Bilan hétéroclite pour les spiritueux en 2022

La Fédération des spiritueux (FFS) s’inquiète des hausses de coûts de production que n’ont pas pu répercuter les entreprises dans les enseignes de Grande Distribution mais se réjouit du formidable dynamisme du CHR (Cafés, Hotels, Restaurants), tendance cocktails oblige.

Alors que l’année 2022 s’annonçait sous de bons auspices pour les spiritueux qui renouait avec la croissance, la guerre ukrainienne a stoppé net cet élan, la faute à la flambée du prix des matières premières à commencer par le verre, le gaz, l’électricité, le sucre… Fin 2022, seules 67 % des entreprises de la filière déclaraient un résultat positif (-5 points vs 2021).

« Une année presque blanche »
Il y a donc de quoi s’inquiéter d’autant plus que ces hausses conjuguées à l’inflation n’ont « quasiment pas pu être répercutées auprès des distributeurs – ce qui engendre souvent, pour les consommateurs, des arbitrages dans une même catégorie en privilégiant des produits moins chers, ou le fait de renoncer à l’achat d’une bouteille, analyse Thomas Gauthier, directeur de la Fédération Française des Spiritueux. De plus, les promotions qui concernent aujourd’hui une bouteille sur quatre en grandes et moyennes surfaces ont encore fait un bond de 3 points en un an ». La situation s’est même encore dégradée lors de ce premier semestre 2023 et seuls 11 % des entreprises déclarent avoir pu la répercuter complètement auprès de leurs clients, 17 % pas du tout, selon une étude CPME-FFS réalisée en avril dernier. Les spiritueux ont ainsi chuté pour la deuxième année consécutive de 5 % en volume à 263 M l., de 4,4 % en valeur à 5 Mds €, d’où une année « presque blanche » selon la FFS. « Les entreprises de la filière [250 au sein de la FFS dont 90 % de PME] ont pourtant fait preuve de tempérance en limitant les demandes de hausses de leurs tarifs au plus fort de la crise de 2022 mais la séquence commerciale de ce début d’année a été calamiteuse pour notre secteur » regrette le président Jean-Pierre Cointreau qui demande au Gouvernement de faire entendre raison à la grande distribution. La bonne nouvelle dans l’histoire est que les entreprises vont accélérer ou doper leurs efforts en matière de transition écologique pour générer des économies d’énergie et de matières premières. Mais certaines risquent de rester sur le carreau.

Un CHR dynamique
Le CHR ne compense pas non plus la baisse des volumes en GMS. Ce circuit hors domicile, toujours synonyme de convivialité, retrouve néanmoins son niveau de pré-covid avec un bond phénoménal de plus de 50 % notamment grâce à la réouverture de tous les établissements et à une dynamisation de l’offre par les cocktails. Quant à l’export, toujours beau relais de croissance, il a progressé davantage en valeur qu’en volume (+ 11,7 % à 5,4 Mds vs + 2,3% à 468 M l.) avec toutefois l’archi leader cognac en repli de 3,7 % (en fort ralentissement outre Atlantique). Mais il plonge de 20 % en volume sur le premier trimestre 2023. Et ce n’est pas les 3,5 % des marchés russes et ukrainiens qui sont le plus impactant. Les Etats-Unis, la Chine et Singapour maintiennent leur leadership en accaparant 30 % des volumes et les trois quarts de la valeur des exportations mais semblent marquer le pas ou demeurer instables.

