« Nous avions ? c?ur depuis longtemps de d?velopper nos activit?s viticoles dans ce magnifique vignoble qu
Projets de hausse ? 30 % et de baisse ? 10 % des taxes sur les vins et spiritueux
Pr?sent? ce 22 septembre par le minist?re de l’?conomie, le projet de loi de finances pour 2022 s’?toff
Lyon Tasting 2021 : un nouveau succès


Après deux jours dédiés à la dégustation de grands vins, la 4e édition de Lyon Tasting, le Festival organisé par Terre de vins, vient de refermer les portes du Palais de la Bourse. Près de 3 000 visiteurs se sont succédé pour venir rencontrer les 80 vignerons exposants.
Cette année plus que jamais, la communauté Terre de vins était au rendez-vous malgré le contexte pour venir déguster et célébrer les grands vins, à l’occasion du Festival Lyon Tasting qui s’est tenu ce week-end, les 9 et 10 octobre 2021, au cœur du Palais de la Bourse de Lyon. Plus de 2 800 visiteurs ont pu déambuler à la rencontre des 80 vignerons présents pour déguster les 250 références de vins et champagnes d’excellence présentées. « Au regard du contexte, la partie est totalement réussie. Il fallait passer ce moment si particulier mais la fréquentation nous permet d’ores et déjà de penser à 2022 pour construire un 5e anniversaire qui place Lyon Tasting comme le rendez-vous incontournable du Grand Est / Sud-Est de la France. », analyse Rodolphe Wartel, directeur général de Terre de vins. « Ces retrouvailles étaient attendues et nous remercions les visiteurs, les vignerons, les partenaires de nous avoir accordé leur confiance en répondant présents à cet événement. »
Parmi les animations qui ont jalonné ce week-end, les 4 master classes de renom ont permis aux visiteurs de déguster les vins des Hospices de Beaune, de Condrieu, de Pomerol et des Vins de Bourgogne. Les 8 ateliers proposés ont quant à eux offert une découverte approfondie des vins des Côtes du Rhône et de leur singularité. Reg
Le rendez-vous est d’ores et déjà donné aux visiteurs et exposants pour la 5e édition de Lyon Tasting qui se tiendra les 8 et 9 octobre 2022, toujours dans l’écrin du Palais de la Bourse de Lyon. Le nombre d’exposants et la programmation seront profondément enrichis .
D’ici là, Terre de vins multiplie les occasions de dégustation ailleurs en France cette fin d’année : rendez-vous à Paris le 23 octobre pour Champagne Tasting et à Bordeaux les 11 et 12 décembre 2021 pour le 10e anniversaire de Bordeaux Tasting.
Photos Albert de Monts
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[Lyon Tasting] Master Class Bourgogne : à la (re)découverte des terroirs


