[Bordeaux Tasting J-18] A la rencontre des winemakers iconiques bordelais

Pour célébrer les dix ans de Bordeaux Tasting, les samedi 11 et dimanche 12 décembre à Bordeaux, Terre de Vins crée un espace Winemakers dans la Cour du musée des douanes. Les visiteurs pourront rencontrer quatre consultants emblématiques et leurs équipes, et découvrir les pépites qu’ils ont sélectionnées parmi les domaines qu’ils conseillent.

Stéphane DerenoncourtDerenoncourt Consultants

« Nous nous sommes attachés à composer une sélection diversifiée, à travers cinq propriétés emblématiques de leur terroir et de notre conseil à et hors Bordeaux. Nous avons retenu trois millésimes par domaine, pour expliquer en quoi consiste notre métier de consultant à travers l’évolution des vins et de la propriété dans le temps.

  • Domaine de l’A Castillon – Côtes de Bordeaux – Millésimes 2011, 2015 et 2017
  • Château Le Pin Beausoleil – Bordeaux Supérieur (en conseil depuis 1998) – Millésimes 2014, 2016 et 2018
  • Château Paveil de Luze – Margaux (en conseil depuis 2010) – Millésimes 2010, 2014 et 2016
  • Villa Baulieu blanc (en conseil depuis 2010)– Millésimes 2011, 2016 et 2017
  • Château de Minière – Bourgueil (en conseil depuis 2015)- Vignes Centenaires 2015, 2017 et 2018″

Julien ViaudLaboratoire Rolland & Associés

« A travers des pépites en dehors de la classification des crus classés de Bordeaux, nous souhaitons mettre en lumière des vignerons qui sortent des sentiers battus. Je veux  montrer la capacité de Bordeaux à innover à travers des vins que les dégustateurs qui viendront à notre rencontre ne connaîtront pas encore forcément.

  • Nous proposerons la découverte de château Reignac, bordeaux supérieur dynamique et novateur qui a l’habitude de casses les codes.
  • Sur le plateau argilo-calcaire de la commune de Sadirac, dominant la Garonne, château Pabus sort du lot avec ses magnifiques cabernets francs, et son assemblage merlot-cabernet franc.
  • A Bergerac, nous ferons découvrir le château Saint-Cernin, domaine localisé sur le plateau d’Issigeac aux terroirs argilo-calcaires rappelant Saint-Emilion et proposant un assemblage merlot-cabernet sauvignon.
  • En Puisseguin Saint-Emilion, au château Clarisse, Didier et Olivia Le Calvez travaillent en bio et biodynamie, pour proposer un très bel assemblage rouge, à égalité de merlot et cabernet franc, né sur le plateau calcaire.
  • A Pauillac, le château Pauilac est détenu par la famille Peyronie, également à la tête du château famille Fonbadet. Ses cinq hectares de terroirs de très haut-niveau  sont enclavés entre des grands noms comme Lafite-Rothschild, Pontet-Canet ou Pédesclaux. Son vin est un assemblage à 85 % de cabernet sauvignon et 15 % de merlot. »

Hubert de Boüard – Hubert de Boüard Consulting

« Nous proposerons sur cet espace la dégustation de vins hors Bordeaux, puisqu’en tant que consultants, nous avons de longue date une activité ailleurs en France et à l’étranger. Nous allons faire découvrir des propriétés avec lesquelles nous avons des liens étroits, tant sur le plan des relations humaines et affectives que techniques, car nous croyons  beaucoup au potentiel de ces régions.

  • Afrique du Sud : je consulte pour le prestigieux vignoble de Constance depuis vingt ans, j’ai une vraie histoire avec ce pays dont je me sens très proche.
  • Portugal : Manoel D.Poças Junior est une propriété détenue par des Portugais dans le Douro, région porteuse de grands espoirs pour les vins rouges secs avec ses cépages autochtones.
  • Liban : je consulte dans ce pays depuis 1996. Nous ferons découvrir Ixsir, un vin blanc et un vin rouge issus d’un vignoble planté à 1800 mètres d’altitude, ce qui en fait le plus haut d’Europe. Nous voulons positionner ce vin parmi l’élite libanaise.
  • Espagne : Ribera del Duero, nous ferons découvrir la cuvée Lucia de Francisco Barona, un vignoble monté par un ancien stagiaire qui a fait armes aux châteaux Angélus et La Fleur de Boüard. Il ne produit que du rouge.
  • France : à Bergerac, nous ferons déguster château Thénac en blanc et rouge. »