Tendance Cocktails
La situation apparaît très hétéroclite selon les familles de produits. Le roi whisky qui régnait en maître dans l’Hexagone depuis plusieurs décennies a marqué le pas en volume tout en maintenant une belle valorisation (43 % du CA des enseignes). Si il demeure le spiritueux le plus acheté par les Français, le recul de ses ventes (surtout des blends entrées de gamme) a fait perdre à la France pour la première fois sa position de premier consommateur historique au monde, doublé par l’Inde. Toutes les familles ont souffert en GD; il n’en est pas de même en CHR où liqueurs, crèmes de fruits, rhums et alcools blancs (63 % des ventes – chiffres CGA) bénéficient plus que les autres de l’engouement pour les cocktails. Mais la France s’inscrit dans une baisse structurelle de la consommation d’alcool, de plus en plus occasionnelle. Elle est passée de deuxième pays consommateur de l’Union Européenne à l’aube du XXIe siècle à 13e en 2022 et de 5 % de jeunes n’ayant jamais bu d’alcool en 2000 à 20% aujourd’hui.

©F. Hermine

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Le vignoble de Reuilly dévasté par un « phénomène tornadique »

Lundi 19 juin, grêle et vents ont détruit 20 % des surfaces viticoles de cette appellation du Centre-Loire, en quelques minutes seulement.

Un événement climatique d’une rare violence. Le village de Preuilly, non loin de Sancerre, a subi un orage aussi bref qu’intense lundi 19 juin dans l’après-midi. La grêle ainsi que des vents puissants ont détruit champs et toitures. Sur place le lendemain, le ministre de l’agriculture Marc Fesneau a évoqué un «phénomène tornadique ».

Le vignoble de la commune n’est pas épargné. « C’est impressionnant : il n’y a plus une feuille sur les ceps. Une soixantaine d’hectares sont concernés, soit 20 % de l’appellation Reuilly », déplore Emeline Piton, de la Sicavac (Service technique du vignoble du Centre-Loire).

« Nos 14 hectares sont par terre. Le vent et la grêle ont tout arraché : feuilles, grappes, et même écorce des ceps. »

Catherine Corbeau-Mellot

©domaine Joseph Mellot

Des surfaces parmi lesquelles on trouve les sauvignons, pinots noirs et pinots gris du domaine Jean-Michel Sorbe, propriété de Catherine Corbeau-Mellot (domaine Joseph Mellot). Une vigneronne encore sous le choc. « Nos 14 hectares sont par terre. Le vent et la grêle ont tout arraché : feuilles, grappes, et même écorce des ceps. » Un coup dur pour cette année, et les suivantes… « On peut faire une croix sur la récolte 2023 bien sûr. Mais les rendements seront affectés pour deux à trois ans au moins ». Sans parler des coûts supplémentaires. « Le travail effectué sur ces vignes cette saison n’aura servi à rien, et maintenant il faut le faire une seconde fois. Puis la taille cet hiver sera bien plus difficile. »

Les vignerons de Preuilly espèrent que l’état de catastrophe naturelle sera reconnu. Une étape indispensable pour prétendre à certaines indemnisations.

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[PRIMEURS] Figeac et La Conseillante ferment le ban

La campagne primeurs touche à sa fin avec deux poids lourds de la rive droite, Château-Figeac (Premier Grand Cru Classé ‘A’ de Saint-Émilion) et Château La Conseillante.

La campagne des primeurs 2022 aura duré plus d’un mois et demi entre les premières sorties, début mai, et les dernières, ce jeudi 22 juin. Elle se clôture avec deux morceaux de choix, venus de la rive droite, à commencer par Château-Figeac. La propriété de la famille Manoncourt, qui a été consacrée Premier Grand Cru Classé ‘A’ en 2022 et a signé pour ce millésime un vin d’anthologie (noté 99-100/100 et « coup de cœur » par la rédaction de Terre de Vins), sort à 352,80 € TTC. Une augmentation de prix assez conséquente puisqu’il était sorti à 189 € HT en 2021 (aujourd’hui 230 € TTC en livrable), 182 € HT en 2020 (aujourd’hui 270 € TTC en livrable), et 140 € HT en 2019 (aujourd’hui 350 € TTC en livrable). On voit donc que le passage dans le club des ‘A’ s’accompagne d’un repositionnement tarifaire, ce dernier ayant d’autant plus de sens que Figeac s’est imposé, ces dernières années, comme une marque particulièrement attractive. La prise de valeur des millésimes récents indique que l’achat de Figeac en primeurs, même à un prix fortement relevé, a tout son sens pour les investisseurs. D’autant que le 2022, particulièrement réussi, ne devrait pas voir sa cote baisser, loin s’en faut.

