Un partenariat Kylie Minogue-Château de Sainte Roseline

K Minogue-A.Bertin©Christian Vermaak

K Minogue-A.Bertin©Christian Vermaak

Les stars affluent dans le vignoble provençal. Après Brad Pitt, George Lucas, George Clooney, c’est la chanteuse pop australienne Kylie Minogue qui s’intéresse au vignoble provençal mais en partenariat avec Aurélie Bertin du Château Sainte-Roseline.

Aurélie Bertin ne s’attendait pas à un tel afflux de coups de fil après l’annonce de la visite de la chanteuse australienne au Château Sainte Roseline, aux Arcs-sur-Argens. « Nous n’avions même pas communiqué sur sa venue car elle n’était pas sûre quelques jours encore avant son arrivée et on ne maîtrise pas son agenda très chargé, sourit la propriétaire du domaine viticole provençal. Nous avions déjà fait en 2020 une sélection de jus pour un côtes-de-Provence rosé mais on s’occupait juste du sourcing sans apparaître sur la bouteille. Cette fois, il s’agissait d’élaborer une cuvée dédiée en cru classé Sainte Roseline avec la vendange 2021 ». Un côtes-de-Provence qui ne sera disponible qu’en 2022 à 28€.

Le premier vin baptisé sobrement Kylie (Minogue en petit) en cinsault, grenache et rolle (14,50€) a été produit à 300 000 bouteilles, le second ne dépassera pas 10 000 pour le premier tirage, sans doute 20 000 au printemps prochain. « On ne pourrait pas suivre pour beaucoup plus de bouteilles, reconnait Aurélie Bertin. Quand on pense qu’elle a lancé un prosecco en mai qui se vend déjà à un million de bouteilles, ça donne le vertige ». La gamme Kylie compte déjà plusieurs références. Au prosecco dans une belle bouteille en cœurs gravés (à 85% glera, 15% pinot noir) s’ajoutent le sauvignon blanc qui provient des Côtes-de-Gascogne, le merlot rouge de Pays d’Oc, un vin de France rosé à 80% carignan et 20% cabernet sauvignon, sans compter un cava Reserva bio. Le cru classé rosé fera partie d’une nouvelle gamme Collection qui comprend également deux vins australiens, un chardonnay de Margaret River Chardonnay et un pinot noir de Yarra Valley (plus de 2,3 millions de bouteilles déjà vendues depuis le lancement de la gamme le 28 mai dernier le jour de l’anniversaire de la chanteuse).

« Une chouette personne »

« Il s’agit plus que d’une collaboration, c’est un véritable partenariat et le début d’une aventure qui va durer plusieurs années. Kylie Minogue est très impliquée dans le projet ainsi que son importateur Paul Schaafsma de Benchmark Drinks [connu pour commercialiser d’autres vins de stars comme ceux du joueur de cricket Ian Botham ou de l’acteur irlandais Graham Norton]. Il est aussi notre importateur, ce qui va nous servir d’accélérateur pour nos vins à l’international. Nous avons envoyé à Kylie plusieurs échantillons par la poste pendant la période Covid et elle nous a donné son avis sur le vin, le packaging, les étiquettes. Il ne s’agit pas juste de mettre son nom sur une bouteille, elle valide tout ». Le cru classé rosé en grenache-cinsault sera disponible au Royaume-Uni où la gamme est déjà très présente mais également en Australie, aux Etats-Unis et en Europe.

Lors de sa visite de quatre jours la semaine dernière au domaine, la chanteuse depuis longtemps amoureuse de la France et en particulier de la Provence, a posé plein de questions, a tenu à rencontrer toutes les équipes, s’est intéressé à l’histoire du château autant qu’à l’élaboration des vins. « Elle est très accessible, conclut Aurélie Bertin. C’est une chouette personne drôle et pleine d’énergie ».

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Moët Hennessy investit dans la recherche en Champagne

R&D_Moet&Chandon_041-V2_petite

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Inauguré le 18 octobre dernier, le Centre Robert-Jean de Vogüé, nouveau laboratoire de Moët Hennessy installé à Oiry devrait permettre au groupe d’accélérer l’adaptation au réchauffement climatique de ses pratiques culturales et œnologiques, tout en lui offrant de nouvelles solutions pour respecter ses engagements en faveur d’une production durable. Les installations grandioses témoignent de la force de frappe du groupe, même si celui-ci affiche d’emblée sa volonté de jouer collectif et de collaborer avec l’ensemble de la communauté des chercheurs.

