La “Cheese & Wine Week” est de retour

Après une année de suspension, la Cheese & Wine Week reprend du service. Initiée en 2016 par Jean-François Hesse et après trois éditions sur Paris puis New York, elle rassemble autour du thème fromager plus de 80 professionnels franciliens de la restauration, de la gastronomie et du vin à travers de nombreuses expériences, dégustations, ateliers, offres spéciales, animations…

En 2021, la Cheese & Wine Week met à l’honneur, du 11 au 19 septembre, les vins de Savoie. Pour l’occasion, l’interprofession (CIVS) présidée depuis juillet par Laurent Cavaillé, a sélectionné, après une grande dégustation à l’aveugle de quelques centaines d’échantillons, 18 cuvées ambassadrices des différentes appellations savoyardes (AOP Savoie, Roussette de Savoie, Seyssel, Crémant de Savoie). L’occasion également de découvrir à travers la vingtaine de dénominations géographiques les principaux cépages du vignoble, jacquère, altesse, roussette, chasselas, mondeuse… mais également d’autres moins connus tels le persan ou le gringet. Les vins blancs représentant 70% de la production savoyarde, ils sont des partenaires de choix pour les fromages.

Découvrir les vins de Savoie

« Il s’agit de changer l’image des vins de Savoie, juste liés à la raclette et à la fondue avec lesquels ils fonctionnent bien mais trop longtemps associés à des vins médiocres, reconnait Franck Berkulès, le directeur de la communication des vins de Savoie. Les Jeux Olympiques d’Albertville nous ont également fait beaucoup de mal car la demande était telle que tout s’est vendu et pas forcément que des bons vins. Finalement, ça nous a desservis pendant 20 ans ». Le mot Savoie sur une bouteille a longtemps suffi pour vendre, notamment en stations de ski mais la part régionale s’érode et aujourd’hui seuls 70% des vins sont vendus en local. « Il faut d’abord reconquérir les consommateurs savoyards qui s’étaient détournés des vins de leurs région, d’où notre grande campagne cet été en frappant fort en affichages et dégustations car c’est une saison où on ne nous attendait pas, précise le directeur de l’interprofession Alexis Martinod. Mais nous devons aussi faire connaître nos vins toute l’année et au-delà de la Savoie ; la Cheese & Wine Week est une bonne occasion pour ça ».

Programme sur www.parischeeseandwineweek.com

Cet article La “Cheese & Wine Week” est de retour est apparu en premier sur Terre de Vins.

La production française de vin devrait chuter en 2021 à un niveau “historiquement bas”

La production française de vin devrait chuter de 29% par rapport à 2020, pour s’établir à 33,3 millions d’hectolitres, en raison d’un épisode sévère de gel printanier et de la pression des maladies de la vigne durant l’été, selon une nouvelle estimation du ministère de l’Agriculture.

Début août, Agreste, le service statistique du ministère, avait prédit une récolte en baisse de 24% à 30% en 2021 (entre 32,6 millions et 35,6 millions d’hectolitres). Au 1er septembre, il confirme que la production sera « historiquement basse, inférieure à celles de 1991 et 2017 affectées elles-aussi par un gel sévère au printemps ». Elle devrait être de 25% inférieure à la moyenne des récoltes des cinq dernières années.

La météo estivale humide dans une partie de la France a favorisé le développement de maladies (mildiou et oïdium), ce qui accentué les pertes.

Les vendanges seront plus tardives qu’en 2020, qui avait été une année précoce, souligne Agreste.

Dans la première quinzaine d’avril, la quasi-totalité des bassins viticoles français avaient subi plusieurs nuits consécutives de gel sévère, alors que la vigne avait déjà commencé à bourgeonner en raison d’un hiver clément.

En 2021, le rendement devrait être proche de celui de 1977, année où la récolte viticole avait été réduite par un gel destructeur et des précipitations estivales. La France est le deuxième pays producteur de vin au monde derrière l’Italie et le premier pays exportateur.

Cet article La production française de vin devrait chuter en 2021 à un niveau “historiquement bas” est apparu en premier sur Terre de Vins.

La cave de Tain joue Œnotourisme gagnant

Après le rachat et la restauration d’une maison au bas de la colline de l’Hermitage pour accueillir le pôle formation, la cave de Tain va ouvrir une Maison des Vins sur l’ancienne Nationale 7.

Les investissements coulent à la cave de Tain comme le Rhône entre deux écluses. Au total en 10 ans, cela va représenter une enveloppe de 12 à 13 M€, « pas pour grossir – nous disposons actuellement de 1050 ha pour 160 adhérents , ni pour se lancer dans le négoce mais pour progresser, faire mieux et pas plus », affirme le directeur Xavier Gomart. Après s’être équipé en 2014 de petites cuves pour répondre au besoin de sélections parcellaires, la cave dromoise prévoit désormais d’étendre la zone de stockage, changer la chaîne de conditionnement et poursuivre la montée en puissance des sélections parcellaires de bio. Celui-ci ne représente aujourd’hui que 5-6% des volumes avec deux cuvées de Crozes-Hermitage; il devrait atteindre environ 30% d’ici cinq ans. Après l’achat en 2018 de la propriété Merlin-Gerin route de Larnage, face à la cave en bas de la colline de l’Hermitage, les travaux ont enfin commencé. « Ils avaient pris trois ans de retard car sur la colline de l’Hermitage, tout est soumis à arrêté ministériel », précise Xavier Gomart. La maison sur deux niveaux de 250 m2 abritera une grande salle de réunion et l’école Terra Rhonéa qui dispense déjà diverses formations dont le wset et devrait prendre de l’ampleur. « Il ne s’agit pas de concurrencer l’université de Suze-la-Rousse dans le sud Drôme mais d’être complémentaire avec uniquement des formations courtes ». Les vignes en mauvais état ont été arrachées et 0,4 ha de syrah a été replanté. Le chantier devrait être bouclé au printemps 2022.

Un futur pôle gastronomique sur l’ex-N7

Par ailleurs, le pôle œnotouristique de la cave, Terres de Syrah, bénéficiera dès l’an prochain d’un siège indépendant sur l’ancienne et mythique Nationale 7, en face de la Cité du chocolat de Valrhona, à côté de l’huilerie Richard et juste devant la Maison Pascalis, spécialiste de la pogne (brioche dromoise). Un véritable carrefour gastronomique pour ce site qui regroupera les activités d’œnotourisme et la réception des groupes. La cave leader du Rhône nord et première productrice de vins de syrah en Europe accueille déjà 100 à 120 000 visiteurs par an, « presqu’autant que la cité Valrhona et nous allons créer ainsi un pôle dynamique au cœur de la Vallée de la Gastronomie qui va de Dijon à Marseille », annonce fièrement Xavier Gomart. La cave a par ailleurs accroché en mai dernier, dans les vignes de la Colline de l’Hermitage, un cœur étendard de 8m de haut et 7 de large, cousu dans les sous-sols de Valrhona « pour signaler que Tain était au cœur de la vallée de la Gastronomie ».

Cet article La cave de Tain joue Œnotourisme gagnant est apparu en premier sur Terre de Vins.