Antoine MédevilleLaboratoire Œnoconseil 

« Nous avons choisi des domaines qui vendent en direct sans passer par la Place de Bordeaux, qu’il sera donc aisé de retrouver à la propriété, chez des cavistes ou en restauration. Nous avons veillé à sélectionner des vins qualitatifs dans les différentes appellations de la région médocaine, pour avoir une belle représentativité de notre travail., à l’image du château Haut Marbuzet (Saint-Estèphe), du château Cissac (Haut-Médoc), du château La tour de By (Médoc) ou du Clos Manou (Médoc). Pour compléter ce panel médocain, également un vin espagnol, le Mas de La Mona, jeune vignoble à Guadalest, non-loin d’Alicante, qui mérite d’être découvert. Ce sont les deuxièmes vendanges pour lesquelles nous les accompagnons, et c’est très prometteur, certainement l’un des futurs grands vins espagnols. »

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Bourgogne : 12 majors récompensés au titre du Tastevinage 2021

Photo DR Confrérie des Chevaliers du Tastevin (1)

Photo DR Confrérie des Chevaliers du Tastevin (1)

Le concours viticole organisé par la Confrérie des Chevaliers du Tastevin distingue chaque année 12 vins sur plus de 1000 échantillons reçus. Les lauréats ont été dévoilés jeudi 18 décembre au château du Clos de Vougeot.

C’est le plus ancien concours viticole de Bourgogne, dont la notoriété va croissante depuis 1950.  Une dégustation effectuée à l’aveugle par des spécialistes de la région (vignerons, sommeliers, journalistes…) au château du Clos de Vougeot. Leur mission : ne sélectionner que les vins les plus typiques de leur appellation, ceux qu’ils « seraient heureux de posséder dans leur cave et fiers d’offrir à des amis« . Le Tastevinage récompense chaque année environ 300 vins de grande Bourgogne sur plus de 1000 dégustés.

Sur ces cuvées labellisées, se distinguent les « majors » : les vins qui ont fait l’unanimité du jury. Seuls une douzaine d’échantillons ont droit à cette distinction chaque année. La liste des lauréats du concours 2021 a été dévoilée jeudi 18 décembre, au château du Clos de Vougeot :

Crémant de bourgogne

– Louis Chavy / La Compagnie des Vins d’Autrefois- Blanc brut

Blancs

– Domaine Chêne – mâcon la roche-vineuse 2020, cuvée prestige

– Maison Moillard – bourgogne 2019, chardonnay premium

– Domaine Guy Robin – chablis 2019 vieilles vignes, cuvée Marie-Ange

– Maison Patriarche père & fils – monthélie 2019

– Domaine Stéphane Aladame – montagny 1er cru 2019, sélection vieilles vignes

– Domaine Albert Grivault – meursault 2018, clos du murger

Rouges

– Domaine du Château du Val de Mercy, bourgogne coulanges-la-vineuse 2018

– Domaine Cornu – savigny-lès-beaune 2019

– Domaine Belleville – mercurey 2017 rouge champ roin

– Domaine Manuel Olivier – vosne-romanée 2019

– Domaine Mongeard-Mugneret – grands-échezeaux grand cru 2018

Les vins seront désormais reconnaissables par leur macaron Tastevinage apposé sur la bouteille :

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Les vignerons indépendants d’Alsace prennent pied à Strasbourg

Le syndicat des vignerons indépendants d’Alsace s’apprête à ouvrir un espace au cœur de Strasbourg : enfin une ambassade des vins d’Alsace dans la ville qui abrite le Parlement européen.

Pour les amateurs de vins, la capitale de l’Alsace, c’est Colmar. Située plus ou moins au centre du vignoble, Colmar est la ville à partir de laquelle il est le plus facile de rayonner dans les vignes. Mais pour ceux qui connaissent mal la région, pour l’ensemble des Européens, pour ceux qui ne circulent qu’en TGV direct, la grande ville d’Alsace est Strasbourg. Et dans cette grande ville, siège du Conseil de l’Europe et du Parlement européen, il n’y a pas d’ambassade des vins d’Alsace. Pas d’ambassade officielle, s’entend, car les restaurants, wistubs bien fournis y sont légion, sans parler des cavistes comme Au Millésime, Vino Strada ou Terres à vin.

