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Catégorie : Infos Oenologie
« Info Œnologie » offre un condensé des dernières nouvelles, analyses et tendances du monde viticole. Explorez des reportages sur les régions viticoles émergentes, les techniques de vinification innovantes et les événements viticoles à ne pas manquer. Que vous soyez amateur ou professionnel, nos articles de presse soigneusement sélectionnés vous offrent une expertise variée pour enrichir votre connaissance du vin. Plongez dans des récits captivants sur l’histoire et la culture du vin, tout en découvrant des conseils pratiques pour apprécier chaque gorgée. Avec « Info Œnologie », explorez le monde du vin et savourez chaque instant de cette aventure
Mercredi dernier s’est réuni le Conseil d’Administration du Syndicat Viticole de Saint-Estèphe pour l’élection du nouveau président. Le successeur de Basile Tesseron est Jean-François Delon, propriétaire du Château Ségur de Cabanac.
Le nouveau visage stéphanois a 52 ans. Et Jean-François Delon n’est pas un nouvel arrivant sur la place de Saint-Estèphe, cette appellation communale la plus nord de la péninsule médocaine. Son grand-père fut propriétaire du Château Phélan-Ségur et son père, Guy Delon, a créé dans les années 1980 deux domaines que sont le Château Moulin de la Rose le Château Ségur de Cabanac. Ainsi, Jean-François Delon préside aujourd’hui aux destinées de ce dernier mais aussi désormais à celles du syndicat, avec pour priorité, précise-t-il, « la continuité du développement de la notoriété des vins de Saint-Estèphe en privilégiant les axes d’une feuille de route concernant l’image de l’appellation, l’environnement, l’œnotourisme, les nouveaux marchés et la nouvelle génération« , avant d’ajouter : « Un travail d’équipe qu’il entend mener à bien avec les membres du bureau« . Cette élection fut anticipée car le président sortant, Basile Tesseron, n’est plus à la tête du Château Lafon Rochet, acquis récemment par la famille Lorenzetti. Son bilan sera celui de la rénovation de la Maison du Vin malgré la crise sanitaire. Jean-François Delon récupère une gestion saine et compte défendre « l’âme vigneronne qui caractérise l’appellation avec ses nombreuses propriétés familiales et sa grande variété de terroirs« .
En chiffres, l’appellation Saint-Estèphe compte 1250 hectares répartis dans une soixantaine de crus dont 5 Grands Crus Classés 1855, 15 Crus Bourgeois, 3 Crus Artisans et une majorité de non classés parmi lesquels des marques fortes, citons par exemple les Châteaux Tronquoy-Lalande et Haut-Marbuzet.
Le 18 novembre 2021, Scarlett Johansson a eu l’honneur de recevoir un award décerné par l’American Cinémathèque Award Tribute pour l’ensemble de sa carrière. Le Château Malartic-Lagravière était servi au diner de gala mais était aussi aux côtés de la célèbre actrice pour lui remettre un magnum de vin rouge 2016 gravé à son nom. Pour ce cru classé en Pessac Léognan cette présence n’est pas le fruit du hasard et honore tout un travail de fond.
Depuis 1986 cette prestigieuse institution hollywoodienne met à l’honneur, chaque année, une personnalité emblématique du Septième Art. En 2019, le Château Malartic-Lagravière avait eu le privilège d’être aux côtés de Charlize Theron pour la remise de son Award lors d’une mémorable soirée.
Cette année, le diner de gala réunissait 700 personnes au Beverly Hilton hôtel et la présence sur les tables du château Malartic Lagravière n’était pas un hasard. Séverine Bonnie, Directrice marketing et communication du Château Malartic-Lagravière explique « Nous connaissons des gens du monde du cinéma, en Amérique latine, et nous collaborons régulièrement pour des films. Nous envoyons des bouteilles sur les lieux de production et nous avons la chance de les voir apparaître de temps en temps dans des films. Par ce biais-là, nous avons eu l’occasion de proposer nos vins à l’American Cinémathèque Award Tribute, et de les voir servis aux tables lors du diner de gala annuel dès 2019« .
Ce 18 novembre 2021, la famille Bonnie était représentée à la cérémonie par Véronique Bonnie, co-gérante avec son frère des vignobles Malartic. Ce fut une immense satisfaction de voir que les Malartic-Lagravière blanc 2016 et rouge 2014 étaient parfaitement accordés aux mets, et qu’ils ont ravi les palais.
Une actrice curieuse et généreuse.
Mais Véronique Bonnie a aussi eu le privilège de remettre à l’actrice un magnum gravé à l’or fin sur lequel on peut lire : « Scarlett Johansson American Cinémathèque Award 2021 ». Ce fut l’occasion d’un échange pendant lequel l’actrice s’est montrée « chaleureuse, humaine, pas du tout distante et très intéressée par la propriété et ses vins« . Elle en a profité pour dédicacer le magnum de Malartic-Lagravière 2016 gravé en son honneur, une bouteille qui sera offerte à Solar Responders, la fondation caritative que Scarlett Johansson dirige avec son frère jumeau Hunter Johansson. Une fondation créée en 2017 à la suite des dévastations que l’ouragan Maria avait infligé à l’île de Porto Rico et qui s’attache depuis à la collecte de fonds en vue de la reconstruction de maisons pour les victimes d’ouragans.
