[Bourgogne] Le domaine Prieuré Roch inaugure son restaurant

Le célèbre domaine de la Côte de Nuits a ouvert Premnord lundi 3 juillet, après dix ans de travaux.

Qui dirait non à un déjeuner en terrasse, au pied des parcelles de Nuits-Saint-Georges 1er cru ? La chose est possible depuis le lundi 3 juillet, et l’ouverture de Premnord. Un restaurant propriété du domaine Prieuré Roch, création du regretté Henry-Frédéric Roch et référence de la Côte de Nuits, connue notamment pour ses vinifications sans soufre et en grappe entière.

« C’est l’aboutissement de dix ans de travaux » se félicite Yannick Champ, cogérant du domaine, qui précise : « beaucoup d’imprévus nous on retardés, notamment le Covid. Mais cette attente nous permet de livrer un projet abouti. » Et c’est peu dire : l’entrée dans les lieux émerveille, entre sa situation idéale au pied des vignes, ses matériaux bruts et ses immenses espaces, en salle, en terrasse, comme en cuisine.

Une carte des vins grandiose
« L’idée est de recevoir autant les locaux que les visiteurs. Beaucoup de vignerons du village sont déjà venus, c’est encourageant. » Au menu : une cuisine de terroir « sans fioritures » travaillée de la cheffe Céline Dedinger, sous forme de menu les midis de semaine (trois plats 30 €) et à la carte le reste du temps.

Côté vins, le chef sommelier Gaël Fournier est le gardien d’une généreuse carte – plus de 500 références –, dont la lecture seule procure du plaisir. « Bien sûr nous proposons un grand nombre de références bourguignonnes, les nôtres en premier lieu. C’est l’occasion de goûter les vins du domaine, dans plusieurs millésimes qui plus est », indique Yannick Champ. Ce « livre des vins » propose aussi nombre de références d’autres vignobles, internationaux notamment. Là encore, l’idée d’accessibilité prime, avec une majorité de flacons en dessous des 100 € sur table, Bourgogne comprise.

LE PREMNORD
6, route
départementale 974, 21700 Premeaux‑Prissey
03 80 42 23 35
premnord-restaurant@hfroch.fr

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[Cognac] Olivier Blanc n’est plus

Un personnage haut en couleurs de la place de Cognac vient de nous quitter. Olivier Blanc, c’était Léopold Gourmel, ou Léopold Gourmel c’était Olivier Blanc : comme on veut.

Brillant autant qu’aimable, ce grand diable a trimballé son charisme dans le monde entier, commercial hors pair, plus encore ambassadeur à tous crins, Blaise Cendrars à l’eau-de-vie charentaise. L’histoire de la maison Léopold Gourmel commence avec Pierre Voisin en 1972 qui baptise ainsi sa structure de négoce en hommage à son aïeul. Le cofondateur – et gendre – s’appelle Olivier Blanc. Passé par une école de commerce, l’INSEEC, il a sans cesse réinventé cette marque haut de gamme pour l’incarner plus que jamais. Défenseur acharné du petit négoce et des cognacs de qualité, Olivier a marqué le paysage cognaçais. Il s’était retiré des affaires il y a quelques années déjà mais nous ne l’oublions pas. Un cancer foudroyant a emporté ce bon vivant. Salut l’artiste ! Nous transmettons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.  

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À Cheval Blanc, une nouvelle ère s’ouvre « dans la continuité »

Directeur technique depuis 2008, Pierre-Olivier Clouet, 43 ans, est nommé Directeur général du château Cheval Blanc à Saint-Émilion. Pierre Lurton, qui dirigeait le domaine depuis 1990, devient Président du conseil de gérance.

Ce n’est pas vraiment une surprise pour les observateurs du microcosme bordelais, mais c’est une nouvelle de haute importance pour l’une des propriétés les plus célèbres au monde, dont le nom seul fait rêver les amateurs du monde entier : le château Cheval Blanc, domaine emblématique de Saint-Émilion, change de gouvernance. Pierre-Olivier Clouet, qui occupait les fonctions de Directeur technique depuis 2008, devient Directeur général. Il succède à son mentor Pierre Lurton, qui avait pris la direction du domaine en 1990, puis avait été nommé gérant en 1998, à l’arrivée des familles Frère et Arnault. C’est une évolution en douceur qui s’opère, Pierre-Olivier Clouet ayant étroitement collaboré avec Pierre Lurton depuis son arrivée en tant que stagiaire en 2004. Diplômé en Agrosciences à l’Université de Caen et titulaire du Diplôme National d’Œnologue obtenu à Bordeaux, ce Normand de 43 ans évoque pour Terre de Vins l’ouverture de cette nouvelle ère « dans la continuité ».

