En Gironde, la tonnellerie Sylvain veut relancer l’?cosyst?me environnant ses merrains. Pour d?velopper
Ludovic Beau promu directeur g?n?ral de la cave de Tain
Ludovic Beau prend la direction g?n?rale de la cave de Tain (400 adh?rents dans les C?tes-du-rh?ne Septentr
Champagne AR Lenoble : de belles nouveautés pour la fin d’année


La maison de Damery continue de surprendre avec la sortie de cuvées tardivement dégorgées ainsi qu’un rosé à la personnalité bien affirmée.
En 2010, Anne Malassagne et son frère Antoine, à la tête de la maison AR Lenoble, décidaient de laisser vieillir une part conséquente de leurs vins de réserve en magnums sous liège. Ainsi naissait la gamme « mag » mettant en avant un vin de base d’une année particulière (le numéro associé, par exemple Mag 14 pour 2014) assemblé entre autres avec ces vins de réserve ayant conservé, par leur vieillissement particulier, une véritable fraîcheur ainsi qu’une complexité unique. Chaque année est donc l’occasion de sortir un nouvel opus de ce brut sans année atypique. Pour la fin 2021, ce sont des versions au vieillissement prolongé qui vont être proposées aux amateurs. Ainsi, un coffret spécial limité à 250 exemplaires (160€) va permettre de réaliser une belle expérience de dégustation. On trouvera une bouteille de Mag 14, une bouteille de Mag 15 ainsi qu’une bouteille de Mag 16 récemment dégorgées. Chacune d’elles présente des profils bien spécifiques. Si le Mag 16 est tendu et droit, le Mag 15 offre une aromatique plus ample, entre fruits jaunes et noisetté. Quant au Mag 14, il apparaît comme une synthèse des deux précédents, avec droiture et largeur. Ses jolies notes d’évolution commencent à se faire sentir. Le miel commence à pointer son nez et apporte une vraie profondeur à la cuvée. Chacune d’elles, peu dosée, possède une personnalité à part et rappelle que « derrière chaque cuvée il y a une création » comme le précise Anne Malassagne.
Un rosé pas très rose…
Autre nouveauté 2021 ? le Rosé Terroirs « mag 14 » (41,20€). Première surprise, sa robe qui n’est pas habituelle. Ni d’un rose étincelant ni d’un rosé très foncé, il oscille entre deux et tire davantage vers l’orangé. Il faut dire que ce rosé est composé de 93% de chardonnay de Chouilly Grand cru et de 7% de vin rouge de pinot noir de Bisseuil premier cru. Oubliez ici les notes entêtantes de fruits rouges car c’est bien de finesse dont il est ici question. Des pointes florales accompagnent ce fruité élégant. La texture est suave, donnant davantage l’impression d’un champagne classique que d’un rosé. Faiblement dosé (3g), il offre en outre une finale tendue et aérienne. Assurément un champagne fait pour la table qu’il sera facile d’ouvrir car il saura jouer les caméléons. D’ailleurs, Anne Malassagne souhaite ardemment replacer les instants de consommation du champagne dans le quotidien, et pas uniquement pour des moments de fête. Ce rosé sera un compagnon idéal pour imaginer de beaux accords, comme sur des plats aux épices douces.
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Une vinification en blanc de noir pour renouer avec les march?s
S’ils portent le nom d’un vieux c?page bordelais, c’est avec un regard neuf que Catherine et J?r?me B
Les prix des vins en vrac se remettent ? flot dans la Loire
Cabernet d’Anjou, Ros? d’Anjou, Cr?mant de Loire, Muscadet, Touraine Blanc… Toutes les appella
À Châteauneuf-du-Pape, Audrey Brugière sacrée chez les jeunes sommeliers


Sommelière du restaurant Origines à Paris et récente demi-finaliste du concours du Meilleur jeune sommelier de France, la Provençale a remporté la deuxième édition d’un trophée révélateur de talents.
Dix-sept candidats ont disputé ce samedi 25 septembre la deuxième édition du Trophée du jeune sommelier organisé par le Syndicat des vignerons de Châteauneuf-du-Pape et l’association régionale de l’Union de la sommellerie française. Le château papal qui domine les vignes et le Rhône a servi de décor à ce concours destiné à valoriser professionnels et élèves de moins de trente ans en testant leurs connaissances sur la célèbre appellation et au-delà sur l’ensemble des vignobles de la vallée du Rhône.
