L’Inrae, Bordeaux Sciences Agro, l’universit? de Bordeaux et l’Institut Fran?ais de la Vigne et du Vi
3700 magnums de la Côte de Nuits aux enchères, en ligne


Jusqu’au 15 novembre, 3719 magnums du domaine de la Poulette sont mis aux enchères, en ligne, par la maison Ader Entreprises et Patrimoine. Parmi ces flacons, une majorité de nuits-saint-georges et de vosne-romanée, les millésimes allant de 1993 à 2017.
Les vignerons bourguignons stockent de moins et les vieux bourgognes se font rares, en particulier dans les caves de la très prisée Côte de Nuits. La mise en vente de 3719 magnums du domaine de la Poulette, situé à Nuits Saint-Georges, résonne ainsi comme un petit événement au royaume du pinot noir. « Nous avons décidé de garder quelques bouteilles pour notre consommation personnelle et de vendre le reste », confie Hélène Michaut, qui reprend les rênes du domaine à la suite de ses parents, Françoise et François Michaut. « Cette vente se déroule dans le cadre de la transmission de l’exploitation. C’était le bon moment. »
Des lots de 1 à 3 magnums
Pour la famille vigneronne, le choix des enchères est vite apparu comme une évidence. « Nous proposons cinq cuvées différentes, sur une vingtaine de millésimes. Cela fait près de 100 références. Il était trop compliqué de les marketer une à une. » Au marteau : la maison Ader Entreprises et Patrimoine, qui a mis en place ces enchères en ligne sur la plateforme Drouot Online.
La vente a débuté le 8 octobre et prendra fin le 15 novembre. Seules des cuvées rouges sont disponibles, réparties en lots de 1 à 3 magnums. Dans le détail :
856 Magnums de Côte-de-Nuits-Villages «Vierville» de 1997 à 2017
717 Magnums de Nuits-Saint-Georges 1er Cru «Clos des Poulettes» de 1995 à 2013
658 Magnums de Nuits-Saint-Georges «Les Vallerots» de 2003 à 2017
866 Magnums de Nuits-Saint-Georges 1er Cru «Les Vaucrains» de 1993 à 2017
622 Magnums de Vosne-Romanée 1er Cru «Les Suchots» de 2000 à 2017
De mère en fille depuis six générations
Directement en provenance du domaine, ces cuvées sont « dans un état de conservation idéal », d’après la maison d’enchères. Et « taillées pour la garde », assure Hélène Michaut. « Tous les magnums datent de la période où mon père vinifiait. Il privilégiait un style assez tannique, propice à la bonne évolution. »
Depuis plus de six générations, le Domaine de la Poulette s’est transmis par les femmes. La famille est propriétaire d’environ 16 hectares, de Nuits-Saint-Georges à Vosne-Romanée.
Vente à retrouver sur le site ader-ep.com.
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[JEU] Champagne Pierre Mignon : des bouteilles de champagne à gagner


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La métamorphose audacieuse de Rieussec


Le château Rieussec, propriété depuis 1984 des Domaines Barons de Rothschild Lafite et 1er grand cru classé en 1855, poursuit sa métamorphose, dans le prolongement de sa transition écologique et propose une nouvelle bouteille, en rupture avec toutes les conventions auxquelles est rattachée le Sauternes. Une prise de risque assumée.
Saskia de Rothschild, qui dirige aujourd’hui l’ensemble des Domaines Barons de Rothschild Lafite part d’un postulat sans appel : « l’aura du Sauternes a pâli, sa consommation s’est raréfiée, se limitant aux célébrations de fin d’année, cantonné au foie gras une fois par an et aux desserts de temps en temps. Il s’est installé confortablement dans la tradition, le folklore et les accords convenus sans se soucier du monde qui l’entourait. Le classicisme auquel il se raccrochait semblait lui interdire d’accompagner toutes les occasions, et de célébrer toutes les gastronomies. » S’en tenir aux regrets ne satisfait pas Saskia de Rothschild : le Sauternes a des atouts remarquables, il fallait donc réagir et impulser une nouvelle image de ce merveilleux vin liquoreux et infléchir son mode de consommation. Modifier radicalement la bouteille a été une priorité car elle est, à l’évidence, un vecteur d’image puissant.