Le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne a réuni les professionnels du monde du vin pour une balade dans la Bourgogne du nord et sud, entre rouge et blanc, guidée par Fabrice Sommier (MOF sommelier et dirigeant de la Wine School) et Sylvie Tonnaire, rédactrice en chef de Terre de Vins.
La Bourgogne s’étend du nord au sud sur une bande de 230 km, pour 30 000 hectares de surface de vignes.
Elle se divise en cinq régions : de Chablis, Grand Auxerrois et le Châtillonais pour la plus septentrionale, au Mâconnais, en passant par les Côte-de-Nuits/Haute-Côte-de-Nuits, Côte-de-Beaune/Haute-Côte-de-Beaune, Côte Chalonnaise et Couchois.
La grande actualité de l’année pour la Bourgogne est la reconnaissance de certains climats de Pouilly-Fuissé en premiers crus. Et le réchauffement climatique qui n’a pas attendu 2021 pour faire l’actualité : depuis une dizaine d’années, les vendanges se sont décalées de septembre/octobre à août/septembre.
Sans compter les effets ravageurs du gel, dûs à la constance des hivers doux et notamment d’un mois de février radieux, qui attaque la vigne taillée à coups d’assauts printaniers. De quoi faire réfléchir certains vignerons à démonter l’ancien adage selon lequel la meilleure taille pour la vigne est celle de janvier/février.
Fabrice Sommier provoque un peu l’auditoire en affirmant que « les vins de Bourgogne ne sont pas chers ». En précisant bien qu’il a conscience de l’incongruité de sa phrase, mais que la pyramide des dénominations bourguignonnes permet de trouver des cuvées délicieuses et représentatives de leurs terroirs, dès lors que l’on sort des premiers et grands crus. Ce qui n’empêche pas de prendre connaissance du climat sur lequel on se trouve lorsqu’on traverse la Bourgogne, grâce à l’application développée par le BIVB et indiquant précisément sur quel terroir on est.
Une dégustation comparée pour saisir les différences de climats
La Bourgogne est réputée pour son parcellaire et ses nombreux climats et crus. La dégustation proposée lors de la master class mettait en lumière deux crus pour les trois appellations présentées : Rully, Savigny-lès-Beaune et Nuits-Saint-Georges.
Les deux blancs de Rully, appellation de Côte-Chalonnaise qui produit également du rouge, provenant du domaine Belleville, tout en agriculture biologique, étaient issus du 1er cru La Fosse et du 1er cru Rabourcé, les deux sur le millésime 2018. La différence est subtile entre ces deux premiers crus côte-à-côte, mais le premier se livre davantage sur les fruits blancs et une agréable tension, tandis que le deuxième présente des notes de miel et une richesse plus marquée. Puisque nous sommes en terre lyonnaise, Sylvie Tonnaire suggère un accord avec la célébrissime quenelle de brochet sauce Nantua, ou un saucisson chaud pour Fabrice Sommier.
Les Savigny-lès-Beaune du domaine Alexandre Parigot nous emmène sur le millésime 2017, sur le premier Les Vergelesses et Les Peuillets (rouge). Le premier délivre une fraîcheur plus marquée et un fruit plus présent, tirant sur la fraise, lorsque les Peuillets ont des notes de torréfaction plus affirmées. Leur dénominateur commun reste la gourmandise et la fraîcheur, permettant un accord avec une longe de thon juste poêlée. Ce profil des vins de Savigny leur offre une certaine polyvalence en termes d’accord, pouvant par exemple aller de la longe de thon aux spécialités lyonnaises à base de charcuterie.
Les nuits-saint-georges de la Maison Edouard Delaunay en 2017 également permet de prendre la mesure des particularités de cette appellation. Elle compte des premiers crus mais aucun grands crus, et Fabrice Sommier utilise une image sportive pour qualifier sa structure : « c’est une appellation qui a des muscles profonds, mais qui n’est pas forcément body-buildée ». Les vins ont une « espèce de verdeur qui leur est propre, avec un côté plus mordant et des tanins parfois un peu austères. C’est une appellation qu’il vaut mieux déguster soit six mois après leur naissance, soit dix ans après, car ils peuvent avoir tendance à se refermer en cours d’évolution. »
Le 1er Cru Aux Chaignots a un caractère plus animal que Les Crots, plus sur la fraîcheur, mais partage un joli fruit rouge. Malgré un nez charmeur qui laisserait préfigurer une bouche volumineuse, on retrouver une structure ligneuse et droite, légèrement austère mais de façon temporaire, le fruité reviendra d’ici quelques années (3/4 ans).
Les Crots se marieront avec un canard aux cerises, tandis que les Chaignots sublimera un plat de cuisine indienne ou une aubergine alla parmigiana, faisant écho à cette « sensation végétale noble » qui caractérise la cuvée.
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[Lyon Tasting] La Bourgogne de Prissé à Beaune