Questionnaire général, correction de carte des vins, identification de photos de lieux, personnalités et objets du vins et dégustation à l’aveugle de deux vins (Saint-Joseph Les pierres sèches 2019 d’Yves Cuilleron, Châteauneuf-du-Pape du domaine de la Charbonnière 2019) ont permis d’établir une hiérarchie. Et surtout de désigner les trois finalistes. Et si Audrey Brugière est en poste en restauration dans l’établissement du chef Julien Boscus) ses deux »adversaires » évoluent entre vigne et cave. Marylou Javault, étudiante en BTS viti-œno a rejoint à la fin de l’été le Mas Guallar à Tautavel, alors que Vincent Bourrier vient de rejoindre le domaine Marcel Deiss en Alsace.
Une finale en six temps
Un trio sans doute plus expérimenté en concours. Vincent Bourrier était sur le podium de la première édition en 2019 alors que les deux jeunes femmes avaient atteint la demi-finale du Meilleur jeune sommelier de France en juin dernier. Epreuve qui avait sacré Clément Delécluse et dont ce titre faisait de lui le parrain du concours castelpapal.
C’est donc dans le rôle du juge qu’il a découvert une finale en six temps forts. Du service, de la commercialisation en français et anglais et la dégustation à l’aveugle de cinq vins rouges ont constitué la première étape. « J’ai vraiment apprécié l’atelier basé sur un contact direct avec des clients. J’avais l’impression de me retrouver dans le contexte du restaurant où il faut conseiller et parfois inciter les hôtes à la découverte« , soulignait la gagnante du concours.
Mais elle a su aussi faire preuve d’inspiration en identifiant que les cinq vins rouges à déguster à l’aveugle constituaient une verticale d’un même domaine (Château Mont-Redon). Ou bien encore trouver les arguments justes pour expliquer qu’en fonction des différences d’affinage de trois fromages de Comté, on pouvait obtenir des mariages réussis avec des blancs comme des rouges de Châteauneuf-du-Pape.
Future représentante de l’Occitanie aux prochaines Olympiades des métiers, Audrey Brugière a confirmé son tempérament de compétitrice alors que Marylou Javault et Vincent Bourrier complétaient le podium dans cet ordre.
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Le gouffre de Padirac va ?lever en cavit? de nouvelles cuv?es de Cahors
Depuis ce 24 septembre, le Gouffre de Padirac accueille 600 bouteilles et 24 magnums de la cuv?e Probus 201
Cognac au Whisky Live : “Toujours plus de créativité”


Le cognac est tous les fronts en cette rentrée. Le BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac) et plusieurs maisons de cognac seront notamment présentes au Whisky Live Paris (les 25, 26 et 27 septembre) et Paris Cocktail Festival (les 3 et 4 octobre). Claire Caillaud, directrice du pôle Communication, nous explique comment l’appellation Cognac s’attèle à faire découvrir ou redécouvrir aux professionnels la diversité des cognacs et leur richesse aromatique, notamment en cocktails.
L’appellation Cognac donne rendez-vous aux professionnels pour Whisky Live Paris et Paris Cocktail Festival, en ce sens, le cognac montre toujours davantage sa percée dans le monde du cocktail…
Le cognac a percé dans le monde du cocktail dès la fin du 19ème siècle aux États Unis et est aujourd’hui servi dans tous les lieux qui comptent en matière de mixologie dans le monde. Près de deux tiers du cognac vendu à l’international est consommé selon ce mode. Avec ces événements importants notre catégorie souhaite partager et rappeler cette réalité aux prescripteurs français. Les atouts du cognac sont nombreux sur la scène cocktail : diversité, mixabilité, élégance… Notre spiritueux invite les barmans à toujours plus de créativité et c’est ce que nous allons démontrer sur ces salons avec des partenaires de choix : le bar Le Syndicat ou encore le Bamboo qui a ouvert récemment à Paris.
On attend 15 000 passionnés et professionnels, quels sont les enjeux de ces événements pour vous ?
