Le réemploi des bouteilles en marche

Les expérimentations et les financements se mettent en place via l’Adelphe et Citeo pour organiser la consigne et la filière de réemploi des bouteilles.

Il existait déjà le recyclage qui relevait de la collecte des bacs jaunes et verts. La mesure annoncée par la secrétaire d’État à l’Écologie, Bérangère Couillard, et qui devrait être actée par le gouvernement en septembre lance un plan ambitieux de réemploi des emballages. « Il y avait déjà des discussions sur le sujet depuis 2018, mais elles étaient en attente d’études sur les performances de la collecte selon les méthodes choisies, consigne payée avec l’emballage, récompenses en magasins pour l’incitation, meubles de dépôts ou automates…, explique Aurélien Bernard, chef de projet Réemploi Citeo. Les expérimentations devraient être mises en place l’an prochain. La question est de savoir si on stimule l’existant par ces moyens ou si on met en place une consigne spécifique pour le réemploi dans le cadre de la loi Agec (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) votée en 2020 ». L’objectif de résultats portés par Adelphe et Citeo est de 5 % pour les emballages mis en marché d’ici deux ans, 10 % en 2027 tous secteurs confondus. Pour cela, 5 % des éco-contributions vont être concentrées sur le réemploi (environ 50 M€, 350 M € d’ici 2029) pour des projets portés par Citeo et Adelphe. Ils serviront à subventionner notamment des expérimentations sur des automates, les lignes de lavage, une modernisation de ligne de conditionnement. Le financement pourra varier de 50 à 70 % des investissements éligibles (les dossiers doivent être déposés avant le 1er novembre.).

Des prototypes de bouteilles standard à l’étude
Le programme prévoit également de créer des emballages standards afin qu’ils soient restituables partout en France. Des appels d’offres seront lancés auprès des verriers pour quatre références prioritaires, principalement pour les jus de fruits, les crèmes fraiches et les bières mais également dans un deuxième temps, pour les vins. « Ils bénéficieront de deux prototypes dont le design est en réflexion pour une bouteille bordelaise et une bourguignonne, précise Aurélien Bernard. Elles devraient s’adresser en priorité à des metteurs en marché restant dans l’Hexagone en particulier pour des vins à rotation rapide comme des rosés standard, ou pour des vins en distribution sélective ».

Un bilan environnemental favorable au recyclage
Le projet ReUse concernant la consigne de réemploi en Grande Distribution porte sur 1,2 Mds€ pour l’agroalimentaire. « En ce qui concerne la branche vins et spiritueux, tout le monde va se mettre autour de la table pour réfléchir à comment embarquer le consommateur, prévoir des lieux de collecte, la logistique retour des bouteilles, le lavage à externaliser ou à étudier en interne, avec quel dispositif… Les sujets de réflexion ne manquent pas ; ils feront l’objet de différents ateliers dans les prochains mois » explique Aurélien Bernard.

Une étude sur le réemploi et l’impact environnemental a été publiée par l’Ademe, l’Agence de la transition écologique. Elle a analysé l’impact de l’extraction de la matière pour la fabrication des emballages, surtout lorsqu’il s’agit d’un usage unique, versus celui du recyclage. A chaque rotation, l’impact de l’extraction diminue, celui du recyclage augmente, mais il semble que plus les rotations sont nombreuses, plus le bilan carbone penche en faveur du recyclage, confirmant ainsi les conclusions d’une première étude réalisée par Deroche consultants). L’Ademe a donc multiplié les scénarii des différentes Analyses du Cycle de Vie (ACV) en fonction du nombre de rotations et de retours. « Pour le verre, l’impact environnementale se révèle bénéfique dès le deuxième tour sur la majorité des indicateurs » affirme l’expert de Citeo. Reste donc à organiser la filière.

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[Nos circuits œnotourisme #11] Savoie, autour du lac

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la Savoie !

Château de la Mar
Le château de la Mar, maison forte classée du XIIIe siècle ayant appartenu au comte de Mareste, a laisser son nom au coteau de Marestel, au pied du mont de la Charvaz. Dans cet édifice aux deux tours carrées, cinq chambres d’hôtes, certaines avec lits à baldaquins ou poutres apparentes, portent les noms des cépages et cuvées du domaine (pour 2 à 4 personnes, à partir de 240 € la nuit). Un espace bien-être avec massages, jacuzzi et piscine est niché au cœur des vignes, une dégustation mets & vins accordant fromages et charcuteries de la région est proposée pour mieux découvrir le royaume de l’altesse.

73170 Jongieux – 04 79 96 09 84 – chateaudelamar.fr

Chambéry by Wine
Le premier samedi de juillet en fin de journée, de 18 à 21 h, les vins de montagne se marient à la musique sur cinq places dans le cœur historique de Chambéry. Cinq ambiances musicales différentes pour cinq stands de dégustations variant les thématiques pour mieux faire découvrir les vins de Savoie (avec un vignoble invité) au fil de différents ateliers et animations. L’événement est organisé par l’interprofession des vins de Savoie avec de nombreux partenaires tels que les cavistes et les restaurants, qui se mettent ce jour-là aux couleurs de Chambéry by Wine en proposant menus dédiés ou dégustations (commentées, à l’aveugle). Événement gratuit.