À deux pas de Figeac et en appellation Pomerol, Château La Conseillante sort pour sa part au prix de 310,80 € TTC. La propriété de la famille Nicolas opère elle aussi une augmentation notable, mais conforme à l’attractivité du cru qui s’installe comme l’un des plus réguliers de Pomerol. Le 2022 est lui aussi une grande réussite, notée 98-99/100 par Terre de Vins. Le 2021 est actuellement disponible autour de 220 € TTC, le 2020 à un peu moins de 300 € TTC et le 2019 autour de 260 € TTC.

Les deux seconds vins de ces propriétés, Petit-Figeac et Duo de Conseillante, sortent aussi en primeurs, à 67,20 € TTC.

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Le Prix Clerc Milon de la Danse 2023 remis à Lucia Rios et Evandro Bossle

L’Opéra National de Bordeaux a accueilli le 20 juin 2023 la quatrième édition du Prix Clerc
Milon de la Danse. Cette récompense créée en 2016 sous l’égide de la Fondation d’Entreprise
Philippine de Rothschild, distingue, à chaque édition, deux danseurs du Corps de Ballet de
l’Opéra National de Bordeaux.

©Mathieu Anglada

A l’issue d’une représentation de Don Quichotte, chorégraphié par José Carlos Martínez,
actuel Directeur de la Danse à l’Opéra National de Paris et ancien membre du Jury du Prix
Clerc Milon de la Danse, Philippe Sereys de Rothschild et Brigitte Lefèvre ont remis le Prix Clerc
Milon de la Danse 2023 aux deux danseurs d’origine sud-américaine : Lucia Rios et Evandro
Bossle.

(Source: communiqué de presse)

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Pluies et grêle ravagent le vignoble pyrénéen

Un orage de grêle sur Irouléguy, des pluies incessantes sur le Jurançon, le vignoble pyrénéen aux confins du Sud-Ouest souffre des intempéries.

Dans les pays basque et béarnais, la météo du mois de juin n’est guère clémente. L’orage de grêle qui est tombé sur le vignoble d’Irouléguy (64) mardi après-midi a touché pas moins de 7 communes sur les 15 de l’appellation et la moitié des producteurs sur la soixantaine. « On estime, pour un premier bilan, à environ 40-45 % les impacts en moyenne sur ce secteur, le long d’un couloir entre Irouléguy et Jaxu en passant par Anhaux, Ascarat, Ispoure, Saint Jean-Le-Vieux et Bustince-Iriberry » avoue Anne Betbeder chargée de mission au syndicat des vins d’Irouléguy. « Mais avec des parcelles touchées à 100%. Les anciens n’avaient pas connu une telle violence de grêle depuis des décennies ». Les grêlons ressemblaient à des balles de golf de 4-5 cm de diamètre et pire, certains en forme d’étoiles tranchantes ont accentué la force de l’impact et ont déchiqueté les feuilles et éclaté les baies.

Au Domaine Arretxea, on déplore également quelques dégâts mais aucune parcelle totalement ravagée. « C’est la deuxième grêle de la saison après celle plus légère en mai mais le pire est qu’il pleut tout le temps et que le mildiou est ‘inarrêtable’, déplore Téo Riouspeyrous. Il faudrait que l’on arrive à avoir deux jours de beau temps pour sécher un peu la vigne et traiter les plaies avec du sel, du cuivre, de la poudre d’argile. Décidément, cette année est compliquée : nous n’avons pas eu de gel mais on a le mildiou et beaucoup de millerandage et de coulure sur le tannat ».