Une douzaine d’exposants bourguignons étaient présents ce week-end à Lyon Tasting, démontrant la réjouissante variété de vins prenant naissance entre le Mâconnais et le Chablisien. Au registre des actualités, la coopérative des Vignerons des Terres Secrètes (Prissé, 71) et la maison Louis Latour (Beaune, 21) avaient des choses à dire. Et à faire déguster.
Alors que la quatrième édition de Lyon Tasting s’apprête à fermer ses portes, il est temps de jeter un dernier coup d’œil sur les exposants bourguignons qui ont ravi les papilles des amateurs pendant ces deux jours. Nous avons déjà parlé ici du château de Saint-Aubin, ici encore de la famille Picard à Mercurey, et là enfin, de la master class consacrée aux vins des Hospices de Beaune. La Bourgogne, on le sait, est un océan de diversité, qui désamorce constamment les idées reçues tant les expressions du pinot noir et du chardonnay (ses deux « cépages rois », en rouge et en blanc) sont différentes selon les terroirs et les vignerons.
Des exemples de cette diversité, on en trouve à foison du côté des Vignerons des Terres Secrètes, groupement coopératif réunissant quelque 300 adhérents, 140 exploitants (900 hectares au total), portant haut la bannière des vins du Mâconnais. En guise d’apothéose de son « Automne Week » qui commence demain, la cave, située à Prissé (71), organise un week-end « Moments de partage », les 16 et 17 octobre, durant lequel le grand public sera invité à découvrir la nouvelle cave à fûts, récemment terminée. Abritant plus de 1000 fûts, ces nouvelles installations, fruits de plus d’un an de travaux, sont appelées à être la pierre angulaire d’une nouvelle offre œnotouristique pour les Terres Secrètes, dont nous serons amenés à vous reparler prochainement.
En attendant, les amateurs pouvaient déguster, ce week-end, quelques pépites de la coopérative, comme le Saint-Véran Croix de Montceau 2019 (charnu et gourmand, à la matière tapissante ponctuée par une agréable fraîcheur, 12,30 €) et le Gevrey-Chambertin « Clos du Chapitre » 2017 sous la bannière Nuiton-Beaunoy, un monopole de moins d’un hectare déclinant déjà une jolie complexité, un côté fumé qui se pose sur le fruit noir, le lilas, la pivoine, beaucoup de délicatesse dans le touche de bouche (58 €).
Une centaine de kilomètres séparent Prissé de Beaune – à l’échelle de la Bourgogne c’est un univers. La Maison Louis Latour y écrit son histoire depuis 1797 : une histoire qui continue de s’écrire avec le lancement, tout récemment, d’un nouveau Bâtard-Montrachet « Clos Poirier », issu d’une parcelle familiale de 80 ares dont Louis Latour assure la moitié de l’exploitation. Le millésime 2019 a été dévoilé il y a quelques jours. Le Clos Poirier vient rejoindre la famille des grands blancs portée de longue date par la maison, dont les visiteurs de Lyon Tasting ont pu avoir un aperçu pendant le week-end avec le remarquable Corton-Charlemagne 2018 (170 €), un modèle du genre – malgré sa jeunesse – avec ses notes de noisette fraîche et son élevage subtilement vanillé, escortant une matière à la fois riche aérienne. Mais on pouvait aussi savourer un grand pinot noir sur le stand de Louis Latour, en la « personne » du Château Corton Grancey Grand Cru 2018 (115 €) : cet assemblage de différentes parcelles bénéficiant d’altitudes et d’emplacements différents sur la colline de Corton, toutes vinifiées et élevées séparément avant d’être sélectionnées pour composer le résultat final, un vin vibrant et salin, à la texture ciselée et séveuse, irisée de gines notes poivrées. Une nouvelle illustration, si besoin était, du savoir-faire de Louis Latour sur cette zone de Corton, où la maison possède plus de 27 hectares (sur 48 hectares en propre).

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[Lyon Tasting] Clos du Vieux Bourg : la renaissance d’une longue histoire