Devenir Directeur général de Cheval Blanc à 43 ans, peut-on parler d’accomplissement ?
C’est surtout une grande fierté. J’ai commencé comme stagiaire à Cheval Blanc il y a presque 20 ans, j’ai grandi ici, tout le monde me connaît depuis longtemps. C’est un immense privilège. Je suis d’autant plus heureux que les choses se font de manière naturelle, fluide, pour Pierre Lurton qui a cru en moi, pour les propriétaires, pour toutes les équipes, à un moment où les voyants sont au vert pour Cheval Blanc.

Tu as pris pleinement ta part dans toutes les orientations qui ont été données à la propriété ces dernières années, qu’il s’agisse de l’affirmation d’un style de vin plus « Cheval » que jamais, de la production de blanc et de l’évolution du foncier, du choix de l’agroforesterie, de la stratégie en primeurs, du choix de sortir du classement de Saint-Émilion… C’était une façon de te glisser déjà dans le costume ?
Tout ce qui a été décidé ces dernières années a été fait en cohérence avec une idée forte, qui est celle de l’identité de la maison. On n’a pas réinventé Cheval Blanc, on a ajusté des choses, fait quelquefois des choix radicaux sur notre mode de culture (notamment par rapport à l’adaptation au réchauffement climatique et aux enjeux environnementaux)… C’est encore une fois un privilège énorme de préserver l’histoire d’un tel domaine, mais on le fait en gardant les yeux ouverts, en essayant de réfléchir « en dehors de la boîte ». Tout nous sert à avancer : le fait d’avoir lancé une production de vin blanc, le fait d’avoir une autre propriété à Saint-Émilion, Quinault l’Enclos, qui nous sert un peu de laboratoire, le fait de faire aussi du vin en Argentine* avec Cheval des Andes. C’est un mélange rare dans les grandes maisons, de pouvoir travailler sur des projets qui stimulent autant notre créativité.

Concrètement, comment va s’organiser la gouvernance de Cheval Blanc désormais ?
Pierre Lurton se détache de la partie opérationnelle mais il reste présent, il nous conserve son regard bienveillant (en plus de garder ses responsabilités à Yquem). Il faut considérer que Pierre Lurton est irremplaçable et inimitable ; je ne serai pas le même « patron ». Pour ma part, j’ai avant tout un profil technique, mon métier et ma passion c’est de faire du vin. Donc je garde la main sur la direction technique du domaine, tout en m’appuyant plus que jamais sur les talents qui m’entourent : Nicolas Corporandy notre chef de culture, Carole André notre maître de chai, Arnaud de Laforcade à la direction commerciale et financière, Gérald Gabillet à la direction technique de Cheval des Andes…

Quel est ta feuille de route, le cap que tu veux donner à la propriété ?
Le focus absolu reste la qualité et l’identité du cru. C’est ce pour quoi je me lève chaque matin, ce dans quoi je m’investis à 100%. Il faut continuer sur cette lancée, en s’adaptant à un climat qui évolue rapidement et fortement. Mon rôle, c’est de faire en sorte que l’on produise encore du Cheval Blanc en 2060 et bien au-delà : penser le long terme. Pour cela nous allons continuer d’affirmer notre modèle environnemental. On persiste et signe, en adossant nos choix sur des résultats scientifiques étayés, que l’on veut pouvoir partager, transmettre à la filière. Nous voulons montrer que notre modèle n’est pas seulement une « viticulture de riches », mais qu’il peut inspirer, être reproduit, transféré. Et cela va même au-delà de la viticulture : mon espoir, c’est d’attirer des jeunes vers tous les métiers agricoles, de susciter des vocations. C’est la clé de l’avenir.

*Pierre-Olivier Clouet assure la Direction générale, en plus des 45,5 hectares de Château Cheval Blanc (39 en rouge, 6,5 en blanc), des 18 hectares de Château Quinault l’Enclos et des 47 hectares de Cheval des Andes en Argentine.

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[Coup de cœur] G d’Estournel 2019

Cos d’Estournel est un bout de Saint-Estèphe qui s’envole aux quatre coins du monde pour délivrer des vins racés et profonds.

