Champagne Charlie : la légende est de retour !

La Maison Charles Heidsieck fête les 200 ans de la naissance de son fondateur, et relance la légendaire cuvée Champagne Charlie… Pour en comprendre l’essence, il faut revenir sur la vie romanesque de cet entrepreneur.

En 1852, à 29 ans, Charles Camille Heidsieck décide de fonder sa propre marque. Stephen Leroux, le directeur général, raconte : « Son acte majeur est de considérer qu’il est trop tard pour attaquer le marché français et européen. Le champagne était consommé principalement par les têtes couronnées, nous avions raccourci les nôtres au siècle précédent, il ne restait donc que les autres monarchies européennes et les empires. Or ce terrain était déjà occupé par les grandes marques. Charles Camille suit son instinct et opère un demi-tour gauche, direction Saint-Malo, il s’embarque sur l’Arago et met le cap sur les Etats-Unis. Il n’est pas tout à fait le premier à s’y rendre, d’autres négociants ont opéré là-bas des voyages d’observation mais ont préféré ne pas s’y risquer. Lui y plante sa banderille et devient le Steve Jobs du marché américain du champagne. Cinq ans après la création de sa maison, il y vend déjà 300.000 bouteilles ! »

La suite n’est pas banale non plus et illustre le rêve américain, un monde libre mais violent, où tout peut toujours arriver. « Charles est arrêté par le général Butler, suspecté d’être un espion à la solde des confédérés et de Napoléon III. Il transportait des lettres pour le consul de France sans en connaître le contenu ! Imaginez un fort en Louisiane entouré d’alligators, plus connu pour la faune que la qualité de sa cuisine. Au bout de quelques jours, on le libère à condition qu’il quitte le territoire. Il refuse déclarant ne vouloir sortir qu’en homme libre ce qui lui vaut quelques mois supplémentaires. L’intervention de Napoléon III et de Lincoln en personne le tire de ce mauvais pas. Il rentre ruiné en France. Mais la chance va lui sourire à nouveau. Aux Etats-Unis, il a prêté quelques milliers de dollars à un compatriote qui ne l’a jamais remboursé. Celui-ci a pris la route de l’Ouest et fondé avec d’autres pionniers la ville de Denver. Sur son lit de mort, il fait de Charles son héritier. C’est ainsi que Charles reçoit un jour, place royale à Reims, la visite d’un abbé, le vicaire de Denver, qui lui annonce qu’il est le propriétaire d’un tiers de la ville ! »

Outre-Atlantique, Charles a si bien su séduire les Américains qu’ils l’ont surnommé affectueusement « Champagne Charlie ». De ce sobriquet, Daniel Thibault en 1979 fit une cuvée spéciale qui connaîtra cinq éditions jusqu’en 1985. La famille lui avait demandé un vin « qui soit à l’image de Charles, c’est-à-dire quelqu’un d’une grande indépendance d’esprit qui fait les choses à sa façon ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que le chef de caves avait pris la consigne au mot. « Le CIVC autorisait l’ajout d’une petite quantité de vins de réserve dans les millésimes. Lui allait au-delà du plafond… »

Lorsque Cyril Brun, l’actuel chef de caves, a voulu reconstituer cette cuvée, il a dégusté à plusieurs reprises les différents millésimes pour tenter d’en comprendre la quintessence. « J’ai été bluffé par la capacité à capturer à la fois cette énergie et cette texture qui sont pour moi les deux piliers de la cuvée. J’ai commencé à m’atteler à un nouvel assemblage à partir de la vendange 2015. J’ai abouti à quelque chose de bon mais qui n’était pas au niveau. Nous sommes alors allés rechercher les vieux carnets d’assemblage et c’est là que nous avons découvert le secret de champagne Charlie : Daniel Thibault s’offrait la liberté d’utiliser tout ce qu’il y avait dans la cuverie pour faire des millésimes. Il avait tout compris : la beauté des grands vins en Champagne se fait à travers les multimillésimes. Après avoir changé ce paradigme de création, mon travail est devenu plus facile.  Je vous ai parlé d’une part de vins de réserve qui pouvait être à la limite de l’indécence. A partir de la base 2016, j’ai poussé le curseur encore plus loin pour en mettre 80 %, en intégrant dix millésimes différents, le plus ancien étant 1998. C’est ce qui m’a permis d’obtenir cette dualité. »

La méthode avait l’avantage de permettre de relancer rapidement la cuvée Charlie tout en garantissant un champagne immédiatement prêt à la dégustation, la patine ayant été donnée par les vins de réserve plutôt que par le vieillissement sur lattes. La démarche rappelle un peu celle de ces réalisateurs qui tournent des films en sépia, et qui parviennent avec talent à reconstituer le grain d’autrefois, d’autant que l’habillage du flacon et sa forme ont à peine été revisités. Le résultat est magnifique avec un vin à la fois vif et crémeux aux délicieux arômes de marmelade et d’abricot sec. Cyril Brun a même réussi à retrouver ces notes un peu pétrolées qui distinguaient les vieux Charlie.

