Les IGP Sud de France à la conquête du Nord

CIVL_IGP SuddeFrance_Portraits Lille_13x18cm2_honrizontal

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Fortes d’une identité visuelle new-look, les IGP Sud de France débarquent, en novembre, dans les Hauts de France et en Belgique pour une opération séduction inédite : Vin’tage. Plusieurs actions de communication à destination des professionnels et du public auront lieu en association avec les friperies urbaines, les bars à vins et les cavistes pour booster leur visibilité sur ces marchés stratégiques.

Vin’tage. Le nom sonne bien au cœur d’une société en pleine mutation où durabilité et engagement sont les nouveaux leitmotivs. A partir du 8 novembre à Lille et du 22 novembre, à Bruxelles, la nouvelle identité visuelle des IGP Sud de France va s’afficher en grand sur les devantures des friperies, des cavistes et des bars à vins partenaires. Une opération séduction sans précédent. « Les Hauts de France et la Belgique sont des marchés stratégiques pour nous, confie Samuel Moulié, responsable marketing opérationnel au Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. Il y a bien sûr l’aspect commercial, mais aussi une notoriété à développer et un partage de valeurs essentiel à notre nouvelle dynamique. » Le Nord est en effet l’un des plus gros marchés en terme de volumes de consommation dans l’Hexagone et la Belgique est le deuxième marché export des IGP Sud de France. « C’est aussi et surtout un public de connaisseurs du vin et d’amateur des bonnes choses. En termes de valorisation de notre identité, l’opération est primordiale. Si elle réussit, on peut voir plus loin », poursuit Samuel Moulié.

Jusqu’à 70 cuvées en dégustation !

En s’ouvrant à l’univers de la fripe, via notamment une campagne visuelle décalée, les vignerons des IGP Sud de France avaient envie de montrer qu’ils sont de ceux qui savent que le vin permet toutes les passerelles. Une passerelle avec un public plus jeune, à la vision du monde et à la consommation engagées, mais pas seulement… « On veut prendre les professionnels par la main pour leur expliquer notre univers entre cépages atypiques, démarches environnementales et créativités sans limite, prolonge Danny Pérégrine, directeur de la fédération gardoise des vins IGP. Aujourd’hui, et ce n’était pas forcément le cas il y a encore quelques années, les vignerons sont fiers de venir montrer leurs vins dans une autre région et montrer que le vin de demain peut être une pépite des IGP. »

Concrètement, deux journées seront consacrées aux professionnels avec des dégustations thématisées autour de 12 à 15 vignerons et jusqu’à 70 cuvées sélectionnées (dont certaines se retrouvent aujourd’hui sur des tables étoilées !). Mais le public pourra aussi profiter d’une ambiance chic et cool au cœur des duos d’ambassadeurs hybrides (six bars à vins/cavistes et six friperies) avec des ateliers dégustation, des jeux concours et des animations. Dans un dernier temps, courant 2022, tous ces ambassadeurs viendront s’immerger dans le vignoble pour rencontrer l’univers libre et inventif des IGP Sud de France.

Plus de détails sur l’événement en cliquant ici 

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Le virage ambitieux d’Agassac

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Acheté en avril 2021 à GROUPAMA par l’entrepreneur breton Gérard Jicquel, le château d’Agassac a vu le départ de son directeur général Jean-Luc Zell et l’arrivée de Lucas Leclercq à ce même poste. Sur la base de son expérience et de sa passion, quels sont les nouveaux projets que Gérard Jicquel souhaite impulser?

Après avoir vendu les parts de la société Samsic dont il était cofondateur, Gérard Jicquel se lance dans l’acquisition d’hôtels haut de gamme, jusqu’à en totaliser maintenant une douzaine : le groupe Beautiful Life Hôtels était né. Ces hôtels sont souvent associés à un restaurant, dont les étangs de Corot, un restaurant étoilé, racheté à la famille Cathiard, propriétaire de Smith Haut Lafitte. Une expérience utile, qui a toute chance d’être réinvesti à Agassac.