Dominique Piron, ancien président d’InterBeaujolais, l’interprofession des vins du Beaujolais, a pris sa retraite en repartant sur un nouveau projet.
Dominique et son épouse habite le Clos du Vieux Clocher, à Corcelles-en-Beaujolais, depuis une quinzaine d’années.
Cette bâtisse religieuse daterait du IXe siècle, et l’ancien presbytère constitue la résidence du couple Piron, tandis que la cuverie, constituée de cuves inox et de petits foudres se situe dans l’ancienne église.
Mais Dominique n’a pas toujours vinifié ici, c’est même son tout premier millésime. Auparavant détenteur de son entreprise commerciale sous le nom des Vins Piron, située à Morgon, il en a revendu les parts à son ancien associé.
Double projet pour une double envie : d’une part rassembler les vignes familiales provenant de sa mère et de ses sœurs avec les siennes, sous la même bannière, et d’autre part « s’occuper de mes vignes, de mes affaires, après ces années passées à m’occuper des affaires du vignoble à la présidence de l’interprofession. »
« Je suis heureux de pouvoir enfin pleinement me réapproprier ma propriété, et pouvoir réaliser mon premier millésime dans ce lieu historique, qui fut d’ailleurs une terre de frontières. En bas du Clos, le petit ruisseau faisait office de délimitation entre le territoire des Francs et celui des Burgondes, et d’ailleurs aujourd’hui encore, la frontière entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Bourgogne-Franche-Comté est à 200 mètres ».
La patte Piron
Dominique et son épouse présentent trois cuvées à Lyon Tasting : le Beaujolais Blanc, le Morgon Javernières et le Chénas. Bien que le blanc soit élevé exclusivement en cuves inox, le millésime 2020 lui donne de la rondeur et une touche de gras très plaisantes, avec des notes légères de fruits exotiques et les classiques fruits blancs.
Le Chénas révèle des tanins fins et une minéralité qui trahit le granit des sous-sols locaux, tandis que le Morgon offre sa concentration et ses tanins un peu plus prononcés.
Pour celles et ceux qui ne manqueront pas l’occasion d’aller déguster ses cuvées à Lyon Tasting, ou d’aller directement à la propriété se les procurer et apprécier la beauté du Clos, essayez de débusquer la fameuse cinquième saveur, l’umami, dont le Chénas de Dominique serait un très bon exemple selon un expert de l’Académie du Vin.
Stand E8
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[Lyon Tasting] Les Hospices de Beaune : une master-class historique


Les master-class d’exception se sont poursuivies aujourd’hui à Lyon Tasting, avec notamment une dégustation inédite de vins des Hospices de Beaune. Un voyage dans la grande histoire et dans les micro-terroirs de Bourgogne qui a enchanté un panel d’heureux dégustateurs.
Pommard, Corton, Mazi-Chambertin, Échezeaux… Des noms de crus et de grands crus qui sonnent comme de la poésie aux oreilles des amateurs de vin. Et quand, le temps d’une master-class, la poétesse s’appelle Ludivine Griveau, régisseuse des Hospices de Beaune, cette poésie se fait ode aux grands vins de Bourgogne. Près de deux heures durant, aux côtés de Rodolphe Wartel, directeur général de Terre de vins, et de Laurent Derhé, Meilleur ouvrier de France sommelier, elle a régalé l’auditoire de sa passion pour ce domaine viticole à nulle autre pareil, qu’elle conduit depuis 2015.
Les Hospices de Beaune, c’est une institution du vin de Bourgogne, trois entités en une : un hôpital général ouvert à tous, un musée (installé dans l’hospice originel fondé en 1443 par de fortunés bienfaiteurs, Nicolas Rolin et Guigone de Salins) et un vignoble d’une soixantaine d’hectares, assemblé depuis cinq siècles à partir de donations foncières. Sur ce domaine, qui s’étend de Chablis au nord à Pouilly Fuissé au sud, Ludivine Griveau veille sur 120 parcelles (certaines de moins d’un demi-hectare) avec l’aide de 23 salariés. À travers leur célèbre vente aux enchères, ouverte à tous et qui se tient chaque année le troisième week-end de novembre*, les Hospices de Beaune financent le développement de leurs infrastructures hospitalières. Près de 700 fûts de 228 litres (environ 300 bouteilles) sont alors vendus, qui seront ensuite élevés dans de grandes maisons bourguignonnes sélectionnées par les acheteurs. C’est l’unique voie de commercialisation de ces grands vins.
Un fonctionnement qui, comme le rappelle Ludivine Griveau, « réconcilie vin et santé » (c’est assez rare), mais surtout semble imposer cette humilité qui caractérise le discours de la régisseuse des Hospices. En l’écoutant, on perçoit tout le poids de la tradition sur ses épaules. « La moindre des choses c’est de faire des grands vins. Le découpage des terroirs est séculaire et nous œuvrons pour leur préservation. » Car outre le volet caritatif, les Hospices de Beaune œuvrent aussi à protéger le patrimoine viticole qui leur a été confié par les donateurs (dont les noms sont donnés aux cuvées) en s’engageant à leur non-cession : « Une donation, c’est pour toujours. » Une gageure dans un vignoble qui suscite des appétits féroces parmi les grands groupes.
Gloire au pinot noir et au chardonnay
Son autre responsabilité, c’est évidemment la qualité de ses vins. Des vins qui ont ému aussi bien les dégustateurs de cette master-class que le sommelier-vedette de Lyon Tasting, Laurent Derhé. « Les Hospices de Beaune sont une signature que la Bourgogne est unique », affirmait-il en préambule, insistant sur « l’honneur » qui lui était fait de déguster huit cuvées issues de ce que Ludivine Griveau appelle malicieusement « la réserve secrète » des Hospices.
En blanc :
- Cuvée Suzanne et Raymond 2016, Beaune 1er Cru
- Les Genevrières Cuvée Philippe Le Bon 2017, Meursault 1er Cru
- Cuvée François de Salins 2016, Corton-Charlemagne Grand Cru
En rouge :
- Cuvée Guigone de Salins 2017, Beaune 1er Cru
- Les Epenots Cuvée Dom Goblet 2015, Pommard 1er Cru
- Cuvée Charlotte Dumay 2016, Corton Grand Cru
- Cuvée Madeleine Collignon 2015, Mazis-Chambertin Grand Cru
- Cuvée Jean-Luc Bissey 2012, Échezeaux Grand Cru
« C’est une sélection représentative des Hospices de Beaune, une vitrine large qui ne montre pas que les grands crus. Je voulais aussi comparer les illustrations du terroir dans un même millésime » explique Ludivine Griveau. Ses chardonnays et ses pinots noirs (ces derniers « au-delà de l’élégance » pour Laurent Derhé) ont parfaitement rempli leur office, illuminant les yeux des dégustateurs, conscients du privilège de pouvoir goûter des 1ers et grands Crus aussi mythiques. Une dégustation qui les aura menés des chardonnays frais et équilibrés de Meursault ou Corton-Charlemagne aux Climats (« de l’ordre du sacré » pour Ludivine Griveau) de Mazis-Chambertin et Échezeaux. Cette dernière cuvée aura même mis l’intarissable Laurent Derhé au pas : « Qui suis-je pour juger les Échezeaux ? »
Si depuis cinq siècles, les donateurs des Hospices de Beaune espèrent peut-être « acheter leur place au Paradis », nulle doute que les heureux participants à cette master-class en ont eu un savoureux et inoubliable avant-goût.
* La prochaine vente aux enchères des Hospices de Beaune se tiendra le 21 novembre. La traditionnelle « pièce des Présidents » – dont le fruit de la vente est chaque année reversé à une association caritative –, soutiendra cette année la cause des femmes victimes de maltraitances.
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[Lyon Tasting] Les Terriens s’ancrent en Rhône Nord