Prix : entre 650 et 700 €  https://charlesheidsieck.com 

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La grêle fait de gros dégâts à Vinsobres

Le cru drômois a été fortement touché par la grêle ce matin. Deux orages ont lessivé la commune, faisant apparaître de grosses pertes sur 50 % de l’appellation.

Pascal Jaume, du domaine éponyme à Vinsobres estime avoir perdu 80 % de sa récolte. En milieu de matinée, deux orages ont traversé les parties nord et nord-est de la commune, réduisant à néant ce qui s’annoncé comme un beau millésime. « Nous avions fait le tour des parcelles ce matin, nous nous réjouissions de la qualité et de la quantité », explique le vigneron.

Mais il y a eu ces deux orages. « La première vague avec beaucoup d’eau et de petits grêlons, sur la face nord. Le deuxième, sur la partie nord-est de l’appellation, a apporté une vague, avec des grêlons gros comme des billes, beaucoup d’eau et de vent. Tout le végétal et les grappes sont hachés. J’ai rarement vu un orage aussi grand et violent », se désole le vigneron. Les premières estimations laisse entendre que 50 % de la commune sont touchés. Seule la face ouest a été épargnée. Dans le prolongement de Vinsobres, le village de Venterol a subi également de grosses pertes. Il fait partie des 4 communes de l’aire d’appellation Côtes du Rhône Villages Nyons

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Gigondas : 50 ans en Dentelles

L’appellation vauclusienne, reconnue Cru depuis 1971, a fêté son « demi-siècle » avec quelques mois de décalage pour cause de crise sanitaire. L’occasion de faire le point sur les atouts et le dynamisme d’un vignoble figurant désormais parmi les plus prestigieux du Rhône méridional, sous l’ombre tutélaire des Dentelles de Montmirail.

Un demi-siècle, c’est une étape hautement symbolique qui exige une célébration digne de ce nom. Mais quand une crise sanitaire mondiale entre dans l’équation, les festivités s’en voient forcément chamboulées. Alors que l’appellation Gigondas devait fêter en 2021 le cinquantième anniversaire de son accession au rang de Cru de la Vallée du Rhône, la suite des effets de la pandémie de Covid-19 a obligé sa direction à décaler le programme des événements liés à ce cinquantenaire. « S’il l’avait fallu, on aurait décalé encore d’un an, ou de deux, autant de fois qu’il le fallait mais il était inenvisageable de ne pas marquer cet anniversaire », explique Louis Barruol, propriétaire du château de Saint-Cosme et président de l’appellation Gigondas, à l’issue d’une journée d’immersion dans le vignoble réservée aux professionnels et destinée à donner le « la » des événements qui ont débuté ce printemps et se tiendront jusqu’à la fin de l’année : après les balades à vélo « à la croisée des terroirs » au mois de mai, ce sont quelques temps forts comme la Paulée de Gigondas (le 11 juillet), la rétrospective de photographies « Nous, Vignerons de Gigondas » (du 20 juillet au 31 août), « Gigondas sur Table » (le 18 juillet) ou encore les ateliers sensoriels (du 8 juillet au 31 août) qui vont ponctuer cette année 2022 qui est, de facto, celle du cinquantenaire – voir le programme complet ici et ici.

La tectonique selon Georges Truc

Si vous trouvez que cette belle appellation quinquagénaire « ne fait pas son âge », c’est normal : ses racines sont beaucoup plus anciennes ! Ici, on cultive la vigne au moins depuis l’Antiquité Romaine, comme en atteste l’étymologie du nom du village : du latin Jocunditas, « l’allégresse ». Longtemps membre de la famille des Côtes-du-Rhône Villages, Gigondas accède finalement au statut de Cru en 1971. Une reconnaissance pour la qualité de ses vins, qui rivalisent dans le cœur de bien des amateurs avec ceux du « grand voisin » Châteauneuf-du-Pape, et surtout pour la singularité de ses terroirs, placés sous la protection des majestueuses Dentelles de Montmirail.

