[DIAPORAMA] Revivez les plus beaux moments de Bordeaux Tasting

Ce samedi 11 et dimanche 12 décembre, près de 6 000 amateurs sont venus rencontrer les quelque 200 exposants à l’occasion du dixième anniversaire de Bordeaux Tasting.

Pour lire tous les articles de la rédaction (Portraits, rencontres au Café de la Bourse, ateliers de l’Ecole du Vin de Bordeaux, Ateliers du SGV, Master class) mis en ligne pour l’événement, c’est par ici.

Revivez-les moments forts de cette édition anniversaire en photos en attendant les 10 et 11 décembre 2022, pour une onzième édition de Bordeaux Tasting, encore exceptionnelle !

(Crédit Photos : Michaël Boudot et Albert de Monts pour Terre de vins)

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Miraval : Brad Pitt monte le son

Miraval, le domaine de Brad Pitt en Provence qui a fait l’objet d’un reportage exclusif dans « Terre de Vins » n°73, continue de faire l’objet de toutes les attentions de la part de la star américaine. Il annonce ainsi la réouverture, l’été prochain, du studio d’enregistrement qui a contribué à la renommée de la propriété depuis les années 1970.

Les lecteurs de « Terre de Vins » se souviennent certainement du reportage exclusif publié dans notre numéro de juillet-août, dans lequel Brad Pitt nous ouvrait les portes de son magnifique domaine provençal. Pour l’acteur américain (qui partage désormais les parts de la propriété avec le groupe Stoli), Miraval est plus qu’un simple investissement, c’est un coup de cœur, un lieu de vie, de partage et de culture. Ce qui correspond bien à l’histoire du domaine. Dès la fin des années 1970, le pianiste et compositeur français Jacques Loussier, qui était alors propriétaire, avait construit un studio d’enregistrement de pointe, baptisé Studio Miraval, qui avait accueilli des sessions d’enregistrement pour « The Wall » des Pink Floyd ainsi que pour d’autres artistes comme Téléphone, AC/DC, The Cure, Sting et Indochine. L’installation était ensuite restée inactive depuis le début des années 2000.

Brad Pitt a décidé de faire renaître le studio, en collaborant avec Damien Quintard, étoile montante de l’industrie du disque. Après avoir acquis une première notoriété dans l’univers de la musique classique, son approche du son lui a valu d’être récompensé d’un Emmy Award à 22 ans pour la cérémonie d’ouverture des Jeux européens de 2015 à Bakou, et de produire des artistes comme Brian Enco, Arca, Parcels et Teodor Currentzis. Le tandem Pitt-Quintard s’est vite trouvé un grand nombre de points communs dans l’approche de la musique, et a décidé de faire évoluer Miraval en se basant sur le studio originel : même après avoir été laissés à l’abandon pendant presque 20 ans, les équipements fonctionnaient toujours correctement. Il s’agissait donc de combiner l’équipement vintage qui a servi à enregistrer de nombreux albums iconiques, avec des équipements ultra modernes comme un système de mixage Dolby Atmos et un “Sound Desk” hybride, designé par Brad Pitt et Damien Quintard. 

« Une expérience globale »

Nimbé de lumière naturelle, ce nouveau studio baptisé « Studio One » aura des plafonds d’environ 8 mètres de hauteur, une régie de 100 mètres carrés et d’une salle d’enregistrement de 320 mètres carrés qui conservera l’acoustique emblématique de la salle de percussions conçue par Loussier dans les seventies. Le nouveau design a également « redéfini une réverbération naturelle remarquable qui permet d’enregistrer des voix ou des instruments, où que l’on se trouve dans le studio. Cet espace offre vraiment la possibilité de produire tous les styles d’albums, du pop-rock au rap en passant par la musique classique », ajoute Damien Quintard.

L’ambition de Studio One est d’offrir aux artistes d’offrir « une expérience globale », précise le communiqué de Miraval, afin de leur permettre de créer, enregistrer et mixer dans les meilleures conditions. On y trouve des cabines d’enregistrement, un espace dédié pour des synthétiseurs vintage rares et d’autres équipements uniques, des postes de travail consacrés au montage audio et vidéo, une mezzanine surplombant le studio tout entier ainsi qu’une tour reliée à ce dernier pour héberger les groupes et artistes de passage dans le domaine, pour une journée ou pour un mois.

La liste des artistes déjà prêts à enregistrer leurs futurs albums dès l’été 2022 commence à se remplir, et elle s’annonce des plus prestigieuses. Sans surprise.

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[ENTRETIEN] Édouard Philippe, le Normand qui aimait le vin

Maire du Havre, Premier ministre de 2017 à 2020, Édouard Philippe est, selon un récent sondage de l’agence Elabe, la « personnalité politique préférée des Français » avec 45% d’image positive. Ce n’était pas pour parler politique mais pour parler vin – et littérature – qu’il a accepté de répondre à quelques questions de « Terre de Vins ».

Monsieur le Premier ministre, comment définiriez-vous votre rapport au vin ? Quel amateur êtes-vous, et que trouve-t-on dans votre cave ?