Accompagné par le studio Laure Flammarion, Rieussec a provoqué « un acte de ré-enchantement » en créant dès 2022, pour le millésime 2019, une bouteille en rupture avec la tradition afin « d’ attirer la curiosité et provoquer du désir ». Et cela « sans se dénaturer, ni se dévergonder, ou se vulgariser » : un exercice délicat.
Nouveaux codes
Ceux qui ne se lassaient pas d’admirer la couleur de la robe du vin à travers la bouteille et de suivre son évolution devront attendre de l’avoir désormais dans leur verre, car la bouteille est maintenant opaque. « Notre bouteille a tant confiance en son nectar qu’elle n’en dévoile pas sa robe ». Mais ont-il eu le choix ? Non, car c’est bien la contrainte du verre recyclé qui a imposé cette opacité. Jean de Roquefeuille, le directeur d’exploitation du château précise : « le verre blanc recyclé n’existe pas ». La bouteille est en verre PCR (Post Consuming Recycle) composé à 96% de verre domestique récupéré et recyclé. « Notre bouteille assume ses imperfections. Elle est charismatique, solide et faite pour durer et protégera toute la finesse du vin».
La forme de la bouteille évolue. Il s’agit de la bouteille BOLD, à la forme ramassée. L’anneau saillant classique disparaît et laisse place à une ligne continue depuis l’épaule jusqu’à la bague. Cette bague et le corps de la bouteille sont associées par une simple petite rainure située sur le col.
La communication autour du nouveau bouchon surprend. L’accent est mis sur un bouchon en forme de bilboquet (d’où son nom : Bil). Le bouchon traditionnel aurait-il disparu ? Jean de Roquefeuille rassure en disant que « Rieussec reste un vin d’amateur mais aussi de garde. Il faut lui laisser sa chance de vieillir. Le bouchon de garde, c’est-à-dire, le bouchon long, traditionnel, que nous avons l’habitude d’utiliser bouche bien la bouteille ». Le bouchon Bil, supplémentaire, livré avec la bouteille, est une création de l’agence de design suisse Big Game : le voici avec une « forme à la fois simple, judicieuse et résolument contemporaine. il se suspend à la bouteille par un cordon ». Jean de Roquefeuille justifie son utilité : « il est en liège aggloméré, écologique, avec une colle alimentaire neutre. Le bouchon long est souvent difficile à remettre lorsqu’on ne finit pas la bouteille ».
Quant à l’étiquette, celle-ci adopte un style résolument plus contemporain. Son esthétique « passe des codes dorés et des enluminures à un vin orné d’une simple couronne à 3 branches ». Une couronne qui existait déjà sur les anciennes étiquettes et qui est l’emblème traditionnel associé depuis toujours au Sauternes. Cette coiffe, sérigraphiée sur la bouteille, est accompagnée de la simple appellation « RIEUSSEC ». Il y a bien entendu une contre étiquette qui porte toute les mentions légales, et la mention 1er grand cru classé qu’on ne saurait omettre. Une contre étiquette que l’on peut décoller si bien qu’une fois le vin bu, cette bouteille peut devenir carafe nous dit le communiqué de presse. Elle se veut « sympathique, joviale, imparfaite ». Une bouteille simplement décorée pour « accompagner avec humour et élégance le quotidien des amateurs de Rieussec ».