Parmi la gamme sort le G d’Estournel 2019, une bouteille plus accessible censée être une parfaite introduction à l’univers de Cos d’Estournel. Dès le nez, ce millésime promet puissance et élégance avec des notes d’épices et de café torréfié. L’attaque est riche, ample, le poivre blanc et le cassis frais se mêlent à des notes mentholées. Le château propose avec la sortie de ce vin un voyage culinaire signé Frank Xu, le chef du Tsé Fung à la Réserve Genève. Pour accompagner ce vin dense et épicé, il réinterprète le bœuf basilic, ce plat incontournable de la cuisine cantonaise. 

« Dans un saladier, bien mélanger tous les ingrédients de la marinade (3 g de sel, 2 g de sucre, 5 ml de soja, 10 ml d’huile de tournesol, 5 g d’amidon de maïs, 15 ml d’eau et 5 ml de vin blanc). Y ajouter les tranches de bœuf (250 g pour 4 personnes) et laisser mariner 30 minutes puis réserver.

Dans un saladier, bien mélanger tous les ingrédients pour la sauce (7 ml sauce soja, 5 ml de sauce aux huîtres, 7 ml de sauce soja foncée, 5 g de sucre, 3 ml d’huile de sésame, 8 g d’amidon de maïs, 15 ml d’eau, 5 ml de vin de cuisine, 2 g de poudre de poivre) puis réserver.

Chauffer le wok vide à environ 200 degrés afin de bien le nettoyer. Y ajouter l’huile de tournesol (25 ml), faire chauffer puis verser le bœuf pour le saisir très rapidement. Cuire environ 1 à 2 minutes. Une fois sauté, égoutter le bœuf dans une passoire et retirer l’excédent d’huile.

Laver et chauffer à nouveau le wok vide à environ 180 degrés. Y ajouter l’huile de tournesol (5 ml). Sauter l’ail haché (3 g), les échalotes séchées (3 g), l’oignon blanc en petits morceaux (8 g) et le poivron pelé et coupé (20 g), l’un après l’autre à feu vif, jusqu’à obtenir une couleur dorée et tous les ingrédients bien parfumés.

Toujours à feu vif, rajouter dans le wok les tranches de bœuf, les feuilles de basilic (20 g) et faire sauter 30 secondes. Ajouter la sauce et faire sauter tous les ingrédients ensemble jusqu’à ce qu’ils soient parfumés. Diluer l’amidon de maïs avec l’eau froide puis verser sur la préparation afin de finir la liaison de la sauce. Bien mélanger, rectifier l’assaisonnement si nécessaire et dresser. Servir bien chaud accompagné d’un riz parfumé… »

Château Cos d’Estournel (33) – Médoc / 25 €

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[Nos circuits œnotourisme #2] Champagne : Côte des Bar, un nouveau rivage

Vous êtes en vacances au mois d’août et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Durant tout le mois, découvrez chaque jour un nouveau circuit œnotouristique de 5 adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la Champagne et plus précisément la Côte des Bar, dans l’Aube !

Champagne de Barfontarc
L’atelier œnologique (50 €) vous présente la même cuvée (assemblage et année de base identiques) avec trois dosages différents : nature, brut et demi-sec. L’expérience est déconcertante, on s’aperçoit que le dosage ne modifie pas seulement l’équilibre sucre/acide mais aussi les arômes, en poussant le fruit. Vous découvrirez également l’intérêt des types de liqueurs utilisées : moût concentré rectifié lorsque l’on souhaite rester le plus neutre possible, chardonnay pour apporter de la matière ou soléra pour la complexité.

10200 Baroville – champagne-barfontarc.com – 03 25 27 07 09

Champagne Palg Devitry
Alors que le grand-père avait fondé la coopérative du village, Philippe, Aurélie et leurs deux enfants ont décidé en 2017 de lancer leur champagne. Comme ils ont bien fait ! Leur cuvée Blanc Vrai (38 €), un pinot blanc issu de la parcelle Les Champs des Maréchaux, est à tomber. Vous la dégusterez accompagnée de brochettes de gambas et ananas, installé dans les jardins suspendus de Beauregard, leur terrasse qui domine la vallée. Tandis que les notes d’oseille, de silex et de citron vert vous émoustilleront les papilles, vous contemplerez, une larme à l’œil, le coucher de soleil sur Urville.