La famille Bonnie voit dans cette rencontre des points communs entre production d’un grand cru et réalisation d’un film : la passion de raconter une histoire, celle du terroir et des hommes qui le façonne et partager les mêmes valeurs universelles : le savoir-faire, l’émotion, le partage, la transmission.
La présence des vins du château Malartic à la cérémonie de l’American Cinémathèque Award Tribute est certes le résultat d’une excellente communication. Mais celle-ci aurait été sans efficacité si les vins du château, cru classé à la fois en blanc et en rouge lors du classement des Graves de 1953, n’avait pas progressé depuis 1996, date de son rachat par la famille Bonnie. Être présent sur les tables du diner de gala n’est-ce pas une forme de consécration ?
Véronique Bonnie et Scarlett Johansson. Photo : Bryan Beasley
Joseph Helfrich, fondateur de Grands Chais de France, regroupe le meilleur de ses domaines et maisons sous la signature Famille Helfrich. Des étiquettes dans tous les vignobles de France.
Joseph Helfrich, qui posa en 1979 les premières pierres de l’empire que constitue aujourd’hui Grands Chais de France, s’est toujours montré plus dans l’action que dans la communication. C’est une personnalité, qui a créé des marques comme JP. Chenet, champion du vin de cépage reconnaissable à sa bouteille trapue et blasonnée, la 1ère marque française de vin, la plus vendue au monde. Grands Chais de France est le 1er vinificateur privé de notre pays et le 1er exportateur français de vins et alcools.
En découvrant le vaste stand au nom de Famille Helfrich lors du dernier salon Vinexpo Paris en février 2020, on se doutait bien que quelques choses allait se passer. La covid-19 a retardé la marche et ce n’est qu’en pleine saison des vendanges que Joseph Helfrich a présenté officiellement la nouvelle signature commune qui relie désormais les plus prestigieuses de ses étiquettes.
Le fruit d’un travail d’équipe
A ce jour, 22 propriétés et 2 maisons, sur 70 détenues par le groupe, ont été retenues pour être vendues sous l’ombrelle Famille Helfrich. Le travail de sélection a été long et réfléchi pour aboutir à ce choix. Toute une équipe a travaillé autour du fondateur, Joseph Helfrich, à commencer par son épouse Laurence qui depuis des années mesure les envies enthousiastes de son mari, les accompagne et les met en musique chaque fois que cela est possible. « Le lancement de cette signature n’est pas anodin, souligne Stéphane Poisson, ambassadeur de la marque et directeur commercial grands comptes, il apporte un gage de confiance à nos clients et à nos consommateurs. Pour conforter nos premiers choix, nous avons fait appel à des sommeliers, afin d’avoir leur opinion. C’est ainsi qu’on a mis en lumière, par exemple, les millésimes 2014 et 1997 de notre Château de Fesles, en Anjou« . La signature va accompagner les domaines, mais la situation n’est pas figée, un domaine peut entrer ou sortir de la sélection.
Circuits de distribution privilégiés.
Parmi les 24 noms de Famille Helfrich à retenir, il y a d’abord les alsaciens, Maison Klipfel et domaine André Lorentz. Les racines de Joseph Helfrich sont alsaciennes et il a commencé sa carrière en reprenant l’entreprise de distillation de sa famille, située aux portes de Strasbourg. Mais tous les vignobles de France hormis la Champagne y ont une part plus ou moins grande, Chartron & Trébuchet en Bourgogne, Château du Cléray en Muscadet, Château Belles-Eaux en Languedoc, domaine de la Rouvière en Provence, ainsi que de nombreuses propriétés bordelaises, comme Château Lestage-Simon en Haut-Médoc et le cru classé de Sauternes Château Bastor-Lamontagne. Le plus méconnu se trouve dans le Jura : le Domaine de Savagny, un rare Château-Chalon, qui est pourtant le premier domaine racheté par Joseph Helfrich. Ces vins seront réservés à la vente dans des circuits de distributions traditionnels, hôtels, restaurants, cavistes, duty-free et compagnies aériennes.
Un nouvel acteur de poids, le groupe australien Treasury Wine Estates – davantage connu pour détenir Penfolds – persiste et signe dans son implantation dans le Médoc. Déjà propriétaire du prestigieux Cambon La Pelouse, un Haut-Médoc Cru Bourgeois Exceptionnel, Treasury Wine Estates frappe un grand coup avec l’acquisition des Châteaux Belle-Vue, autre Cru bourgeois Exceptionnel, Gironville, également un Haut-Médoc, et enfin le tout proche Bolaire en appellation Bordeaux Supérieur. Sébastien Long, à la tête de l’ensemble médocain pour le compte du groupe australien, nous délivre les raisons de ce développement.