73000 Chambéry – Renseignements : 04 79 60 21 51

Domaine de la Gerbelle
Au cœur du vignoble réputé de Chignin, au pied du parc régional des Bauges, le domaine en biodynamie des Quenard a été créé il y a plus d’un siècle dans une ancienne ferme des Chartreux. Il abrite une suite familiale composée de 2 chambres en enfilade, restaurées avec soin dans un esprit champêtre et un style vintage, avec accès à un jardinet sous la tonnelle ombragée de glycine (à partir de 92 €). Chaque année, début avril, grande-soirée dégustation avec des produits locaux (gratin de crozets, tomme de Savoie…) autour de mange-debout pour 4-5 personnes (à partir de 90 €).

73800 Chignin – 04 79 25 19 38 – claudequenard.com

Domaine des Granges Longes
Pinot et altesse, les noms de deux des cépages du domaine familial de Julia et Arnaud, mais également celui des deux gîtes récemment rénovés dans l’ancienne demeure de maître du XIXe. Le premier donne sur la piscine et le jardin, le second sur les vignes et le mont Granier, les deux aux couleurs du raisin dans un style d’inspiration scandinave. Une bouteille du domaine attend les visiteurs ainsi qu’une visite-dégustation durant leur séjour. Possibilité de réserver des paniers pique-nique locaux fait maison ou une initiation aux accords-mets et vins. À partir de 230 € pour deux nuits (jusqu’à 4 personnes).

73800 Les Marches – 06 84 59 14 80 – domainedesgrangeslonges.com

Maison Philippe Grisard
Si vous avez la chance de rencontrer Philippe Grisard en son royaume, il pourra vous parler pendant des heures d’ampélographie et vous raconter l’histoire des terroirs et des cépages locaux alpins dont il s’est fait le chantre ces dernières années. Dans ce domaine au pied du massif des Bauges, les parcelles s’étirent sur six communes à flanc de montagne, plantées de nombreux cépages dont les rares persan et mondeuse blanche avec laquelle est élaborée sur lies fines la cuvée Originelle (24 €).

73800 Cruet – 04 79 84 30 91 – maisonphilippegrisard.com

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Alexandre de Lur Saluces nous a quitté

S’il ne devait en rester qu’un, un ultime défenseur de Sauternes et de la magie du botrytis, ce
capricieux champignon démultiplicateur d’arômes, ce serait lui : Alexandre de Lur Saluces, le
propriétaire du château de Fargues. Il est décédé dans la nuit du 23 au 24 juillet 2023.

Toute l’équipe de Terre de vins présente ses condoléances à ses enfants et sa famille dans cette épreuve difficile.

Retour sur la saga « Lur Saluces – le sauternes absolu » par Jefferson Desport, dans le magazine Terre de vins

Pour comprendre le regard d’Alexandre de Lur Saluces sur Sauternes et plus encore son intransigeance quant à la qualité de ces vins, trois remarques s’imposent. La première : Fargues et Yquem sont deux propriétés voisines, mitoyennes. La seconde: Alexandre de Lur Saluces a dirigé ces deux joyaux durant trente-six ans. La troisième enfin, et non des moindres : Fargues appartient à sa famille depuis le XVe
siècle.

C’est ainsi : la généalogie des Lur Saluces est un défi au temps. « On remonte à Adam et Eve », sourit-il. Plus exactement, la branche actuelle descend d’un mariage célébré en 1472 entre Isabeau de Montferrand et Pierre de Lur. En cadeau, les époux reçoivent la forteresse de Fargues, édifiée au XIVe siècle par le cardinal Guilhem de Fargues, neveu du pape Clément V. La connexion avec les Saluces se fera, elle, un siècle plus tard, à la faveur d’une nouvelle union célébrée en 1586. Dès lors, les deux noms ne font plus qu’un : Lur Saluces. Toutefois, on ne dispose pas d’autant d’archives sans raison…

Du côté des Saluces, l’histoire plonge ses racines à l’est. Dans ce Moyen Âge incertain, ils règnent alors sur le marquisat de Saluces, un territoire indépendant entre la France et l’Italie, au pied du mont Viso, à la source du Pô. « Ce marquisat était un État souverain, souligne Alexandre de Lur Saluces. Les marquis de Saluces avaient le droit de lever des troupes, de battre monnaie… » À la fin du XVIe siècle, le marquisat est vendu à la France. Du côté des Lur, les souvenirs sont moins précis. Et pour cause : « Le premier Lur était Fruhin de Lur, il venait de Franconie, il s’agissait sans doute de Barbares », précise Philippe de Lur Saluces, qui a rejoint son père à la tête du château de Fargues, après avoir travaillé plusieurs années en Asie chez un importateur de vins.

Malgré un violent incendie en 1687, Fargues porte toujours haut les traces de ce passé médiéval. Désormais rénovés, les vestiges de la forteresse, ses épaisses murailles et son donjon, rappellent qu’ici se dressait une puissante baronnie. Des reliefs qui offrent un paysage singulier. Hors du temps. Au plus fort de leur emprise, la famille sera propriétaire de 700 hectares à Sauternes sur les 2 200 qui forment l’appellation. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 180 hectares, dont près de 114 de forêts. Dans cette immensité, 21 hectares de vignes sont dédiés au seul et unique grand vin de Fargues.