10200 Urville – 03 25 92 07 77 – champagnedevitry.com

Domaine de Mondeville
Laurent a fait ses armes chez Roederer où il s’est initié au bio. Biologiste et écologue, son épouse a travaillé au Parc naturel de la montagne de Reims. Autant dire que lorsqu’ils vous emmènent en trottinette électrique (50 €/pers.), ils s’arrêtent sur chaque fleur rare pour tout vous expliquer ! À ne pas rater aussi le « goûton mâchon » (70 €) terme familial utilisé pour désigner les pique-niques emportés par le vigneron lorsqu’il allait travailler sur une parcelle lointaine. Au menu ? Salade de lentillons de Champagne, truites de la région, chaource…

10200 Champignol-lez-Mondeville – 03 25 27 52 78 – lempreintedesfees.com

Champagne Lionel Carreau
Envolez-vous à bord d’un avion de tourisme pendant une demi-heure. Les pilotes sont des vignerons de la région, qui connaissent comme leur poche ces petites vallées qui percent la cuesta de la Côte des Bar. De là-haut, par le jeu des couleurs, vous prendrez conscience du morcellement du vignoble, de l’intérêt des différentes expositions et de l’impact des manières culturales. Vous serez aussi surpris de l’importance des espaces naturels vierges, entre les immenses forêts et les lacs (90 € avec dégustation de 3 cuvées).

10110 Celles-sur-Ource – 03 25 38 57 27 – champagne-lionel-carreau.com

Alexandre Bonnet
Profitez d’un séjour écologique dans une « tiny house » (140 €) posée dans un pré surplombant les vignes. Dans cette cabane en bois, la cuisine et la douche fonctionnent grâce à des panneaux solaires et il n’y a pas de wifi pour vous distraire de la vue qui s’offre à travers la baie vitrée. Allez pique-niquer ensuite à côté de la cadole installée entre une jachère mellifère, un champ d’orchidées sauvages et une parcelle de vignes complantée de cerisiers. Pour accompagner le rosé des Riceys, prévoyez un généreux pâté-croûte !

10340 Les Riceys – 03 25 29 30 93 – alexandrebonnet.com

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Le CIVB déjà au rebond

Lundi dernier, se tenait à la maison des vins de Bordeaux l’assemblée générale du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB). L’occasion de donner des premiers chiffres suite à la signature d’un accord autorisant l’arrachage de vignes dans un contexte de mévente, mais aussi de dessiner les contours d’un rebond attendu et voulu. 

La CIVB regroupe la viticulture (les propriétaires), le négoce et le courtage, et a pour ambition, entre autres, de promouvoir les vins de Bordeaux dans le monde et d’assurer la régulation du marché. Son président, Allan Sichel, en a pris la présidence en juillet 2022, à un moment où les exportations de vin de Bordeaux baissaient (-9%, principalement sur le vrac) conduisant à des mesures d’arrachage et de distillation. Pour la première mesure, 664 demandes ont été déposées concernant 5400 hectares. On rappellera que la mesure d’arrachage en prévoit 9 500 avec une prime de 6 000 euros par hectare, afin de lutter à titre préventif contre la flavescence dorée, une maladie qui menace les vignes laissées à l’abandon. Dans son discours, Allan Sichel précise que le CIVB débloque 19 millions, dont 14 millions tirés d’un emprunt, ce qui le conduit « à faire des économies conséquentes (…), à privilégier les actions en faveur du rebond et de concentrer les moyens réduits sur des outils destinés à relancer la demande des vins de Bordeaux ». Concernant la déconsommation constatée, si la zone chinoise est le premier contributeur à la baisse, « il ne faut pas négliger certains marchés dynamiques » ou à fort potentiel de croissance comme certains pays d’Afrique (Côte d’Ivoire, Togo, Gabon), d’Asie (Singapour, Vietnam, Cambodge, Thaïlande) et d’Europe (Irlande, Suède, Espagne et Finlande). 

La gamme des rouges
Le marché intérieur quant à lui, fera l’objet dès le dernier trimestre 2023 d’une campagne de communication dédiée aux rouges (Bordeaux, c’est 85 % de production en rouge). Intitulée « Terroirs de Bordeaux : des rouges de toutes les couleurs », elle vise selon Allan Sichel, « à changer la perception du public (…) en démontrant que nos vignerons proposent désormais toute une palette de cuvées rouges en adéquation avec les attentes des consommateurs (…) et à reconquérir des prescripteurs ». Souhaitant démontrer que la variété des vins de Bordeaux est appréciée, le CIVB met en avant le succès de l’évènement « Bordeaux Fête le Vin » avec ses 40 000 pass dégustations vendus, ses 15 000 personnes formées à la dégustation et ses 326 000 dégustations servies. 