Et pour achever l’œuvre, La caisse bois disparaît. Ce sera désormais un emballage en carton kraft qui se veut compact et qui contiendra 4 bouteilles et leurs bouchons réutilisables. « Pour des questions d’écologie, nous avons privilégié l’usage d’un carton kraft, et minimisé l’ajout de matière plastique en utilisant une étiquette et un ruban adhésif en papier ». Jean de Roquefeuille avance des raisons supplémentaires qui ont conduit à ce choix : « la forme de la bouteille, un peu trapue, dicte un peu l’emballage. La caisse de 6 c’est un peu trop. Cette nouvelle bouteille de Rieussec 2019 va sortir entre 110 et 120 € : c’est une valeur tout de même. La caisse de 4 semble plus adaptée pour distribuer le vin. » Chaque bouteille est accompagnée d’un mode d’emploi bilingue, imprimé recto verso sur du papier recyclé. Il explique brièvement la nature du Rieussec et l’usage de cette nouvelle bouteille. Le premier vin sera-t-il le seul concerné par le changement de bouteille ? Jean de Roquefeuille indique que « le deuxième vin, les Carmes de Rieussec, fait l’objet d’une réflexion pour le passage à une nouvelle identité, très probablement avec une charte graphique similaire ».
Nouveaux accords mets-vin.
Mais la nouvelle esthétique de la bouteille et la transition écologique ne suffisaient pas pour élargir la diffusion du château Rieussec. La volonté de modifier la consommation du Sauternes pour un Sauternes « désinhibé, désenclavé et surtout désirable » et d’élargir sa consommation au-delà du seul apéritif et foie gras a conduit Saskia de Rothschild à s’associer à trois chefs réputés. Il s’agit de proposer des accords mets vins capables de « régénérer le vin de Sauternes et de le désenclaver, grâce à une cuisine éloignée des habitudes de sa consommation traditionnelle ». Convaincre le public qu’il y a une autre manière de boire du Sauternes. « Nous éveillons le public aux multiples possibilités qui s’offrent à lui pour accompagner ce vin » : tel est l’objectif pour élargir le champ des possibles en matière de consommation du Sauternes.
En bousculant les codes, Rieussec prend des risques. Des risques calculés et qui ont l’allure d’un pari audacieux. L’esthétique des visuels et du contenant gagne en modernité et permet de mieux insérer le vin de Sauternes dans l’actualité du monde qui l’entoure. De même, la notion de développement durable prend du sens auprès d’un public de plus en plus attentif à cette notion et est en cohérence avec la transition écologique amorcée au château : la conversion en bio a été amorcée en 2021. Mais la rupture avec les codes traditionnels est franche et un certain public pourra perdre ses repères. Certains choix pourront laisser penser qu’on s’éloigne de l’image du premium telle qu’on l’entend traditionnellement et faire douter les aficionados du Sauternes « à l’ancienne ». En contrepartie, grâce à une stratégie audacieuse, ce pari espère fortement conquérir de nouveaux adeptes et sans doute convaincre les traditionnalistes. Le Sauternes cherche à quitter, à juste raison et avec de réels atouts, une tradition parfois handicapante pour sa diffusion. Les Domaines Barons de Rothschild font un pari courageux pour faire évoluer l’image du Sauternes et augmenter sa consommation. Reste à observer si le public suivra. Seule la qualité des vins de Rieussec avait fait jusqu’ici sa réputation , le nouveau design entre dans les paramètres désormais. Rendez-vous d’ici quelques temps pour faire le point.
Rieussec 2019.
Nez très pur, sur des notes prononcées de litchi et de rhubarbe, puis en arrière plan des arômes d’ananas frais et une sensation de fraîcheur. Une bouche à spectre large, en queue de paon, sur l’abricot frais mais aussi, sec (marque du botrytis), tisane d’anis étoilé. Finale longue, étirée sur le citron acidulé et « tarte citron meringué » nous dit Jean de Roquefeuille. Les 119 gr/l de sucre résiduel sont parfaitement équilibré par l’acidité. Un vin distingué, fin, équilibré, sans lourdeur.
