La d?cision a ?t? annonc?e le 26 octobre ? l’issue d’une r?union ? Gen?ve, quatre mois apr?s que l&
PestiRiv, première étude nationale


Le 29 octobre démarre la toute première étude pour mesurer l’exposition de la population en zone viticole face aux produits phytosanitaires. Baptisée PestiRiv, l’étude est menée par Santé Publique France et l’ANSES et se déroulera en deux phases bien distinctes.
Pression immobilière, implantation historique ou pas, la vigne est souvent à proximité de zones d’habitation, occasionnant des débats souvent houleux entre habitants et viticulteurs lors des traitements, même en agriculture biologique. PestiRiv arrive donc en arbitre, afin de mesurer officiellement la dangerosité de l’exposition à une cinquantaine de molécules (glyphosate, folpel), mais les professionnels, qui une fois de plus n’ont pas été consultés sur la méthodologie, restent perplexes.
C’est la toute première fois qu’est réalisée en France une étude de cette importance. Surtout quand cette dernière est financée et menée par des institutions comme Santé Publique France et L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (ANSES), en charge de la veille et de la sécurité sanitaire. Pour rappel, PestiRiv est inscrite dans le plan Ecophyto 2+, ayant lui même pour objectif de réduire l’usage, les risques et l’impact des produits phytosanitaires.
PestiRiv a donc pour enjeu de connaître les différences entre l’exposition aux pesticides des personnes vivant à proximité des vignes et de celles vivant plus loin, dans un contexte d’inquiétude toujours plus fort envers les produits utilisés. Préalablement, entre octobre et décembre 2021, une première étape avait été initiée dans quatre communes des régions Nouvelle-Aquitaine et Grand Est. Étape qui a consisté à s’assurer de l’implication et de l’intérêt. L’ANSES et Santé Publique France avait alors testé la méthodologie, l’adhésion des riverains et a permis de mieux comprendre les attentes des participants afin d’améliorer son déroulement à l’échelle nationale.
Jamais une étude sur les pesticides menée par les pouvoirs publics aura englobé autant de régions, et pas uniquement celles à qui l’on reproche souvent une utilisation massive de produits de synthèse. Parmi elles, l’Occitanie, le Grand Est, la Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne-Franche-Comté où vivent les participants répartis dans les 250 zones d’études choisies pour PestiRiv. Concernant le choix des participants dans les zones choisies, ce ne sont pas moins de 3350 personnes dont enfants, adultes et personnes âgées (de 3 à 79 ans) qui ont été préalablement tirées au sort. Elles ont été sélectionnées dans deux zones bien distinctes afin de mesurer les différences d’expositions aux produits phytosanitaires. La première dans les zones viticoles, à moins de 500 mètres de vignes cultivées, et la deuxième, hors zones viticoles et à plus d’ un kilomètre de toutes cultures.
Deux zones bien distinctes pour deux périodes de l’année
PestiRiv analysera une première période entre octobre 2021 et février 2022 lorsque les traitements sont le moins fréquents et une seconde lorsque les traitements sont au contraire les plus fréquents, de mars 2022 à août 2022. Durant ces dernières, l’exposition sera mesurée avec l’aide d’analyses à la fois sur et chez les personnes concernées (urines, cheveux, poussières, jardin) et bien-sûr dans l’environnement (air extérieur dans et hors zones viticoles).
Pour compléter les mesures seront accompagnées d’analyses supplémentaires, à l’aide de questionnaires permettant d’analyser le quotidien des participants, de descriptions des conditions météorologiques, d’analyses du contexte agricole (pression des maladies) et des données de surveillance nationale de l’eau. Attendus en 2024, les résultats de plusieurs millions d’échantillons permettront enfin une analyse cohérente et pertinente de l’exposition des riverains aux nombreux pesticides de synthèse utilisés. Mais cette étude oublie les premiers concernés, les viticulteurs, et on se demande pourquoi. Hors la filière est entièrement mobilisée vers l’amélioration de ses pratiques, depuis la culture de la vigne jusqu’à l’expédition de ses flacons. Les différents labels de production respectueuse de l’environnement (dont l’environnement humain) connaissent tous des progressions sans précédent. Comment se fait-il que les professionnels soient exclus de cette réflexion par des institutions sensées travailler avec eux ? Ne se prive t’on pas d’un point de vue et de données essentielles ?