Bordeaux, vignoble engagé, et plus.
Durant son discours, le président Sichel aura insisté sur la volonté du CIVB de faire de Bordeaux « le premier vignoble RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) du monde ». Le challenge avait été engagé avec l’opération Bordeaux Vignoble Engagé. Sachant que 67 % des moins de 25 ans recherchent un label bio sur les étiquettes des bouteilles, le CIVB semble aller dans le sens du vent. Un participant à l’AG a invité à la prudence et suggère « de ne pas arracher trop vite car si la campagne produit ses effets », il rappelle que « la vigne réagit sur du temps long ». Trois députés avaient fait le déplacement ainsi que le nouveau Préfet de Gironde, Etienne Guyot : un signe qui ne trompe pas eu égard le moment. Ce dernier a indiqué qu’il était prêt à apporter tout son soutien à la résolution de la question du recrutement mais a surtout insisté, avec sincérité, « sur le fait que l’arrachage, pour un viticulteur, peut être un moment extrêmement difficile et douloureux tant cela touche à l’identité et à l’affectif ». Il a loué « l’union sacrée » qu’affiche le CIVB et le fait que celui-ci était « vertueux avec ses ambitions portant sur l’environnemental et le RSE ». Une façon de souligner que l’avenir peut être envisagé avec davantage d’optimisme car le CIVB est capable de mobiliser ses ressources et de faire valoir les atouts des vins de Bordeaux. 

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[Nouveau numéro] Terre de vins : cap sur l’été !

Le nouveau « Terre de vins » de juillet-août arrive aujourd’hui dans les kiosques. Un numéro estival qui fait la part belle aux rosés avec une sélection de 170 bouteilles qui ont séduit la rédaction. Les spiritueux ne sont pas en reste dans ce numéro double qui comprend aussi des entretiens, avec notamment Carole Bouquet et Pierre Gattaz.

Provence, Languedoc, Roussillon, Corse, Loire, vallée du Rhône, Bordeaux, Sud-Ouest, Champagne… toutes ces régions viticoles sont à retrouver dans un dossier spécial rosé pour vous aider à préparer au mieux votre été avec une sélection de bouteilles dans toutes les gammes de prix. Ce numéro n’oublie pas non plus le cognac grâce à un entretien avec Christophe Galfard, l’astrophysicien devenu ambassadeur de la Maison Rémy Martin.

De Carole Bouquet à Pierre Gattaz

En plus de Christophe Galfard, plusieurs autres entretiens prestigieux sont à retrouver dans ce nouveau numéro. Carole Bouquet, dont on ne présente plus la filmographie, s’est confiée sur sa passion pour le vin et son aventure de vigneronne qu’elle mène sur l’île de Pantelleria en Sicile. Pierre Gattaz, l’ancien président du Medef, s’est lui allongé « sur le divin » pour narrer sa carrière viticole qui a débuté en 2017 avec le rachat du château de Sannes, dans le Luberon. Retrouvez également, dans un cahier consacré aux spiritueux, Jérémy Lauilhé, sacré Meilleur Ouvrier de France Barman en 2022, pour une rencontre rafraichissante, tout comme les quatre recettes de cocktails qu’il vous dévoile.

Un cahier consacré à Saint-Émilion, une verticale de La Grande Dame de Veuve Clicquot mais aussi toute l’actualité du monde du vin, des cavistes, des sommeliers, et vos chroniques habituelles complètent ce beau numéro qui vous accompagnera tout l’été !

« Terre de vins » n°87, 120 pages, 6,90 €.
Abonnements sur abonnement.terredevins.com
Lire le numéro en version numérique sur kiosque.terredevins.com

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[Nos circuits œnotourisme #1] Bordeaux : Sous les pavés, la vigne

Vous êtes en vacances cet été et ne savez pas où partir ? Terre de vins est là pour vous ! Prenez le temps de découvrir nos idées de circuit œnotouristique avec des adresses au cœur d’un vignoble français. Aujourd’hui direction la capitale girondine !