J’aime le vin. Je ne conçois pas un déjeuner ou un diner sans vin. Et je n’ai pas envie de faire semblant.

Dans ma cave, on trouve peu de choses car je ne me suis pas lancé dans cet effort, que j’admire chez les autres, de constituer, patiemment, une cave digne de ce nom.

Vos plus belles émotions en bouteille, votre vin fétiche (s’il y en a un) ?

Le château Beychevelle à Saint-Julien, sans hésitation.

Et j’espère ne pas choquer mes amis français en avouant que l’été, quand il fait chaud en Italie, je bois un vin blanc sicilien, le « Colomba Platino », que j’aime beaucoup. Mais, au fond, j’aime surtout goûter et apprendre.

Vous étiez présent il y a quelques jours à Saint-Emilion pour l’inauguration de la nouvelle winery du château Fleur de Lisse. Quelle était la raison de votre présence au côté de la famille Teycheney ?

Mon amitié pour Caroline Teycheney et son compagnon Arnaud. Cette inauguration comptait pour eux, donc je tenais à être à leurs côtés dans un moment important et joyeux.

On connaît vos liens étroits avec Alain Juppé, ancien maire de Bordeaux. Quelle relation avez-vous avec la région bordelaise et avec ses vins ?

C’est une région que je connais bien et que je connaissais d’ailleurs bien avant de rencontrer Alain Juppé. J’ai quelques amis proches dans le Médoc, à Saint-Laurent notamment, et je me souviens parfaitement de la première fois où je me suis rendu à Bordeaux : c’était avant 1995 et j’avais trouvé la ville belle mais j’ai pu constater, depuis vingt ans, combien elle avait été magnifiée, embellie, modernisée par Alain Juppé. Bordeaux est un émerveillement perpétuellement renouvelé et qui se précise avec le temps, comme un grand vin. D’ailleurs, Alain Juppé et moi aimons partager quelques verres dès que l’occasion se présente.

Enfin, à Fleur de Lisse vous avez évoqué Alexandre Dumas (« le plus grand auteur français » selon vous), « Les Trois Mousquetaires », le vin et l’amitié. De quelle façon, selon vous, le vin, la littérature, la gastronomie, participent-ils d’un certain savoir-vivre et d’un patrimoine culturel français ?

J’ai cité Alexandre Dumas pour parler du vin et de l’amitié, et c’est encore Alexandre Dumas que je vais citer si vous voulez que je parle de vin, de savoir-vivre et de patrimoine. Au début du Comte de Monte-Cristo, un jeune marin, Edmond Dantès revient à Marseille, après un long voyage en mer. Il est heureux, parce que l’armateur Morrel vient de lui annoncer qu’il compte le nommer capitaine, et parce qu’il va retrouver la femme qu’il aime, Mercédès. Mais avant toute chose, il va voir son père. Comme le vieil homme est bouleversé par le retour et les succès de son fils, Edmond Dantès cherche une bouteille à partager avec son père. Il ouvre les armoires et découvre alors qu’il n’y a plus de vin. En comprenant que son père a manqué de vin, depuis des semaines, faute d’argent, il pâlit et essuie une sueur de honte qui coule de son front. Parce qu’avoir laissé son père manquer de vin, c’est avoir manqué à son père. Et cette idée lui est intolérable. Il tombe donc à genoux devant le vieil homme.

Un grand texte de littérature comme ce roman d’Alexandre Dumas résume la place unique que le vin occupe dans notre patrimoine français : le vin est littéralement ce qui nous vient de nos pères. Et le savoir-vivre, c’est d’abord de veiller à ce que nos pères ne manquent pas de ce qu’ils nous ont transmis de meilleur : l’honneur et le vin, chez Dumas. Pour aller voir son père, Edmond Dantès a d’ailleurs décliné une invitation à dîner dans la meilleure société de Marseille, où il aurait certainement bu du très bon vin en très belle compagnie. Son voisin Caderousse le lui reproche, en lui disant qu’il faut savoir flatter ses patrons si on veut avancer dans la vie. Mais pour cet homme de bien qu’est Edmond Dantès, le savoir-vivre, c’est d’aller boire son premier verre de vin, une fois descendu de bateau, avec son père.

Le Comte de Monte-Cristo nous montre aussi ce que n’est pas le savoir-vivre. Pendant qu’Edmond Dantès a rejoint Mercédès, trois hommes boivent : Danglars, Caderousse et Fernand. Et comme ces hommes sont envieux du bonheur de Dantès, ils ont le vin mauvais, haineux. Ces hommes se saoulent comme des brutes et fomentent un complot ignoble pour perdre Edmond.

Le savoir-vivre, c’est goûter la joie du moment présent. L’absence de savoir-vivre, c’est gâcher celle des autres. Le savoir-vivre, c’est se griser comme un homme. L’absence de savoir-vivre, c’est s’abrutir comme une bête. Beaucoup de nouvelles de Guy de Maupassant décrivent cet état d’hébétude où l’ivrogne ne se connaît plus.