Dans un récent communiqué de presse, vous évoquiez une stratégie de développement dans l’univers des vins français mais pourquoi spécifiquement le Médoc ?
A l’heure actuelle, il est certain que nous avons une prédilection pour le cabernet sauvignon. De fait on recherche les meilleurs terroirs pour ce cépage, à savoir les terroirs de graves. Nous sommes animés par l’élaboration de grands vins de garde. Et aussi bien le Château Cambon La Pelouse que les châteaux Belle-Vue, Gironville ou Bolaire présentent ces caractéristiques.
L’ensemble des 4 propriétés pèse près de 80 hectares de vignes, vous devenez un poids lourd, êtes-vous toujours à l’affût d’autre chose ? Un Grand Cru Classé 1855 par exemple ?
Nous avons 80 hectares en Haut-Médoc et 6,5 en Bordeaux Supérieur avec Bolaire. Et le groupe reste à l’écoute de potentielles acquisitions ou de partenariats de sourcing en achats de vins ou de raisins. Plus précisément concernant les Grands Crus Classés 1855, le groupe regarderait le cas échéant tous les dossiers. Ce n’est pas un objectif à tout prix, notre principal objectif est celui d’acquérir des grands terroirs.
Cambon La Pelouse et Belle-Vue sont des Crus Bourgeois Exceptionnels, est-ce une notion importante pour vous, misez-vous sur ce classement ?
C’est une notion très importante pour nous, cela justifie cette recherche d’excellence à travers ce classement qui a été notamment fait sur la dégustation de plusieurs millésimes. Nous croyons en ce classement et on travaille avec cette famille pour différents événements, notamment très prochainement le Wine Paris. Ce classement est une garantie de qualité et c’est aussi un critère de vente puisque nous travaillons avec la Place de Bordeaux.
Des marques comme Gironville ou Bolaire pourraient-elles disparaître ?
Ce sont des potentialités, Bolaire, en tant que Bordeaux Supérieur, ne pourrait pas rejoindre un Cru Bourgeois mais, il est vrai, pourrait nourrir un second vin ou autre. Nous n’en sommes pas là du tout. Il faut voir comment nous allons restructurer tout ça. Il n’y a pas de stratégie précise sur les marques à l’heure où je vous parle.
Et concernant le 100% petit verdot de Bolaire, cette superbe cuvée ?
Cela fait partie des réflexions en cours. Nous goûtons très bien cette cuvée produite à hauteur de 4000 cols environ, elle est très intéressante et elle est très bien positionnée sur le marché. Donc, si nous arrivons à produire la même qualité, on n’en doute pas, nous allons continuer cette cuvée. Il y aura un petit verdot sur le millésime 2021 si le vin tient la route à la sortie des chais. Ça se présente bien.
Quels sont les grands projets à venir sur ces 4 propriétés, en termes de conduite de vignoble, de style de vins comme d’oenotourisme ?
Pour la conduite du vignoble, nous allons consolider la méthodologie de Cambon sur l’ensemble des propriétés, nous allons restructurer les trois vignobles via une étude des terroirs que nous lançons actuellement. L’idée est de choisir le bon cépage pour le bon terroir ainsi que les porte-greffes. Nous avons enclenché la conversion en agriculture biologique sur Cambon-La-Pelouse, dans la foulée nous ferons de même pour les autres. Nous concentrons enfin nos efforts dans l’oenotourisme sur Cambon-La-Pelouse et sans doute aussi sur Belle-Vue qui sont nos deux Crus Bourgeois Exceptionnels.
Le château de Pressac, sur le plateau de Saint-Emilion, s’est refait une beauté avec de nouvelles toitures en ardoises et en cuivre et vient d’inaugurer un nouveau chai semi-enterré.
Cette bâtisse néogothique du 19e en impose sur son promontoire à terrasses surplombant la vallée de la Dordogne. C’est dans l’ancien château qu’avait été signé en 1453 la reddition des Anglais mettant fin à la guerre de Cent Ans après la bataille de Castillon, non loin de là. Jean-François Quenin, ancien directeur général de Darty, a racheté ce site historique avec son épouse Dominique en 1997, travaillant sans relâche à restaurer vignoble et château. La propriété, en HVE3 depuis 2017, s’étend sur 47 ha dont 41 de vignes d’un seul tenant. « Il y en avait 25, plutôt en mauvais état lors de l’acquisition et nous en avons arraché et replanté 36 avec l’aide de Claude et Lydia Bourguignon, précise le propriétaire. Le vignoble reflète aujourd’hui l’expression locale des trois terroirs saint-émilionnais (le plateau calcaire, les coteaux argilo-calcaires et les pieds de côte argilo-cablonneux) et des six cépages du cru« . Les merlots sont majoritaires (entre 70 et 75% dans le premier vin, à 80-85% dans le second) accompagnés des cabernets franc et sauvignon; le malbec est arrivé dans les bagages de Vassal de Montviel, sous Louis XV, qui a apporté de son Quercy natal ce cépage baptisé alors « noir de Pressac » – il était même devenu majoritaire dans le secteur avant le phylloxera. Jean-François Quenin en a replanté 1 hectare « sans grande conviction » pour finalement en surgreffer la moitié. Il lui a préféré le carménère replanté en 2001 et qui, à 1,5-2% dans l’assemblage, apporte une précieuse note épicée, et le petit verdot (autorisé dans l’appellation depuis 2009) qui entre dans les mêmes proportions dans le second vin, Tour de Pressac.