La Neubau au cœur de Strasbourg

Cela faisait deux ans qu’ils en parlaient, les vignerons d’Alsace regroupés au sein du Synvira, syndicat des vignerons indépendants d’Alsace. Ils souhaitaient reproduire en ville l’ambiance de leurs caveaux en ouvrant un lieu de promotion et de vente, où tout le monde pourrait découvrir leurs vins, mais aussi leur métier et leurs terroirs. Pour le 50 è anniversaire de leur syndicat, ils ont conclu un accord avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace, pour s’installer dans leurs locaux de La Neubau , place Gutenberg, au cœur du Strasbourg historique. C’est un des bâtiments les plus anciens en pierre de taille de la ville, conçu dès le 16è siècle comme le centre des affaires de la ville, siège des corporations. L’hôtel consulaire La Neubau reprend ainsi une vocation commerciale 242 années après que les corporations l’ont désertée.

On sait que l’histoire du commerce à Strasbourg est historiquement liée au commerce des vins d’Alsace. La corporation des « Gourmets », mise en place dès le 13è siècle à Strasbourg, organisait le commerce du vin, produit d’exportation majeur à l’époque de la création du bâtiment en 1585. Les Vignerons indépendants d’Alsace ont pleinement conscience de l’héritage qu’ils reçoivent de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace, qui mêle patrimoine, activité économique et histoire politique. Le SYNVIRA souhaite « conserver l’esprit hautement symbolique de l’édifice tout en lui redonnant un véritable dynamisme commercial ».

Une vitrine pour les vignerons alsaciens

Les vignerons indépendants d’Alsace ont des objectifs ambitieux : transformer un bâtiment administratif en vitrine pour les vignerons alsaciens, aménager un lieu marchand dans un site historique, créer un lieu de rencontre et d’échange entre les professionnels et le grand public. Ils souhaitent en effet permettre la découverte des terroirs et des produits à ceux qui n’ont pas le temps ou l’envie de se déplacer jusqu’aux caveaux des vignerons. Pour cela, les vignerons viendront à tour de rôle animer les lieux en apportant le concept d’accueil et de vente qui a fait ses preuves chez les vignerons : la chaleur des caveaux de la route de vins en ville. On pourra déguster, converser avec les producteurs, découvrir des accords vins-mets avant d’acheter – ou pas. Une boutique en ligne complètera l’offre avec un service d’expédition pour les voyageurs sans bagage.

Les produits à la vente seront les vins des vignerons alsaciens, issus directement de leurs exploitations, mais le projet comporte aussi un aspect culturel. La découverte du patrimoine historique et gastronomique est au programme, de même que la démonstration de l’engagement en faveur d’une viticulture respectueuse de l’environnement, puisque tous les producteurs sont engagés dans une démarche environnementale. L’ouverture était rêvée pour les marchés de Noël. Elle est désormais prévue dans le courant de 2022.

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[Bordeaux] Portes ouvertes sur la Presqu’île

Le dimanche 12 décembre de 10 h à 18 h, douze châteaux de la Presqu’île d’Ambès ouvrent pour la première fois simultanément leurs portes pour faire découvrir aux visiteurs ce terroir et leurs univers

Château Aux Graves de La Laurence, Château de Chelivette, Château d’Esther, Domaine de la Vrille Têtue, Château Haut-Tellas, Château La Lande Saint-Jean, Château Muscadet, Château Peychaud, Château de Reignac, Château Sainte Barbe, Château Tour de Gravelin, Château Vincent. De Sainte-Eulalie à Saint-Loubès en passant par Saint-Vincent-de-Paul, Bassens, Ambarès-et-Lagrave, Saint-Louis-de-Montferrand, vous aurez l’embarras du choix pour découvrir le 12 décembre le terroir de la Presqu’île, vignoble bordelais encore confidentiel, à seulement vingt minutes de la ville de Bordeaux.

De 3 à 40 hectares, ces propriétés familiales présenteront aux visiteurs leurs histoires, leurs vignobles, leurs chais et évidemment, leurs vins en trois couleurs, fiers ambassadeurs de l’appellation bordeaux. De nombreuses animations sont prévues au fil de cette journée : food-trucks, marché de créateurs, concert, exposition de peintures et de photographies, tombola, jeux pour enfants…

Plus d’informations sur les réseaux sociaux « Portes Ouvertes Châteaux de la Presqu’île ».

Site internet www.chateauxdelapresquile.fr en cours de construction.

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« Ambassadeur de Graves » : un label qui veut s’imposer

4RoutedesVins-®phlabeguerie

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Le syndicat viticole des Graves publie, pour la deuxième année consécutive, le palmarès des châteaux labellisés Ambassadeur de Graves. L’occasion de faire un bilan de l’année précédente et de promouvoir un label qui repose sur des critères vertueux et originaux.