Mais reprenons le fil de notre récit…

À la fin du XVIIIe siècle, l’histoire prend en effet une autre dimension à la faveur d’un nouveau mariage. En 1785, Françoise-Joséphine de Sauvage d’Yquem épouse Louis-Amédée de Lur Saluces. Elle devient comtesse de Lur Saluces et apporte en dot le château… d’Yquem. Mais, au-delà, elle porte surtout un autre regard sur ce terroir. Et comprend ce que cette drôle de pourriture sur les raisins peut apporter à ses vins dont la notoriété va grandissante. En 1826, cette femme de tête fait construire un chai à Yquem. « Une véritable révolution à l’époque », souligne Alexandre de Lur Saluces, qui voue un immense respect à son ancêtre : « Elle a envoyé des vendangeurs ramasser des fruits pourris… »

Pendant ce temps, Fargues stagne et manque le classement de 1855. La propriété se contente de
produire du vin rouge, du bois et du lait pour les autres domaines familiaux. Il faudra attendre
la fin de la Première Guerre mondiale et l’arrivée aux commandes de Bertrand de Lur Saluces,
l’oncle d’Alexandre, pour que sonne le réveil. Sous son impulsion, les 15 hectares du plateau de
la forteresse sont plantés. Et, en 1947, il réalise la toute première mise en bouteilles du château de
Fargues avec le millésime 1943. De non classé, Fargues va devenir un… inclassable. Et un des vins
les plus reconnus du Sauternais.

C’est à cette histoire hors normes qu’Alexandre de Lur Saluces apporte sa pierre à la fin des années60. Un peu par hasard. « J’ai été appelé par mon oncle Bertrand, raconte-t-il. Il voulait me mettre au courant de ses affaires. » Or, en 1968, Bertrand de Lur Saluces décède brutalement dans le centre de Bordeaux, près du Grand-Théâtre. Alexandre de Lur Saluces lui succède au pied levé à la tête des deux propriétés, Yquem et Fargues : « J’ai pris les commandes à 34 ans. J’ai eu tout à apprendre. Depuis très jeunes, on buvait du sauternes, mais de là à en faire un outil de travail… J’ai eu la chance d’avoir deux courtiers qui m’ont entouré. » Il n’empêche, à sa prise de fonction, le milieu du vin était « anxieux » : « Mon premier réflexe a été d’afficher un très grand calme. À l’époque, je m’étais précipité chez Berlitz pour rafraîchir mon anglais et je suis allé aux États-Unis. On se retrouvait à plusieurs pour voir Abdallah Simon, un grand acheteur de grandes bouteilles à New York.Il fallait expliquer ce vin, parce que les gens ne comprenaient pas très bien cette histoire de pourriture. C’est une horlogerie fine, très subtile. »
Très vite, il devient cet horloger de précision. Et un jusqu’au-boutiste du sauternes : « Le sauternes, c’est
une série de sélections, un terroir, des cépages, des méthodes », explique-t-il. Un mot l’emporte cependant sur tous les autres : sélection. On pourrait y ajouter un autre : drastique. « Il y a une réussite propre à Fargues et à Yquem, explique-t-il. Si elle n’est pas là, on ne met pas en bouteilles. » Durant un peu plus de trois décennies, il mène les deux vignobles de front. Installant Yquem au sommet, tout en révélant Fargues. Mais sans jamais les confondre. Une distinction claire qu’il opère jusque sur la table: « À Yquem, je servais souvent Fargues à mes invités, sourit-il. Les gens pensaient que je voulais économiser Yquem, ce qui était vrai. En fait, je faisais coup double : je montrais Fargues et je n’abusais pas de la cave d’Yquem… »

Toutefois, malgré son expérience et la notoriété d’Yquem, le combat sera permanent pour justifier sa vision de ce grand liquoreux et ne garder que le meilleur de chaque récolte : « Quand je m’occupais d’Yquem, j’ai eu deux ingénieurs agro qui m’ont demandé d’arrêter ce massacre. Ils m’expliquaient que ça n’avait plus d’avenir. Or, tout le mérite du sauternes et son aptitude à faire des inconditionnels
dans le monde entier est là.
» Toutefois, après des années de disputes familiales, Yquem est vendu en
2004 à Bernard Arnault. Une blessure toujours vive pour Alexandre de Lur Saluces, qui en parle
comme d’une « braderie » : « C’est un résultat très amer. Il y a eu une grosse bagarre. Les moyens mis
en œuvre étaient assez impressionnants
. »