Agassac, classé en Haut-Médoc sur la commune de Ludon, récemment élevé au rang de cru bourgeois exceptionnel est aux portes de Bordeaux, à 30 minutes de voiture. Le château, classé Monument Historique à des atouts qui n’ont pas échappé à Gérard Gicquel qui y voit tout de suite une opportunité de développement.

Un œil neuf pour de nouvelles ambitions.

Lucas Leclercq salue ce que Groupama et Jean-Luc Zell avaient entrepris : « en 2011-2012, Jean-Luc était dans les premiers à fixer une offre oenotouristique complète en performante » . Manquait l’hébergement. Un hôtel de 50 chambres quatre étoiles+ va donc être construit, sans dénaturer le lieu. Le projet ne s’arrête pas là : « ce qui sera autour va être remanié, comme la boutique qui est dans le pigeonnier. Et on étudie la possibilité de refaire le restaurant ».

Quant au vignoble, l’étude parcellaire est réinterrogée. Sur les 43 ha, la question d’un nouvel équilibre dans l’encépagement est posée : « plus de cabernet sauvignon que de merlot ? Et peut-on avoir du cabernet franc et du petit verdot ?  Ce dernier apportera de la couleur mais aussi des arômes de violette ». Un infléchissement qui influencera le style.

Le style de vin d’Agassac

Lucas Leclercq argumente : « Agassac mériterait de garder la tendreté et la fraîcheur et d’augmenter sa complexité aromatique. Par son style, il est en fait un rive droite (NDLR : entendez Saint Emilion-Pomerol) dans la rive gauche». « L’idée, c’est la continuité, mais sans s’interdire de s’ouvrir », conclut Lucas tout en s’interrogeant : « Qu’est-ce qu’il faudrait pour qu’Agassac progresse ? Peut-être plus de gourmandise en milieu de bouche. Agassac produit des raisins qui sont naturellement riches en tanins du fait de son terroir. Un travail pour rendre les tanins moins extractibles ? Un travail sur le vin de presse aussi ». Sans dévoiler le comment faire, voilà la ligne directrice pour les prochains millésimes. Si certains constataient qu’Agassac avait une certaine charge tannique, voilà que ce vin devrait gagner en souplesse, sans lui faire perdre son âme : un virage amorcé dès le 2018.

Un commercial de plus

Enfin, un château peut produire les meilleurs vins, mais n’est rien s’il ne les vend pas. Aussi, un poste supplémentaire de commercial a été créé. Pierre Alexandre Gazaille vient tout juste d’être recruté et ne manque pas d’idées. « Les négociants seront de vrais partenaires et leur nombre pourra être réduit ». Concentrer le nombre d’interlocuteurs pour mieux travailler.

Un encépagement repensé, une nouvelle offre oenotouristique avec un hôtel haut de gamme, une politique commerciale conquérante, tels sont les chantiers qui vont mobiliser les équipes. De quoi tenir le consommateur en haleine.

Mini dégustation 2019

Agassac 2019, Haut Médoc, cru bourgeois exceptionnel. Un nez qui a du poids, un petit côté viandeux. Très belle texture, vin rond, soyeux, porté par une belle fraîcheur qui est une colonne vertébrale autour de laquelle tout s’articule. Encore actuellement sur sa phase fermée après la mise. Une petite sucrosité résiduelle portée par des tanins fins. Une expression tout en potentiel. Beau vin en perspective.

Agassant, d’Agassac, haut Médoc 2019. Vin accessible d’une excellente buvabilité, charmeur. Nez sur le petit fruit rouge, une touche de tabac blond. Bouche sur le végétal noble (herbe coupée), un côté graphite et un peu crayeux. Vin réjouissant, idéal pour la restauration ou entre amis. Une bonne affaire.

Vous pouvez retrouver les vins des crus Bourgeois sur la vente privée en ligne organisée par Terre de vins et La Vinothèque de Bordeaux jusqu’à ce soir minuit.