Ce label est attribué chaque année pour un vin et un millésime et n’est donc pas permanent. Il a demandé beaucoup de concertation au sein du syndicat et la question de sa visibilité et de sa compréhension par le consommateur demande une stratégie de communication forte. La dégustation des vins faite par des amateurs a retenu 13 vins (10 rouges et 3 blancs) qui ont toute chance de correspondre au goût du consommateur. On peut même se demander si ces vins au profil bien pensé ne tracent pas un chemin vers une définition des vins de Graves plus adaptée à la demande. A méditer.

Les critères à satisfaire

Une liste de prérequis est à satisfaire, vérifiés par un organisme indépendant QBvérification. Pour candidater le château doit pouvoir justifier :

– d’une certification : ISO 14001, HVE3, BIO et biodynamie.

– du label « vignobles & découvertes » délivré par Atout France, qui atteste de la capacité du château à recevoir du public dans de bonnes conditions : existence d’une offre de produits touristiques multiples et complémentaires (hébergement, restauration, visite de cave et dégustation, musée, événement…).

Une fois ce palier franchi, les vins sont sélectionnés par des dégustateurs « Monsieur tout le monde ». « Désignés par les consommateurs » nous dit le logo. C’est l’institut Techni’Sens, lui aussi organisme indépendant, qui est chargé de la sélection du panel et de l’organisation des dégustations. Ces dégustateurs sont « des clients amateurs qui parlent à leurs pairs » explique Mayeul L’Huillier, le Directeur du syndicat des Graves. Et quand on lui demande ce qui fait la force de ce label, la réponse vient sans hésitation : « les concours ne valorisent que le produit et occultent tous les aspects annexes. L’intérêt c’est l’addition des certifications et de la dégustation ». Une dégustation faite par 90 consommateurs grand public qui n’est pas le résultat d’une analyse gustative faite par des professionnels et qui parle à tous. Mayeul L’Huillier rappelle qu’on est « sur un vin côté premium des Graves :  le prix moyen en GD est autour de 7,5 € alors que le prix moyen de la bouteille labellisée se situe « entre 8 et 15 € », pour des vins destinés à être consommés « à partir de la fin de semaine, entre amis ».

Être pédagogique

Quel bilan peut-on faire de la première liste des labels « Ambassadeurs de Graves  2020 » ? Le Directeur du Syndicat est lucide : « nous n’avons pas assez recul pour analyser les premiers retours de marché mais on constate un frémissement chez les distributeurs concernant l’intérêt pour ce label ». Un label qui n’a pas d’autre visée que le marché national et qui veut se faire mieux connaître. De qui ? L’objectif est « un travail sur une communauté de distributeurs, cavistes et chefs de rayon notamment, pour lesquels on est en train de créer des outils de communication » : un travail important en direct de ces prescripteurs, en présentiel si possible.

Les vins dégustés attestent d’une vraie maîtrise des vinifications. Chaque vin a sa propre identité mais les points communs des 10 vins rouges labellisés sont l’équilibre et la rondeur. Les nez sont très souvent sur le fruit rouge. La bouche se caractérise par un côté soyeux des tanins qui rendent le vin plaisant sans lui retirer de la présence. La proportion de cabernet renforce la structure sans que jamais celle-ci ne domine le caractère délié et aimable du merlot. Pour les blancs, les effluves sont délicates, sur les fruits blancs et la fleur. La bouche révèle un sauvignon tempéré par le sémillon (typique des Graves), ce dernier apportant un peu de texture et de gras. Ces vins blancs sont polyvalents (apéritifs ou repas). La restauration devrait particulièrement y trouver son compte grâce à des vins accessibles dans leur jeunesse, sur un bon rapport qualité prix. Des vins qui peuvent être des références pour l’appellation, assurément.

Il reste à voir l’impact de ce label sur les ventes. Sera-t-il compris par les consommateurs ? Le syndicat y travaille. A suivre.

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Le b.a.-ba du Bergeracois

Les vignobles de Bergerac sur les deux rives de la Dordogne au cœur du Périgord Pourpre et de Duras, du côté du Lot-et-Garonne, se déclinent en 7 terroirs, 10 appellations et 5 couleurs, rouge, rosé, blanc sec, moelleux et liquoreux dans une gamme au rapport prix-plaisir très séduisant. A venir découvrir du côté de la Garonne à Toulouse à l’occasion de la Grande dégustation Terre de Vins du 23 novembre.