Suite aux épisodes de confinement, de fermetures des bars et de restaurants, la filière Cognac se réjouit d’abord de pouvoir renouer et se reconnecter avec ses prescripteurs et tous les autres acteurs du secteur. Notre enjeu à travers ces événements est de continuer notre travail de sensibilisation et de conviction des prescripteurs français en rappelant encore et toujours le dynamisme du cognac et ce qui fait son incroyable succès à l’étranger. Bien loin de l’image qu’en ont encore une partie de nos concitoyens. L’enjeu de l’interprofession est de proposer tout un volet pédagogique sur la catégorie en complément des marques qui présentent leurs produits. C’est dans ce cadre que notre ambassadeur David Boileau dispensera au Whisky Live une classe de maître avec plusieurs négociants sur le thème « Cocktails et exception » ou encore sensibilisera les publics du Paris Cocktail Festival sur un espace dédié.
https://www.whiskylive.fr
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5 premiers crus class?s assemblent leurs vins pour renforcer l?attractivit? de Sauternes
Voisins sur la commune de Bommes les cinq premiers crus class?s en 1855 que sont les ch?teaux Lafaurie-Peyr
Rayne Vigneau : un domaine du Sauternais bien dans son temps


Depuis son rachat en 2015, ce célèbre château a ouvert une nouvelle page de son histoire sans pour autant tout révolutionner. Les fondamentaux sont restés mais de nouvelles impulsions laissent présager d’un avenir radieux.
Voici une propriété réputée depuis fort longtemps pour l’exceptionnelle qualité de son terroir. Le vignoble est implanté sur une magnifique croupe située sur la commune de Bommes, dans le cœur du Sauternais. Ses origines remontent à plusieurs siècles. Si le domaine a été fondé au début du XVIIème siècle, les bâtiments présentent des pierres datées de 1575. La famille de Pontac a marqué le domaine de son empreinte au XIXème siècle (elle était propriétaire en 1855 lorsque le château a été classé 1er Grand Cru Classé de Sauternes) avant que les lieux ne connaissent une histoire plus mouvementée au siècle suivant. Après de longues années dans le giron du groupe Crédit Agricole, c’est finalement le groupe Trésor du Patrimoine qui l’a racheté en 2015. Dirigé par Derek Smith, ce géant français de la vente par correspondance qui possède notamment l’Homme Moderne dispose d’un pôle « alimentaire et vins ». Celui-ci se compose de marques proposant des produits gastronomiques, comme Léon Fargues ou bien encore Traditions du Périgord qui est orienté sur les délices du Sud-Ouest. « Le groupe crédit Agricole nous avait accompagné pour le rachat de Traditions du Périgord. Ils savaient donc que nous étions devenus, notamment, des vendeurs de foie gras. Alors lorsqu’ils ont décidé de vendre Rayne Vigneau, ils se sont naturellement rapprochés de nous pensant que cela pourrait nous intéresser », explique M. Smith. « Depuis le début de cette aventure, je souhaite ardemment maintenir l’identité de Sauternes et lui rendre hommage », poursuit-il. S’il y a donc eu des investissements entrepris dans le matériel de production qui était vieillissant mais aussi au niveau des capacités d’accueil œnotouristique, l’essence même des vins n’a pas changé.
Des vins racés, en liquoreux comme en sec
Les équipes qui étaient déjà présentes, notamment Vincent Labergère qui est le Directeur actuel, sont encore là. Il y a donc une véritable continuité. Point de révolution au château mais l’envie sincère de faire rayonner un cru au formidable potentiel. La plus grande part de la production (environ 100 000 bouteilles) continuera à être constituée de vins liquoreux car « le terroir est fait pour produire ces vins d’exception » s’enthousiasme Derek Smith. « Pour autant, le sec de Rayne Vigneau qui est produit ici depuis une quinzaine d’années donne des résultats admirables. Nous allons donc maintenir sa production, autour de 35 000 bouteilles annuellement, comme un élément complémentaire très intéressant de notre gamme ». Il est vrai que la qualité des liquoreux de Rayne Vigneau n’est plus à démontrer. Le 2010 (80% sémillon et 20% sauvignon blanc) présente actuellement un très bel équilibre entre fine sucrosité et acidité ainsi qu’une complexité aromatique toute d’écorces d’agrumes, d’épices, de notes noisettées enveloppées d’élégants amers. Quant au sec 2012, un 100% sauvignon issu des parcelles argileuses sur un sous-sol calcaire méticuleusement sélectionnées, il confirme toute la capacité d’un grand terroir à produire des vins élégants, au profil finement exotique et d’une notable fraîcheur minérale en bouche. A 15,90€ la bouteille, c’est une belle découverte à faire. Et si la longévité de ces secs n’égalera évidemment pas celle, immense, des liquoreux, elle risque fort d’en impressionner plus d’un et de donner un regard différent sur ces vins méconnus de Bordeaux.
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