La Cité du Vin
En sept millésimes d’ouverture, la Cité du Vin s’est imposée comme un incontournable bordelais. Pour continuer à séduire locaux et touristes, le musée a renouvelé 80 % des contenus et de la scénographie des 18 modules composant son exposition permanente. Depuis le 7 avril et jusqu’au 5 novembre, la Cité propose également Via Sensoria, un nouveau parcours accessible à tous, emmené par un sommelier, mêlant art immersif, déambulation et dégustation de vins du monde ou d’originales boissons sans alcool.

134, quai de Bacalan, 33300 Bordeaux, 33000 Bordeaux – 05 56 16 20 20 – laciteduvin.com

Clos des spiritueux
Cinq ans après l’ouverture de Clos des Millésimes dans le quartier des Bassins à flots, Fabien Bouchereau a inauguré à quelques rues de là le Clos des spiritueux. Véritable temple en la matière, il réunit 2 200 références venues en priorité de « craft distilleries » proches du terroir, rhums et whiskys en tête, suivis des hexagonaux cognac et armagnac, sans oublier les gin, vodka, tequila, saké, anisés, liqueurs, porto… Régulièrement, le caviste organise des dégustations gratuites pour faire partager ses dernières découvertes et coups de cœur, ainsi que des cours et ateliers thématiques.

93, quai de Bacalan, 33300 Bordeaux – 05 33 89 51 82 – closdesspiritueux.com

©DR

Yarra
Aussi frais et dynamiques que le fleuve Yarra traversant la ville de Melbourne où ils se sont rencontrés, la Française Albane Brumont et l’Australien Aaron Skovell ont ouvert en mars 2022 leur cave à manger rue Notre-Dame. De leur métissage de cultures est née une sélection de 200 vins de France et du monde (avec une prédilection pour l’Australie et l’Afrique du sud où ils ont vécu) et d’une vingtaine de vins au verre, accompagnés de plats à partager, petites portions cuisinées, ou des traditionnelles assiettes de fromages et charcuteries. À savourer entre les murs de pierre en intérieur ou dans la cour à l’abri des regards. Les jeudis, afterwork gratuit avec un vigneron. Les samedis et dimanche midis, brunch.

18, rue Notre-Dame, 33000 Bordeaux – 05 56 81 49 17 – Facebook : Yarra

Conseil des Grands crus classés en 1855
Pour faire découvrir l’univers des grands crus classés du Médoc et de Sauternes au public comme aux tour-opérateurs, agences réceptives et négociants locaux, le Conseil des Grands Crus Classés 1855 a édité le guide œnotouristique « Route 1855 ». Publié en français et en anglais aux éditions Flammarion, il propose un voyage autour d’itinéraires, visites et activités au fil de 40 Grands Crus Classés. Préfacé par l’incontournable défenseur du patrimoine français Stéphane Bern, et rédigé avec la participation de prestigieux contributeurs, ce livre a été labellisé par l’Organisation mondiale du tourisme.

« Route 1855 », 256 p. – 26 €

gcc-1855.fr

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[Concours des vins, les coups de cœur 2/12] Domaine Mirabeau & Les Vilaines]

La cinquième édition du concours des vins organisé par Terre de vins a de nouveau été l’occasion pour des milliers de professionnels du vin de soumettre leur nectar à l’exercice de la dégustation à l’aveugle. Ce sont 2283 flacons qui ont ainsi été présentés pour un total de 444 médailles d’or. Parmi ces médaillés, la rédaction de Terre de vins a élu 24 « superchampions », des vins « coups de cœur » que nous vous présentons durant tout l’été. Aujourd’hui, cap sur la Provence !

DOMAINE MIRABEAU (83)
Si certains fantasment le « rêve américain », Stephen et Jeany Cronk ont choisi de vivre leur « rêve provençal », mais surtout celui de produire leur propre vin en France. La formidable histoire vinicole que connaît le couple anglo-germanique (Jeany a grandi en Bavière) prend ses racines au début des années 80. Stephen, alors en périple dans l’hémisphère Sud, tombe en amour pour le vin en arpentant les vignes australiennes. Ce coup de foudre met pratiquement 30 ans à se concrétiser mais en 2009, le couple quitte enfin Londres pour la Provence et pose ses valises dans le petit village de Cotignac : le domaine Mirabeau voit le jour l’année suivante. Une quinzaine d’années plus tard, le vignoble de 20 hectares dont 14 de vignes produit 5 cuvées de rosé et 4 autres sont commercialisées sous le nom de Mirabeau, vinifiées à partir de raisins de la région. Le domaine produit également son propre gin rosé, de quoi vous offrir un bel éventail de ce que la Provence fait de mieux !