Le syndicat va s’attacher dans les prochains jours à passer chez les sinistrés pour prodiguer quelques conseils techniques afin d’accélérer la cicatrisation des grappes. Il réfléchit également à la mise en place de chantiers d’entraides pour organiser une main d’œuvre partagée, surtout auprès des maraîchers et des arboriculteurs « car pour la vigne, il n’y a pas grand chose à faire, reconnait Anne Betbeder, à part quelques poudrages d’argile, et surtout le renforcement des pulvérisations contre le mildiou à la pression déjà très virulente ». Certains viticulteurs utilisent des décoctions d’orties ou de consoudes comme revitalisants. Une cagnotte d’entraide pourrait également être lancée dans les prochains jours.

Jurançon sous des trombes d’eau
Un peu plus loin à une centaine de kilomètres le long de la chaîne des Pyrénées, Jurançon n’a pas connu la grêle, passée au bord du vignoble, dans la région palloise, mais se bat contre les fortes pluies qui inondent le vignoble. « Depuis le 13 mai, il pleut encore et toujours, se désespère Emmanuel Jecker du Domaine de Souch. Nous avons mesuré environ 300 mm de précipitations, deux à trois plus que d’habitude, En général, à cette période ce sont plutôt des petites pluies et les orages arrivent en juillet-août ». Une année comparable à 1992 ou 2013, propice à un mildiou violent mais également à quelques attaques d’oïdium en général rare dans le secteur. « Il faudrait passer au moins deux fois par semaine dans la vigne pour traiter le mildiou mais en tracteur, on ne peut pas toujours rentrer dans la vigne; c’est là que l’on se rend compte que nous sommes sur un terroir argileux qui retient l’eau dans les sols ». Les vignerons espèrent profiter de l’accalmie et du beau temps annoncé la semaine prochaine pour soigner le vignoble.

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Carton plein pour Good Wines Only

Hier soir, un changement de lieu de dernière minute (à La Faïencerie) pour éviter les potentielles intempéries n’a pas entamé l’enthousiasme des 72 crus bourgeois et des 570 amateurs au rendez-vous de la 3e édition de l’événement Good Wines Only. Organisé par Terre de Vins avec Les Crus Bourgeois du Médoc, la soirée était une belle façon de célébrer à la fois le vin, la fête de la musique et le premier jour de l’été !


« L’an dernier, l’édition de Good Wines Only était remplie de sourires, de joie et de bonheur des viticulteurs comme des amateurs. Je n’ai aucun doute, ce sera pareil ce soir ! », prédisait en ouverture de cette soirée festive Franck Bijon, le président de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc. Et il disait vrai. Il faut dire que tous les ingrédients étaient réunis pour le succès de l’événement : un lieu atypique et convivial, 72 Crus Bourgeois représentatifs de la diversité médocaine, et une ambiance musicale éclectique assurée par trois artistes aux univers différents, du DJ bordelais Noyha aka Nicolas Outin à la franco-américaine Lee-Ann Curren, en passant par le groupe bordelais Rix And Wonderland.

Des bourgeois modernes
« Des événements comme Good Wines Only, au contact direct des dégustateurs, nous permettent de montrer qu’il n’y a pas de Bordeaux bashing et que nous déployons un esprit jeune et innovant » rappelait Franck Bijon. Derrière ses bouteilles, Elise Uijttewaal, à la tête du Château Saint-Hilaire (Médoc) avec ses parents, cultive cette philosophie d’ouverture et d’accessibilité. « Cette dégustation nous permet de casser les codes et de rencontrer des dégustateurs qui ne viennent pas toujours jusque sur nos propriétés, notamment des jeunes, constatait-elle. C’est une excellente façon de décomplexer l’accès à nos vins, pour les démocratiser. »