Désormais, c’est à Fargues qu’il continue de développer son intransigeante vision du sauternes : « Je suis très heureux de pouvoir dire “niet” à une récolte qui n’est pas satisfaisante. Tous les ans, nous avons à rejeter. Cette année, on a perdu 60 %. Demander à un conseil d’administration de saborder une récolte, ce n’est pas facile… » Et ce ne sont pas les difficultés commerciales du sauternes qui feront
changer d’avis ce perfectionniste amateur de champagne et de porto. Alors que la plupart de ses
voisins se sont mis à produire des blancs secs – certains avec succès d’ailleurs –, il juge sévèrement ces initiatives. « Quand les choses deviennent compliquées, on remue dans tous les sens et on fait n’im-
porte quoi, assène-t-il. Ça ne les mènera nulle part. C’est une voie de garage. Ce n’est pas du sauternes, c’est du bordeaux ou du bordeaux supérieur
. » À ses yeux, la solution est ailleurs : « Avant la guerre
de 14, cette question se posait déjà. Mais, depuis, on a des décrets, des garanties. La réponse n’est pas
de faire du vin chaud ou du vin glacé. Le problème, c’est la façon de promouvoir le sauternes. Or, plus
personne ne veut le faire. »
Pourtant, lui aussi a défendu une autre approche du sauternes avec le « Y » d’Yquem. « Mon oncle
avait vu qu’il y avait des bouteilles étiquetées “château X” et tout le monde croyait que c’était du Yquem.
Il a voulu éviter ça. Et il y a eu un revenu assez régulier. Mais je l’aurais bien supprimé… »

Philippe de Lur Saluces est sur la même longueur d’onde que son père : « On ne peut insuffler le
respect de nos vins qu’en les respectant nous-mêmes. C’est la seule façon de procéder. Il faut revenir aux
fondamentaux, c’est un vin et il est très bon. On s’est écarté de ça pour aller dans cet univers saugrenu
du vin de dessert. » Toutefois, si père et fils campent aussi fermement sur leurs positions, c’est
aussi parce qu’ils ne dépendent pas à 100 % de l’économie du sauternes. « Quand des propriétés
sauternaises font des blancs secs, c’est pour se diversifier, souligne Philippe de Lur Saluces. Mais notre
diversification, elle est faite et elle est ailleurs. C’est ce qui nous permet de nous entêter. »

Il dit vrai. Fargues est le sommet d’un iceberg où la terre reste le fil conducteur. La matrice de leur
philosophie. En parallèle, les Lur Saluces possèdent et exploitent un camping sur la côte landaise,
à Contis. Dans les Landes, ils sont aussi d’importants propriétaires forestiers. Mais les tempêtes
Klaus et Martin les ont obligés à revoir leurs plans. Certes, ils ont débroussaillé et replanté, mais
c’est un investissement à trente ans. Ils ont donc gardé quelques hectares pour planter des asperges
près de Lit-et-Mixe, à Uza. « On en produit 120 tonnes par an et certaines partent même au Japon »,
souligne Alexandre de Lur Saluces. À Uza, ils ont complété leur aspergeraie d’une épicerie fine et,
l’an dernier, ils ont ouvert ici un restaurant bistronomique, la Table du Marensin.
Des chemins de traverse, donc. Mais qui ramènent toujours au berceau familial, Fargues. Preuve
de leur inébranlable croyance dans le sauternes, ils viennent d’investir 5 millions d’euros dans la
construction d’un nouveau chai. Ou comment regarder l’avenir droit dans les yeux. En son temps,
Françoise-Joséphine Sauvage d’Yquem n’a pas fait autrement

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Tour de France Femmes : vers les vignes depuis le 23 juillet

Le Tour de France Femmes a été relancé avec succès en 2022. Cette année, il repart du 23 au 30 juillet avec 8 étapes qui traverseront 11 départements situés dans la moitié sud de la France. Côté vin, le Tour de France Femmes avec Swift rencontrera les vignes du Massif Central et du Sud-Ouest à travers ses épreuves, avec un point culminant à 2 210 m au fameux col du Tourmalet.

Ces derniers jours de juillet, les amateurs de cyclisme et de tourisme n’auront pas le temps de faire une pause. Les femmes se sont élancées depuis Clermont-Ferrand, hier, pour 8 étapes de 70 à 177 km. Leur Grande Boucle rencontrera les vignes de nombreuses appellations, Côtes d’Auvergne, Vin de Corrèze, Cahors, Gaillac et enfin le trio des Pyrénées Madiran, Pacherenc-du-Vic-Bihl et Jurançon, avec une dernière étape qui sera un parcours autour de la ville de Pau.

Massif Central d’abord
Au programme deux gros massifs, le Massif Central au début et les Pyrénées en fin, offriront des étapes variées, une de montagne, deux accidentées, quatre de plaine et un contre-la-montre individuel. La première étape mettait à l’honneur les Côtes d’Auvergne, une appellation modeste par la taille (400 ha) par rapport à ce qu’elle était au XIXè siècle, mais qui propose des vins de caractère, principalement issus de gamay, pinot noir et chardonnay. Ils bénéficient du réchauffement climatique qui leur apporte la rondeur qui leur faisait parfois défaut au siècle dernier. Comme le vignoble est éparpillé, il n’est pas certain qu’on verra vraiment les vignes depuis la route du Tour, mais elles ne seront pas loin dans la 2è partie de l’étape, autour de la ville de Riom, la zone de la dénomination Chateaugay. Le moment de déguster la cuvée « Entre nous » de Pierre Goigoux, un gourmand assemblage de gamay et de pinot noir (12 €).

