de relancer cette viande, produit de saison par excellence mais dont les prix étaient en baisse. Autrefois, un dicton affirmait même que « à la Pentecôte, le veau perd une côte »,  ce qui signifiait que l’offre pléthorique sur le marché faisait baisser drastiquement les prix.

Si vous avez néanmoins prévu de manger du veau en ce lundi de Pentecôte (devenu jour férié sous le Concordat de 1801 signé entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII), nous allons tenter de vous aider à l’accorder au mieux avec une jolie bouteille. Vous aurez en fait l’embarras du choix. Rare sont les plats dont la recette peut autant faire varier l’accompagnement dans le verre. Le veau, viande blanche tendre et savoureuse, et non rouge comme ses parents, est un met délicat dont souvent la sauce varie et fol qui s’y fie.

Des accords multicolores

On peut finalement l’assortir à toutes les couleurs selon sa préparation. En sauce, grillé ou a la crème, ce sera plutôt blanc, un chardonnay de Bourgogne tels un meursault, un puligny-montrachet ou plus modestement un pouilly-fuissé. Si on y rajoute des morilles, on peut descendre plus au sud avec un condrieu ou un châteauneuf-du-pape. Pour les ris de veau ou la blanquette, ce sera également blanc.

En rôti ou en paupiettes, on peut tenter un rosé comme un tavel, un coteau d’aix-en-provence ou un pinot noir d’Alsace. Au barbecue, en cocotte ou Marengo, ce sera un rouge, rond et élégant, pas trop puissant pour ne pas écraser la bête, un saint-émilion grand cru, un pessac-léognan, un volnay. Pour les rognons ou un osso-buco, on peut partir sur un crozes-hermitage ou un chinon. Et si vous voulez jouer l’originalité avec une côte de veau au miel ou à l’orange, on peut même oser un jurançon moelleux, un loupiac ou un banyuls blanc.

Notre sélection :

Château Croix de Labrie Saint-Émlion Grand cru 2017
Un merlot teinté de quelques grappes de cabernet-sauvignon travaillé en biodynamie sur le haut plateau de Saint-Émilion par Axelle et Pierre Courdurié. Équilibré et précis, dense et frais sur une texture soyeuse et des tanins fins. Un vin racé, fruité et velouté pour un sauté de veau aux morilles, des tomates farcies au hâché de veau ou un rôti de veau Orloff. (120 €)

Maison Louis Latour Meursault 1er cru Château de Blagny 2020
Une exclusivité de la grande maison bourguignonne, le château de Blagny se situant en haut de la colline qui surplombe Meursault et Puligny-Montrachet. Un chardonnay fermenté et élevé en fûts, très élégant, sur des arômes de brioche et de fleurs d’acacia, tout en gardant de la fraîcheur et une belle tension. Pour une côte de veau à la crème ou des ris de veau braisés (99 €)

Château Trinquevedel 2022
Un bouquet de cépages (grenache, cinsault, clairette, syrah, mourvèdre et bourboulenc)derrière une belle robe coquelicot et un nez très aromatique de fruits rouges (fraises bien mûres). Frais et charnu, très fruité sur une note épicée, idéal pour un rôti de veau ou une côte de veau au barbecue (13 €)

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Amorim Cork accueille l’exceptionnelle collection de bouchons de liège de François Audouze

Le collectionneur François Audouze lègue sa collection de bouchons de liège au groupe familial Amorim Cork. Retour aux sources portugaises pour des millions de bouchons datant de 1700 à nos jours.

Quand on collectionne les grands vins et qu’on ouvre ses flacons, on a toujours du mal à se séparer de ce qui reste, les bouteilles et les bouchons. Le collectionneur François Audouze, lui, a pris le parti de conserver tout, en plus bien-sûr des commentaires précis qu’il écrit dans son blog de l’Académie des vins anciens, à la suite de chacun de ses fameux « wine dinners ». Désireux de préserver la mémoire des plus grands vins du monde, celui qui a collectionné toute sa vie les noms iconiques comme la Romanée-Conti, Yquem ou Mouton Rothschild ainsi que les vins anciens de toute noble origine, lègue sa prestigieuse collection de bouchons et capsules au groupe familial Amorim Cork, à Santa Maria de Lamas, au Portugal. 

Amoureux des vieux millésimes, François Audouze organise des dégustations au cours desquelles il a développé et mis en pratique une technique particulière d’ouverture des vieux flacons, « l’oxygénation lente », qui doit optimiser leur dégustation. Parmi les vins les plus anciens dégustés à ces occasions, on peut citer un alcool de 1769 et un vin liquoreux de la colline de Naples de 1780, ainsi qu’un vin antérieur à 1730. François Audouze se rappelle avoir dégusté tous les Château d’Yquem produits depuis 150 ans. 

Une fierté pour le Portugal

Antonio de Amorim, Président du groupe, est particulièrement honoré que François Audouze ait choisi Amorim Cork pour accueillir une collection aussi unique : « Le Portugal et Amorim Cork sont tous deux les leaders mondiaux du liège. D’une certaine façon, un grand nombre de ces vénérables bouchons, imprégnés d’histoire, reviennent à la maison, au berceau de leur origine, près de la mythique forêt de chênes-liège, l’Alentejo. Nous prendrons beaucoup de soin de cette magnifique collection, qui sera exposée à côté du site de production de liège naturel le plus moderne au monde ».  Pour François Audouze, il y a une notion forte dans l’univers du vin, c’est la recherche d’éternité : « Un vin qui a vécu des décennies dans ma cave est choisi un jour pour honorer mes convives. Il ne meurt pas, car j’écris les sensations qu’il me procure et je garde la bouteille, la capsule et le bouchon des vins les plus mémorables. Un jour je quitterai cette terre… aussi, en offrant ces bouchons à la famille Amorim, je pense que la mémoire des moments intenses procurés par les vins sera encore présente. Par cette donation à une entreprise et à une famille qui partagent ce désir d’éternité, j’essaie d’y parvenir ».