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Changement de direction pour la tonnellerie Seguin Moreau
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[Nouveau numéro] « Terre de Vins » prêt pour les fêtes avec Jean Dujardin


Le comédien Jean Dujardin est en couverture du nouveau numéro de « Terre de Vins », en kiosques cette semaine. Un numéro qui fait la part belle aux belles cuvées pour les fêtes de fin d’année, mais comporte aussi de nombreuses surprises au sommaire.
« J’aime me laisser porter par la découverte », déclare Jean Dujardin, interrogé sur le sujet du vin. L’acteur oscarisé était présent il y a quelques semaines au festival Les Vendanges du 7ème Art à Pauillac pour présenter le troisième épisode de la série « OSS 117 », et il s’est prêté au jeu de l’interview, dans ce Médoc où il garde de nombreuses attaches familiales. Dujardin apporte une touche de glamour supplémentaire à ce numéro de fin d’année, qui comme le veut la tradition, consacre une partie importante aux vins de fêtes. Plus de 200 cuvées (Bordeaux, Bourgogne, Rhône, Languedoc, Champagne…) ont été sélectionnées par la rédaction pour s’inviter sur vos tables de réveillons. Également au sommaire du cahier dégustation, très fourni, de ce numéro : un tour d’horizon du millésime 2016 au sein de l’association Pomerol Séduction ; une sélection de pépites autour des cépages oubliés ; huit belles cuvées en Condrieu, millésimes 2018 et 2019 ; un gros plan sur l’appellation Fine de Faugères ; un quatuor de cuvées bio en Duché d’Uzès ; un coup de projecteur sur les Vins de Paille du Jura ; et une superbe verticale de Château Climens, grand cru classé de Barsac. On n’oublie pas non plus : deux recettes de cocktails chics pour les fêtes, des idées d’accords autour du brillat-savarin, et une escale gourmande à l’Ambassade d’Auvergne à Paris.
De Jacky Lorenzetti aux nouveaux chais bordelais
Outre Jean Dujardin, d’autres belles rencontres sont au sommaire de ce numéro : l’entrepreneur Jacky Lorenzetti, propriétaire de plusieurs châteaux dans le Médoc mais aussi du club de rugby Racing 92, s’est allongé « sur le divin » pour un entretien exclusif ; la famille Bardet à Saint-Émilion est au centre de la « saga » du mois ; on part en Ardèche à la rencontre d’un couple de vignerons qui remet au goût du jour les cépages autochtones, Elise Renaud et Benoît Salel ; l’escapade de ce numéro nous conduit dans les vignobles de Bergerac et Duras ; on fait nos bagages, enfin, pour l’île de Korčula en Croatie.
Ce numéro ne serait pas complet sans le dossier, désormais régulier, consacré aux nouveaux chais dans le vignoble bordelais. De Figeac à Lynch-Bages, de Troplong-Mondot à Haut-Bailly, les réalisations spectaculaires se sont multipliées ces derniers mois, et les projets tout aussi ambitieux ne manquent pas.
Un cahier spécial Laudun, l’actualité des sommeliers, les débuts du Bacchus Business Club, mais aussi la traditionnelle chronique de Pierre Arditi complètent ce numéro qui vient conclure l’année en beauté.
« Terre de Vins » n°74, 188 pages, 6 euros.
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Blocages r?glementaires europ?en ? l?arrachage temporaire dans le vignoble fran?ais
Espoirs contrari?s dans le vignoble fran?ais pour la restructuration diff?r?e. A l’?tude depuis un an, le
Hennessy : Gehry récidive


Pour la deuxième fois, l’architecte Frank Gehry met son imagination au service de la maison Hennessy pour dessiner un mathusalem XO. Trente pièces seront mises sur le marché.
L’architecte, qui a laissé son empreinte sur le Guggenheim de Bilbao, le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles ou l’Opus Tower de Hong Kong, avait réinventé l’univers du cognac Hennessy en 2020 à l’occasion du 150ème anniversaire de l’assemblage Hennessy XO. Un an plus tard, Frank Gehry sublime à nouveau l’intemporalité et la puissance du cognac en concevant un contenant de 6 litres qui porte le nom d’un personnage biblique qui a vécu 969 ans.