Pour comprendre Gigondas et l’identité de ses vins, il faut se plonger dans les paysages et dans l’histoire géologique de ces Dentelles. Et pour cela, rien ne vaut le meilleur des guides : Georges Truc, « œnogéologue » et encyclopédie vivante des terroirs de la Vallée du Rhône. Le pied toujours alerte à 80 ans, il arpente, même sous les températures élevées de ce mois de juin, les déclivités de ces sublimes formations géologiques, qui se sont déployées à partir du Secondaire (dans le « bassin vocontien » du Mésozoïque, -250 à -65 millions d’années environ) par des dépôts importants de gypse et de sel, puis au Jurassique (-65 millions d’années) par l’alternance de dépôts calcaires et marneux, puis au Tertiaire par la formation de la Faille de Nîmes qui est venue fracturer l’ensemble, tracer les trois lignes montagneuses qui se hissent jusqu’à 730 mètres et qui constituent aujourd’hui le paysage de l’appellation avant une lente érosion au Quaternaire : « les Dentelles sont des formations calcaires qui ont été repoussées par un phénomène tectonique d’une grande puissance », souligne Georges Truc, « et c’est la combinaison entre ce calcaire et une matrice de marnes argileuses qui constitue le trésor des Dentelles de Montmirail ». Ces dernières ne concernent en réalité que 30% de la surface du vignoble tandis que la partie de vignes en plaine, reposant sur des sols de colluvions, un « cône de déjection » fait de fragments calcaires, de sables empruntés au Tertiaire et d’argiles du Crétacé.

Voilà pour la photographie des terroirs et paysages de Gigondas. En quelques chiffres, l’appellation couvre aujourd’hui un peu moins de 1200 hectares, est animée par 220 opérateurs, et produit à plus de 99% du vin rouge, avec une toute petite part de rosé. Toutefois, un projet de Gigondas blanc est très avancé dans les bureaux de l’INAO et pourrait voir le jour dès 2023. Clairette et bourboulenc auraient leur carte à jouer sur ces terroirs où, actuellement, le grenache domine en monarque quasi-absolu, escorté des incontournables syrah et mourvèdre en « cépages secondaires ». Face aux effets du réchauffement climatique, de nombreux vignerons se tournent de plus en plus vers les cépages « complémentaires » pour apporter de la fraîcheur aux vins, comme la counoise et surtout le cinsault – ce dernier est d’ailleurs candidat à devenir cépage secondaire, à hauteur de 20% de l’encépagement.

La grande force de Gigondas est cette combinaison entre une réputation bien installée depuis plus de 50 ans, qui en fait sans conteste la seconde appellation du Rhône méridional la plus célèbre à travers le monde (32% d’export), la qualité de ses terroirs et le caractère à la fois généreux, authentique, puissant et minéral de ses vins. Mais c’est aussi le dynamisme qui irrigue sa communauté de vignerons, où de jeunes talents émergent en s’appuyant sur le savoir-faire des anciens et sur des locomotives inestimables, comme les familles Perrin et Amadieu. C’est ce sens du collectif qui transparaissait lors du superbe dîner donné au Clos des Tourelles, propriété de la famille Perrin, en conclusion de la journée d’immersion dans le vignoble réservée aux professionnels. En présence de Jean-Pierre et François Perrin, mais aussi de Pierre Amadieu, du président d’Inter-Rhône Philippe Pellaton et de quelques autres figures de l’appellation, Louis Barruol, le président de Gigondas, n’a pas caché son émotion au moment de rendre hommage aux membres du bureau qui, en 1971, avaient « décroché » la reconnaissance en cru, puis à tous les présidents qui l’ont précédé et étaient ce soir-là autour de la table, à commencer par Rolland Gaudin qui fit partie des « pionniers » et présida le Syndicat de 1980 à 1995. « On n’a pas de raisons d’être orgueilleux, mais on a de bonnes raisons d’être fiers », soulignait Louis Barruol en rappelant le chemin parcouru depuis 50 ans et le fait que « la transmission, ça se construit tous les jours ». Portés par l’inspiration en cuisine de Laurent Deconninck, chef du restaurant étoilé L’Oustalet, et par la beauté de quelques vieux millésimes remontant jusqu’à un Domaine du Cayron 1971 encore plein de vitalité, les convives du soir n’avaient plus qu’à savourer le délice suspendu d’une nuit en Dentelles.

Gigondas : quelques domaines à suivre

Domaine Santa Duc. La référence, ou du moins l’une des références de l’appellation, par sa régularité et sa constance. Ancrée depuis 150 ans à Gigondas, la famille Gras signe depuis plusieurs générations de superbes vins de terroirs. Yves Gras, et depuis 2016 son fils Benjamin, ont converti les 38 hectares du domaine au bio puis à la biodynamie, signant des cuvées remarquables d’élégance, de fraîcheur et de souplesse, qu’il s’agisse des « Lieux-Dits », du « Clos Derrière Vieille » ou des « Hautes Garrigues ».