J’aurais pu prendre beaucoup d’exemples de textes qui montrent que le savoir-vivre consiste à savoir goûter le vin qui révèle ce qu’un moment a d’exceptionnel. Chez Rabelais, la dive bouteille aiguise le désir de science. Chez Baudelaire, le vin des amants accompagne l’ascension vers le paradis. Mais Dumas occupe une place à part dans mon panthéon personnel. Il a d’ailleurs écrit un Dictionnaire de cuisine qui est une déclaration d’amour aux délices de notre langue – dans les deux sens du terme, littéraire et gourmande. Lisez par exemple les pages qu’il consacre aux vins : c’est une admirable mise en bouche !

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Profil de sucrosité : mention obligatoire et uniformisée en Alsace

Le vignoble alsacien est toujours plus soucieux de gagner en lisibilité et de permettre au consommateur de choisir son vin aussi près que possible de ses goûts. Sa dernière innovation ? La mention du taux de sucre résiduel est désormais obligatoire et uniformisée avec l’emploi de quatre termes, sec (moins de 4g/l), demi-sec (4-12g), moelleux (12-45g), doux (plus de 45g). Philippe Bouvet, directeur marketing du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, nous explique les motifs de cette démarche.

Photo : atelierchezelles.com

Quelle est l’origine de cette décision ?

La force de l’Alsace réside dans sa diversité incroyable. Nous avons 13 cépages et tous les types de sol que l’on peut trouver sur la planète, sédimentaires, volcaniques, colluviaux, alluviaux, loess…  Il faut encore ajouter à cela la manière de vinifier propre à chaque vigneron. Le revers de la médaille, c’est que ce savoir-faire très large peut amener une forme de confusion chez les consommateurs comme chez les professionnels qui peinent parfois à s’y retrouver. En établissant désormais une grille unique et obligatoire pour identifier le profil plus ou moins sucré des vins, l’objectif de l’interprofession alsacienne est justement de gagner en lisibilité et en clarté. Il s’agit ainsi de pallier cette prise de risques, jusque-là parfois un peu concomitante à l’achat de vins d’Alsace, et d’écouter les consommateurs et les professionnels qui depuis plusieurs années nous faisaient part de cette difficulté. C’est un exemple de plus dans la transformation du vignoble alsacien pour se rapprocher de ses publics cibles. Cela faisait longtemps que la filière travaillait dessus, c’était un peu un serpent de mer, mais ce type de décision collective qui implique 3600 viticulteurs et 850 metteurs en marché, est forcément plus longue à prendre qu’une décision individuelle.

Disposez-vous de chiffres qui pourraient nous donner une idée de ce que représente chaque catégorie (sec, demi-sec, moelleux, doux) dans la production alsacienne ?

Nous ne disposons pas de chiffres précis. Nous savons que nous produisons un peu moins de 3 % de vendanges tardives et de sélections grains nobles. Cela représente une quantité minime, néanmoins il s’agit de très grandes cuvées. Finalement, nous avons encore souvent cette image qui nous colle à la peau alors que cela ne correspond qu’à une toute petite partie de nos savoir-faire. Il est certain que la tendance pousse de plus en plus les vignerons vers des vinifications de vins secs, parce qu’ils sentent très bien que le marché est là. Ces vins sont souvent perçus par les consommateurs comme plus haut de gamme. Le Riesling, par exemple, est un cépage qui se prête très bien à une vinification en sec et sur lequel on a observé des bons qualitatifs ces dernières années. Mais, dans notre démarche, il n’y a évidemment aucun jugement de valeur, je le disais à une chaîne de radio grand public, on ne trouvera aucune corrélation entre le niveau de sucrosité, le profil de vin et sa qualité. Il existe des très grands vins secs comme de très grands vins liquoreux et demi-secs.

Cette nouvelle grille imposée à tout le monde a-t-elle suscité des débats au sein de la profession ?

Des débats ont eu lieu quant aux termes à employer. Certains préféraient par exemple l’expression liquoreux… Les termes retenus sont ceux de la règlementation européenne : « sec, demi-sec, moelleux et doux ». Globalement, la filière est allée dans ce sens parce qu’il n’était pas concevable de s’en dissocier. Nous exportons dans 130 pays, nous avons quasiment un tiers de nos volumes qui partent à l’export, il était par conséquent très important d’avoir une grille de lecture qui soit compréhensible par les Danois, les Italiens, les Américains etc…

Connaissez-vous d’autres vignobles qui utilisent cette grille ?

Pas à ma connaissance. Tous les vignobles ne ressentent pas ce besoin de gagner en clarté parce qu’ils sont souvent plus monolithiques, alors que là, on est sur un vignoble qui a une capacité de s’attarder sur tellement de choses ! Jusqu’ici, en Alsace, un peu moins de la moitié des entreprises faisaient mention du profil. A compter du millésime 2021, elles le feront toutes, et en utilisant les mêmes termes !

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Grand succès pour le 10ème anniversaire de Bordeaux Tasting

bordeaux-tasting2021

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Le clap de fin de cette 10e édition de Bordeaux Tasting a été donné ce dimanche 12 décembre après deux jours d’effervescence. Organisé par Terre de vins, l’événement a accueilli près de 6 000 visiteurs venus rencontrer plus de 200 exposants répartis dans les trois lieux du festival autour de la place de la Bourse.