Augmenter le travail parcellaire
Les Quenin ont fait appel à un architecte de Fronsac, le bureau Krzan, pour se doter d’un troisième chai de vinification, gravitaire avec une douzaine de tronconiques en inox, soit désormais 49 cuves pour des vinifications parcellaires, et d’un deuxième chai de 600 barriques pour passer, quand le millésime s’y prêtera, de 18 à 24 mois d’élevage. Pressac, devenu grand cru classé en 2012, élabore également depuis 2019, un troisième vin, vendu en vrac. Pas de blanc ici mais un rosé de saignée ou plutôt un clairet, La Rosée de Pressac, à majorité merlot et cabernet franc, élevé en barriques d’acacia (2-3 000 bouteilles). Jean-François Quenin suit les dégustations avec le directeur technique Yannick Reyrel en collaboration avec Hubert de Boüard et Alain Raynaud pour les assemblages. « Pour le premier, ça n’est jamais assez racé, pour le deuxième, jamais assez velouté, pour le troisième, jamais assez puissant » ironise le maître de Pressac qui avoue une autre passion, celle du bois. Les deux tiers des barriques d’élevage proviennent de la tonnellerie du Sud-Ouest basée à Gaillac (81) qu’il a rachetée en 2010. « Nous utilisons également des fûts des meilleurs tonneliers, Radoux, Sylvain, Taransaud, Seguin Moreau… Nous mettons les mêmes vins dans les différentes barriques, à chauffes de plus en plus douces, plutôt façon gigot de 7h qu’entrecôte grillée, on goûte deux fois par an et on vote« .
Photo : TWIN photographie
Toujours à la vente, les 2019, 2018, 2015 (40 € à la propriété), 2014 et 2011 (35€) et Tour de Pressac 2019 (20 €).
Les vins de Bergerac et Duras s’étaient mobilisés hier pour partir à la conquête de la capitale de l’Occitanie. Ils étaient une vingtaine de producteurs, négociants et coopératives à présenter leurs vins toutes couleurs à l’espace Vanel, près de la gare de Toulouse Matabiau
Au sixième étage de l’arche de la médiathèque, dans la grande salle de l’Espace Vanel aux grandes baies vitrées offrant une vue panoramique sur la ville et le canal du Midi, ils étaient une vingtaine d’opérateurs à venir présenter aux Toulousains la Périgord Attitude « Nous sommes juste venus leur rappeler que nous sommes aussi dans le Sud-Ouest qui est une entité avec de belles richesses a découvrir, aussi bien dans le verre que dans l’assiette« , estime Vincent Bergeon, directeur de l’Interprofession des Vins de Bergerac et Duras (IVBD). Une formule inédite a donc été choisie comme celle du rendez-vous parisien en juin dernier avec non pas des stands collectifs mais plutôt individuels par producteur et par filière agroalimentaire (foie gras, canard, agneau, poulet, châtaigne, noix…). « Le fait de mêler l’accueil des professionnels et du grand public, même avec des créneaux horaires successifs, avait été bien apprécié à Paris et nous avons donc choisi de réitérer la formule, précise Marie Lacourt responsable marketing de l’IVBD. D’autant que nous avons sollicité Terre de Vins pour organiser l’événement dans l’urgence afin de bénéficier des aides accordées dans le cadre du plan France Relance, en particulier celles pour la participation aux salons afin de promouvoir nos vins dans le cadre de la transition agroécologique« . Les opérateurs présents à l’espace Vanel étaient d’ailleurs engagés dans une démarche responsable, certifiés en bio, HVE ou en conversion. « Ces aides sont un véritable outil d’aide à la décision pour se bouger et inciter à se réinscrire à des salons, surtout lorsque l’on a des problèmes de trésorerie suite à la crise sanitaire« , reconnaît Muriel Landat Pradeaux du Domaine de Siorac.