Château de Saint-Cosme. Un autre domaine historique, et non des moindres, puisque ses origines remontent à l’époque gallo-romaine et qu’il se trouve dans la même famille depuis la fin du XVème siècle. Louis Barruol, par ailleurs président de l’appellation, défend une viticulture vertueuse et engagée, et signe sur es 22 hectares des vins de précision et de caractère, auxquels s’ajoutent une activité de négoce.

Pierre Amadieu. « Vignerons éleveurs » depuis 1929, la famille Amadieu fait partie des locomotives de Gigondas dont le dynamisme, incarné par une nouvelle génération (Pierre, Jean-Marie, Henri-Claude, Marie…) n’est plus à démontrer. Si leur activité de vignerons et négociants leur permet d’explorer d’autres terroirs du Rhône méridional, les Amadieu restent profondément associés au nom de Gigondas, qu’ils valorisent à travers trois cuvées : Domaine Grand Romane, Romane-Machotte et Le Pas de l’Aigle.

Domaine du Clos des Tourelles. On ne présente plus la famille Perrin qui, avec son château de Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape, le succès de la marque « La Vieille Ferme » mais aussi l’aventure Miraval au côté de Brad Pitt, s’est forgé un nom internationalement reconnu. À Gigondas, les Perrin possèdent le Clos des Tourelles, une dizaine d’hectares où les vieux grenaches s’expriment en majesté. On n’oublie pas bien sûr l’escale gastronomique incontournable de la région, L’Oustalet, où le chef Laurent Deconninck détient une étoile au Guide Michelin.

Domaine Raspail-Ay. Christophe Ay fait partie des jeunes vignerons de l’appellation et il reprend brillamment le flambeau de son père Dominique pour signer des vins qui se singularisent par leur long élevage en foudre, ce qui leur confère de la patine, une densité soignée et un toucher tannique de très belle définition. Un très grand potentiel de garde et un vrai coup de cœur.

Domaine des Bosquets. Julien Bréchet ne manque ni d’idées ni d’envies. Détonnant au sein de l’appellation, il déploie une gamme très large, signant sur ses 26 hectares plusieurs cuvées parcellaires vinifiées et élevées de façons distinctes, pour extirper la substantifique moelle de ses terroirs. Revenu aux manettes du domaine familial en 2009, et totalement « en contrôle » de son style depuis 2015, il poursuit son inlassable quête de précision millésime après millésime.

Domaine Montirius. Pionnier de la biodynamie sur l’appellation, puisque les 63 hectares (sur les appellations Vacqueyras, Gigondas et Côtes-du-Rhône) sont certifiés depuis 1999. Christine et Eric Saurel, qui ont amorcé cette révolution au domaine familial, ont été rejoints il y a dix ans par leurs filles Justine et Manon. La boucle et bouclée : avec celui de leur frère Marius, leurs prénoms ont inspiré le nom du domaine, « Montirius ».

Et aussi : Domaine Les Goubert, Domaine Pesquier, Domaine Font-Sane, Domaine Notre Dame des Pallières…

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[Rhône] Un été pour tous les goûts et de toutes les couleurs

L’interprofession rhodanienne dévoile sa programmation estivale. De juin à septembre, d’Avignon à Vienne, les Côtes du Rhône seront incontournables.

L’appellation sera présente au Lyon street food festival, du 23 au 26 juin, aux ancienne halles Fagor Brandt. Au cœur d’un « Wine District » de 600m² seront proposés : un grand bar à vins, un espace d’animation présentant les AOC Côtes du Rhône, parfait lieu d’échange entre le public et les vignerons et négociants, ainsi que des ateliers pédagogiques.

Les vins et les vignerons des Côtes du Rhône seront les partenaires Festival Jazz à Vienne du 29 juin au 13 juillet. Le 5, le concert des Black Pumas fera un clin d’oeil à leur titre « Colors », choisi pour illustrer la dernière campagne de promotion de l’AOC.  Le Bar à Vins 100% Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages, proposera plus d’une vingtaine de cuvées ainsi que des Crus septentrionaux, servis par les élèves du Lycée Hôtelier Bellerive de Vienne, afin de favoriser une approche décomplexée de la dégustation.