Découvrir les vins de Corrèze
La 3è étape du Tour reliera Collonges-la-Rouge à Montignac-Lascaux le mardi 25 juillet. Ce sera l’occasion de découvrir l’appellation Corrèze, qui s’est relancée doucement au début des années 80 et a été reconnue en AOP au niveau européen le 22 févier dernier (cf TDV…). C’est véritablement une appellation de poche principalement située au sud-ouest du département, autour de Brive-la-Gaillarde. Quelques dizaines de milliers de bouteilles seulement sont à la vente chaque année, qui sont le plus souvent consommées dans la région. Les rouges sont principalement faits de cabernet franc, les blancs de chardonnay, sauvignon ou chenin blanc. Si vous passez par là, ne manquez pas de goûter la rareté ultime, un vin de paille élaboré à partir de tous les cépages locaux, séchés sur claies avant d’être vinifiés. Une rare douceur à la robe ambrée.

Belle boucle autour de Cahors
« En commençant par une boucle pour aller saluer la famille royale du Danemark, propriétaire du château de Cayx, cette très longue étape devrait valoir une agréable première partie dans la magnifique vallée du Lot. Les choses se compliqueront à 40 km du but quand quatre sévères montées successives, dont la côte Saint-Pierre, conditionneront une arrivée terriblement exigeante » détaille Marion Rousse, directrice du Tour Femmes, championne de France cycliste sur route 2012. La 4è étape de Cahors à Rodez commencera par un parcours sur les terrasses sud du Lot avant de remonter par la rive nord à partir de Luzech. On croisera Parnac, Crayssac et Mercuès avant de retraverser Cahors pour s’éloigner du vignoble vers l’Est. Le paysage restera spectaculaire le long du Lot et même jusqu’à, Rodez. On savourera l’étape un verre de Cahors à la main, le Clos Troteligotte K-Or 2020, un parcellaire 100% malbec vinifié sans ajout de sulfites (15€)

©A.S.O._Maxime_Delobel

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« Quand l’art et le vin lient les Hommes » dans les domaines provençaux

« Quand l’art et le vin lient les Hommes », le nouveau thème de la manifestation Art & Vin qui se déroulent tout l’été dans les domaines des vignerons indépendants de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse

La 25e édition organisée par la Fédération des Vignerons Indépendants de Provence-Alpes-Côte d’Azur- Corse, Art & Vin, a choisi un thème qui laisse une grande place à l’imaginaire : « Quand l’art et le vin lient les Hommes ». Les expositions et manifestations dans les domaines émaillent tout l’été, certaines se prolongeant jusqu’à l’automne. L’événement œno-artistique devenu incontournable de Provence a été créé en 1998 par les Vignerons Indépendants du Var ; il réunit de nombreux acteurs culturels engagés dans le développement de leur territoire. Chaque année, les artistes de tout horizon (peinture, sculpture, photographie, musique, danse, etc.) exposent leur art et leurs œuvres dans une quarantaine de domaines viticoles de toute la région. Une façon pour les habitants comme pour les touristes d’aiguiser leur sensibilité esthétique et gustative dans les vignes, les chais et les caveaux des propriétés et châteaux.

Une nouvelle présidente
Créée il y a plus de 30 ans, la Fédération du Var devenue Fédération des Vignerons Indépendants de Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse, regroupe aujourd’hui 420 adhérents qui cultivent leur vigne, élèvent et commercialisent eux-mêmes leur vin. Ils représentent 87 % des caves particulières du Var, des Alpes- Maritimes, des Alpes de Haute-Provence et de Corse pour une superficie totale d’environ 11 900 hectares. Ces vignerons produisent des vins d’appellation tels que Bandol, Bellet, Côtes de Provence, Coteaux Varois en Provence, Coteaux d’Aix en Provence, Pierrevert, Corse… mais également des IGP et des vins sans indication géographique. Nathalie Roubaud, vigneronne au Château Nestuby à Cotignac dans le Haut-Var, a été élue en mai dernier à la présidence de la Fédération basée à Brignoles (83). Elle était entrée au conseil d’administration des vignerons du Var à 21 ans. Elle entend « consolider le travail que la Fédération mène avec succès en défendant l’indépendance de chaque vigneron au sein d’une communauté qui échange et s’entraide, et promouvoir leur contribution essentielle à la richesse de la région ». Installée depuis 1994, Nathalie Roubaud poursuit en famille avec son mari et deux de leurs trois enfants l’aventure du domaine familial. Engagée dans le développement de son territoire, elle est également vice-présidente de l’office de tourisme Provence Verte et maire adjointe du village de Cotignac.

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Trois questions à : Jean-Baptiste Mouton, nouveau directeur d’Advini en Bourgogne

Passé notamment par Pernod Ricard, ce spécialiste du commerce et du marketing a pris la direction du domaine Laroche (Chablis) et de la maison Champy (Beaune), les deux propriétés du groupe Adivini en Bourgogne, fin mai. Entretien.

Quel parcours vous a mené jusqu’en Bourgogne ?
Jusqu’à peu, j’ai essentiellement travaillé dans des grandes sociétés en marketing et commerce, avec un parcours quasi-exclusivement à l’international. J’ai ainsi passé près de 15 ans chez Pernod-Ricard, en Pologne, en Ouganda puis au Chili. J’ai eu envie de repartir sur des projets à dimension plus humaines en termes de management, et de me rapprocher un peu plus de l’ADN du produit, de son monde environnant. Le vin était donc une bonne équation pour moi. D’où mon retour en France il y a deux ans. J’ai pris la direction Paul Jaboulet Aîné à Tain pendant une année, avant de rejoindre le groupe Advini.