Bergerac – Côtes de Bergerac

Se décline en rosé, rouge et blanc sec. Les rouges d’assemblage, à base de cépages communs aux voisins bordelais, merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon, malbec sont des vins fruités et aromatiques, légers et souples, à consommer dans leur jeunesse mais les hauts de gamme, plus généreux et puissants, peuvent se garder 4 ou 5 ans (à marier avec viandes rouges, agneau, canard, confits, terrines, jambons). Les rosés, en assemblage également, surtout en merlot et cabernet sauvignon, sont obtenus par saignée ou en macération courte, à boire jeunes et frais (grillades, tapas, pizzas). Les blancs à base de sauvignon, sémillon ou muscadelle sont fruités à déguster dans l’année, ceux élevés sur lies en barriques étant plus complexes (à déguster avec des volailles, des fruits de mer, des poissons, des fromages de chèvre). Les côtes de bergerac, plus concentrés aux rendements plus restreints, se déclinent en blanc moelleux (pour le foie gras, les desserts à la châtaigne ou aux noix) et en rouge (avec gibier, confits).

tes de Duras

Se décline en rosé et en rouge, des vins d’assemblage également en merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon aux tanins fins et aux arômes poivrés (avec canard, gibier, poule au pot, charcuterie), en blanc sec à base de sauvignon, sec et fruité (pour coquillages et crustacés) ou moelleux, sur la sémillon majeur et la muscadelle, tout en rondeur (volailles à la crème, fromages persillés, foie gras).

charmant

Un rouge de garde sur des coteaux à concrétions ferrugineuses, souvent appelé le Saint-Émilion du Bergeracois. Concentrés et riches, ce sont des vins tanniques, élevés pour plus de la moitié de la production en barriques neuves (pour gibiers, viandes rôties).

Montravel

Se décline en blanc sec, frais et minéral, dominé par le sauvignon avec sémillon et muscadelle (pour poissons et fruits de mer)  et en rouge, puissants et structurés, à majorité merlot  complété de cabernet(s) ou malbec élevés sous bois (pour gibier et viandes rouges).

Moelleux et Liquoreux

Le vignoble de Bergerac-Duras ne compte pas moins de sept appellations de vins moelleux et liquoreux, Côtes de Bergerac blanc, Côtes de Duras moelleux, Côtes de Montravel, Rosette en moelleux ; Saussignac, Haut-Montravel et Monbazillac en moelleux. Dès le 12e siècle, sur les coteaux de Monbazillac et Saussignac, on produisait des vins liquoreux. Sur ces terroirs argilo-calcaires ensoleillés aux pentes bien exposées baignées par les brouillards de début d’automne, les raisins sont vendangés en surmaturité pour les moelleux, en tries successives à partir de pourriture noble, le fameux botrytis, pour les liquoreux, plus concentrés. Monbazillac est la plus ancienne région de production de liquoreux et  toujours la plus étendue. A ne pas marier qu’avec le foie gras mais à essayer avec des poissons marinés, des desserts à la fraise, à la châtaigne, aux noix… Tenter aussi cèpes, truffes et volailles rôties avec les moelleux.

Des associations à venir tester le 23 novembre 2021 aux Espaces Vanel, 1 Allée Jacques Chaban-Delmas, 31500 Toulouse
de 16h à 18h pour les professionnels
de 18h30 à 22h pour le grand public

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Décès de Jacques Péters, ancien chef de caves de Veuve Clicquot

Ancien chef de caves du champagne Veuve Clicquot, Jacques Péters nous a quittés le 17 novembre dernier. Issu d’une famille de vignerons du Mesnil-sur-Oger, il avait enrichi la gamme de la Maison en créant le Rich réserve, mais aussi le rosé non millésimé. D’une grande rigueur, il avait su établir de vraies relations de partenariats avec les vignerons qui approvisionnent la marque.

Les obsèques de Jacques Peters ont lieu aujourd’hui à la Basilique Saint-Remi à Reims. L’ancien chef de caves de la Maison Veuve Clicquot était un enfant du pays, issu d’une famille de vignerons de la Côte des Blancs, où son neveu Rodolphe Péters est aujourd’hui encore récoltant-manipulant au Mesnil-sur-Oger. Né en 1946, il fréquente dans sa jeunesse le Lycée d’Epernay où il a pour condisciples Jean-Luc Barbier, l’ancien directeur du CIVC, et Daniel Thibault, ancien chef de caves de la Maison Piper-Heidsieck. Il entreprend ensuite des études d’œnologie. Après une première expérience chez Jacquart, il rejoint en 1979 la Maison Veuve Clicquot pour devenir le bras droit du chef de caves, Charles Delhaye. Il lui succèdera en 1986 après un long tuilage dans la plus pure tradition champenoise. Autrefois, rappelle Christian Renard, l’ancien directeur du vignoble qui travaillait à ses côtés, le chef de caves avait également en charge la gestion des approvisionnements externes en raisins. Jacques Péters excellait dans ce domaine : « Il a institué de nombreuses dégustations de vins clairs avec les vignerons, ce qui était moins fréquent avant lui. Il a compris très tôt qu’on allait davantage vers des relations de partenariats plutôt que de simples relations d’acheteurs/vendeurs, peut-être aussi parce que lui-même était issu d’une famille de vignerons ».