Le Bar à vins au Festival d’Avignon fête ses 15 ans, du 8 au 30 Juillet, à la Maison des Vins. Chaque soir, vignerons, caves, ou négociants, feront découvrir une nouvelle sélection de Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages. Ambiance conviviale assurée par des groupes de musique. Nouveautés cette année, une « Soirée Blanche » le 9 juillet dédiée aux vins blancs et une « Soirée Rose » le 29 juillet dédiée aux vins rosés. Dress code blanc et rose exigés ! Accès à la dégustation (verre + éthylotest 10€)

Ciné’Vignes, du 12 juillet au 9 août. Le festival de cinéma s’installe dans les domaines  et Villages des Côtes du Rhône. 14 séances, en plein air, autour des comédies françaises à la tombée de la nuit. Deux formules avec pique-nique ou dégustation de 15 à 35€. Billetterie disponible mi-juin sur www.cinevignes.fr

La grande famille des Côtes du Rhône signe un nouveau partenariat avec le festival Valence en Gastronomie, les 9, 10 et 11 septembre. Les Crus seront invités à la soirée de gala « La Nuit des étoilés ». Les Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages seront servis lors de Master Class et d’expériences sensorielles et visuelles.

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Graves et Sauternais : un territoire de rêve pour gastronomes œnophiles

Il n’y a pas que le Médoc et Saint-Emilion dans le Bordelais… Direction le sud de Bordeaux, l’autre rive gauche, pour une virée oenotouristique marquée, notamment, par de grandes tables promptes à réjouir les papilles les plus exigeantes.

Ce n’est pas la destination à laquelle on pense en premier lorsque l’on souhaite explorer la région de Bordeaux. Et pourtant, les 50 km qui s’étendent du sud de la ville jusqu’à Langon sont un enchantement de chaque instant pour tout visiteur en quête de découvertes oenotouristiques. A travers les 4 appellations de Graves, Pessac-Leognan, Sauternes et Barsac, l’amateur va pouvoir découvrir une fabuleuse diversité de vins au sein des nombreuses propriétés ouvertes à la visite et à la dégustation. Vins rouges, vins blancs secs, vins blancs liquoreux, impossible de ne pas trouver cru à son palais. Certains voudront pousser les portes de crus classés mythiques (châteaux Haut-Bailly, Latour-Martillac, Carbonnieux, Pape-Clément, Malartic-Lagravière, Doisy Daëne…), d’autres partiront à la découverte de pépites moins connues (châteaux La Clotte Cazalis, Chantegrive, Haut Selve…). Et si en plus, la table est réputée, il y a de fortes chances que le moment devienne inoubliable. 3 chefs brillent particulièrement par leur maîtrise technique et leur envie de faire découvrir leur terroir. Nicolas Masse écrit ainsi les grandes heures du restaurant la Grand’Vigne aux Sources de Caudalie à Martillac. Cet établissement incontournable des Graves, lové au cœur des vignes du célèbre château Smith Haut Laffite, invite à l’évasion. Outre le spa de vinothérapie, ce sont bien les assiettes ciselées du chef Masse qui font consensus. Un double étoilé Michelin, à réserver pour une belle occasion. Dans le même esprit, on pourrait citer également le restaurant Lalique au château Lafaurie Peyraguey où le chef Jérôme Schilling a également décroché 2 étoiles au Michelin. Son enthousiasme pour les extraordinaires vins liquoreux du Sauternais est éminemment communicatif. Qu’ils soient travaillés en cocktails, sur certains plats ou simplement comme inspiration aromatique pour des recettes, cet or en bouteille est célébré partout et à chaque instant. Ajoutez à cela un cadre absolument idyllique… Et pour terminer cette tournée des grands ducs, la découverte du restaurant Maison Claude Darroze à Langon s’impose ? Le chef Yoann Amado passé par la Tour d’Argent propose une cuisine parfaitement ancrée dans son époque.

Une myriade d’activités

La beauté de ces vignobles est un excellent prétexte pour partir à la découverte d’une grande diversité d’activités. Pourquoi ne pas se laisser tenter par un pique-nique dans les vignes du château de Cérons dans les Graves ou par une découverte en vélo électrique du vignoble du célèbre château Guiraud dans le Sauternais ? Vous préférez la trottinette électrique ? A quelques encablures, vous pourrez en enfourcher une pour sillonner à travers 5 grandes propriétés que sont les Châteaux La Tour Blanche, Lafaurie-Peyraguey, Sigalas-Rabaud, Rabaud-Promis et de Rayne Vigneau. Avec évidemment, pour vous récompenser de ces modestes efforts, des dégustations possibles dans ces propriétés. A moins que vous ne préféreriez monter aux arbres, alors la dégustation perchée du château de Rayne Vigneau est faite pour vous. Après avoir grimpé (encadré par un professionnel) sur un cèdre bicentenaire, la découverte des vins de la propriété se déroule sur une table suspendue dans la canopée. Une expérience inoubliable. Les amateurs de vieilles pierres seront aussi à la fête, entre la découverte du château de la Brède, extraordinaire demeure de Montesquieu au XVIIème siècle, la superbe chartreuse du XVIIIème siècle du château de Myrat ou bien encore le merveilleux château Olivier remontant au XVème siècle et mêlant avec une grâce toute particulière Moyen-Âge et Renaissance. Les fous de châteaux forts ne pourront faire l’impasse d’une visite au château de Roquetaillade, l’un des mieux conservés (et des plus impressionnants) de France, habité par la même famille depuis 1306 ! D’auberges en châteaux, de vallons en cours d’eau splendides (le Ciron), de dégustations en activités sportives, vous ne prendrez ici qu’un seul risque, celui de tomber amoureux de la région.