On peut renforcer le portefeuille oenotouristique

Jean-Baptiste Mouton

Champy, Laroche… Que représentent ces noms pour vous ?
Ces deux maisons ont deux qualités essentielles à mes yeux. Leur histoire incroyable d’abord : celle de Laroche remonte à 1850, celle de Champy à 1720. Les deux partagent aussi la valeur du terroir. Fondamentalement, le luxe pour une maison de vin, c’est de disposer de terroirs d’une grande richesse, et c’est ici le cas. Ainsi on échappe un peu à cet univers où tout va très vite, où tout est remplaçable.
J’ajouterais que la centaine de collaborateurs qui y travaillent ont un degré d’exigence très élevé. Je pense en premier lieu aux deux directeurs techniques, Dimitri Bazas pour Champy et Romain Chevrolat pour Laroche. J’ai une très grand envie de travailler avec eux.

Quels projets vont vous occuper ces prochaines années ?
D’abord continuer à mener ces deux maisons au niveau où elles le méritent. Champy est un peu une belle endormie, avec une notoriété à reconstruire par rapport à son histoire incroyable. Et Laroche, plus renommée, peut encore prétendre à davantage de présence sur certains marchés.
Nous nous attacherons aussi à faire connaître aux consommateurs la richesse historique de ces deux maisons. Chacune possède une patrimoine d’exception, avec un parcours de visite. Je pense qu’en partant de ces bases on peut renforcer le portefeuille oenotouristique. On veut notamment faire connaître notre patrimoine à l’étranger, avec des ambassadeurs.
Enfin nous comptons continuer à devenir des acteurs régionaux inspirants en terme d’engagement environnemental.

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[Nos circuits œnotourisme #10] Charente-Maritime, un pied dans l’océan

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la Charente-Maritime !

Cognac Grosperrin
Nous sommes à Saintes, magnifique cité antique posée sur les bords de la Charente. Ici, la maison Grosperrin s’est construit un patrimoine immense de vieilles eaux-de-vie à force de nicher dans la région de Cognac. Il faut voir ça pour le croire, c’est ouvert l’été non-stop, du mardi au samedi, de 10 h à 19 h. Il reste à choisir la formule et à s’offrir un trésor du genre Fins bois 1989 (175 €), l’eau-de-vie charentaise dans toute sa rigueur : délicate, longue et complexe. À partir de 7 €.
17100 Saintes – 05 46 90 69 03 – lagabare.com

Château Montifaud
Un mot pourrait résumer cette maison : famille. À bien y réfléchir, il faudrait ajouter « qualité » mais aussi, au bout du compte, « Petite-Champagne », le cru du château Montifaud. Encore que « L’Éveil des Sens » claque bien, c’est le nom de la visite guidée de la vigne au chai, une balade sur mesure où l’on prend la démesure des mots famille, qualité et Petite-Champagne… Le plus dur est encore de faire son choix de bouteilles avant de partir. Au hasard l’XO Silver (95 €). À partir de 10 €.
17520 Jarnac-Champagne – 05 46 49 50 77 – chateaumontifaud.com

Cognac Bertrand
Thérèse, Samuel et Steph sont devenus des habitués des colonnes de « Terre de vins ». Le sourire et le savoir-faire qu’ils entretiennent sur leur terroir de Petite-Champagne méritent notre attention et celle des amateurs. Il faut choisir parmi les formules de visite, de la « Classique » à la « Privée », et se pencher très sérieusement sur la dernière création, Héritage n°2 (250 €), pour un lot de 500 bouteilles d’un cognac époustouflant d’architecture et de parfums. À partir de 12 €.
17500 Réaux-sur-Trèfle – 05 46 48 09 03 – cognac-bertrand.com

Château de Beaulon
C’est un endroit hors du temps et aussi l’œuvre d’une vie, celle de Christian Thomas. Le château, le parc, les fontaines bleues et leurs légendes, tout apaise et rend les yeux plus bleus encore. Sans compter les délicieux cognacs et pineaux produits en cette terre qui domine l’estuaire. Oui, la beauté sauvera le monde et le pineau blanc 1985 de la Collection Privée (89,20 €) est une acception de profondeur où les notes de rancio, de coings et de miel se conjuguent. À partir de 9 €.
17325 Saint-Dizant-du-Gua – 05 46 49 96 13 – chateau-de-beaulon.com

Domaine Le Petit Marand
Il faut être un peu fou dans le vin. Et c’est ce brin de folie qui a permis à Fabrice Papin de reprendre le domaine familial du Petit Marand pour y produire de très beaux vins. Perché sur l’estuaire, ce boulimique de la qualité n’en finit plus de faire parler de lui. Il faut le rencontrer et déguster, par exemple les dernières créations, un 100 % grenache ou un malbec (à partir de 15 €). Deux mots, trois syllabes : la classe ! Visite gratuite sur rendez-vous.
17150 Saint-Bonnet-sur-Gironde – lepetitmarand.com

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Festival Vins et Passions en Luberon

Organisé par l’association des Amis du Château de Sannes, présidée par Pierre Gattaz, la première édition du festival propose la découverte du monde du vin. Dégustations et ateliers animeront le dimanche 13 août.