Succès pour le dixième anniversaire de Bordeaux Tasting

L’événement s’est déroulé simultanément dans trois lieux différents, tous situés autour de la place de la Bourse au cœur de Bordeaux. Près de 6 000 visiteurs sont ainsi venus rencontrer plus de 200 exposants installés à l’Espace Saint-Rémi pour les champagnes, au Musée National des Douanes et sa Cour pour les Grands Invités, et bien sûr au Palais de la Bourse, entièrement consacré aux Grands Bordeaux pour la première fois cette année. Un programme varié composé entre autre de 19 ateliers ludiques et pédagogiques animés par l’École du Vin de Bordeaux autour de la musique, des cocktails et des accords fromages ou chocolats et vins. 5 ateliers de haut vol ont été dédiés à la dégustation de Champagne et ont permis de satisfaire la curiosité des visiteurs qui en ont profité pour découvrir des nouveautés. Pour les amateurs éclairés, 5 master classes se sont tenues sur les deux jours autour de thématiques d’exception : « Dans les secrets de La Fleur-Pétrus et Bélair-Monange« , « Grands crus classés de Saint-Émilion, une mosaïque de terroirs« , « Riedel, L’importance de la forme des verres, sur le nez et le goût du vin« , « Trois bordeaux de légende » et « Château Montrose, un monument en 4 millésimes« 

Lieu de rencontre et d’échange, le Café de la Bourse a rassemblé près de 6 000 visiteurs venus profiter des témoignages de Pierre Hurmic maire de Bordeaux, Matthieu Potin meilleur sommelier de France 2020, Emile Coddens vigneron star du réseau social TikTok et du manager de UBB Christophe Urios, tous passionnés de vins et
amoureux de Bordeaux. C’est le maire de Bordeaux Pierre Hurmic qui s’y est exprimé le premier, rappelant la dimension culturelle du vin, en particulier dans une ville comme Bordeaux dont l’image est intimement liée au vignoble qui l’entoure. « Je salue le travail de transmission et de pédagogie qui est accompli, témoigne-t-il, notamment dans le cadre d’un événement comme Bordeaux Tasting avec les ateliers animés par l’École du Vin »

Une édition de reprise

Avec près de 6 000 visiteurs présents sur les deux jours de festival dont l’entrée était conditionnée par la présentation d’un passe sanitaire et le port du masque, le pari est réussi pour Terre de vins qui a pu accueillir avec sérénité ces nombreux visiteurs dans un contexte qui demeure marqué par la crise sanitaire traversée. Toutes les mesures de vigilance ont été prises afin de permettre à chacun de vivre un moment de convivialité dans des conditions optimales et en toute sécurité. Terre de vins a offert à chaque visiteur un verre à l’entrée de l’événement, gage du respect des mesures barrières et de la réduction des points de contact

Bordeaux Tasting, le grand rendez-vous des amateurs de vins

Au fil du temps, Bordeaux Tasting a su s’imposer et fait désormais partie des rendez-vous incontournables de fin d’année, pour les viticulteurs comme pour les visiteurs. « C’est un événement incontournable à Bordeaux, installé dans un lieu emblématique ! », explique Léa Rodrigues-Lalande des domaines qui portent son nom, exposant au festival depuis la première édition. Il est un lieu d’échanges et de rencontres qui offre une façon nouvelle de découvrir toutes les appellations. Et pour nous, vignerons, il est une valeur sûre pour tester les vins et observer les nouvelles attentes de consommation. »

Save the date : la 11e édition de Bordeaux Tasting se tiendra les 10 et 11 décembre 2022.

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[Bordeaux Tasting] Dans les secrets de La Fleur-Pétrus et Bélair-Monange

Personnalité du vignoble qui se fait rare, Edouard Moueix honorait Bordeaux Tasting de sa présence pour la première fois. Sous les projecteurs, deux prestigieux châteaux de la galaxie Moueix, nichés sur la rive droite de Bordeaux : les châteaux La Fleur-Pétrus (Pomerol) et Bélair-Monange (1er grand cru classé de Saint-Emilion).

Salle comble (mais toujours dans le respect des gestes barrières et des préconisations sanitaires en vigueur, bien sûr) pour cette dernière master-class du week-end. Sous la houlette de Rodolphe Wartel, directeur de Terre de Vins, Edouard Moueix a embarqué les amateurs dans les secrets des grands vins familiaux, accompagné des commentaires de dégustation avisés du meilleur sommelier du monde Serge Dubs (l’Auberge de l’Ill à llhaeusern, en Alsace) et des accords gourmands de Sylvie Tonnaire, rédacteur en chef de Terre de Vins.