Pour s’inscrire dans leur temps et poursuivre ce rapprochement avec les consommateurs, les Crus Bourgeois mettent en action un beau dynamisme, n’hésitant pas par exemple à jouer la carte de l’œnotourisme comme avec « Les Escapade Bourgeoise, une aventure en Médoc » en mêlant les univers, à l’image du Château Lafitte Carcasset (Saint-Estèphe). Inspiré par l’ambiance musicale de la soirée, son directeur Pierre Maussire nourrit, entre autres projets, l’envie de « ramener la musique à la propriété, par exemple en organisant des concerts qui parlent notamment aux amateurs de Crus Bourgeois dans la tranche d’âge 25-35 ans. »

©A. Viller

Opération séduction réussie
A l’issue de l’événement, les sourires illuminaient les visages des propriétaires ou représentants des propriétés, comme des participants. Parmi ces enthousiastes, figurait le sommelier et caviste à La Médocaine Benjamin Corenthin, déjà un ambassadeur convaincu de ces jolis rapports prix-plaisir bordelais, répertoriant au moins une dizaine de références de Crus Bourgeois dans ses rayons. « Être Cru Bourgeois est indéniablement un argument de vente» rapportait celui qui profitait de cette soirée pour saluer ses fournisseurs, mais aussi découvrir de nouvelles pépites, grâce à la variété des styles de terroirs représentés. « Good Wines Only est une belle mine de découvertes, saluait-il. Avec des millésimes jeunes prêts à boire, ces vins représentent le nouveau style de Bordeaux qui s’affirme, sur le fruit et la fraîcheur. » Séduit par la « bonne ambiance énergique » de cette soirée, le caviste a trouvé le dicton parfait pour la résumer : « good wines only, good vibes only ». On n’aurait pas dit mieux !

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[Bordeaux fête le vin] Trois stands à ne pas manquer

Bordeaux Fête le Vin débute en bord de Garonne aujourd’hui. Vous avez jusqu’au 25 juin pour cheminer à la découverte des nombreux stands prenant place sur les quais, parmi lesquels nous vous recommandons trois haltes incontournables.

Pour découvrir une marque phare de Bordeaux : le stand Mouton Cadet – Baron Philippe de Rothschild
Au sein des huit pavillons des appellations, marquez donc un stop au stand 3. Là, vous découvrirez l’histoire de Mouton Cadet, marque emblématique de Bordeaux créée par le Baron Philippe de Rothschild. Neuf décennies et trois générations plus tard, Mouton Cadet continue inlassablement d’innover pour sans cesse garantir la meilleure qualité de la vigne au verre, dans une perpétuelle démarche respectueuse de la nature et de l’homme.

Pour apprendre en s’amusant : l’Ecole du Vin de Bordeaux
Pour découvrir les petits et grands secrets du vignoble bordelais à travers des expériences insolites et décomplexées, rendez-vous sur le pavillon de l’Ecole du Vin de Bordeaux, place Munich. Ici, pas de professeurs, mais des vignerons, œnologues et sommeliers qui exercent au quotidien au plus près du terrain, avec l’envie de transmettre leur passion des vins de Bordeaux. Sur le pavillon amiral de l’Ecole, trois espaces déclinent les ambiances et thématiques pour permettre à chacun, quels que soient sa connaissance, son envie et son temps, d’explorer les vins de Bordeaux.

Sur simple réservation et présentation du Pass Dégustation Bordeaux Fête le Vin, un atelier de 30 minutes peut être suivi sur l’espace « Côté Scène » (détail des ateliers et pré-réservation en ligne sur www.ecoleduvindebordeaux.com). Cinq thématiques sont prévues tous les jours (avec deux dégustations par atelier) : dégustation à l’aveugle (11h30 – 12h15 – 15h15), vins et fromages (14h30 – 16h – 17h30),  À Table ! (13h – 13h45 – 18h15), Bordeaux pétille (16h45), Rock’n’wine (19h – 19h45 – 20h30 – 21h15 – 22h).