Jean-Luc Barbier se souvient quant à lui de la rigueur de Jacques Péters, alors que la Champagne était en pleine croissance et que la pénurie de raisin rendait certaines maisons parfois moins intransigeantes sur la qualité de la matière première qui leur était livrée. Il ne céda pour sa part jamais à la facilité et n’avait pas peur de perdre des vignerons partenaires en restant exigeant. Ceux-ci, du reste, l’appréciaient et n’en étaient pas moins nombreux à vouloir travailler avec lui. Ce sérieux et cette compétence lui ont valu de traverser les grandes périodes de changement de la maison, sans que sa légitimité ne soit jamais remise en cause. Il a ainsi connu l’époque d’Alain de Vogüé où Veuve Clicquot était encore une entreprise familiale, puis la prise de contrôle par Louis Vuitton, et enfin l’intégration au groupe LVMH.

Jacques Péters était aussi un esprit novateur. On lui doit le rosé non millésimé et le Rich réserve. Dominique Moncomble, l’ancien directeur des services techniques du CIVC, nous a confiés que le chef de caves avait offert cette cuvée au banquet de l’Association viticole champenoise. Un pari risqué alors que les Champenois sont en général assez critiques envers les champagnes plus dosés. « En apprenant cela, j’avais échangé avec le traiteur qui avait préparé spécialement une tarte aux clémentines pour l’accompagner. Un grand souvenir ! Sur les 800 convives, il n’y avait eu aucune critique !« .

Chez Veuve Clicquot, il n’en demeurait pas moins un gardien du temple. Ainsi a-t-il toujours accompagné les évolutions techniques champenoises avec une extrême prudence pour être toujours certain qu’elles n’altèrent pas la qualité. Lorsqu’il s’est agi par exemple de la mécanisation du remuage, avant d’adopter les gyropalettes, il est d’abord passé par des procédés semi-manuels. C’était aussi un membre très impliqué de la commission technique du CIVC, participant chaque année aux tournées d’estimation des vendanges…

Ambassadeur international de sa marque, il brillait enfin par son élégance, défendant les couleurs de sa maison jusque dans le choix de sa cravate, toujours jaune Clicquot. L’heure de la retraite venue, il avait décidé de se mettre au golf profitant du terrain de Gueux où il vivait. « Il faisait cela avec beaucoup de professionnalisme, de passion et de méthode, exactement comme dans son travail. Il avait réussi en peu de temps à faire des progrès spectaculaires« .

Notre équipe s’associe à la peine de sa famille et de ses anciens collègues et leur présente ses plus sincères condoléances.

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161e vente des Hospices de Beaune : la folie de la rareté

La vente aux enchères des Hospices de Beaune, 161e du nom, s’est tenue dimanche 21 novembre 2021 sous les halles de Beaune. Les volumes restreints ont fait exploser les prix. La pièce de charité a encore dépassé son record, dans une salle en feu.

Tout est parti très haut, très vite. La 161e vente aux enchères des Hospices de Beaune a mis au défi les acheteurs massés sous les halles de Beaune, dimanche 21 novembre 2021. Au catalogue : un millésime 2021 prometteur – de l’avis général – mais extrêmement restreint. Avec 349 pièces, contre 629 en 2020, le parterre d’acheteurs aux aguets comprend vite que les prix de la précédente édition (déjà stratosphériques) seront pulvérisés.

Sotheby’s jubile

Et les premiers coups de marteau leur donnent raison. Des beaune 1er cru partent à près de 20 000€ la pièce. Un Clos de la Roche, cuvée Cyrot-Chaudron, atteint les 135 000€. Du jamais vu. « Mes acheteurs ne suivent pas, ils sont dépassés par des enchères pareilles! », chuchote un vigneron entre deux lots.

À l’écoute d’acheteurs du monde entier au téléphone, l’équipe de Sotheby’s a le sourire. Pour sa première à Beaune, la maison d’enchères américaine voulait marquer le coup. C’est chose faite. Le résultat total, qui sera connu en fin de soirée, devrait flirter avec les records. Quant au prix moyen de la pièce, c’est une certitude.