Ne pas rester dans son pré carré
« Il est important d’être présent sur le marché toulousain phagocyté par les grandes marques de Côtes de Gascogne ou du Languedoc, regrette Gilles Bartoszek du château de Monbazillac, présent sur tous les salons Terre de Vins-IVBD. Les consommateurs ne sont pas réfractaires à nos vins puisque nous sommes présents dans les Leclerc de la région avec notre marque Duc de Castellac qui tourne bien mais il faut pouvoir proposer des alternatives en poussant d’autres cuvées« . « Notre vignoble souffre clairement d’un déficit de notoriété reconnaît Eric Faucheux de Moulin Garreau. Il est plus facile de faire goûter les blancs secs et les rouges. Les consommateurs arrivent en disant « on ne veut pas de sucre » mais quand ils goûtent, nous n’avons aucun problème pour les vendre ». Même constat pour Bernard Barse du Domaine Les Graves avec son saussignac, « une petite appellation inconnue toujours bien accueillie à la dégustation mais pour laquelle il faut beaucoup conseiller en accords mets-vins« . Certains domaines qui avaient profité de l’occasion pour prospecter dans la capitale toulousaine regrettent que les cavistes soient « très fermés à la découverte avec beaucoup d’a priori sur nos vins » déplore Caroline Delcoix du Château Thénac qui espère qu’un tel événement permettra aussi s’ouvrir des portes. « Arriver a être présent chez des cavistes indépendants demandent souvent une organisation plus structurée, surtout pour les petits domaines qui n’ont pas de gros volumes à vendre, souligne Vincent Bergeon. D’où la nécessité de repenser les gammes et les forces de vente avec par exemple des commerciaux partagés pour présenter une offre élargie à plusieurs domaines. Mais un salon comme celui-là permet déjà de ne pas rester dans son pré carré«
L’investissement des Lyonnais en Beaujolais continue sur sa lancée. Jean-Claude Lavorel vient d’acquérir le Domaine Lafond, en appellation Brouilly, Côte-de-Brouilly, Régnié et Beaujolais, situé à quelques encablures du Château des Ravatys, acquis par le groupe l’année dernière. Six questions à Jean-Claude Lavorel.
Un an après l’acquisition du Château des Ravatys, vous devenez propriétaire du domaine Lafond. Pourquoi et comment cela s’est-il fait ?
Cela s’est fait naturellement. J’ai été prévenu que le domaine Lafond était prêt à vendre, nous nous sommes rencontrés, nous avons bien accroché. Et en interne, nous nous sommes dit, pourquoi ne pas augmenter notre surface de vigne et notre capacité d’action en Beaujolais (et par là-même notre chiffre d’affaires) ? Nous avons donc acheté les vignes, les installations, et le fils de l’ancien propriétaire reste sur l’exploitation en tant que salarié. Nous avons fait cause commune pour les vendanges 2021, et pour la suite nous reprenons l’exploitation, mais pas le stock.
Avec cette deuxième acquisition en Beaujolais, quelle est votre stratégie dans le domaine viticole et dans cette région ?
Nous n’avons pas de stratégie prédéfinie. La stratégie, ça se fait aussi en fonction des opportunités. Nous n’étions pas spécialement en recherche, mais c’est vrai que nous ne sommes pas du genre fermé [rires]. Là, le domaine s’est présenté, le feeling a suivi, et voilà. Les confinements ont été l’occasion de prendre du recul et du temps, avec la fermeture de nos hôtels et restaurants. Nous avons pu nous glisser pleinement dans le costume de vigneron et nous concentrer sur les actions que nous souhaitions entreprendre dans ce domaine. Nous avons travaillé sur le référencement de nos vins, et notre envie de réveiller la belle endormie s’est vraiment confirmée.
Avez-vous des projets particuliers pour ce nouveau domaine ?
Pour l’heure, nous n’avons pas de feuille de route définie. L’acquisition de ce domaine proche des Ravatys est l’occasion d’agrandir le chai et de mutualiser pour les deux exploitations. Notre nouvelle responsable d’exploitation arrivée cet été aux Ravatys, Aurélie Revermont (précédemment maître de chai au Château du Chatelard) va s’occuper des deux.
Quel bilan dressez-vous de cette première année au Château des Ravatys ?
J’en suis très content. La qualité des vins est très bonne, et l’expertise d’Aurélie devrait nous faire encore monter en gamme. Un tiers de la surface a été convertie en bio en 2021, nous poursuivons, et devrions donc avoir une conversion totale en 2024. Nous allons également développer un grand potager. Le réceptif, qui est à la base notre spécialité (le groupe Lavorel détient une branche hôtelière, « Lavorel Hôtels », notamment propriétaire des Suites de la Potinières à Courchecel, ndlr), nous a pleinement satisfait et fonctionne très bien.
Est-ce que le Beaujolais vous aurait autant attiré si ce n’était pas un vignoble en pleine mutation et riche de défis ?
C’est toujours intéressant de racheter quelque chose d’existant, puis d’y faire des travaux, de le remodeler en fonction de sa vision et d’apposer son empreinte. Et cette région mérite d’être revalorisée, on y fait des vins incroyables, par exemple j’adore les vins du Château de Poncié à Fleurie, ce sont des vins de fou. Avec le Château de Bagnols (Relais & Châteaux situé dans le Beaujolais des pierres dorées, acquis par Lavorel Hôtel en 2012, ndlr), j’ai appris à connaître et mieux comprendre la région.