La cuvée médaillée : Cuvée X 2022, Rosé, Coteaux-d’Aix-en-Provence, 12 €
Un vin qui fait voyager nos papilles au cœur de la Provence, dans les coteaux d’Aix-en-Provence. Couleur rose pâle pour un nez floral (fleurs blanches) et fruité (citron, agrumes). En bouche, une attaque douce et ample suivie par une sensation de rondeur et de chaleur séduisante. Une agréable amertume de pamplemousse rose en finale..
Accord mets-vin
Salade d’endives et crustacés marinés.

©F. Hermine

LES VILAINES (83)
La seconde bouteille du jour nous emmène également en Provence. Cette fois, ce n’est pas une histoire d’amour mais une histoire d’amitié qui a donné naissance à notre cuvée médaillée. Anne, Emmanuelle et Géraldine ne sont pas issues du monde viticole, mais la création de leur propre vin était une évidence. « Vilaines » rime avec « épicuriennes » et c’est bien ici que se trouve le point de départ de cette aventure féminine. Les trois amies aiment les bonnes choses, profiter des bons moments, c’était à leur tour de créer et procurer ces bons moments. C’est chose faite depuis le millésime 2017 pour lequel elles ont fait appel à Gabriel Giusiano vigneron du Domaine Pey Blanc pour la vinification. « Les Vilaines » décline également en blanc avec un millésime 2022 vinifié au Domaine Bertaud Belieu.

La cuvée médaillée : Les Vilaines 2022 Rosé, Coteaux-d’Aix-en-Provence, 12,50 €
Un vin audacieux mais accessible et facile à boire. Un nez très expressif, signé par des notes de fruits rouges (fraise, framboise, cassis). Une attaque en bouche souple, avec des arômes citriques que vient réveiller une acidité très rafraîchissante et bien équilibrée. La fin de bouche est longue, avec une minéralité très captivante.

Accord mets-vin
Un bon cake aux légumes de Provence, olives noires et thon fumé.

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Rhonéa lance un Côtes du Rhône désalcoolisé

Faite pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, la cuvée Les Artistes surfe sur la désalcoolisation. On a testé pour vous.

Vous recherchez un vin léger, fruité et peu alcoolisé ? Voici Les Artistes*. Un Côtes du Rhône rouge 2022, assemblage de grenache (50%), syrah (35%), carignan (10%) et marselan (5%), qui affiche 11,5°C. Dans un style de vin primeur gourmand, il joue la carte fruits rouges et s’oriente sur la syrah, tendance poivron.

Rhonéa, union de quatre caves coopératives du Vaucluse, a conçu ce nouveau bébé à l’étiquette rieuse et franchouillarde. Un vin qui, tout en gardant sa typicité rhodanienne est fait pour répondre à la tendance du no-low (no alcohol-low alcohol), nouveau mantra de la jeune génération qui souhaite mieux boire et mieux consommer. Selon l’agence SoWine, en 2022, « 29% des Français consomment du no-low et c’est surtout les jeunes qui consomment ce genre de produits, 44% des 18 et 25 ans consomment des boissons sans alcool ou à teneur réduite en alcool ».

Pour arriver à baisser le degré alcoolique, il n’y a pas 36 solutions mais seulement deux. Rhonéa a opté pour une désalcoolisation partielle par distillation sous vide. « Une technique qui permet de traiter un volume réduit de 10 % à 15 %, sans altérer les 85-90 % restants, présentée sans risque d’oxydation, préservant les arômes, la typicité du vin ». Tout cela réalisé dans un cadre réglementaire pour l’AOC. Dans cette catégorie, les vinificateurs ne peuvent pas changer le vin en eau. Les techniques permettant de diminuer la teneur en alcool des vins sont autorisées par le règlement européen (n° 606 du 10 juillet 2009 applicable au 1er août 2009). La diminution de la teneur en alcool est toutefois limitée à -20 % du degré alcoolique (soit pour un vin d’un degré initial de 15, diminution maximale autorisée à 12°). Le Parlement Européen a modifié le texte, en date du 2 décembre 2021, afin que le cahier des charges d’une l’IGP ou d’une AOC contienne une description du vin partiellement désalcoolisé …

*Entre 6 et 7€ en circuit traditionnel

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