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La famille champenoise Thiénot se livre en cuvées

Toute jeune maison de champagne en comparaison de certains noms historiques, la maison Thiénot est parvenue en quelques décennies seulement à se faire un beau nom. Ou plutôt de beaux prénoms que l’on retrouve sur les cuvées Famille, quintessence de la production Thiénot.

Ils sont peu à avoir réussi le pari un peu fou de lancer leur propre maison de champagne dans un univers où dominent les grandes maisons historiques. Alain Thiénot fait partie de ceux-là, lui qui s’est lancé dans l’aventure en 1985 après avoir œuvré dans le milieu viticole champenois pendant de nombreuses années. En un peu moins de 40 ans, il a réussi à faire de son nom une marque respectée. Et si l’essentiel des volumes concernent les cuvées classiques que sont le Brut, le Rosé et le Vintage, les cuvées de famille offrent une typicité toute particulière qui rend hommage au fondateur mais aussi à ses 2 enfants, Stanislas et Garance qui dirigent aujourd’hui la Maison. Ces grands champagnes ne sont produits que dans de très bons millésimes. 2008 fait partie de ces années qui ont donné naissance à de grands vins. Nicolas Uriel, le chef de la cave de la Maison aime rappeler que « 2008 est exceptionnelle parce qu’elle s’est déroulée sans aucun excès, devenus désormais la norme chaque année. Le temps avait été plutôt maussade, permettant de maintenir une grande fraîcheur dans les vins, de très bonnes acidités et toutefois une vraie maturité de raisin ».

Une trilogie + 1

C’est donc 2 cuvées de famille millésimées 2008 qui viennent d’être mises sur le marché. Tout d’abord, la cuvée Alain Thiénot, un assemblage à majorité de Chardonnay (60%) et de pinot noir. Leur qualité respective était très élevée, condition sine qua non présidant à la réalisation de cette cuvée. Et en particulier les chardonnays qui offraient un profil particulièrement élégant. Dosé à 6,4g, c’est un vin d’une vivacité surprenante, pimpant et frais en dépit d’une aromatique patinée sur des fruits rôtis, un léger grillé et des notes pralinées suaves.

Et puis, le clin d’œil d’Alain à son fils pour qui il a créé la cuvée Stanislas. Fidèle à son ADN, ce nouveau 2008 est un Blanc de blancs composé de chardonnays des meilleures provenances, principalement Cramant, Avize et Chouilly dans la Côte des Blancs. Moins dosé (4g), dégorgé récemment après 12 ans de vieillissement, le vin est d’un bel équilibre avec des élans sur les fruits secs et des notes beurrées réconfortantes. Pour son âge, le vin aura pu tirer vers notes beaucoup plus crémées mais ce n’est pas la cas ici, ce qui témoigne de sa fringance ! Il y a donc le blanc pour Stanislas, et le noir pour Garance. Ou plutôt le Blanc de Rouges comme on l’appelle ici. Un 100% pinot noir dédié par Alain à sa fille. Le nouvel opus est issu lui du millésime 2011 qui a vu les pinots noirs s’exprimer avec brio. Cet assemblage se joue de la diversité des profils du cépage, entre ceux droits et structurés du nord de la Montagne de Reims et ceux plus charnus du sud de la Montagne. Dosé à 4g, ce champagne joue les charmeurs avec ses notes de fleurs séchées si caractéristiques. Enfin, après cette trilogie triomphante, on retrouve la Vigne aux Gamins, trait d’union de la fratrie. Issu d’une splendide parcelle de chardonnay sur le grand cru d’Avize, ce 2008 a le don de mettre tout le monde d’accord. Les vieilles vignes au faible rendement emmènent les raisins vers une maturité exceptionnelle. 5500 bouteilles seulement à l’identité puissante, complexe, profonde et dense. Très peu dosé (2,4g), les agrumes dominent entre écorce d’orange et notes plus acidulées en bouche.

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