Un espace « Expérientiel » propose aussi quotidiennement de nombreuses explorations en libre accès. Autour d’une table, trois thématiques invitent à revisiter les codes de la dégustation :  Wine’s Up, pour deviner ou faire deviner le vin mystère en binôme (de 11h30 à 15h30, ateliers de 15 minutes en continu), la dégustation géo-sensorielle pour comprendre l’impact du terroir sur le goût du vin avec les experts de Derenoncourt Consultants (à 15h30, 16h15 et 17h, ateliers de 30 min), et enfin, au crépuscule, Le Casino du vin (de 17h à 23h, ateliers de 15 minutes en continu). Un comptoir vous invite aussi à vivre des aventures sensorielles détonantes : La vigne en cuisine, pour cuisiner avec des ingrédients issus de la cueillette au cœur du vignoble (à 11h30 – 12h10 et 12h50, ateliers de 30 minutes), le bar à cépages pour découvrir l’art de l’assemblage à travers trois mystérieux vins monocépages (de 13h à 17h50, ateliers de 30 minutes en continu), et au crépuscule, le rafraîchissant Bordeaux Tonic pour s’essayer à l’art de la mixologie avec les vins frais de Bordeaux (de 17h50 à 23h, ateliers de 20 minutes en continu).

Le reste de l’année, l’Ecole accueille aussi au cœur de Bordeaux celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur la vigne et le vin.

Pour préparer sa prochaine escapade : Gironde Tourisme
Assoiffés de plus de découvertes œnotouristiques après ce passage sur Bordeaux Fête le Vin ?  Depuis Bordeaux, il est possible de faire de nombreuses excursions dans les vignobles, les châteaux, les villages viticoles et les paysages alentours. Yoga vin, ambiance guinguette, découverte de Monuments nationaux… Le stand Gironde propose chaque jour de vivre une parfaite “Journée dans le vignoble” avec une programmation très éclectique grâce à l’offre œnotouristique diversifiée du Bordelais.

Du sud au nord de la Gironde, du Médoc à Sauternes,  Saint-Emilion, Graves en passant par Blaye et Bourg, les vignobles d’estuaire et l’Entre-deux-Mers, le choix est vaste et les thématiques variées. Châteaux viticoles et prestataires d’activités rivalisent de créativité pour réinventer la découverte du vignoble. Excursions d’une demi-journée ou d’une journée à réserver à partir de 47 € par personne (sur www.visiter-bordeaux.com).

Tout le programme ici

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Pascal Collotte du Château Jean Faux n’est plus

On pouvait croiser le bonhomme à La Grappe, l’événement des vins primeurs de Stéphane Derenoncourt et de son équipe. Bonhomme car il faisait de la place avec sa voix grave et cette langue qu’il n’avait pas dans sa poche.

Les plus proches se souviendront davantage des soirées dans sa cuisine, entre les jambons suspendus, à refaire le monde. Pascal Collotte incarne d’abord le boom de la tonnellerie durant les années 1980, 1990 et 2000. Au bon endroit au bon moment ajouté à un talent de commercial et de développeur hors normes pour la marque Saury. Le reste de l’histoire s’écrit au Château Jean Faux, le rêve d’une vie, celui d’acquérir un domaine et d’y élaborer de grands vins. Il a fait de cette propriété de Sainte-Radegonde un vin reconnu dans le monde. Grande gouaille et grand cœur, Pascal Collotte ne laissait pas indifférent. Il est parti beaucoup trop tôt. Terre de Vins tient à saluer cette figure de la rive droite bordelaise en adressant de sincères condoléances à ses proches.

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Bélair-Monange : « un hommage au calcaire »

Christian et Édouard Moueix ont dévoilé il y a quelques jours les nouvelles installations de leur château Bélair-Monange, Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion. Cette magnifique réalisation des architectes Jacques Herzog et Pierre de Meuron se veut un « hommage au calcaire », matrice des grands vins du plateau.