33210 Fargues
05 57 98 14 14
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Les consommateurs am?ricains de vins fran?ais ne sont pas forc?ment ceux que l?on croit
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Concours du Meilleur Caviste de France : un an après


Le 20 octobre 2020, la finale de la compétition inter-cavistes créée par le Syndicat des Cavistes Professionnels et orchestrée par Terre de Vins se tenait à la Cité du Vin (Bordeaux). Un peu plus d’une année après nous avons demandé aux trois cavistes sur le podium et aux lauréats des deux prix spéciaux de dresser le bilan, et de nous évoquer les opportunités ouvertes par cette consécration
Matthieu Potin – Meilleur caviste de France 2020 – La Vignery Saint-Germain-en-Laye (78)
Je n’ai pas fait le Concours pour développer mon chiffre d’affaires, mais avec un défi personnel : celui de me prouver que je pouvais le faire et avoir une reconnaissance. Après un an, mon bilan est que cette victoire m’a fait faire autre chose qu’être caviste. Le Concours m’a permis de passer une étape supplémentaire à la boutique et de penser plus loin. Avec notamment la presse régionale qui a beaucoup parlé du Titre, le magasin, ouvert depuis 2014, a franchi un palier supplémentaire, avec un accroissement de 30 à 35 % en chiffre d’affaires et en clients l’an dernier. J’ai pu recruter pour agrandir mon équipe en cave. Les clients historiques sont très fiers d’être nos clients, ils sont heureux d’avoir une belle boutique et des bons conseillers à leur écoute. Le Titre en a aussi amené de nouveaux. Quand tu te prépares pour le Concours et l’ambitionnes depuis longtemps, le jour où tu y arrives, c’est un peu comme la fin d’un cycle, le point final à un chapitre.
Les semaines et mois qui ont suivi la finale, on a cherché ce qu’on pouvait faire à deux avec Julien (Julien Lepage, caviste d’argent, employé de Matthieu Potin à La Vignery Saint-Germain-en-Laye, ndlr). On avait pensé à un projet commun dans la restauration, mêlant nos compétences entre vin et cuisine, mais le Coronavirus nous a stoppés. Le confinement m’a montré que je pouvais faire autre chose, partiellement ou totalement, être moins en magasin et passer plus de temps avec ma famille, tout en continuant à gagner ma vie correctement. Et puis derrière, j’ai gagné le Concours, la lumière était sur moi. J’ai pris une place que je n’avais pas dans la sphère professionnelle, avec beaucoup de sollicitations. J’ai eu des opportunités, on m’a par exemple proposé de développer la marque commerciale « Matthieu Potin », pour permettre aux vignerons d’inscrire sur leurs bouteilles « recommandé par Matthieu Potin, Meilleur caviste de France ». Au départ, j’espérais aussi obtenir des allocations de domaines rares ou prestigieux, mais ce n’est pas si simple que ça. Certains nouveaux clients, notamment dans mon réseau d’affaires, m’ont demandé d’animer des soirées dégustation. Du jour au lendemain, avec la restauration à l’arrêt durant le confinement, j’ai aussi reçu des CV de gens motivés par l’idée de travailler avec le Meilleur caviste de France. Ce n’était pas le cas avant.