Pio Marmaï enflamme la salle

Événement le plus attendu de cette enchère, la vente de la pièce de charité devrait rester dans les mémoires. Le Corton Renardes grand cru a trouvé preneur pour 800 000€. L’année dernière, son alter ego n’était partie « que » pour 660 000 euros (pour 228 litres, rappelons-le). Un nouveau record à mettre au crédit du millésime et de la popularité des vins de Bourgogne, mais aussi à un Pio Marmaï survolté.

Le parrain de la vente a provoqué l’hilarité de sa coprésidente, Jeanne Balibar, et du reste de la salle. Très à l’aise dans l’exercice, l’acteur de Ce qui nous lie a emporté le public, façon concert de rock. « Y a du monde dans cette salle ou pas ? », s’est fendu le comédien de 37 ans, prenant à partie, tour à tour, les officiels et les acheteurs, et faisant monter les enchères pendant près d’un quart d’heure. Tonnerre d’applaudissements et embrassades ont conclu la séquence.


Pour la cause des femmes

L’heureuse propriétaire du fût tant convoité : une société anglaise, nommée Oeno Group, et spécialisée dans la collection de vins fins. Particulièrement ému, son responsable Mattia Tabacco est monté à la tribune, acclamé. Les revenus de cette pièce iront la cause des femmes, via l’Institut Curie (pour acquérir un microscope de pointe, dans le cadre de la recherche contre le cancer du sein) et la Fondation Solidarité Femme (lutte contre les violences faites aux femmes). Le reste des revenus de la vente financera l’hôpital de Beaune, et notamment ses prochains travaux de rénovation.

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Pio Marmaï aux Hospices de Beaune : « Je veux que ce soit un peu casse-gueule, sur le fil »

Le comédien de 37 ans sera le président de la 161e vente des Hospices de Beaune, aux côtés de sa consœur Jeanne Balibar, ce dimanche 21 novembre. Sa mission : animer la vente de la pièce de charité, et faire monter les enchères, devant un parterre d’acheteurs du monde entier. Entretien.

Demain soir vous animerez la vente de la pièce de charité avec Jeanne Balibar. C’est probablement le moment le plus attendu des ventes. Comment l’appréhendez-vous ?

Il y a une pression, c’est sûr. Il faut donner de l’intérêt au public, titiller les acheteurs pour faire monter l’enchère, pour la cause. Cela va me demander un peu de travail, car je connaissais peu la vente jusqu’ici. J’ai commencé à regarder quelques vidéos d’autres présidents, comme la prestation culte de Fabrice Luchini en 2010. Mais je ne suis pas Fabrice Luchini !

Quel serait votre style à vous ?

Sur la prise de parole, je suis quelqu’un d’assez instinctif, naturel. Enfin, je sais me tenir quand même [rires]. Mais je veux prendre des risques, que ce soit un peu casse-gueule, sur le fil. Pour moi rien n’est acquis.

Les bénéfices de cette pièce de charité iront à la Institut Curie, dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein. Pour quelles raisons accepter ce parrainage?

J’ai dit oui immédiatement car la cause me touche. J’ai perdu une personne proche d’un cancer il y a quelques années. Ça m’a marqué, j’ai vu la vie différemment. Et je trouve que le choix de soutenir la cause des femmes en général [les bénéfices iront aussi à la fédération solidarité femmes, contre les violences faites aux femmes, Ndlr], est un vrai choix de la part des Hospices, presque surprenant. Cela m’a plu. Au-delà, il y a la Bourgogne. J’ai noué un lien particulier avec cette région viticole depuis le tournage de Ce qui nous lie.

C’est-à-dire ?
Je me sens en phase. Ce rapport artisanal que les vignerons bourguignons entretiennent avec leur travail, je le retrouve aussi dans ma manière de jouer. En Côte de Beaune tout le monde se connaît, il y a un côté assez rassurant, comme un village, je me sens vite à l’aise.

C’est grâce au tournage que vous avez découvert la Bourgogne viticole ?

Oui, j’ai vraiment découvert ce monde avec Cédric Klapisch. Pendant le tournage, on a fait un travail d’apprentissage sur les vinifications avec François Civil, pour pouvoir jouer notre rôle de vigneron. J’ai vu le métier différemment, découvert tout le travail que cela implique, et cette technicité qui me dépasse complètement ! Depuis, j’ai gardé beaucoup d’amis en Bourgogne. Et j’y achète beaucoup de vin!

À ce propos, quelles sont vos références ?

Comme ça, je pense à Jean-Marc Roulot bien sûr, ou Arnaud Chopin, avec qui je bois beaucoup de vin [rires].

Et votre style de Bourgogne ?

Je suis très Meursault, mais je ne suis pas très objectif… Attention, pas des meursault trop gras, toujours tendus et ciselés !