La jeune maison de production-négoce de Chavanay (42) s’étend sur plusieurs appellations du Rhône Nord, en achats de raisins ou en vignes en conversion bio avec des vins au style frais et contemporain.
La petite entreprise de négoce créée en Rhône Nord en 2009 par Jean-Louis Desjoyaux, homme d’affaires à la tête des piscines éponymes, son beau-frère Pierre Jandros et le gendre de celui-ci, Loic Moula, a longtemps été discrète. Le trio familial de la maison baptisée Les Terriens a une passion commune pour le vin. Pierre Jandros connaît par une autre passion commune, celle du foot et de l’équipe des Verts de Saint-Etienne, un certain Pierre-Jean Villa, déjà brillant vigneron qui vient de créer son domaine. « Il nous a proposé de nous accompagner en conseils et nous nous sommes lancés dans l’aventure avec des achats des raisins en Côte Rôtie, Condrieu et Saint Joseph, raconte Loic Moula. Quelques années plus tard, nous avons pu acheter un demi-hectare en Condrieu,1 ha en Saint-Joseph, 2,5 ha en IGP Collines Rhodaniennes (en blanc) et une vingtaine en Côtes-du-Rhône, près de Privas dans le sud Ardèche, à Saint-Julien-en-Saint-Alban mais nous n’exploitons que 2,5 ha (en rouge), le reste est laissé en fermages ». Les Terriens ont racheté cette année un autre ha en Saint Joseph et se sont risqués sur 1,5 ha en Saint-Peray, la parcelle la plus haute de l’appellation a 500-600 m d’altitude. Les deux acquisitions sont à replanter, le terrain en St Jo, en bois et forêt, est même à défricher au préalable. « Et l’ambition est d’essayer de racheter une parcelle en Côte Rôtie, une appellation toujours en achats de raisins ». Les vins sont vinifiés dans la cave de Chavanay non loin du Rhône, à côté de celle de Pierre-Jean Villa qui participe toujours à l’élaboration des vins avec Justin Prudhomme.
Condrieu 2020 (en conversion bio)
Une parcelle au-dessus de Château-Grillet,un élevage de 10 mois en demi-muid et foudres. Un blanc ample et gras, minéral sur des arômes de chèvrefeuille, pêche, agrumes sur une note d’eucalyptus. (38€)
Côtes-du-Rhone Ainsi soit-il 2019 (en conversion bio)
La chapelle de la parcelle a donné son nom à la cuvée. Un 100% syrah pour un vin de copain généreux, rond sur des fruits croquants, des arômes d’olives et de garrigue, de légers épices et des tanins veloutés (15€)
Côte Rôtie 2019
A partir de raisins issus d’une parcelle sur schistes, vinifiés en tronconiques et élevés 18-24 mois en demi-muids. Une acidité rafraîchissante, minérale sur des fruits rouges et des tanins soyeux (45€)
Stand B4

