Dans l’air du temps. Lanc?e d?but 2020 par l’imprimeur charentais Lithobru, la « Collection Nature –
Mieux vaut chaptaliser le vin une fois la fermentation bien lanc?e
Chaptaliser ou pas ? L’une des questions cl?s de ce mill?sime 2021. « Des dizaines de vignerons nous sol
Champagne Veuve Clicquot : le nouveau potager permacole


A travers les jardins ouvriers, le potager au début du XXe siècle était devenu un instrument patronal pour éloigner le prolétariat des bistrots et des révoltes sociales. Symbole d’une culture populaire snobée par l’intelligentsia urbaine, on avait fini par oublier qu’il s’agit aussi d’un art. On en redécouvre aujourd’hui la subtilité mais surtout les réponses qu’il peut apporter à la crise environnementale et à l’isolement lorsque le jardin prend une dimension communautaire. C’est l’expérience extraordinaire que vit la Maison Veuve Clicquot à travers le lancement d’un immense potager cultivé en permaculture au Manoir de Verzy.
Verzy appartient aux crus historiques de la Maison Veuve Clicquot à partir desquels Philippe Clicquot a fondé la Maison en 1772. Ses fins pinots noirs, célèbres par leurs beaux amers, alimentent la cuvée La Grande Dame. La Maison y possède aussi un Manoir cerné d’un parc à l’intérieur duquel elle vient de lancer un projet d’envergure présenté à la presse le 28 septembre dernier : un potager de 2000 mètres carrés planté en suivant les principes de la permaculture, grâce à la collaboration de deux éminents spécialistes, Eve Gaignard et Xavier Mathias, et d’un jeune ingénieur agronome de la Maison, Robin Darlavoix. Véritable collection, il réunit déjà plus de 300 espèces et de jolies curiosités. Savez-vous par exemple qu’il existe des choux vivaces ? Avez-vous déjà entendu parler de l’armoise, cette plante herbacée au curieux parfum de coca cola éventé ? Le monde des potagers est un univers à part, une véritable communauté composée de passionnés, où on s’échange les graines et les variétés rares. La Maison a pu faire de belles rencontres comme celle de Denis Retournard, ancien responsable du Jardin du Luxembourg qui travaille à l’inscription des savoir-faire de l’arboriculture fruitière au patrimoine de l’UNESCO, ou encore l’entreprise Brochet-Lanvin, une famille de pépiniéristes qui connaît les conditions climatiques rudes de la Champagne.
Un dialogue fécond entre viticulture et permaculture
Le projet a aussi permis de créer des passerelles à l’intérieur même de l’entreprise. La Maison fait ainsi appel pour l’entretien quotidien à des vignerons volontaires, qui ont souvent leurs propres potagers. Ils apportent parfois eux-mêmes des variétés intéressantes et bénéficient en retour de l’expertise d’Eve et Xavier. Ce jardin est pour eux une source d’inspiration qui pourrait accompagner l’évolution des pratiques culturales de la Maison, laquelle vient d’entamer depuis un an la certification en bio d’une partie de son vignoble : « Pour les jardiniers spécialisés en légumes, la viticulture est aberrante dans la mesure où il s’agit d’une monoculture. C’est extrêmement dangereux et cela va demander par conséquent une haute technicité. Pour notre part, nous sommes dans une vision plus permaculturelle, qui s’appuie sur la diversité pour limiter les risques. Par contre, nous n’avons pas le degré de technicité que peuvent avoir les vignerons. » confie Xavier Mathias.