Quelles sont vos ambitions ou votre vision pour le vignoble du Beaujolais ?
J’ai été élu président de l’office du tourisme du Beaujolais, « Destination Beaujolais ». Ma vision est simple : que l’on redonne ses lettres de noblesse à cette région. Et il y a encore du travail, cela arrive trop souvent que lorsque je fais déguster une cuvée de Beaujolais, les gens tirent la trogne. Je ne suis pas contre le Beaujolais Nouveau, mais il faudrait vraiment qu’il revienne à une place anecdotique et propre à certains marchés. Nous n’allons d’ailleurs pas poursuivre sa production au domaine Lafond. Je pense vraiment qu’il y a un coup à jouer ici. Le réchauffement climatique va changer le profil des vins, il y a des châteaux magnifiques, ça n’est pas réserver au Bordelais ou à la Bourgogne ! Il faudrait qu’on parle de tout ça notamment avec Jean-Loup Rogé (propriétaire du Château de Poncié) et Christophe Gruy (propriétaire du Château de la Chaize) : tous les ingrédients sont réunis pour monter en gamme sur les vins, l’oenotourisme.
Les 2 et 3 décembre, lors d’une vente exceptionnelle de la Maison Perrier-Jouët chez Christie’s à Londres une bouteille de 1874 sera mise aux enchères. Ce flacon nous raconte une histoire, bien connue grâce à un livre rédigé en 1905 par André Louis Simon, celle des tout premiers champagnes secs en Angleterre, et celle de la première mode des vintages, deux phénomènes intimement liés.
Dans les années 1860, avant l’avènement des champagnes secs, les champagnes millésimés ne suscitaient guère d’engouement et leur prix n’était pas beaucoup plus élevé que les non vintages. Et pour cause, écrivait le gastronome André Louis Simon en 1905, « ces vins (millésimés) en raison de leur douceur ne s’amélioraient pas en étant gardés de nombreuses années et leur valeur ne pouvait donc s’accroître au fil du temps« . Ainsi, « Le Mumm 1842 était vendu 62 shillings (la douzaine) en 1855 » alors que le tarif d’un lot identique de non vintages se situait aux alentours d’une cinquantaine de shillings.
La véritable histoire des champagnes secs et des vintages commence en réalité en 1848 lorsque M. Burne, un marchand de vins londonien, goûte à Epernay, chez Perrier-Jouët, le millésime 1846 avant qu’il ne soit dosé. Séduit par cette expérience, il demande à Charles Perrier la possibilité d’en importer en Angleterre. Le négociant tente de l’en dissuader : les Anglais ont acquis un certain goût pour les champagnes doux et le changement serait trop brutal. Mais Burne s’entête. Il en vend quelques bouteilles à un club de militaires très connu. « Ces Messieurs le trouvèrent si horriblement sec, que le marchand entreprenant eut l’humiliation de devoir reprendre ses vins et les remplacer par des champagnes plus doux« .
L’expérience ne suffit cependant pas à décourager cette « poignée demarchands de vins éclairés, impatients d’éduquer leurs consommateurs à boire les vins de la Marne dans un état naturel« . Simplement, sur les conseils des maisons, ils procèderont progressivement en baissant petit à petit les dosages. Ainsi, les premiers champagnes secs appréciés, tel que le « Very Dry de Bollinger 1865 », conservent des dosages assez conséquents. La nouvelle mode gagne d’abord Londres, portée par des maisons comme Pommery. En province, le mouvement est plus tardif. Le Ayala Very Dry très en vogue à Oxford grâce au Bullingdon Club où le prince de Galles aime retrouver de manière informelle ses anciens camarades de collège, jouera un rôle majeur.
Photo: Maison Perrier-Jouët
1874 : une année mûre qui consacra la mode des champagnes secs
C’est à partir de la commercialisation du millésime 1874 que la mode du champagne sec se généralise définitivement. L’année offre une maturité inhabituelle dans cette région septentrionale : l’été a été si chaud que les vins ont tous une légère teinte rosée ce qui lancera la mode du « slightly pink ». Nul besoin donc d’un dosage important pour corriger le tir. Certaines maisons vont même au-delà du dry en proposant des champagnes natures. Le millésime 1874 acquiert de ce fait une réputation considérable, peut-être même un peu excessive… La Wine Trade Review indique dans son numéro du 15 avril 1882 : « sans remettre en cause ses qualités indubitables, sa renommée n’aurait jamais été si forte s’il n’avait pas été encadré par d’aussi mauvaises années« .