Jean-Robert Pitte, spécialiste du paysage et de la gastronomie, et membre de l’Académie du Vin de France, Philippe Faure-Brac Meilleur Sommelier du monde 1992, Antoine Petrus double Meilleur Ouvrier de France Sommellerie, il y aura la fine fleur du monde viticole, au château de Sannes pour ce premier festival. Des experts, des sommeliers mais surtout une vingtaine de vignerons prêts à faire déguster leurs cuvées en AOP Luberon, véritable joyau de la Provence. Les premiers animeront des ateliers sur les thématiques de la dégustation et de la gastronomie. Parmi les seconds, les maîtres de chai du château de Sannes et du château de La Verrerie initieront à la vinification ou aux vins biodynamiques. Jean Viard, Georges Truc, Jean Vitaux seront quelqu’un des spécialistes en histoire, géologie et sociologie, prêts à vous faire voyager et explorer toutes les richesses du Luberon.

Les produits locaux seront également mis en scène : l’amande la pistache, la truffe, le miel, la lavande, l’huile d’olive. Les petits trouveront leur plaisir avec un parcours de la biodiversité, des balades en âne, un atelier recyclage.

15h -18h : Dégustation des vins et ateliers
18h30 – 19h : Folklore provençal animé par Vianney d’Alançon et sa troupe du Rocher Mistral, Château de la Barben
19h-20h : Apéritif géant et grand concours des vins du Luberon
20h30 : Dîner gastronomique animé par Eric Sapet, chef étoilé à la Petite Maison à Cucuron

Entrée : 10 euros/p avec un verre de dégustation – gratuit pour les moins de 16 ans.
Tout inclus : 70 euros/p

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[Concours des Vins 5/12] Domaine Fichet & Domaine Alexandre Bonnet]

Le cinquième concours des vins organisé par Terre de vins a de nouveau été l’occasion pour des milliers de professionnels du vin de soumettre leur nectar à l’exercice de la dégustation à l’aveugle. Ce sont 2283 flacons qui ont ainsi été présentés pour un total de 444 médailles d’or. Parmi ces médaillés, la rédaction de Terre de vins a élu 24 « superchampions », des vins « coups de cœur » que nous vous présentons durant tout l’été. Aujourd’hui, cap sur deux vignobles mythiques, la Bourgogne et la Champagne !

DOMAINE FICHET (71)
Unique « superchampion » bourguignon parmi les coups de cœur de la rédaction de Terre de vins, le domaine ne doit pas sa place au hasard. Dans l’escarcelle de la famille Fichet depuis 1408 et un certain « Stéphus », ces terres sont devenues « Domaine » lorsque Francis, incarnant la onzième génération de la famille fait le choix de se retirer de la cave coopérative d’Igé pour « tenter de s’extirper de la crise qui frappait les vins en 1976 », le choix s’avérera gagnant. Pierre-Yves et Olivier, ses enfants, le rejoignent à la propriété en 1988 pour l’un et 1990 pour l’autre. Ils sont aujourd’hui toujours à la tête du domaine et ont magistralement pris la suite de Francis parti à la retraite en 2000. Preuve en est avec une extension du vignoble de 11 à 35 hectares, un agrandissement et une modernisation du chai, ainsi que des infrastructures commerciales, entraînant de fait une implacable montée en gamme des vins produits. Ce sont désormais environ 200 000 bouteilles issues de 20 cuvées qui sont commercialisées chaque année à travers le monde entier. Une renommée internationale bien méritée. 

La cuvée médaillée : Grande Craie 2020, Blanc, Mâcon-Igé, 38 € (HVE)
Le premier nez nous renverse : la grande classe ! Un élevage subtil ne venant pas masquer le fruit gourmand des grands chardonnays. Une merveille de délicatesse et de présence raffinée, avec une attaque douce, un palais savoureux, très élégant, sur des arômes fins, à la fois fruités, floraux et toastés. Grande longueur en prime pour ce monstre de complexité. Idéal pour l’hivernage.

Accord mets-vin
Loup en croûte de sel.

©Photo DR

DOMAINE ALEXANDRE BONNET (10)
Si sa cuvée Brut a été élue « Meilleur Blanc de Noirs du Monde » en 2020 aux Champagne & Sparkling Wine World Championships, le Blanc de Blancs Extra-Brut du domaine n’a pas a rougir puisqu’il a enchanté notre rédaction et démontré toute la dimension des nectars de cette propriété indissociable de son village, Les Riceys. Cette « Contrée » magique et ses 843 hectares de vignes forment le cru le plus vaste de la Champagne. Le domaine, lui, s’établit sur 47 hectares plantés en moyenne à 250 mètres d’altitude sur des sols calcaires et marnes datant du jurassique kimméridgien. L’ascension de la propriété sur le toit du monde peut être qualifiée de fulgurante, puisque seulement 50 ans séparent le titre mondial obtenu en 2020 et la fondation du domaine. Bien que les premiers ceps furent cultivés sur ces terres au milieu des années 30, c’est en 1970 que René, Serge et Alain Bonnet donnent naissance à la marque que l’on connaît aujourd’hui. L’histoire de ce domaine est donc relativement jeune mais son destin semble tout tracé avec une nouvelle équipe parfaitement en phase avec la typicité des lieux, à l’image d’Irvin Charpentier, œnologue et tout nouveau chef de caves de la propriété, « il est fondamental d’être en contact avec la plante et son environnement avant d’en recueillir les fruits. Je vinifie ensuite avec mes émotions, mon ressenti sur le moment. » Une « alchimie » qui promet un avenir serein. 