A partir d’un crayonné de l’artiste, des artisans de la maison Baccarat ont créé trente pièces singulières pour enfermer les litres de XO de la maison Hennessy. « Ce design combine le style caractéristique de Frank Gehry, le raffinement de Baccarat et la singularité du cognac Hennessy X.O. Cette création met en valeur la richesse de l’assemblage tout en rendant hommage au savoir-faire qui a permis de la réaliser », confie Laurent Boillot, Président de la célèbre cristallerie. La glace comme la transparence qui laisse suggérer la couleur du cognac sont autant d’étincelles qui ont stimulé l’architecte, soucieux des techniques du mouvement combinées aux jeux de lumières. « En ce qui me concerne, j’aime découvrir des choses nouvelles, qui repoussent les limites artistiques de ce qui a été fait auparavant. J’espère que ce que nous avons créé est à l’image du savoir-faire de la maison Hennessy dans l’élaboration de ses cognacs », explique Frank Gehry.
Cette création a nécessité plus de 30 kilos de cristal et forcé les équipes de la maison Baccarat à développer des outils spécifiques. Ce Mathusalem Hennessy XO sera proposé en France en exclusivité à la Samaritaine dès le 9 novembre au prix de 150 000 euros. Une pièce sera exposée au sein de la boutique de la maison Hennessy sur les quais de Cognac.
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Au domaine Jacques Prieur, un millésime « qui pourrait rappeler 2017 »


Parmi les plus importants propriétaires de grands crus, du Montrachet au Chambertin, le domaine Jacques Prieur est bien placé pour évoquer les premières tendances du millésime 2021 en Bourgogne. Pour son propriétaire, Édouard Labruyère, finesse et gourmandise seront au rendez-vous. Entretien.
Le millésime 2021 rime malheureusement avec petite vendange. Est-ce particulièrement marqué chez vous ?
Nous avons perdu 70 à 80 % de la récolte. C’est terrible et difficile à accepter, d’autant plus que le gel et la pluviométrie ont impliqué une surcharge de travail à la vigne. Je crains aussi les conséquences au niveau des marchés : il est possible que la rareté renforce une tendance spéculative déjà problématique en Bourgogne.
Les vinifications vont toucher à leur fin. Comment se sont-elles déroulées chez vous ?
Très bien. Nous avions quelques inquiétudes, par rapport aux levures indigènes notamment. Nous avions peur qu’elles soient un peu fatiguées. Mais les fermentations se sont déroulées sans accrocs. Sur 30 cuves, aucune ne s’est arrêtée en route. Globalement, nous avons été très peu interventionnistes.
Quels ont été vos grands choix de vinification cette année ?
Il y aura moins de vendange entière que d’habitude. Ces derniers temps, nous montions fréquemment à 100 %, car les millésimes étaient solaires, donnant des rafles d’excellente qualité. Cette année, les signaux n’étaient pas au vert. Il y en aura 30 % à 50 % tout au plus, en fonction des cuvées. Du côté de l’élevage, nous aurons un rapport au bois raisonné, avec 20 à 25 % de fût neuf maximum, car le millésime s’annonce fin et délicat.
Donc la qualité vous rassure ?
Oui, les choses se présentent bien. Globalement, les équilibres sont très bons. Les degrés vont de 12,5 à 13,5 c’est moins que ces dernières années. Et les acidités sont tout à fait correctes. Sur les rouges, les tanins sont plutôt fondus, pas rugueux. On était habitués à une trilogie 2018-2019-2020 intense, solaire… Là, on sera plutôt dans la fraîcheur, la finesse… Et la belle surprise vient surtout de l’aromatique : c’est explosif ! Il y a une notion de plaisir immédiat, sur les petits fruits, cela saute tout de suite au nez. Par certains aspects, ce millésime rappelle pour l’instant 2017. En tout cas, ce ne sera pas un blockbuster, une bête de concours. Cela pourrait éventuellement décevoir certains critiques nord-américains. Mais de notre côté, nous sommes ravis.
Peut-on parler de millésime typiquement bourguignon ?
Qu’est-ce qu’un millésime Bourguignon ? [rires] Quand on voit 2018, 2019 et 2020, la question n’a plus de sens. Il faut faire attention aux généralités. Ce que l’on peut dire, c’est que cette année, la notion de terroir jouera plus que jamais. Le différentiel Côte de Beaune / Côte de Nuits sera criant.
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La mission Unesco lance un pacte d?embellissement du vignoble de Champagne
« C’est une r?elle chance d’?tre inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, rappelle Amandine Cresp
R?sultats encourageants pour les pr?parations ? base de plantes contre le mildiou de la vigne
Les diff?rentes pr?parations ? base de plantes pulv?ris?es en compl?mentation du cuivre sur trois parcelles