Toujours est-il que dans les ventes aux enchères de Christie’s, les prix battent tous les records. En 1887, un lot de douze magnums de Perrier-Jouët 1874 atteint la somme exorbitante de 800 shillings. Ce prix restera inégalé jusqu’aux années 1960. Dans cette compétition entre grandes marques, il est vrai que Perrier-Jouët caracolait déjà en tête depuis un certain temps. En 1875, par exemple, pour le millésime 1865, la marque avait déjà obtenu la première place avec un score de 111 shillings les douze bouteilles, juste devant Louis Roeder et Piper…
On ne négligera pas le rôle joué par certaines élites très « bling bling », avides de spéculation ou de reconnaissance sociale : des « courtiers joueurs et desaristocrates téméraires rivalisaient entre eux pour faire monter les enchères à des prix ridicules pour le seul plaisir de se faire remarquer. Ils payaient souvent certaines marques de champagne, deux, voire trois fois le prix auquel ils auraient pu acheter ce même vin chez leur marchand. » Une mode qui passera, puisque dans les années 1900, toujours selon le même auteur, ces enchères ne sont plus fréquentées que par les marchands de vins les plus importants, qui, naturellement, n’ont pas intérêt à faire grimper les prix.
Enfin, c’est à partir de cette période, face à la multiplication des fraudes, que la pratique consistant à mentionner le millésime sur les étiquettes et à l’intérieur du bouchon a commencé à se généraliser dans les maisons. Selon André Simon, Perrier-Jouët aurait été une des premières marques à user de ce procédé.
L’engouement pour le millésime 1874 dura particulièrement longtemps. En 1898, la cuvée 1874 de Perrier-Jouët se vendait encore au prix de 275 shillings la douzaine de bouteilles. Autant André Simon reconnaît les vertus des vieux vintages, autant il déplore que le millésime 1874 ait continué de cette manière à exercer une fascination bien après le moment de son apogée en termes gustatif. Au bout de 26 ans, il avait selon lui acquis un « goût lourd de cerise loin d’être agréable« . L’auteur se réjouit que cet emballement pour les très vieux champagnes ait fini par passer et conclut : « Le public commence à réaliser qu’il faut apprécier le champagne comme les femmes, selon leur maturité et non selon leur âge ; les vins de 1898, 1899 et 1900 se boivent maintenant librement et sont préférés par beaucoup au 1889 qui devient trop vieux« .
Sur ce point, André Simon s’est peut-être trompé. On déguste toujours aussi volontiers les très vieux champagnes, même si leur complexité nécessite d’être assez averti. Ils sont porteurs d’une émotion intense, celle de revivre un passé lointain et de communier l’espace d’un instant avec nos ancêtres. A ce titre, la nouvelle vente du 1874 ce 3 décembre, dont le lot comprend un séjour à la Maison Belle Epoque, pourrait susciter de nouveaux records. Quant à ceux qui préfèrent des champagnes plus jeunes, dans la vente de Christie’s figurent aussi des millésimes plus récents. Le plus jeune est un Belle Epoque rosé 2006. Terre de vins a eu l’occasion de déguster quelques-unes de ces cuvées : on ne peut que saluer la constance du style de la maison, toujours perceptible malgré l’œuvre du temps, avec des notes florales, d’une délicatesse et d’une fraîcheur infinies.
Dimanche 21 novembre, la 161e vente aux enchères des Hospices de Beaune s’est déroulée dans une salle chauffée à blanc, les batailles d’enchères menant à une envolée des prix. Les résultats définitifs donnent le tournis, les réaction sont unanimes.
Des résultats que même les plus fins connaisseurs n’avaient osé imaginer. La vente des Hospices de Beaune, édition 2021, a fait tomber les records uns à uns, devant 700 acheteurs médusés, ce dimanche 21 novembre sous les halles de Beaune. Bien sûr, le coup de marteau à 800 000 euros pour la pièce de charité marquera longtemps les esprits. Mais au-delà, c’est l’ensemble de cette vente qui a déjoué les pronostics, toutes cuvées confondues.
248 200 euros le fût de Bâtard-Montrachet
L’hôpital-vigneron, en collaboration avec la maison d’enchères américaine Sotheby’s, proposait au catalogue l’un des plus petits millésimes de son histoire. Et pourtant : le résultat total atteint 12,6 millions d’euros, frais inclus. En 2020, cette somme s’élevait à 14,3 millions d’euros… pour pratiquement deux fois plus de vin.
C’est donc, logiquement, le prix moyen de la pièce (fût de 228 litres) qui s’envole cette année : il s’établit à 34 980 €, contre 21 667€ en 2020. Soit un bond de plus de 60 %. Un succès plus particulièrement marqué pour les blancs, vendus 115 % plus chers par rapport à 2020. À ce titre, l’exemple du Bâtard-Montrachet grand cru est plus que parlant : les deux pièces proposées ce dimanche ont chacune doublé leur estimation haute, se vendant à 248 200 € et 221 400 €.