La cuvée médaillée : Blanc de Blancs, Champagne Extra-Brut, 54 € (HVE)
Un caractère vif et tonique que lui confèrent le pinot blanc dans l’assemblage ainsi que le collier de bulles remontant à la surface. Le sol kimméridgien de la Côte des Bar sur lequel les vignes sont élevées lui donne une finale saline rafraîchissante. Son délicat bouquet de fruits à chair blanche comme la poire finit de nous charmer.

Accord mets-vin
Tartare de thon au gingembre.

Irvin Charpentier (à droite) a succédé à Alain Pailley comme chef de caves au Domaine Alexandre Bonnet. ©Photo DR

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[Nos circuits œnotourisme #9] Hérault, une palette de couleurs

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui, découvrez l’Aude dans notre premier circuit héraultais !

GR® de Pays Minervois, Saint-Chinian, Faugères
Mettre en place une stratégie concertée pour faire la promotion et relever l’attractivité d’un territoire, c’est la prouesse réalisée par la destination Minervois, Saint-Chinian, Faugères et Haut-Languedoc. Cette dernière, qui couvre un tiers du département de l’Hérault, fédère quatre communautés de communes (Grand Orb, du Minervois au Caroux, les Avant-Monts et Sud-Hérault) autour de projets pour un territoire durable, rural, attractif, dynamique et inclusif. Pour découvrir vignobles, paysages et patrimoines, un GRP œno de 5 boucles de 2 à 3 jours, sans aucune difficulté, est proposé sur le site. 

04 67 97 06 65 – haut-languedoc-vignobles.com

La cave de Saint-Chinian
Voilà une cave qui est ancrée dans son territoire. Véritable acteur de la vie sociale, la coopérative, créée en 1937, regroupe une centaine de vignerons adhérents et mobilise les forces vives en étant non seulement un lieu de vin mais aussi un lieu de vie et de créativité artistique. Sur place, les cuves en béton rivalisent de couleurs et de modernité grâce au projet « L’Art en cave », un concept unique qui associe l’œuvre d’un artiste contemporain à une cuvée d’exception. L’espace d’exposition vaut vraiment le coup d’œil.

34360 Saint-Chinian – 04 67 38 28 40 – cave-saintchinian.com

©Arnaud Montagard

Château & Village Castigno
Au cœur de ce village idyllique d’Occitanie, laissez-vous envoûter par la cuisine étoilée de la Table de Castigno avec un couple fou de food, Stephan Paroche et Justine Viano, à la manœuvre. Ici, pas de carte, on se laisse bercer par une cuisine bohème à quatre mains qui emmène sur des chemins audacieux et incisifs. Également sur place : la Petite Table, un bistrot grill à la cuisine locavore et généreuse, et un restaurant asiatique, le Thaï, à l’offre gustative exotique, racée et sapide dans une ambiance « asie-mutée ».

34360 Assignan – 04 67 24 26 41 – villagecastigno.com

©Photographie DR

La cave de Saint-Jean-de-Minervois
Éclat Blanc, cuvée hommage au calcaire blanc immaculé qui jonche le terroir de Saint-Jean-de-Minervois. Voilà une porte d’entrée idéale pour découvrir la richesse aromatique du muscat petit grain. Reconnue en 1949, l’appellation est une des plus petites de France (6 domaines et 12 cuvées) et irradie le visiteur de ses vins doux naturels qui n’ont pas d’équivalent. Mais la cave produit également du blanc sec, du rouge, du rosé et de l’effervescent. Dégustation et visite du vignoble possible pour les groupes.

34360 Saint-Jean-de-Minervois – 04 67 38 03 24 – muscat-saintjeanminervois.com

Château Maris
Certifié B Corp depuis 2016, Château Maris est bien plus qu’un simple vignoble. Robert Eden, le propriétaire, a créé le lieu parfait pour déconnecter. Dans une maison de maître de 1892 au pied de la Montagne Noire, vous serez dans un petit cocon avec tout le confort nécessaire : 4 chambres, 3 salles de bain, un jardin, une terrasse et une belle piscine privée pour des groupes jusqu’à 8 personnes. Sur demande, profitez d’une visite privée du vignoble suivie d’une dégustation des vins (en biodynamie) du domaine. À deux pas se trouve le Grand Café Occitan, un wine-bar du XXIe siècle où le chef franco-anglais, Tristram Browden, propose une cuisine savoureuse mêlant produits de la montagne et de la mer, avec une carte où le vin (surtout bio, biodynamie et nature) est au cœur de l’histoire.

34210 Félines-Minervois – 04 68 91 42 63 – chateaumaris.com

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