Regroupant 23 maisons de vins et spiritueux à travers le monde, LVMH disposait d’une jolie carte à jouer en matière de mutualisation de la recherche. Aussi, alors que les conditions climatiques changent et que la question d’une viticulture durable est au cœur des préoccupations des acteurs de la filière, Moët Hennessy a décidé de se doter d’un laboratoire de recherche collectif, dont l’objectif est d’accélérer l’adaptation et d’aider les maisons à respecter leurs engagements. Inauguré la semaine dernière, il est installé au cœur de la Champagne à Oiry, juste à proximité du vaste complexe de production de Moët & Chandon sur le site de Montaigu. « Il fallait le mettre dans un lieu viticole, il est important que l’activité de recherche soit très proche des activités opérationnelles, que l’on puisse avoir des échanges entre la recherche et les opérations » déclare Philipphe Schaus, président de MHCS. La construction de ce bâtiment de 4000 mètres carrés sous la direction de l’architecte Giovanni Pace a coûté 20 millions d’euros. Quant au budget annuel alloué par le groupe aux programmes d’étude, il s’élèvera à 6 millions d’euros, soit l’équivalent du budget recherche du Comité Champagne. Le laboratoire compte déjà une vingtaine de chercheurs mais a été conçu pour pouvoir accueillir jusqu’à 40 collaborateurs.

L’activité s’articule autour de quatre pôles : la microbiologie, la physiologie viticole, l’ingénierie des process, et l’analyse sensorielle. Pour se faire une idée des projets d’investigation, deux exemples ont été donnés. Celui de la sélection de plants plus adaptés au réchauffement grâce à l’utilisation de chambres climatiques dans lesquelles les chercheurs peuvent « simuler les climats que rencontrent les maisons dans les lieux où elles sont établies ou des climats futurs ». Un deuxième chantier majeur concerne les levures. Pour supprimer l’usage des herbicides et favoriser la vie des sols, MHCS recourt de plus en plus à l’enherbement des rangs. Or, celui-ci entraîne une concurrence pour l’approvisionnement en azote des vignes, ce qui réduit la proportion de cet élément chimique dans les moûts et perturbe le bon déroulé des fermentations. D’où la nécessité de sélectionner des levures plus en phase avec la nouvelle composition des jus.

L’un des atouts majeurs de ce laboratoire réside dans sa capacité à tester ces changements à différentes échelles. « Ce que l’on produit à l’échelle d’un litre, on n’est pas sûr de le reproduire à l’échelle de 5 et encore moins de 500 … Tous les paramètres vont changer, les coefficients d’échange de gaz, l’agitation, tout est facteur de l’échelle. À chaque étape, il est important de revérifier. » confie l’un des responsables du centre. On s’attardera aussi sur la qualité des installations consacrées à l’analyse sensorielle. « C’est l’un des seuls laboratoires où l’appareil de mesure est l’être humain. Le but, c’est d’avoir quelque chose de très épuré, avec des formes arrondies, pour éviter d’avoir toute perturbation et rester concentré sur la dégustation. » Les concepteurs ont veillé à avoir des variations de pression entre les différentes salles pour éviter que les arômes ne passent d’une pièce à l’autre et conserver ainsi dans chacune une certaine neutralité.

Photo: Moët & chandon

Ensemble c’est tout

Malgré l’ampleur des investissements, l’objectif affiché du centre n’est pas pour MHCS de faire cavalier seul. Le groupe affirme sa volonté de travailler et d’échanger avec tous les organes de recherche interprofessionnels et publics (Comité Champagne, INRAE, CNRS). En baptisant le centre du nom de Robert-Jean de Vogüé, MHCS affiche la couleur. Le personnage par son parcours symbolise à la fois de l’esprit d’innovation et la volonté de toujours jouer collectif. C’est en effet à cet ancien patron de Moët & Chandon que l’on doit la création du Comité Champagne en 1941. En 1947, il met en place chez Moët & Chandon l’un des tout premiers systèmes d’intéressement à la productivité. Cette innovation sociale et organisationnelle aidera les ouvriers à mieux accepter les innovations de process alors introduites (automatisation des chaînes de dégorgement…). Celle-ci est doublée d’un comité où siègent aussi les cavistes, favorisant les retours du terrain et où chacun peut faire part de ses suggestions pour améliorer les nouvelles machines. Côté vignes, Robert-Jean de Vogüé accorde son soutien à l’ingénieur Vincent Ballu qui mettra au point le tout premier tracteur enjambeur de la Champagne : « Si vous pouvez, vous nous rembourserez et moderniserez notre vignoble, sinon tant pis ! ». Enfin, sur le plan de l’innovation produit, Robert-Jean de Vogüé a initié le lancement de Dom Pérignon en 1936, la première cuvée spéciale en Champagne, dont le concept sera imité après-guerre par toutes les maisons concurrentes.