Le chef de vignes de la Maison, Romain Le Guillou, confirme cet intérêt, en soulignant les limites actuelles auxquelles se heurtent ceux qui veulent respecter davantage l’environnement dans leurs vignes. La maison par exemple n’utilise plus d’herbicides, mais en raison des pluies abondantes cette année, elle a dû labourer jusqu’à sept fois ce qui détruit la vie des sols et se traduit par un bilan carbone catastrophique. L’école permacole préconise au contraire le non labour, et l’objectif de la Maison serait d’y parvenir grâce à un enherbement total. Sur cette problématique, on a pu assister d’ailleurs en direct lors de la présentation à un échange entre Xavier Mathias et Romain Le Guillou, le premier soulignant l’intérêt d’une présence animale qui manque encore au potager (des poules…), le second confirmant sa vertu dans les vignes : la Maison a expérimenté il y a deux ans sur 15 hectares l’éco-pâturage des moutons, à la fois pour tondre l’herbe et apporter un complément d’engrais naturel : « lorsque nous reprenons le travail du sol derrière, en une fois vous avez l’équivalent de trois ou quatre passages ».
La Maison destine la production du potager aux cuisines de l’hôtel du Marc, sa guest-house rémoise, et le surplus aux Restos du cœur. Pour le chef Christophe Pannetier qui ne rechigne pas à donner lui aussi de temps en temps un coup de pioche, c’est un gage extraordinaire de fraîcheur. Tout comme en viticulture, choisir la maturité et le moment de la cueillette, permet de maîtriser davantage les saveurs que l’on souhaite exprimer. Sans parler de la diversité et des découvertes occasionnées : « nous avons 17 variétés de menthes, dont certaines ont même un goût de chewing-gum Hollywood, on s’amuse à se les approprier en cuisine avec des préparations différentes, c’est un terrain de jeu formidable ! On cuisine aussi autrement, on vit les choses un peu plus intensément encore. Quand on saisit le légume, on a toute son histoire et on pense aux personnes qui ont fait pousser ces plants. »

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5 000 ? d?amendes anti-concurrentielles pour les champagnes Cattier
Jugeant que d’ao?t 2013 ? mai 2017 « la soci?t? Cattier avait m?connu la loi Lurel en accordant des dro
[VIDÉO] « D’accords ! » – Maison Louis Jadot au Royal Monceau


« D’accords ! », notre rendez-vous vidéo autour des accords mets & vins | La Maison Louis Jadot présente sa cuvée Beaune Grèves 1er Cru « Le Clos Blanc » avec les recettes de Filipe da Assunçao, chef exécutif du Royal Monceau.
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Mobilisation contre une antenne risquant de défigurer le Sauternais


Un projet d’antenne relais fait grand bruit en ce moment dans le Sauternais. S’il allait jusqu’au bout, ce serait le saccage d’un paysage viticole préservé. Les recours ont été lancés.
Décidément, les raisons de se battre dans le Sauternais se suivent et se ressemblent. Il y a eu le projet de ligne LGV qui risquait de modifier de manière irréversible les équilibres naturels créant les conditions optimales pour la production de vins liquoreux. Aujourd’hui, il y a l’antenne relais de 42 mètres que certains ont eu la bonne idée de vouloir implanter en plein cœur du vignoble, dans une zone peu vallonnée. Cela signifierait qu’elle serait visible à des kilomètres à la ronde. Mais ça ne s’arrête pas là. Le voisin le plus immédiat, à moins de 500 mètres, de cette verrue serait le célèbre château Rayne-Vigneau, 1er grand cru classe de Sauternes. Et c’est la que le bât blesse encore davantage. Car le château représente un éminent patrimoine architectural, inscrit aux monuments historiques depuis 2004. Le groupe Trésor du patrimoine, l’actuel propriétaire, tient d’ailleurs à rappeler que consulté dans le cadre de l’instruction de la déclaration préalable, l’Architecte des bâtiments de France a émis un avis très défavorable pour les motifs suivants : « de par sa hauteur (42 m) ; sa zone technique sans accompagnement paysager, et son implantation dans un paysage ouvert, le projet ne s’intègre pas à son environnement. La proximité immédiate avec le château de Rayne-Vigneau, protégé au titre des monuments historiques, et l’impact sur le paysage du sauternais, protégé au titre des sites, n’est pas prise en compte par ce projet. L’installation d’une antenne à cet emplacement n’est pas compatible avec la recherche de qualification de cet environnement de qualité et vient irrémédiablement le dégrader. Pour ces raisons, le projet appelle un avis défavorable et devrait être refusé par l’autorité compétente ».
Un recours juridique déposé
Évidemment, Derek Smith, Président de Trésor du Patrimoine, et ses équipes sont vent debout contre le projet et ont déposé immédiatement un recours en référé comme au fond au tribunal. L’objectif est d’obtenir au plus vite une décision de justice bloquant le projet. Reste à comprendre comment de tels projets peuvent être montés sans concertation avec les proches voisins… et surtout acceptés par les maires des communes concernées, en l’occurrence Bommes. Espérons que le Château Rayne Vigneau aura gain de cause pour que sa superbe architecture du XVIIème siècle demeure longtemps le seul phare architectural des environs.
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Les pluies remontent les rendements de vin 2021 ? Bordeaux, Champagne et Cognac
« Selon les estimations ?tablies au premier octobre, la production viticole s’?tablirait, en 2021, ? pr?
[LYON TASTING J-2] Rhône : les Villa en famille