« La galaxie Moueix »

C’est une vraie épopée que celle de la famille Moueix, débarquée de sa Corrèze natale, et qui compte aujourd’hui onze vignobles de talent dans son escarcelle familiale. Le premier à mettre un pied dans le vin fut Jean, l’arrière grand-père d’Edouard Moueix, acquéreur en 1931 du château Fonroque. « Il a dû s’endetter, ce qui pour un Corrézien est un crève-cœur ! » plaisante Edouard Moueix. Autre grande figure viticole, le grand-père d’Edouard, Jean-Pierre Moueix, fonda en 1937 les Établissements éponymes sur le Quai du Priourat à Libourne. « A l’époque, la rive droite était peu valorisée. Il a été visionnaire, il a vite compris l’importance de contrôler la production comme la distribution« . Le point culminant de la carrière de Jean-Pierre Moueix fut l’acquisition de Château Petrus. Sur ces fondations, les Moueix ont composé une belle collection de domaines à Pomerol, Saint-Émilion et en Napa Valley (Californie). Depuis 2003, troisième génération familiale, Edouard Moueix a rejoint l’aventure. « Je ne voulais absolument pas rentrer dans les affaires familiales au départ, j’avais envie d’autres aventures« , confie-t-il. Après avoir officié dans une entreprise de transports maritimes, vécu au Japon, et travaillé dans le secteur commercial en Californie durant deux ans, il revient finalement en 2003-2004 pour présider aux destinées des domaines. Finalement, « ma volonté de ne pas rentrer dans l’entreprise familiale a eu la même force que celle que j’ai eue ensuite à l’intégrer« , s’amuse-t-il.

Sur le plateau de Pomerol, La Fleur-Pétrus

Acquis en 1950, le vignoble, qui tire son nom du lieu-dit qui l’abrite (Pétrus), présente la particularité d’être situé pour la totalité de ses 18,7 hectares sur le plateau de Pomerol. « Ce terroir a une forme de parenthèse avec les trois grands types de graves possibles sur ce plateau« , décrit Edouard Moueix. Sur ces sols de graves et argiles, le merlot est roi (91 %), accompagné de cabernet franc (6%) et de petit verdot, entré en production depuis le millésime 2015. Chaque millésime, quelques 50 000 bouteilles (environ 250 €) sortent des chais, distribuées exclusivement par la société de négoce familiale (95 % de la production est vendue en primeur).

« Bébé sorti de la crèche » comme le qualifie Rodolphe Wartel, La Fleur-Pétrus 2018 intègre un pourcentage de jeunes vignes assez important. « C’est le premier millésime d’une trilogie compliquée, avec notamment une forte pression de mildiou, commente Edouard Moueix, mais nous avons réussi à atteindre des niveaux de maturité assez incroyables. Ce nectar charme Serge Dubs. « La couleur me fait vibrer, il y a de la densité, de la profondeur, j’adore ces tanins, avec une belle maturité, ce jambage gras, cette brillance au rendez-vous. Rien que visuellement, on sent la présence et la structure. Le premier nez est frais et complexe, la générosité se dévoile à l’aération. Il y a tout ce qu’il faut pour qu’on soit heureux, j’ai les muqueuses nasales qui frétillent. La bouche est généreuse, opulente mais sans lourdeur, c’est un vin de remarquable persistance générale. Le volume est bien maîtrisé par des jolis amers, une belle acidité de soutien. Avec une telle sapidité, je commencerais à le goûter entre huit-dix ans, mais je pense que son apogée se situera vers 20-25 ans. » Pour accompagner ce vin « souple, juteux, onctueux, tonique« , Sylvie Tonnaire proposerait « pour les végétariens une fricassée de cèpes frais au poivre, ou un tartare de canard au poivre vert.« 

Bond huit ans en arrière, né de la plus forte insolation de l’histoire de Bordeaux sur juillet-août-septembre, La Fleur-Pétrus 2010, « se rapproche en termes de style du très grand 2018, donnant une idée de l’évolution de ce jeune vin. » Il se révèle « plus rond, souple, abordable, avec une belle structure tannique. Longtemps resté fermé, il n’a commencé à s’ouvrir qu’aux primeurs« , commente Edouard Moueix. « Je suis aux anges, c’est un cadeau de la nature, s’extasie Serge Dubs. Ce vin combine à la fois équilibre, délicatesse, fondu, et il est aussi très goûteux, avec du fond. Quelle pureté d’expression, la trame tannique est intégrée en fraîcheur dans un équilibre royal. S’il n’y avait que ça dans ma cave, je boirais très régulièrement ! » Pour cette cuvée « qui a tout« , Sylvie Tonnaire invite « à sortir le grand jeu, par exemple avec un lièvre à la royale.« 

Château Bélair-Monange, première classe

« C’est un terroir historique mais une propriété contemporaine » débute Edouard Moueix. Détenue par les Moueix depuis 2008, Bélair-Monange intègre également depuis 2010 la production du château Magdeleine, acquis en 1952 par le grand-père d’Edouard Moueix. « Bélair-Monange est un cru extraordinaire, un des plus grands terroirs de Bordeaux, puisqu’il avait été envisagé comme le seul vignoble rive droite ayant le potentiel d’intégrer le classement en 1855« , rappelle Edouard Moueix. Culminant à 88 mètres sur le plateau calcaire de Saint-Emilion, sa situation lui assure une perpétuelle circulation d’air le protégeant contre le gel et amenant une minéralité caractéristique. Le vignoble comprend également un coteau plein sud, doté d’argiles bleues sur calcaire, vectrices de richesse et profondeur. « Bélair-Monange, c’est le mariage de ces deux emplacements, froid et chaud, minéral et riche, élégant et puissant« , synthétise Edouard Moueix. Soit au total 24 hectares plantés en merlot à 90 %, complété de cabernet franc.