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[Lyon Tasting] La Provence en rouge et blanc


La Provence est représentée sur Lyon Tasting par le Château La Coste et le Domaine Le Songe de Don Bosco. Ces deux domaines ont mis en avant leurs blancs et rouges.
Non, la Provence ne fait pas que des vins rosés même si ils représentent toujours 90% de la production. Les blancs en rolle majeur (vermentino) mais également en clairette, ugni blanc, sémillon… ne représentent que 4-5% ; les rouges solaires et puissants, autour de 6-8%, sont élaborés surtout à base de grenache, cinsault, syrah, mourvèdre, tibouren.
Gérald Rouby du domaine Le Songe de Don Bosco (ex La Navarre) élabore ses rouges en collaboration avec l’œnologue conseil Olivier Dauga, « pour davantage de buvabilité et de minéralité en restant sur le fruit avec de belles syrahs et des grenaches sur schistes, à terme du mourvèdre qui devrait remplacer le cabernet sauvignon commente le directeur du domaine. Puisque nous avons de beaux cépages en Provence, autant rester sur une production locale » Il a engagé le domaine en conversion bio depuis cet été (certification prévue en 2022), a commencé à ne plus sulfiter les vins à la vinification et a lancé un travail de sélection à partir de souches indigènes.
Sacrifice Côtes-de-Provence blanc 2020 (8,20€)
Vinifié en cuve. Des fruits jaunes, des zestes de citron et clémentine, des arômes de fleurs et d’abricot, tendu et citronné
L’Amore Volezza blanc Côtes-de-Provence 2020 (11€)
Vinifié en cuve (a partir de 21 en œuf béton et amphore en grès) assemblage de rolle et de vieilles vignes de ugni blanc. Rond et salin sur des écorces d’oranges.
Sacrifice 1877 Côtes-de-Provence rouge 2017 (15,30€)
Élevé en œuf pour un tiers et en barriques de 400 l. 24 mois. Frais sur des arômes de fruits noirs et d’épices, rond sur des tanins soyeux
Mathieu Kauffmann du Château La Coste annonce que les vins du domaine près d’Aix-en-Provence au bord du Luberon, en bio depuis 2009, sont en conversion biodynamie prévue d’ici 2-3 ans. L’équipe de vinification a été rajeunie avec l’arrivée depuis trois ans aux côtés du maître de chai Raymond Gimenez du jeune chef de culture Guillaume Vidal. Autres actualités, l’arrivée cet été d’Hélène Darroze au restaurant gastronomique, l’ouverture d’un cinquième établissement offrant une cuisine italienne et des pizzas au feu de bois et d’ici 2-3 ans, l’ouverture d’une école de sommellerie.
Grand Vin blanc 2019 (28,40€)
Ce vin a 80% de rolle mais assorti au chardonnay hors cahier des charges est donc en Vin de France. A partir d’une sélection parcellaire sur calcaire de vignes de rolle sexagénaire, fermente et élevé en barriques, complète de chardonnay. Ample et salin et finement épicé, minéral et rond sur des zestes d’agrumes confits.
Grand Vin coteaux d’Aix rouge 2017 (28,40€)
Un assemblage de cabernet sauvignon à 45%, syrah à 45% et 10% de grenache depuis ce millésime. Des vieilles vignes vendangées à la main, une fermentation en cuves et un élevage en barriques 18 mois avant de passer deux ans en bouteilles. Suave sur des arômes de fruits noirs, cuir, de tabac blond, des fruits noirs et des épices avec quelques tanins à arrondir.