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Carmes Haut-Brion : 2021, « millésime All Blacks »

Au château Les Carmes Haut-Brion, en appellation Pessac-Léognan, le millésime 2021 n’a pas été – pas plus qu’ailleurs – une promenade de santé. Pourtant, selon son directeur Guillaume Pouthier, il ne faut pas juger à l’avance ce millésime qui a demandé une attention de tous les instants.

En bon toulousain et adepte de rugby, Guillaume Pouthier manie la métaphore et la référence à l’ovalie avec maestria. « 2021, c’était le millésime All Blacks« , explique le directeur du château Les Carmes Haut-Brion, en appellation Pessac-Léognan, faisant référence au niveau de jeu très élevé que l’on doit produire lorsqu’on affronte la sélection néo-zélandaise. « Si tu te loupais sur le moindre détail, tu prenais un essai« . Et des détails, il fallait en considérer tout au long de cette année. Tout a commencé par le gel d’avril qui, s’il n’a guère frappé le terroir des Carmes protégé par la proximité de la ville, a pu inciter la vigne à se mettre en hibernation, entraîner des décalages, accentuer plus tard les phénomènes de coulure sur les merlots, et engendrer des carences, notamment en potasse. Puis le mildiou est arrivé, à la faveur d’un printemps et d’un été particulièrement arrosés. « Un mildiou sur grappes et sur feuilles, de mai à juillet, une bagarre permanente« , précise Guillaume Pouthier, qui souligne toutes les difficultés d’une telle pression sanitaire au regard des choix culturaux. Il explique notamment pourquoi une telle année le conforte dans le choix de ne pas avoir choisi la voie de l’agriculture biologique, en tout cas pas sur l’ensemble du vignoble : « en bio, cette année, on passait deux fois plus dans les vignes pour les traitements, ce qui n’était pas sans conséquence pour le bilan carbone, ni pour le tassement des sols. Aujourd’hui je considère que le bio est l’une des pistes possibles pour la conduite de la vigne, mais pas la seule. Nous utilisons des produits bio, des produits de biocontrôle, nous essayons de trouver la meilleure solution tout en gardant un œil sur l’ensemble de notre impact environnemental. Et il ne faut pas perdre de vue que la finalité d’un vigneron, c’est de produire du raisin« .

« Tri sauternais »

En questionnement permanent sur la façon de s’adapter au mieux au changement climatique, Guillaume Pouthier embrasse tous les paramètres qui peuvent permettre au vignoble des Carmes Haut-Brion de mieux se défendre : lutte contre le gel, réflexion sur les porte-greffes, le matériel végétal et son adéquation aux sols pour gérer la contrainte hydrique, la densité de plantation… Autant de points de détail qu’il s’agit de ne pas négliger si l’on ne veut pas se prendre un nouvel essai à chaque fois que la vague All Black avance. « L’autre paramètre important cette année était le choix de la date de récolte« , poursuit Guillaume Pouthier. « On pouvait être tenté de céder à la pression et de vendanger trop tôt, mais pour pouvoir attendre, il fallait aussi avoir un feuillage actif afin d’atteindre les bonnes maturités, ce qui n’était pas évident pour tout le monde suite à la pression mildiou« . Entre le vignoble des Carmes Haut-Brion et celui de Martillac dédié au « C des Carmes », le second vin de la propriété, les vendanges se sont étalées du 25 septembre au 14 octobre. Le point d’orgue de la récolte : trois jours de « tri sauternais », entre le 4 et le 7 octobre, pour sélectionner de façon ultra drastique les grappes qui avaient été touchées par le botrytis, permettant de ne pas perdre du volume et de contenir l’évolution du champignon. Combiné à des solutions technologiques comme le bain densimétrique et le tri optique, ce tri manuel très minutieux a permis de « conserver une très belle qualité de raisins, d’avoir de bons rendements équivalents à ceux de 2020 [40 hl/ha, NDLR] et de nous prémunir contre le risque des ‘faux goûts’ qui peuvent se manifester lorsque le mildiou et le botrytis se sont invités au millésime« .