Monocépage merlot, le millésime 2015 constitue un tournant, avec l’intégration de nouvelles vignes tout juste entrées en production sur le plateau. Serge Dubs est surpris et séduit par l’accessibilité déjà grande de ce millésime pourtant encore jeune. « Ce côté très abordable, c’est l’une des spécificités de Bélair-Monange, précise Edouard Moueix. Les vins évoluent assez rapidement, et après ils ne bougent plus. » Ce vin est « soyeux, caressant, avec une très belle allonge, détaille le meilleur sommelier du monde. Je le trouve parfait actuellement, avec ces épices, ce cuir, des sensations très diplomates et pourtant goûteuses. » Un nectar entre « finesse, puissance et profondeur, à accorder avec des gibiers, préconise Sylvie Tonnaire. Les plus fins, par exemple un émincé de chevreuil flambé au cognac, seront très bien adaptés.« 

Quant à lui, le château Bélair-Monange 2010, également 100 % merlot, est le second millésime créé de A à Z par la famille Moueix. « Le vignoble âgé a pleinement profité de ce grand millésime, avec des niveaux de maturité magnifiques » analyse Edouard Moueix. Serge Dubs ne dit pas autre chose. Pour lui, « ce vin est somptueux, il se goûte superbement bien, il a tout : une belle couleur, un bouquet mature, ouvert à souhait, sur la feuille de cigare, le chocolat, la truffe. Cet ensemble est merveilleusement velouté, tendre, comme si c’était naturel. La puissance et le caractère sont magnifiques. On se sent bien, envahi par des sensations agréables. » Côté assiette, Sylvie Tonnaire suggère « d’amener de l’onctuosité, du gras, des épices, par exemple avec un foie gras poêlé épicé, ou une poitrine de porc confite aux épices. Ce vin est assez concentré pour tenir tête aux épices. »

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[Bordeaux Tasting] Christophe Urios en rock star

Christophe Urios, manager de l’UBB, le club de rugby de Bordeaux, a récemment acquis une propriété viticole dans son Languedoc natal. Il était à Bordeaux Tasting, au Café de la Bourse, pour présenter, avec une bonhomie teintée d’humilité, son projet à un public conquis d’avance.

Il fallait jouer des coudes au Café de la Bourse aux alentours de 17 h pour assister à l’entretien entre Christophe Urios et Rodolphe Wartel, directeur général de Terre de Vins (et grand amateur de rugby). L’entraîneur de l’UBB est une personnalité particulièrement appréciée des Bordelais, qui saluent les résultats de l’équipe depuis son arrivée en 2019 (et qui ne semblaient pas lui tenir rigueur de la défaite de la veille en coupe d’Europe). Mais aujourd’hui, c’était bien le « jeune » vigneron, nouveau propriétaire du château Pépusque, en Minervois-La-Livinière, qui avait fait le déplacement à Bordeaux Tasting. Pas un simple vigneron improvisé, pris d’une subite envie de faire du vin : fils de vigneron, Christophe Urios est en effet titulaire d’un BTS viti-œno… qui ne lui aura pas servi. « Je n’ai jamais exercé. Je suis très vite parti pour ma carrière de joueur, puis d’entraîneur. Je suis très content de ma carrière d’entraîneur, mais j’ai toujours su que je reprendrais quelque chose dans le monde du vin, et dans le Minervois. »

Une histoire de famille

C’est sur le château Pépusque qu’il jettera donc son dévolu en 2019, comme un clin d’œil à une relation père-fils compliquée : son père, à qui il confesse n’avoir pas parlé pendant vingt ans, fut lui-même régisseur de cette cave, nichée au cœur du village familial de Pépieux. « Tu prends les opportunités où tu les trouves. Il y a bien sûr un lien affectif, mais c’est surtout le projet qui m’intéressait. C’est une belle aventure, l’idée de la boucle bouclée. Le fait de racheter cette propriété dans mon village a recréé des liens. »

Le projet en question, ce sont donc 52 hectares, dont 42 de vignes, 12 cuvées (4 blancs, 7 rouges et un rosé) pour 75 000 bouteilles commercialisées cette année, le tout avec l’appui de 8 collaborateurs (« Je me compte moi-même, même si je ne fais rien ! ») dont les deux frères de Christophe Urios à mi-temps.

Si le projet est donc des plus sérieux, ne lui parlez pas de « nouvelle vie » : « Ce ne sera pas une nouvelle vie, le rugby reste ma première vie. » Pour autant, le plan de route est clairement défini : « 100 000 bouteilles en 2023, 200 000 en 2026 et 300 000 en 2029. » « Et ensuite, tu achètes du foncier ? » interroge Rodolphe Wartel. « Oui, mais alors je dois être gentil avec ma banque. » « Si tu gagnes le Top14, tu auras beaucoup d’argent. » Rien à faire, le rugby n’est jamais loin.