Comme j’ai besoin de défis et de varier mes activités, j’ai eu l’opportunité, grâce aux résultats économiques du magasin, d’investir dans une propriété dans ma région natale de Normandie, pour proposer de l’accueil en chambres et table d’hôtes. On en discutait déjà avec ma femme, mais ce n’était pas du tout dans nos perspectives à court terme. Depuis mi-mai, je partage donc mon temps entre la Normandie et le magasin. Cette activité n’est pas si éloignée du monde du vin et des spiritueux, puisqu’il s’agit d’un petit manoir avec une partie agricole. A terme, j’aimerais céder ma boutique de Saint-Germain-en-Laye, et produire du cidre tout en accueillant dans la maison d’hôte. Je suis encore sous contrat avec La Vignery jusqu’en 2023, mais je réfléchis déjà à ouvrir ma cave en Normandie un jour. »
Julien Lepage – Caviste d’argent – La Vignery Saint-Germain-en-Laye (78)
« Juste après la finale du Concours, j’ai eu beaucoup de mal à réaliser ce qui s’était passé. J’ai mis beaucoup de temps sur l’année qui a suivi le Titre. Ca s’est fait petit à petit avec les félicitations qu’on a reçues de nos fournisseurs, des gens qui venaient juste comme ça nous dire « bravo » parce qu’ils avaient vu des articles… C’est ça qui m’a aidé à prendre conscience qu’on avait fait une chose incroyable. Un an après, c’est toujours aussi magique. J’ai d’ailleurs une petite anecdote à ce sujet. Quand je suis allé au salon Dugas Club Expert, la réceptionniste me dit quand je me présente : « ah, c’est vous qui avez fait un doublé au Concours ! » J’ai trouvé ça assez fou que, pratiquement un an après, elle m’en reparle, et de constater l’impact que ça a eu auprès de la filière, que ce soit dans le vin ou les spiritueux. Avec le Titre, tout s’est accéléré.
Sur les réseaux sociaux aussi, il y a eu une nette augmentation du nombre d’abonnés à mes comptes, que ce soit sur Facebook, l’Instagram que j’ai créé ou sur LinkedIn. En termes d’opportunités, il y a bien sûr eu quelques demandes sur LinkedIn pour savoir si je cherchais du travail. J’ai décliné, car c’est dans ma propre structure, à La Vignery, que j’ai évolué. En discutant avec le responsable d’exploitation de La Vignery, j’ai décidé de quitter mon poste au sein de la boutique de Saint-Germain-en-Laye, et j’ai pris depuis le 7 août un nouveau poste de formateur et ambassadeur créé pour moi au sein de l’enseigne. Ce projet a été rendu possible grâce au Concours et à l’image qu’il m’a donné, en permettant de nous crédibiliser. A travers ce nouveau poste, ma mission est de transmettre notre savoir aux collaborateurs, de les former à une meilleure connaissance des produits. J’envoie beaucoup de fiches techniques, je fais des vidéos sur Slack pour des produits sur lesquels on a des enjeux, et j’ai aussi pour projet d’emmener nos équipes dans le vignoble. Ce poste comprend aussi une partie formation clients. Nous proposons déjà des formations œnologiques au sein de nos magasins, mais on est en train d’étudier la mise en place d’un format un peu différent. On avait commencé à travailler sur à des formations en ligne, on les expérimente suite au Coronavirus. J’ai également une mission d’ambassadeur, pour développer l’image de la marque « La Vignery » auprès des clients, fournisseurs, collaborateurs… Le but est de faire résonner la marque, notamment par la présence sur des événements-phares et sur le terrain. On veut aussi l’humaniser, montrer que nos acheteurs se déplacent, sélectionnent les produits, bien loin de ce qui se pratique en grande distribution. Le Concours m’a aussi donné plus de confiance en moi. Je n’en retiens que du positif, avec tant de choses incroyables qui se sont passé durant cette année. »
David Morin – Caviste de bronze – La Cave de Villiers-sur-Marne, Villiers-sur-Marne (94)
« Ce titre de Caviste de bronze a changé le regard des clients. A travers le Titre, ils voient le savoir-faire sur la sélection des vins et des vignerons. Aujourd’hui, ils nous font plus confiance sur nos coups de cœur, nos pépites, pas forcément des vins d’appellations, mais des vins façonnés par des beaux vignerons sur des IGP françaises ou des vins étrangers. Ils m’incitent à aller plus loin dans mes recherches. Pour préparer le Concours, j’avais déjà lu beaucoup de choses sur des vignobles, des IGP, des vins étrangers, mais je n’avais pas forcément eu le temps d’aller les déguster en amont du Concours. Je suis allé rendre visite à ces vignerons ou importateurs suite au Concours, et j’ai rentré certains de ces flacons. Aujourd’hui, j’achète des vins un peu moins connus, vins de pays, IGP ou vins étrangers, dans des tarifs abordables entre 10 et 15 €. Et les clients adhèrent. J’ai vraiment cette image de caviste découverte. Des clients viennent de loin pour découvrir la cave.