Heritage’s House, le musée du liège

La collection François Audouze, qui compte plusieurs milliers de bouchons de liège datant de 1700 à nos jours, sera exposée au musée entièrement rénové attenant au siège social d’Amorim Cork, baptisé “Heritage’s House”. Il se trouve à Santa Maria de Lamas, à une heure au sud de Porto, aux portes des forêts de chênes-lièges et du vignoble de l’Alentejo et de ses huit appellations. Seuls les professionnels du vin, scientifiques et clients, pourront la visiter dans un premier temps, sur rendez-vous. Plus tard, les amateurs pourront aussi contempler des bouchons et capsules précieusement préservés, issus des plus prestigieux domaines et des plus vieux millésimes. Pour le moment, ils doivent se contenter de rêver, certains que les bouchons mythiques les attendent dans les meilleures conditions de conservation.


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Saint-Chinian : les recettes d’un succès

Pour fêter les 40 ans de l’appellation Saint-Chinian, le syndicat a sorti un livre original de recettes de plusieurs chefs biterrois et de ses alentours en accord avec les vins virtuoses de ce terroir d’exception. Une collaboration inédite présidée par le chef de la Maison de Petit Pierre, Pierre Augé.

Gastronomie et vins, un mariage d’amour, de raison mais aussi et surtout de passion. Cette semaine, au cœur du Purple Campus de Béziers, le syndicat de l’AOP Saint-Chinian avait réuni quelques-uns des plus grands chefs de la région pour la sortie d’un livre de recettes agrémentées d’accords avec les vins virtuoses de l’appellation. « En novembre dernier, on leur avait demandé de relever un défi en dégustant à l’aveugle une série de vins de l’appellation, d’en sélectionner deux (un sur terroir de schistes et un sur calcaires) et d’en tirer des recettes pour créer des accords », détaille Gaylord Burguière, le nouveau directeur du syndicat depuis un mois. Un défi de taille car le circuit préférentiel dans la création des accords mets-vins n’est pas forcément celui-là. « D’habitude, on fait l’inverse, on invente un plat et ensuite, on se tourne vers nos sommeliers, confirme Stephan Paroche, le chef de la table de Castigno, restaurant étoilé à Assignan. Mais j’ai trouvé l’exercice plutôt intéressant car le vin trouve sa place comme un véritable ingrédient supplémentaire, un exhausteur de goût. Il en devient encore plus indispensable. » Ce dernier a notamment choisi la Grande Réserve du Château du Prieuré des Mourgues et a imaginé une ventrèche de thon comme une charcuterie, pain grillé au beurre d’algue et tomates confites pour l’accompagner.

« Comme une lettre d’amour à Béziers »
Dans ce restaurant gastronomique qui dispose d’une étoile au guide Michelin, le vin régional a une place prépondérante. « Aujourd’hui, nous disposons d’environ 500 références et plus de 60% sont des vins du Languedoc-Roussillon, détaille Jérémie Guiraud, le chef sommelier. Les Saint-Chinian sont plutôt bien représentés avec trois pages de blancs et trois pages de rouges. » Une vraie aubaine pour l’image de l’appellation qui a voulu se recentrer sur le local après avoir fait voyager les virtuoses de Paris à Londres en passant par les USA et le Canada. « C’est comme une lettre d’amour à Béziers, image Luc Simon, le tout nouveau président du syndicat. Ce projet collectif est plus une affaire d’amitié afin de mettre en lumière l’incroyable gastronomie biterroise et la diversité de nos vins. L’idée est de donner envie aux lecteurs de pousser la porte de nos restaurants et de nos domaines. Ensemble, on est souvent plus forts ! » Le livre, tiré à 2000 exemplaires, n’est d’ailleurs que la partie visible de l’iceberg puisqu’un site internet a été créé afin de mettre régulièrement à jour des accords mets et vins où l’on retrouvera entre autres les recettes de Gilles Goujon (L’Alter-Native), d’Amélie Darvas (Äponem) ou des frères Bonano (la Mécanique des frères Bonano).


Révision de l’aire de délimitation et du cahier des charges
Parallèlement à cet événement, Luc Simon, le nouveau président de l’AOP Saint-Chinian (105 domaines et 5 caves coopératives pour 2500 ha et 90 000 hl de production), est revenu sur les dernières orientations au sein du syndicat :

La création d’une commission jeune (24 vignerons pour le moment) afin de donner la parole à la génération qui fera le Saint-Chinian de demain et d’impulser une nouvelle dynamique

Une réflexion sur la partie technique avec des avancements concrets sur la révision de l’aire de délimitation (la commission technique de l’INAO doit venir en septembre sur place) et sur le cahier des charges (hausse des cépages patrimoniaux et des cépages résistants)

Un axe de développement sur la production de blancs (5% des volumes aujourd’hui, 10% espéré d’ici quelques années)

Une orientation des plantations sur les parcelles d’altitude

La reprise de parts à l’export et notamment sur le marché belge qui est historiquement le premier pour la filière

©Y. Palej

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