Préparer l’avenir

Si l’avenir du vin semble se dessiner avec confiance, celui du rugby demeure lui plus mystérieux, le manager de l’UBB n’ayant pas encore annoncé son désir ou non de poursuivre l’aventure bordelaise. Malgré l’insistance bienveillante de Rodolphe Wartel, il concédera tout juste que « pour ne pas aimer Bordeaux, il faut être compliqué. » Avant de nuancer quand même : « J’ai besoin de garanties, ce n’est pas qu’une question de fric, c’est aussi un projet. » Nous ne saurons donc pas ce soir si Christophe Urios habitera encore la saison prochaine dans la petite ville de Carignan-de-Bordeaux (un comble pour un vigneron languedocien !), mais ce dont nous sommes sûrs désormais, c’est que le vin qu’il produit est une vraie réussite, comme en témoignera Serge Dubs, meilleur sommelier du Monde (qui préfère néanmoins le ballon rond) à la dégustation des deux cuvées du château Pépusque présentées.

Tout d’abord la cuvée Marco 2020 (en appellation Minervois) : une base de marsanne, avec vermentino et viognier, que le vigneron présente – en toute modestie – comme « le meilleur vin blanc entre La Rochelle et Lyon » provoquant immédiatement les rires de l’assemblée. Serge Dubs s’accordera à dire que « c’est un vin remarquablement vinifié » à l’image de son créateur : « subtile et généreux ». La cuvée rouge Les Petits Cailloux 2020 récoltera les mêmes félicitations : un cru La Livinière, assemblage de syrah, carignan et grenache, dans lequel Serge Dubs retrouve « la signature de la région, de ces coteaux qui ramènent de la puissance, et une bonne trame tannique. »

Pour se résumer, Christophe Urios évoque ses trois passions : « le rugby, le vin et le management ». De toute évidence, il a transformé l’essai pour les trois. Quant au public de Bordeaux Tasting, à 17 h au Café de la Bourse, il n’avait plus qu’une passion : Christophe Urios.

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[Bordeaux Tasting] Cuvée Royale Brut Rosé, l’art de l’entre-deux selon Joseph Perrier

A l’espace Saint Remi de Bordeaux Tasting, le champagne dans toute sa diversité est à la fête. Joseph Perrier nous présente ainsi la nouvelle version de son rosé revu et corrigé par sa nouvelle cheffe de caves, Nathalie Laplaige, fraîchement arrivée en 2017…. Un champagne subtile, maîtrisant à la perfection l’art de l’entre deux qui caractérise ce genre très particulier.

Si vous avez déjà rencontré Jean-Claude Fourmon, le père de Benjamin Fourmon qui l’a précédé à la tête de Joseph Perrier, vous savez sans doute que comme un certain nombre de puristes champenois, il ne porte pas le rosé dans son cœur. Au point de ne pas le considérer comme un véritable champagne. On peut comprendre ce point de vue, dans la mesure où cette qualité est souvent décevante et pêche parfois par sa lourdeur au risque d’écoeurer un consommateur en quête du rafraîchissement que lui promettait la couleur affriolante.

Le champagne rosé est en réalité un art de l’entre-deux qui nécessite une très grande maîtrise et souvent beaucoup de tâtonnements dans les assemblages pour arriver au juste et fragile équilibre, celui d’obtenir la fraîcheur et la gourmandise des fruits sans verser pour autant dans la vinosité. C’est le pari de Nathalie Laplaige, la nouvelle cheffe de caves de Joseph Perrier depuis 2017, qui s’est attelée à la réinvention de la Cuvée royale brut rosé. L’assemblage qu’elle a imaginé est une savante alchimie entre les chardonnays bien vifs de Bassuet et ceux de Cumières (chouchous de la maison) qui pinotent, le pinot noir de Sacy qui apporte juste ce qu’il faut de corps et de charpente, et, nouvel approvisionnement, celui des Riceys, auquel on doit cette pointe très subtile de fruits rouges. On n’oubliera pas le meunier de la vallée de la Marne (Cumières, Verneuil, Damery…) qui apporte lui aussi quelques notes intenses de fraise des bois et de groseilles. « C’est un rosé qui est vraiment gourmand, frais, fin, élégant. Il est aérien dans le bon sens du terme, avec cette petite finale mentholée qui lui donne une belle longueur. Celle-ci diffère un peu de celle que l’on retrouve d’habitude sur la gamme Joseph, dont les finales sont plutôt citronnées, mais on peut dire que le rendu est un peu identique, dans la mesure où cela reste une finale un peu relevée.« 