Quelle bouteille vous a procuré une émotion particulière dernièrement ?

C’était un grand cru… mince j’ai oublié [il appelle son père] Allô, qu’est-ce qu’on a bu la dernière fois ? Voilà, un Clos des Lambrays ! C’était incroyable. On ne s’embête pas chez les Marmaï ![rires]

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Le Groupe Perret se met au vert

Bernard-Perret

Bernard-Perret

Installé à Tresques, dans le Gard, le groupe Perret a gardé son indépendance et son histoire familiale, en matière d’agrofournitures. Les clignotants passent au vert pour l’entreprise de 540 employés.

C’est Antonin qui a fondé l’entreprise en 1880, à Bagnols-sur-Cèze. Il faisait commerce de grains, d’engrais et de produits pour la vigne. Bernard Perret, la quatrième génération, a repris les commandes en 1985. « La société comptait 13 salariés pour un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. Six ans plus tard, on l’avait multiplié par 3 et créé notre holding, le Groupe Perret, avec le rachat d’OMAG, en 1991 », précise l’ingénieur, devenu PDG. Dès lors, chaque année, les acquisitions se succèdent au fil des opportunités. Le réseau AGROSUD est créé pour mieux acheter les produits phytosanitaires auprès des grandes firmes. Le rayon d’action est gardois, puis s’étend au fur et à mesure vers le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Var, la Drôme. A chaque rachat, les salariés sont intégrés. Il n’y a pas de plan social avec Bernard Perret.

A l’étroit dans ses locaux, le groupe construit en 1999 son siège de 3 hectares, à Tresques. En 2005, il devient le deuxième négoce de France sur l’activité distribution et le septième pour les produits phytosanitaires. Mais la crise viticole de 2002 rebat les cartes, une diversification s’impose dans ce paysage essentiellement viticole. La sortie de crise (qui a duré de 2003 à 2009-2010 où il a perdu 25 % de son chiffre d’affaires), il choisit de diversifier son métier historique de l’agrodistribution (produits de protection des plantes, engrais, matériel de palissage, petit outillage…), vers d’autres secteurs : fertilisants foliaires, matériel de cave, matériel agricoles, d’irrigation, engrais organiques, avec la création d’une société dédiée BIOTECH. Le catalogue s’étoffe et le maillage régional couvre tout l’arc méditerranéen, jusqu’à la Corse.

Un tournant très bio

En 2020, entre rachat des établissements Couturier à Violès, prise de participation, création, le groupe consolide son CA qui se monte à 199 millions d’euros et 540 salariés. En vrai challengeur, Bernard Perret dynamise l’entreprise. S’il a su s’orienter vers l’arboriculture, le maraîchage, les grandes cultures et les espaces verts, Bernard Perret est un spécialiste de la vigne, qui représente 55 % de son activité. Avec son bon sens paysan, il a acquis 154 hectares, en IGP, Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages Laudun et Chusclan, en s’associant à un jeune vigneron David Givaudan pour la commercialisation. Certifié HVE, le vignoble se divise en trois domaines dont l’un de 26 hectares : « Les Boutes », est en conversion bio. Il expérimente couverts végétaux, épandage de thé de compost, phytothérapie…. En adéquation avec la réalité du terrain, il a vite compris que les produits phyto n’avaient aucun avenir. Aujourd’hui, ils représentent 20 % du CA, dont 36 % sont des solutions bio.

Lors du dernier congrès AGROSUD, en octobre dernier, qui réunit les négoces agricoles du sud de la France, association dont il est président, il disait : « « Nous avons deux atouts majeurs : notre expertise agronomique et notre proximité et connaissance du terrain. Pour autant, dans le contexte de « green deal », de montée en puissance des variétés de vigne résistantes ou encore des aléas climatique, notre salut passera par l’augmentation de la valeur sur les produits de protection des plantes et surtout la mise en œuvre de biosolutions. Nous devrons également être plus à l’aise dans des domaines tels que le numérique, la robotique et la génétique. Si nous arrivons à suivre cette stratégie, nous serons capable d’accompagner nos clients vers une agriculture plus verte et plus durable ».

Le groupe Perret va continuer à grandir pour assurer sa pérennité face à des géants comme Axéréal, Soufflet… aux CA de plusieurs milliards d’euros. La création d’un site Internet de vente est en projet. Son principal capital est ses forces vives sur le terrain car « les biosolutions demandent un accompagnement beaucoup plus précis et étroit des agriculteurs. Il faut aussi pouvoir tester les solutions avant de les vendre et ainsi garantir une efficacité. L’obligation de résultat qui incombe à un distributeur ».

www.groupeperret.fr

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