Pour ce qui est des opportunités, la principale est que ce podium m’a permis de m’agrandir pour proposer des cours d’œnologie en plus de la partie cave, avec l’ouverture d’une nouvelle boutique, à quelques pas de l’actuelle. La mairie de Villiers-sur-Marne m’a épaulé dans la prospection et l’installation. Auprès des banques, frileuses en fin de Covid, le Titre a facilité la démarche. Au niveau des fournisseurs et professionnels, le Titre m’a ouvre des portes, dont celles de certains domaines auxquels je n’avais pas accès. Ce ne sont pas forcément les bouteilles les plus chères, mais des choses confidentielles.
Le Concours m’a aussi permis de rencontrer d’autres cavistes. Entre finalistes, nous sommes restés très soudés. Peu importe que nous soyons indépendants ou franchisés, on s’entraide, s’écoute, on échange sur les produits et sur le métier. »
Alexis Zaouk – Prix spécial, Meilleur Jeune Caviste de France – La Cave d’Alex, Nanterre (92)
« La Cave n’ayant qu’un an d’existence lors du Concours, le titre de Meilleur Jeune Caviste a été un vrai accélérateur. Il m’a permis de gagner en visibilité auprès du public. De nouveaux clients sont apparus à la cave, le plus souvent par curiosité suite aux retombées médiatiques. Un grand nombre d’entre eux sont encore clients aujourd’hui. Je ne peux que recommander de participer à ce concours, d’autant plus que c’est une occasion en or pour rencontrer des confrères et pouvoir échanger avec eux. »
Franck Naudot – Prix spécial du public (attribué par le vote des internautes sur terredevins.com) – Les Caves Naudot, Gannat et Bellerive-sur-Allier (03)
« Que de chemin parcouru depuis la finale… Le bilan est néanmoins difficile à jauger. Quelle est la part du concours dans notre progression, quelle est la part de la crise sanitaire ? Difficile de répondre en chiffres. Je peux cependant ébaucher une réponse plus littérale. Il est indéniable qu’une partie de ma clientèle est fière de côtoyer un finaliste, cela donne une image de besogneux du bouquin, d’arpenteur du terroir, de bûcheur du goulot. Le prix du public est aussi le leur. Dans cette évolution où beaucoup cherchent à mettre un sens à leurs actes d’achat, voir qu’en tant que consommateur chacun peut devenir consomm’acteur, et que cela se traduit concrètement par un joli trophée au milieu de la cave, peu y restent insensibles. Après, ce n’est pas une fin en soi, mais plutôt une étape de plus. Il y a plein d’autres étapes importantes et même peut-être encore plus importantes. La vie n’est pas un concours, elle est opportunités, rencontres, échanges et le concours ne doit rester que ce qu’il est, c’est-à-dire une photo, un instant de vie. Le film lui, continue. »
Retrouvez toutes les photos, le palmarès et les souvenirs de la 4eme édition du Concours du Meilleur Caviste de France organisé par Terre de vins et le Syndicat des Cavistes Professionnels, en octobre 2020.
Photos Solène Guillaud
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Maison Ferrand : complètement Barge (166)


La Maison créatrice de spiritueux vient d’imaginer un tout nouvel espace où les amateurs de rhums et de cognacs vont pouvoir acquérir des fûts et les accompagner dans leur dernière phase de vieillissement sur l’eau, dans les cales d’une péniche.