Vendange entière

Malgré toute cette attention, une fois les raisins rentrés, il manquait encore « l’équivalent de 250°C jour, soit à peu près deux semaines de maturité« , explique Guillaume Pouthier. D’où son choix de recourir à une chaptalisation raisonnée, qui a permis de gagner +0,5° d’alcool dans les vins – une décision qui n’est pas un tabou cette année dans le Bordelais, comme on a pu le voir. « La vraie question que l’on doit se poser, c’est : quelle type de vin voulons-nous faire ? » précise Guillaume Pouthier, « et se donner les moyens d’y arriver. Aux Carmes, quel que soit le caractère du millésime, nous voulons faire des vins sur l’éclat, une aromatique pure, des tannins élégants. Aujourd’hui, dans l’univers des grands vins, on doit être prêt à boire jeune, et taillé pour la garde« . Pour parvenir à ses fins, Guillaume a recours, depuis son arrivée aux manettes en 2012, à une part conséquente de vendange entière, ce qui lui permet de réguler l’alcool, l’acidité et le profil aromatique du vin. Sur un millésime comme 2020, la vendange entière peut occuper plus de 50% des cuves. En 2021, elle se situe aux alentours de 40%. Les vinifications sont gérées « en infusion« , en superposant les strates de vendanges égrappées ou entières et en les immergeant délicatement dans les jus pour révéler en douceur couleur, arômes et tannins, sans libérer des astringences ou des amers qui, selon Guillaume, « seront certainement l’un des écueils du millésime« . Chaque cuve reçoit des cépages différents, assemblés à la vendanges en fonction de leurs types de terroirs (calcaires, graves, etc.), même si leur niveau de maturité est différent. Une approche de l’assemblage tout à fait singulière qui constitue la « signature » des Carmes Haut-Brion et qui permet aux vins de la propriété, depuis quelques années, de figurer parmi les valeurs montantes de Bordeaux. Lorsqu’on veut battre les All Blacks, il vaut mieux faire preuve de French Flair.

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Les Colin écrivent la Champagne à travers champs

Richard-Delphine-Romain-Colin

Richard-Delphine-Romain-Colin

Vignerons indépendants depuis 25 ans, les Colin ont construit au fil des ans une très belle gamme, entre grands classiques et vision plus parcellaire d’un terroir magique dont ils offrent une expression sincère et émouvante.

Les champagnes Colin expriment par leur histoire le grand mouvement que connaît la Champagne depuis plusieurs décennies maintenant. Famille implantée depuis près de 2 siècles (1829) dans la prestigieuse Côte des Blancs, du côté de Vertus, elle s’est longtemps concentrée sur la production de raisins qui étaient vendus. Des viticulteurs en somme, comme il en existe encore beaucoup dans la région et qui fournissent l’essentiel de la matière première nécessaire aux grandes Maisons. Et puis, en 1996, décision a été prise par Romain et Richard, représentants de la 7ème génération, de devenir vignerons indépendants et de pouvoir ainsi exprimer sur leurs 10 hectares de vignes en premier et grand crus leur vision de ce terroir qu’ils chérissent. Sans renier l’histoire de la région qui s’est construite autour de l’art ô combien délicat de l’assemblage, deux familles de cuvées ont ainsi été créées. D’un côté, les « Portraits de famille » qui expriment la quintessence du style Colin. On y retrouve notamment la très charmeuse cuvée Alliance qui est un pont entre le vignoble du Sézannais et celui de la Côte des Blancs. Mais aussi le très agréable Blanc de Blancs « Parallèle » (34,90€), un 100% chardonnay issu uniquement du village premier cru de Vertus. Un vin d’une belle franchise, aux notes florales et d’agrumes légèrement confits très délicates, et doté d’une grande précision. A côté de cela, la gamme « à travers champs » s’inscrit comme une ode à la diversité, à l’unicité de styles où le parcellaire prend tout son sens.

Un nouveau venu et des évolutions en perspective

Beaucoup d’émotions dans cette gamme où l’on retrouve notamment des coteaux champenois blancs ainsi qu’un rosé de saignée en 100% pinot noir. Et puis, il y a La croix Saint-Ladre (55,90€) qui a été isolé sur le millésime 2016. Romain Colin explique ainsi que « des carottages sur cette parcelle ont permis de percevoir toute la typicité de ces sols. Nous les avons sentis, goutés et le côté amer et tendu ressortait nettement ». Et de préciser que « cette cuvée n’est pas produite tous les ans. Nous l’avons sortie sur 2016, seul millésime où nous n’avons pas bloqué les fermentations malolactiques ce qui confère au vin une magnifique rondeur, puis sur 2017 et 2019 ». A la dégustation, ce champagne surprend par son côté complexe mais accessible dans le même temps. Un très beau bouquet d’agrumes mêlé de fruits blancs et de quelques épices douces s’étire avec une très nette allonge en finale portée par de très beaux amers. Et que les amateurs se réjouissent, la cuvée les Grandes Terres, un Blanc de Blancs grand cru, va évoluer dans les prochaines années. Actuellement assemblage de parcelles sur Cramant et Oiry, la cuvée sera à l’avenir un mono-cru Cramant car les vignes seront arrachées sur Oiry. Cela va renforcer encore sa typicité. Et puis, Romain ne cache pas qu’il aimerait beaucoup produire un Blanc de Noirs de Vertus, ce terroir de très beaux pinots noirs en pleine Côte des Blancs. Un projet que l’on suivra avec attention et qui témoigne de tout le dynamisme de ce très bon domaine.

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