Les vins rouges qui représentent à peine 10 % de l’assemblage sont issus de pinots noirs de la vallée de la Marne. Pour veiller à rester dans la légèreté et ne pas avoir ce côté trop tannique et une couleur marquée, on a choisi des parcelles qui n’étaient pas nécessairement exposées plein sud. Les vignes sont elles aussi plutôt jeunes afin d’éviter la concentration, l’expression reste ainsi sur des petits fruits. Malgré tout, Nathalie Laplaige a veillé à ne pas aller trop loin dans la légèreté. « Il n’y a rien de pire que ces rosés que l’on ne parvient pas à différencier à l’aveugle. Je n’aime pas dire que je voulais un rosé féminin. Mais je voulais vraiment me démarquer de ces rosés type millésimés que l’on destine à la gastronomie. En bouche, il y a bien ce côté fruits rouges, mais sans être asséchant ou exubérant. Certains associent cette cuvée à des desserts un peu sur l’acidité, elle peut par exemple très bien accompagner une tarte au citron meringué à condition que la meringue ne soit pas trop sucrée. C’est un peu ma spécialité ! Mais pour l’apéritif, cela reste quand même le crédo !« 

www.josephperrier.com

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[Bordeaux Tasting] Le cas des Vignobles K

Sous la bannière des Vignobles K se trouvent les propriétés bordelaises de Peter Kwok, homme d’affaires sino-vietnamien passionné de vin. Depuis sa première acquisition sur la rive droite il y a près de 25 ans, il a considérablement élargi son portefeuille viticole. Trois belles illustrations étaient présentées à Bordeaux Tasting.

Élevé à Saïgon par des parents chinois, Peter Kwok a été bercé par la culture française depuis son plus jeune âge, et a développé naturellement la passion du vin. Après un doctorat en finance, il dirige avec succès CITIC Ressources Holding Ltd, filiale énergétique du groupe chinois CITIC. En 1997, sa passion de la France ne s’étant nullement estompée, il devient la première fortune chinoise à investir dans le vignoble bordelais avec le château Haut-Brisson en Saint-Émilion Grand Cru. Progressivement, il agrandit son portefeuille de vignobles, qui se compose désormais de sept propriétés : Château Bellefont-Belcier (Saint Emilion Grand Cru Classé) – Château Haut-Brisson (Saint Emilion Grand Cru) – Château Tour Saint Christophe (Saint Emilion Grand Cru) – Château La Patache (Pomerol) – Enclos Tourmaline (Pomerol) – Enclos de Viaud (Lalande-de-Pomerol) – Château Le Rey (Castillon Côtes de Bordeaux).

La revente en 2018 de Haut-Brisson à Stéphane Schinazi lui permet d’acquérir le grand cru classé Bellefont-Belcier, qui devient de facto le fleuron des Vignobles K et a, depuis, bénéficié d’importants investissements pour rénover l’outil technique et développer l’offre œnotouristique. Haut-Brisson continue toutefois, même si Peter Kwok n’en est plus propriétaire, d’être piloté et commercialisé par les équipes des Vignobles K, emmenées par leur talentueux directeur général Jean-Christophe Meyrou :

En un peu moins de 25 ans, les vins des Vignobles K se sont indéniablement installés comme des références solides sur la rive droite, démontrant à quelques esprits chagrins que les investisseurs chinois dans le Bordelais ne sont pas une menace mais bien une opportunité, lorsque les projets sont menés avec passion – comme en atteste, dans le cas présent, l’implication des enfants de Peter Kwok, Elaine, Karen et Howard. Lors du prochain classement de Saint-Émilion, Bellefont-Belcier a toutes les chances de conserver son rang, tandis que Tour Saint Christophe et Haut-Brisson ont de bons arguments pour accéder à une reconnaissance en tant que grands crus classés.

Durant Bordeaux Tasting, trois vins des Vignobles K étaient proposés à la dégustation par Denise van der Meer, directrice marketing & communication :

  • Château Le Rey « Les Argileuses » 2020 : vignoble acquis par Peter Kwok en 2016, en association avec son directeur général Jean-Christophe Meyrou, ce castillon se décline en deux cuvées parcellaires, l’une (« Les Rocheuses ») issue d’un terroir calcaire, l’autre (« Les Argileuses ») sur terroir… argileux. Ce 2020, assemblage 80% merlot 20% cabernet franc, se révèle pleine de gourmandise, rond, plein et pulpeux. Prix indicatif 14 €.
  • Château Haut-Brisson 2018 : situé entre Saint-Sulpice de Faleyrens et Vignonet sur un terroir proche de Monbousquet, le « doyen » des Vignobles K se distingue par son profil souple et digeste, déroulant une matière savoureuse, soyeuse, des tannins finement brossés, portés par une jolie trame acidulée. De la buvabilité et du croquant, jusqu’à une finale finement grillée. Prix indicatif 29 €.
  • Château Bellefont-Belcier 2018 : premier millésime conduit à 100% par les Vignobles K suite au rachat de ce grand cru classé, 2018 impose d’emblée une belle densité, un nez feutré et profond où le fruit noir se pare d’un léger fumé. Un vin d’une belle définition, précis et tendu, doté d’un toucher de tannins élégant et d’un élevage fondu. Son équilibre entre sucrosité et tension, ponctué par sa finale subtilement crayeuse, signe la race de son terroir. Prix indicatif 55 €.

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