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Pic Saint-Loup : un orage de grêle intense ravage les vignes

Aux environs de 11h ce vendredi 24 juin, un orage de grêle soudain et intense a touché plusieurs villages du nord de Montpellier, en appellation Pic Saint-Loup. Les vignerons, qui ont essuyé les plâtres depuis plusieurs années, sont encore une fois abasourdis.

Le sort s’acharne sur le monde viticole. Après les vignes du Bordelais, de Cognac, de Dordogne, du Roussillon, de Savoie et de Bourgogne, c’est désormais le Nord de l’Hérault qui a été victime de la furia des éléments. Ce vendredi matin, aux environs de 11h, un orage de grêle court mais très intense, a touché plusieurs domaines de l’appellation Pic Saint-Loup, déjà touché par le gel et les intempéries sur le millésime 2021. Les villages de Vacquières, Sauteyrargues, Claret, Lauret et Valflaunès ont notamment été victimes d’un violent orage avec des vents à plus de 70km/h. La Chambre d’Agriculture de l’Hérault parle même d’un épisode virulent sur une ligne Pic Saint-Loup/Vendargues/Saint-Geniès-des-Mourgues. « La première vigne devant le domaine a été quasiment vendangée entièrement, déplore Victorine Fraisse du Domaine de Villeneuve aux Embruscalles. Après avoir fait le tour des parcelles, on peut estimer les pertes à plus de 50% sur Claret et à environ 20% sur Valflaunès. » Toujours sur Valflaunès, Nadège Jeanjean du Domaine Pech-Tort a du mal à trouver les mots : « On s’y attendait, mais on espérait… difficile de faire un bilan, mais plus de la moitié de la récolte est touchée… Le moral en prend un coup ».

« C’est désespérant ! »

Même constat au Château Lancyre. « C’était impressionnant, explique Chloé Cerdan qui s’occupe de la communication. C’est arrivé d’un coup et le vent soufflait à une vitesse folle, on se croyait en pleine tempête. Tous ceux qui étaient en tracteur sont revenus choqués de l’épisode qui n’a duré que quelques minutes au final ! » Un passage éclair mais qui a suffi à exploser les baies, cisailler les feuilles et réduire en miette les grappes qui avaient fière allure. Les images sont désastreuses pour les vignerons qui misaient sur une récolte prometteuse. « C’est encore difficile d’estimer l’étendue des dégâts, explique Maxence Panchau du domaine Cammaous et Caussarelle. Mais il semble que personne n’ai vraiment été épargné par l’intensité du phénomène. » Comme au domaine La Costesse qui a publié des images sur son compte Facebook avec un commentaire empreint de lassitude. « La nature en a décidé autrement… Au bout du rouleau ! » Joint par message, Xavier Bruguière du Mas Bruguière estime qu’il a perdu 1 ha de syrah. « Plus que certains mais beaucoup moins que d’autres… », précise-t-il. Le couloir a même été jusque dans le Gard puisque les vignes du Domaine Mirabel à Brouzet-lès-Quissac ont subi de sérieux dommages. « Oui, encore une fois, confie Samuel Feuillade. C’est désespérant ! » Le domaine Inebriati à Corconne n’a pas eu plus de chance. Désormais, c’est la chaine de solidarité des vignerons qui va prendre le relais et surtout leur capacité de résilience.  

Le Pic Saint-Loup sous les étoiles

Afin de ne pas sombrer dans la sinistrose, les vignerons de l’appellation rappellent qu’une soirée conviviale appelée « Pic Saint-Loup sous les étoiles » aura lieu le 7 juillet prochain sur la place du village de Valflaunès. Le meilleur moyen de les soutenir est de s’y rendre en nombre et de faire honneur au travail des 25 domaines qui participent à cet événement. Pour réserver, un seul lien à partir du mardi 28 juin : https://billetterie.vignes-buissonnieres.fr/

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La Touraine touchée par la grêle

Deux semaines après un premier épisode de grêle , le Val de Loire est de nouveau touché. La partie est de la Touraine a reçu immense trainée d’orage qui a dévasté cultures, pépinières et vignobles.