Les réactions
François Poher, Directeur et Président du Directoire des Hospices Civils de Beaune : « Nous sommes fiers d’avoir contribué à porter si haut la cause des droits de la femme, à la santé et à l’égalité. Le résultat de la vente dépasse nos espérances. Notre responsabilité est immense afin de réaliser un nouvel hôpital sûr et exemplaire.«
Albéric Bichot, premier acheteur de la vente en valeur: « Avec mes collaborateurs et mes clients, on sentait bien que les prix allaient monter, mais pas à ce point-là. Nous avons perdu quelques clients, ces prix dépassaient totalement leur budget. Mais c’est formidable pour l’hôpital de Beaune. Chapeau aux Hospices, c’est une reconnaissance évidente du travail de Ludivine Griveau [régisseuse du domaine des Hospices, ndlr] malgré les conditions difficiles du millésime. Bravo aussi à Sotheby’s, qui a relevé le défi avec brio. Et à Pio Marmaï, quelle émotion! On me demande si j’ai été déçu de ne pas remporter la pièce des présidents…c’est tout le contraire ! Le but était de faire monter l’enchère le plus possible, pour cette cause, pour les associations. Après la bataille, j’ai félicité l’acheteur, que je ne connaissais pas. J’espère qu’il va continuer et revenir l’année prochaine.«
Mario Tavella, Président, Sotheby’s France, Chairman Sotheby’s Europe : « Ce fut un honneur et un plaisir absolu pour nous de travailler avec les Hospices de Beaune, une institution qui produit du vin et fournit des soins à sa communauté depuis des centaines d’années. Nous sommes ravis que les fonds aillent à des causes aussi importantes, et avons hâte de revenir à Beaune l’année prochaine. »
Jamie Ritchie, Directeur Monde, Sotheby’s Wine : « Cette vente historique a été une collaboration incroyablement enrichissante entre Sotheby’s France, notre équipe mondiale des Vins, l’équipe des Hospices de Beaune, avec le soutien de tous les négociants et particuliers qui ont participé. Bien qu’il s’agisse du plus petit nombre de lots proposés depuis plus de quarante ans, les résultats obtenus ont été bien au-delà de nos espérances, avec seulement 362 lots réalisant une augmentation moyenne de 85 % par cuvée. La demande de vins de Bourgogne est en constante augmentation, ce qui, combiné à la qualité exceptionnelle des vins produits par Ludivine Griveau et son équipe, et à la petite taille du millésime, a conduit à des enchères passionnées.«
Trois éditions et trois victoires pour des sommelières ! Ce lundi 22 novembre, à Reims, c’est la Japonaise Seika Hosokawa, en poste à Paris, qui a inscrit son nom au palmarès.
Le jury présidé par Hervé Bizeul (vigneron en Roussillon et ancien sommelier) et composé de Ann Long (lauréate de l’épreuve en 2019) et Louise Bryden (œnologue Ruinart) a été conquis par la copie rendue par Seika Hosokawa. Copie, parce que le Ruinart sommeliers challenge n’est constitué que d’un seul atelier écrit. En l’occurrence, ce lundi 22 novembre à Reims, un commentaire de dégustation inspiré de l’esprit WSET de quatre vins effervescents.
Lorsque débutait le challenge, les douze candidats n’avaient qu’une certitude, aucun ne serait issu des célèbres crayères qui s’étendent sur des kilomètres à 40 mètres au-dessous du sol de la maison fondée en 1729. Une seule consigne aussi, les deux premiers commentaires devaient être rédigés en français et les deux suivants en anglais. Un bilinguisme destiné à tester la capacité des participants à s’exprimer dans une autre langue et donc à pouvoir communiquer avec les vainqueurs issus d’une douzaine d’autres pays. Car l’été prochain, tous se retrouveront en Champagne le temps d’une intense semaine de visites, de dégustations et donc d’échanges.
Mais avant de se projeter sur ce rendez-vous, il fallait donc analyser, justifier, proposer des accords mets-vins et, à la fin, tenter d’identifier quels vins les organisateurs avaient sélectionné. Tous étaient issus de Champagne. Dans l’ordre il s’agissait des cuvées Le Mont-Aigu 2013 (champagne Guiborat, 100% chardonnay de Chouilly), La côte à bras 2008 (champagne Joseph Perrier, 100% pinot noir de Cumière), Grand cellier d’or 2015 (champagne Vilmart, 80% chardonnay et 20% pinot noir de Rilly-la-Montagne), et enfin Rue des noyers 2015 (champagne Benoît Déhu, 100% pinot meunier de Fossoy).
Seika Hosokawa, sommelière japonaise du restaurant Le Jules Verne à Paris, s’est donc montrée la plus perspicace et la plus inspirée par ces quatre vins. Elle confirme au passage que ce challenge est, depuis sa création en France, exclusivement une affaire de femmes. Chloé Laroche (Hôtel Bristol) et Bruno Scavo (sommelier indépendant) figurent à ses côtés sur le podium.
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