Rien n’arrête Alexandre Gabriel lorsqu’il s’agit d’innover. Si depuis longtemps ses rhums Plantation revenaient des Caraïbes en bateau après leur long vieillissement sous un climat tropical, c’est un affinage complémentaire qu’il a souhaité proposer à ses clients. Direction pour se faire, la banlieue parisienne, précisément sur une boucle de la Seine à Issy-les-Moulineaux. Dans cette ville qui s’est totalement réinventée ces dernières décennies, les immeubles modernes alentour abritent de nombreux sièges d’entreprises. Alors la surprise est grande en longeant les fleuves qui révèle ici une nature préservée. Un petit coin de quiétude où est amarrée la Barge 166, très sensuelle dans sa robe rouge et noire qui habille sa coque. Et si elle a aujourd’hui fière allure, ça n’a pas toujours été le cas. « Lorsque nous avons acheté cette péniche, c’était une coquille vide. Auparavant, elle servait au transport des matières premières. Il a donc fallu engager de très importants travaux d’aménagement confiés à un chaudronnier local » confie Margaux Lespinasse, la Directrice du projet. « Nous avons donc créé l’étage haut, la timonerie, qui constitue un grand espace de réception. En dessous se situe l’espace de stockage à proprement parler. C’est là que les fûts de 30 litres sont entreposés sur des racks conçus sur mesure. Nous avons volontairement très peu isolé la cale afin que le lieu bénéficie des fortes variations de températures selon les saisons, en plus du taux très élevé d’humidité » poursuit-elle. Des conditions exceptionnelles pour ce chai flottant unique où les clients vont pouvoir venir suivre le vieillissement des spiritueux qu’ils auront préalablement choisis.
Adopte un fût
Et si vous deveniez l’un des heureux propriétaire de l’un des 1450 fûts qui seront entreposés dans la Barge 166 ? Choisir et suivre le vieillissement de son propre spiritueux ressemble pour beaucoup d’amateurs au nirvana. Le principe est simple. Une pré-sélection de différents alcools maison a été réalisée en interne. 3 cognacs Ferrand et 6 rhums Plantation seront donc proposés, du fait de leur typicité particulière. Origines différentes, millésimes différents, distillation différente, autant de paramètres qui permettront d’identifier son spiritueux de prédilection. Margaux accompagnera toute cette réflexion en faisant déguster, en expliquant les possibilités d’évolution de ces alcools dans un environnement si particulier. Les clients auront également la possibilité de choisir le degré de chauffe de leur fût, essentiellement produit par la maison charentaise-maritime Allary. La période finale de vieillissement en cale pourra s’étendre jusqu’à 2 ans et constituera donc un 2ème voire un 3ème vieillissement, selon qu’il s’agira de cognacs (vieillis dans le cognaçais) ou de rhums (ces derniers ayant déjà vieillis sous les tropiques, puis en fûts de cognac Ferrand au château de Bonbonnet). Tout ce processus sera long, le temps de recevoir les fûts qui auront été préparés du côté de Cognac. Le plaisir résidera bien sûr dans la visite trimestrielle que pourra effectuer le ou les possesseurs d’un fût. Là encore, guidé(s) par Margaux, des contrôles de maturité strictement encadrés pourront être réalisés pour jauger le niveau optimal de vieillissement souhaité. Et pour celles et ceux qui souhaiteraient immédiatement devenir propriétaires, l’option « adoption » (l’autre étant l’option « sélection ») est faite pour eux. Un choix restreint de 3 spiritueux seulement : un cognac, un rhum jamaïcain et un rhum barbadien déjà en fût. Quoi qu’il en soit, une plaque métallique personnalisée sera scellée sur le fût, les tous premiers clients ayant même l’honneur de voir leur nom mis à l’honneur sur un « wall of fame » dédié. Des verres de dégustation gravés aux initiales des propriétaires seront aussi compris dans le prix de l’aventure qui oscillera entre 2500€ et 4500€ TTC le fût selon les alcools. Et à la clé, environ 55 bouteilles de 50cl, part des anges oblige !
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