« Du jamais vu » déclare Isabelle Defrocourt, directrice de la Fédération des associations viticoles du Loir & Cher : « On n’a jamais vu une aussi importante surface traversée par un orage de grêle. Plus de 45 km sur 10 km de large, c’est énorme ». D’habitude les dommages sont beaucoup plus localisés. Certes le département s’est doté depuis les années 90 du système de protection Adelfa contre la grêle, renforcé dans les années 2000. « Les 45 générateurs ont fonctionné, mais l’orage était tellement violent qu’ils n’ont pas pu réduire son effet davantage. Ce sont des phénomènes de plus en plus fréquents et violents » regrette-t-elle.

Trop tôt pour estimer les dégâts

L’orage est arrivé dimanche soir, le 19 juin. Il est venu de l’Indre, a sauté le Cher et est remonté vers le nord-est. Sont concernées les appellations Touraine Chenonceaux, Touraine, Touraine Oisly, Cour Cheverny et Cheverny. Michel Badier, chargé de mission viticulture à la chambre d’agriculture du Loir & Cher explique qu’au moins 10% du vignoble a subi des dégâts, mais il ne fait pas d’estimation car « par expérience à moins de 8 jours, on est sûr de se tromper ». Pour le moment, la priorité est d’identifier les viticulteurs en détresse, de les accompagner. « On sort du gel, hier c’était le covid, il y a la pénurie et le coût des matières premières. Entre lundi matin et aujourd’hui, c’est déjà plus objectif, on est sorti de l’émotion » précise-t-il. La zone impactée est sans doute de quelques centaines d’hectares, mais pour la poignée de viticulteurs touchés, la suite va être très compliqué avec une récolte largement amputée, même si la plupart bénéficie d’une assurance.

Pourquoi ?

Il y a tout de même une chance cette année, c’est que jusqu’à ce dimanche à 20h, les planètes étaient alignées avec une végétation précoce et une belle charge. Les vignerons qui n’ont pas été touchés auront du volume et pourront vendre des raisins à leurs voisins. Les appellations ne sont pas en danger de pénurie comme après un gel. Et surtout l’orage n’a pas apporté que la méchante grêle. Il a aussi apporté l’eau qui manquait. « Avec 25 à 50 mm, la vigne a été nourrie, on se donne deux à trois semaines pour voir, mais cette pluie peut nous amener loin en Juillet » explique Michel Badier. Même les vignes grêlées pourront repartir, les bourgeons vont redémarrer, il y aura vite de nouvelles feuilles. La grande question qu’il faut se poser, c’est pourquoi ? « Avant, on grêlait sur une parcelle, sur une commune. C’est la responsabilité de tout le monde » conclut-il.

Isabelle Bachelard

° Le système de réduction des orages de grêle Adelfa a été expliqué dans l’article sur la Touraine

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La tonnellerie sort la tête de l’eau

Après une conjoncture plus que difficile, Jean-Luc Sylvain, président de la Fédération des Tonneliers de France, fait preuve d’optimisme malgré les coûts des matières premières, des énergies et des transports qui ne cessent de grimper.

Crise sanitaire, gelées de printemps en France en 2021, incendies aux Etats-Unis, le secteur de la tonnellerie n’a pas été épargné ces derniers temps ?

L’année 2020 avait été compliquée pour la tonnellerie française. La crise sanitaire avait stoppé les activités de mars à juin. Par précaution les clients avaient baissé leurs achats. Puis en septembre des incendies avaient ravagé une partie du vignoble de l’ouest américain. En 2021 les vendanges ont été globalement faibles, en France comme dans la majorité des pays. Nos entreprises ont par ailleurs dû faire face à l’augmentation des coûts des matières, du transport et des assurances.

Mais la période post-covid semble prometteuse, n’est-ce pas ?

Si les gelées du printemps 2021 expliquent un fort recul des ventes en France (-12%), l’export est lui en hausse de 9%. A l’échelle mondiale, le marché du fût progresse de 2% en valeur, tout en restant stable en volume. Ces premiers résultats post-covid sont donc de bon augure. Une campagne hémisphère sud satisfaisante et des ventes plus précoces qu’à l’habitude aux États-Unis ont récemment rassuré la profession. Les indicateurs laissent aujourd’hui penser que notre activité va retrouver une bonne dynamique si les coûts des matières premières, des énergies et des transports restent contenus.

S’agissant des tailles de fûts utilisées par les vignerons, les gros contenants ont-ils toujours la cote ?