Surgissant de la roche affleurante dont la blancheur minérale éblouit le regard et confère leur élégance ciselée aux grands vins du plateau de Saint-Émilion, le nouveau chai du château Bélair-Monange se dresse tellement une cathédrale immaculée, un sanctuaire de lumière dont les lignes confinent à l’épure. Impossible d’y être indifférent, tout comme il a été impossible, pendant quelques années, d’ignorer les travaux pharaoniques entrepris par la famille Moueix pour donner corps à cet ambitieux projet.

« Ce chai est l’aboutissement d’un chemin de près de huit ans : plus de trois ans de préparation et quatre ans de travaux, qui ont en plus été chamboulés par la pandémie de Covid-19 », explique Christian Moueix, Président des Établissements Jean-Pierre Moueix et propriétaire de Bélair-Monange, qui avec son fils Édouard, Directeur-Général, a été l’instigateur de ce nouvel acte fort pour la propriété, née en 2012 de la fusion entre Château Bélair, acquis par la famille en 2008, et de Château-Magdelaine, acquis en 1952. Et Christian Moueix de poursuivre : « nous avons commencé les premières études dès la fin de l’année 2015 avec deux architectes basés à Bâle, Jacques Herzog et Pierre de Meuron, célèbres pour avoir notamment conçu de grandes enceintes sportives, comme le Stade Olympique de Pékin. Je les avais connus grâce à mon épouse et nous sommes devenus très proches : ils ont déjà signé pour nous en 1996 les chais de Dominus, notre domaine californien, ainsi que le réfectoire des vendangeurs à Lafleur-Pétrus, notre propriété de Pomerol ».

Un cuvier pour vinifier 26 hectares
Revenant à la genèse du projet, Christian Moueix rappelle que, lors de l’acquisition de Bélair en 2008, il avait fallu renforcer les carrières creusées dans la roche, mais aussi replanter un certain nombre de parcelles. Dès la fusion entre Bélair et Magdelaine (entérinée par le classement de 2012 et la reconnaissance de Bélair-Monange en Premier Grand Cru Classé), il est apparu que le cuvier et le chai existants seraient vite inadaptés pour cet ensemble de 23 hectares de vignes – potentiellement 26 en production, pour 30 hectares de surface totale. C’est ainsi que la nécessité de se doter de nouvelles installations techniques s’est rapidement imposée, accompagnée d’un certain nombre de contraintes liées aussi bien à la topographie du lieu qu’au classement de Saint-Émilion au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Initialement, nous voulions construire la winery en contrebas, mais les architectes des Bâtiments de France nous ont, à notre grande surprise, suggéré de l’installer plutôt sur le plateau », précise Christian Moueix. « Il y avait déjà une maison existante, que nous ne pouvions pas détruire car antérieure à 1948 – le classement UNESCO nous l’interdit. Et nous ne pouvions pas dépasser les 6 mètres de hauteur. Tout cela devait s’imbriquer harmonieusement dans le paysage… Nous nous sommes donc mis autour de la table avec Jacques Herzog et Pierre de Meuron, en partant d’une feuille blanche. J’avais deux idées en tête : faire de ce chai un ‘hommage au calcaire’, ce sol emblématique du plateau sur lequel nous sommes situés ; et évoquer l’église monolithe de Saint-Émilion au niveau de l’allée centrale ».


L’emplacement exact du nouveau chai ne se trouvant pas, pour sa part, sur des galeries, il a fallu creuser dans la roche jusqu’à cinq mètres de profondeur pour déployer les nouveaux espaces de vinification et d’élevage. Les façades extérieures en béton gris clair évoquent effectivement la couleur de la pierre calcaire, dont un gros « échantillon » trône à l’entrée du parc. Les toits eux-même sont de couleur claire, comme si toute la bâtisse était issue d’un seul bloc.