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[Lyon Tasting] Crozes et Hermitage en trois temps


L’appellation Crozes-Hermitage était particulièrement représentée cette année sur Lyon Tasting par trois caves mettant en avant le millésime 2019 : Maison & Domaines Les Alexandrins, Ferraton Père & Fils et la Cave de Tain, qui avaient également apporté dans leurs mallettes quelques vins d’Hermitage…
Les Crozes-Hermitage mettent à l’honneur cette année sur Lyon Tasting le millésime 2019 qui a donné des rouges solaires et des blancs de gastronomie. A goûter ce week-end :
Maison & Domaines Les Alexandrins (stand A6)
Crozes-Hermitage blanc 2019
Un assemblage 50-50 de marsanne à 65% élevée en œuf béton et 35% de roussanne en demi-muid à partir d’un assemblage de parcelles du Nord de l’appellation sur granit et du Sud sur la plaine caillouteuse. Un vin gras et rond au fruité éclatant sur une trame calcaire, frais et fleuri sur des zestes d’agrumes et une note saline. (20€)
Crozes-Hermitage rouge 2019
La plus importante référence de la maison (80 000 bouteilles sur les 300 000 élaborées) en négoce de raisins vinifiés au 80% à la cave. Un élevage en cuve béton et tronconique. Une belle typicité de l’appellation sur des arômes de fruits croquants, de poivre, d’olives et de garrigue sur une finale à fondre. (19,59€)

Ferraton Père & Fils (stand F1)
Crozes-Hermitage Calendes 2019
La cuvée existe depuis 6-7 ans et se veut le reflet de la typicité de l’appellation, un vin accessible a partir des vignes des terrasses alluvionnaires du Rhône et de l’Isère associées au granit de Larnage. 20% de vendanges entières, vinification en cuve béton comme tous les rouges de Ferraton avant un élevage de 10-12 mois en barriques bordelaises à 15% neuves. Un vin fruité sur les fruits rouges, frais et croquant, une note de garrigue et quelques tanins à carafer. (17,85€)
Hermitage blanc Les Miaux 2019
Un 100% marsanne en levures indigènes à partir de raisins des Dionnieres et de Beaumes exposés plein sud et Est. Un élevage sur lies fines en partie en fûts 10-12 mois. Des notes de fleurs d’acacia, de menthol et de miel sur des fruits blancs et jaunes. (47€)
Ermitage rouge Dionnières 2015
Une parcelle, la plus large sur les terrasses du Rhône, 2 ha d’un seul tenant plantés à majorité de serine par Michel Ferraton (il en reste environ 60% sur la parcelle) pour un fruité plus élégant et concentré sur des fruits rouges bien mûrs, une note d’eucalyptus, épicé, une belle acidité et des tanins fermés. Élevé 12-14 mois en demi-muids et barriques bourguignonnes à 15-20% de bois neuf. (78€)
Cave de Tain (A2)
Hermitage rouge Gambert de Loche 2013
Une cuvée emblématique de la cave de Tain, hommage à Louis Gambert de Loche son fondateur, propriétaire de vignes en Hermitage, qu’il a léguées à la cave. La cuvée est élaborée depuis le millésime 1994, à partir de vieilles vignes et d’une sélection parcellaire parcelles sélectionnées parmi les terroirs exceptionnels de la Cave. Trois semaines de cuvaison, vinifié et élevé en barriques neuves 17 mois. Un millésime tardif (les vendanges avaient commencé le 15 octobre). Un fruité intense sur les fruits noirs, des notes animales, des épices douces et des tanins enveloppés (95€)

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