Les vignerons continuent indéniablement de plébisciter l’élevage sous-bois, mais certains cherchent à modérer davantage l’impact du boisé, ce que permettent les grands contenants. Je rappelle qu’on parle ici de contenants d’un volume supérieur ou égal à 700 litres. L’essor de l’activité grands contenants de nos adhérents constaté ces dernières années se poursuit, puisque toutes tailles confondues, le volume total représenté en hectolitres augmente de 46,7%.

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[REPLAY] « Vino Veritas » spécial Bordeaux Fête le Vin

À l’occasion du retour de l’événement « Bordeaux Fête le Vin », l’émission de TV7 s’installe sur les quais de Bordeaux pour prendre le pouls de la filière. Revoyez l’épisode en replay.

À l’occasion du retour de « Bordeaux Fête le Vin » dans le cadre de la « Bordeaux Wine Week », l’émission « Vino Veritas » s’installe sur les quais, au cœur de l’événement, et prends le pouls de la filière. Aléas climatiques, enjeux économiques, exportations et consommation locale, défi d’image des vins de Bordeaux, engagements environnementaux… Tous ces sujets sont abordés par Xavier Sota et Mathieu Doumenge, en présence des invités Nathalie Miara (Présidente et Directrice Commerciale de la maison de négoce MT Vins) et Stéphane Gabard (président des Bordeaux et Bordeaux Supérieur).

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Minuty honore Gabriel en rouge et rouge

Le château Minuty dans la presqu’île de Saint-Tropez, a élaboré un rouge très haut de gamme en syrah majeure baptisé Gabriel, du nom du grand-père acquéreur de la propriété en 1936.

« Nous avions envie d’un rouge exceptionnel depuis longtemps, reconnaît Jean-Etienne Matton. Comme nous avions déjà choisi le mourvèdre pour le Rouge et Or, nous voulions trouver un autre cépage à valoriser. Nous avons fait beaucoup d’essais mais la principale difficulté était d’obtenir une maturité optimum en gardant de la fraicheur alors que nous sommes sur un terroir riche et solaire. Il s’agissait aussi de trouver l’équilibre sans faire une pâle copie d’un Rhône nord et pour cela nous avions besoin d’un œil extérieur qui nous aide à avoir confiance en nos terroirs ». Ce sera celui du chef sommelier du groupe Ducasse, Gérard Margeon qui vient collaborer avec l’équipe sous la houlette de François Matton, le frère de Jean-Etienne, œnologue de formation.

Il s’agit donc d’un quasi 100% syrah (un côtes-de-provence doit obligatoirement être en assemblage) avec quelques grains de grenache, en extraction douce avant un élevage de deux ans en barriques de 225 l. et 400 l., uniquement en bois neuf, avant de passer un an en bouteilles. Les raisins proviennent de belles syrahs de 30-40 ans sur les schistes de Gassin, taillées en guyot double (en V) pour garder des feuilles ombrelles au-dessus des raisins et obtenir une maturité homogène. Les grappes sont balayées par le vent et les brises marines, ce qui favorise un excellent état sanitaire et une intervention à minima dans les vignes qui ne produisent qu’à 25-30 hl/ha pour cette cuvée. « Le challenge était de conserver l’acidité naturelle des raisins, un vrai défi pour un rouge, une évidence pour les blancs ou les rosés vinifiés comme des blancs » complète Gérard Margeon.

Rouge en bouteille rouge

La cuvée baptisée Gabriel porte le nom du grand-père des frères Matton, Gabriel Farnet qui avait acquis le château Minuty à Gassin (83) en 1936. Jean-Etienne revendique le choix d’une bouteille inédite en verre rouge dénichée dans une verrerie vénitienne et qui dévoile une belle couleur carmin au fur et à mesure que le vin est versé. Ce premier millésime, le 2019, ne sera éditée qu’à 4000 cols avec une volonté de monter en puissance dans les années à venir mais sans dépasser les 10000 bouteilles par millésime. Des syrahs ont d’ailleurs été déjà replantées à La Bastide de Verez rachetée en 2018 dans la plaine des Maures. La nouvelle cuvée sera diffusée à partir d’octobre dans quelques belles caves parisiennes (49€), et dans des établissements du groupe Ducasse « mais nous tenons aussi à les réserver à notre clientèle de particuliers avant de commencer à l’exporter, notamment au Japon » précise Jean- Etienne. Le millésime 2019 est déjà prometteur : un velouté d’épices douces, de fruits rouges et noirs, frais et minéral sur une note discrète de maquis et des tanins fins. Et parce que l’image d’un domaine, fut-il connu d’abord pour ses rosés, se fait toujours sur un grand rouge, le pari est d’ores et déjà réussi

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