En poussant la porte principale, on découvre d’abord un corridor dont les parois de béton reproduisent la gravure d’Albrecht Dürer (1504) qui a inspiré l’étiquette de Bélair-Monange. Un tour de force technique qui est également reproduit à même le bois, dans la salle de dégustation qui donne sur le chai d’élevage de première année. Le cuvier, jouxtant une vaste espace dédié à la réception de la vendange et à l’embouteillage, compte 24 cuves béton de 48 à 115 hectolitres. À l’étage, une grande salle de réception, intégralement vitrée, offre un point de vue exceptionnel sur les paysages de Saint-Émilion. Elle donne directement sur les toits du chai, dont l’aspect crénelé est un hommage au très anciens sillons qui parcourent, par endroits, le vignoble saint-émilionnais. Un mélange d’épure et d’esthétique soignée que l’on trouve également à l’accueil, dans la maison attenante, dont la décoration a été confiée à l’artiste thaïlandais Rirkrit Tiravanija.

Un tremplin pour aller encore plus loin
Spectaculaire mais sans ostentation, conçu avec un goût très sûr et un grand soin du détail, ce nouveau chai à l’ADN très « Moueix » est avant tout un outil technique, destiné à accompagner la montée en puissance des vins de Bélair-Monange. « Beaucoup de nos vignes sont encore jeunes et leur production ne peut que progresser en qualité dans les années et décennies à venir », précise Christian Moueix. « Ce chai a vocation a nous permettre de continuer à franchir des paliers en termes de précision ». Avec, qui sait un jour, l’objectif de rejoindre le club des ‘A’ de Saint-Émilion ? Christian Moueix sourit : « ce n’est pas le but, mais nous verrons bien, ou plutôt c’est Édouard qui verra. En attendant, ce nouveau chai procure à toute l’équipe un grand sentiment de fierté, un confort de travail, une motivation supplémentaire pour faire encore mieux. À titre personnel, moi qui ai commencé en 1970 et qui ai vu passer un certain nombre de choses dans le monde du vin en 50 ans, le fait de voir aboutir ce projet me procure une immense joie. Je ne trahis pas un secret en disant que mon cœur a toujours été à Pomerol, mais maintenant, je crois que je deviens un peu plus saint-émilionnais ».

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[Bouteille à moins de 10€] Sans pépin des Vignobles Edonis

La nouveauté signée par les Vignobles Edonis va faire fureur aux beaux jours ! Dédiées aux Millénnials (génération dite « Y », née entre 1980 et 1990), ces deux bouteilles vont faire l’effet d’une bombe dans notre mode de consommation. Petites, légères et moins dosées en alcool, elles ont vocation à être pratiques et à lancer la mode de l’apéro nomade.

Le profil est perlant avec adjonction de gaz, frais et fruité pour une consommation responsable tout en emmenant la fête dans son sac. Du côté packaging là aussi le concept a été travaillé avec un format de 20 cl et une capsule à vis, afin de pouvoir l’ouvrir où bon vous semble mais aussi tout simplement faire perdurer le plaisir. Vinifiés dans l’air du temps, ces deux vins sont sans gluten, peu calorique pour satisfaire vos désirs de consommation nomade, tout restant responsable.

Deux options s’offrent à vous :
Le blanc en 100 % chenin, un vin finement pétillant qui présente une robe jaune pâle. Au nez, des arômes d’abricots et d’agrumes sont intenses. La bouche est marquée par des notes citronnées et de pêche, et de fruits exotiques. À noter, ce vin titre à 10 % alcool.

Le rosé est issu de grolleau, de gamay, et de cabernet franc. Ce vin, finement pétillant, a une robe appétissante couleur framboise. Le nez révèle des arômes fruités de fraise et de framboise soutenus par une pointe de rose. La bouche, emplit de ce bouquet olfactif, est rafraîchissante et aérienne. Un nectar qui se veut léger avec 9,5 % alcool.

C’est frais, léger, pimpant, idéal pour les apéros que l’on souhaite impromptus et glossy !

Sans pépin – Vin de France
2,30 € la bouteille
9,20 € le pack de quatre

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