Pierre-Jean Villa, à la tête de 18 hectares sur plusieurs appellations du Rhône Nord, travaille désormais en famille avec Pauline et Hugo. Leurs vins sont à retrouver ce week-end à Lyon Tasting !
« Les vendanges se sont mieux terminées à Saint Joseph qu’elles n’avaient commencé à Condrieu et Côte Rôtie, reconnait Pierre-Jean Villa », soulagé d’avoir finalement échappé à la catastrophe annoncée. « J’ai même récolté plus de volumes cette année mais j’ai été très touché sur Côte Rôtie et Condrieu, ce qui affectera le chiffre d’affaires. C’est là où je me dis qu’avoir 60 km à parcourir entre les vignes de Seyssuel et Crozes, ce qui me fait parfois enrager, m’a sauvé sur ce millésime où les aléas météo étaient très localisés ». Pour le vigneron, la page Decelle est tournée, non sans amertume. Après avoir contribué à restructurer le Vignoble de Boisseyt, imaginé la nouvelle cave et formé Romain, le fils d’Olivier, il a dû abandonner à son ancien associé la maison rachetée en 2017 à Chavanay (42). Un crève-cœur car il avait passé une partie de son enfance à y suivre les vinifications et sa mère avait travaillé en 1967 dans le premier caveau le long de la Nationale 7. Il s’apprête désormais à suivre le domaine qu’il a créé en 2009 avec son fils Hugo, de formation viti-œno, et sa fille Pauline qui a suivi un master de management et commercialisation. Au-delà des 18 hectares de vignes qui viennent d’être convertis en bio, il garde avec Justin Prudhomme, son ancien responsable technique, une activité conseil « pour les investisseurs qui voudraient se lancer dan un domaine viticole ou les jeunes qui voudraient s’installer en les aidant de la vigne à la cave, y compris en structurant leur gamme ». Son champ d’action s’étend du Beaujolais Sud à la Provence en descendant bien sûr la vallée du Rhône. « Pas question d’aller chercher des clients à Bordeaux mais les vignobles suisse et savoyard m’intéressent ».
La famille Villa prévoit une nouvelle cave pour la vendange 2022, la première qui date de 2010 sera réservée au réceptif et à la dégustation. « Je suis trop attaché à ce lieu historique accroché dans les vignes pour m’en séparer et on prévoit les nouvelles installations à 2 km dans une boucle du Rhône, là où sont déjà installés les Vins de Vienne, Julien Pilon, Christophe Pichon ». 1400 m2 de cave, bureaux, zone de stockage pour élaborer la dizaine de références du domaine en Saint Joseph, Côte Rôtie, Condrieu, Crozes-Hermitage, en IGP Collines Rhodaniennes et Seyssuel.
Pendant Lyon Tasting, ces 9 et 10 octobre, le brillant vinificateur a prévu de faire goûter son côte rôtie Fongeant, parcellaire de Syrah en Côte brune, et le viognier à comparer sur deux appellation, le condrieu avec son Jardin Suspendu à partir de vieilles vignes de 45 ans sur granit, élevé en foudres, jarres et demi-muids, plutôt gastronomique, et le seyssuel Esprit d’Antan élevé en jarres et demi-muids, fin et tranchant, plus bistronomique.
Rendez-vous samedi et dimanche à Lyon Tasting !
Samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021
Samedi : 11h-19h*
Dimanche : 11h-18h*
*Fermeture des portes 45 minutes avant la fin des sessions.
Palais de la Bourse – Lyon 2ème arrdt
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8 000 vins pour le premier guide qui critique les s?lectionn?s comme les recal?s
« Le but de la critique c’est de prescrire des vins pour le consommateur, pas de faire plaisir ?
L?Institut Fran?ais de la Vigne et du Vin change de direction et de cap
Christophe Riou vient d’?tre nomm? directeur g?n?ral de l’Institut Fran?ais de la Vigne et du Vin (IF


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