Noémie Tanneau, vigneronne engagée… et couronnée !

Désignée « Vigneronne Engagée de l’année » lors des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé en juin dernier, Noémie Tanneau a vu son vin sans soufre sélectionné pour être présenté au roi d’Angleterre Charles III lors de son passage à la Cité du Vin de Bordeaux. Une consécration de plus pour cette jeune vigneronne installée il y a quatre ans.

Le roi Charles III n’avait que quelques heures devant lui lors de son passage en région bordelaise ce vendredi 22 septembre, en guise d’escale finale de sa visite officielle de trois jours en France. Et il souhaitait axer cette escale sur le développement durable, entre visite du cru classé bio Smith Haut Lafitte et découverte de la forêt expérimentale de Floirac. Le prestigieux invité a également fait un crochet par la Cité du Vin, où les équipes du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) l’ont invité à une rapide dégustation : et c’est une cuvée de la jeune vigneronne Noémie Tanneau, du château Saint-Ferdinand à Lussac, qui a été choisie pour être présenté au monarque. Un nouveau coup de projecteur pour celle qui a été sacrée « Vigneronne Engagée de l’année » lors des Trophées Bordeaux Vignoble Engagé en juin dernier.

« C’est extraordinaire », s’enthousiasme Noémie. « Lorsque les équipes du CIVB m’ont contacté pour me dire qu’ils voulaient présenter l’une de mes vins au roi d’Angleterre, j’ai d’abord pensé à ma cuvée prestige, et puis, comme il était question de montrer ce que Bordeaux sait faire en matière de développement durable, j’ai opté pour ma cuvée sans soufre ‘Source’, en cours de certification bio, sans capsule, avec un conditionnement écoresponsable. Je suis extrêmement fière d’avoir pu présenter ce vin, cela montre non seulement un autre visage du vignoble bordelais, différent de celui des crus classés, mais cela montre aussi qu’on peut faire un vin engagé même quand on est à la tête d’une petite exploitation, qu’on est une femme, nouvellement installée, qu’on ne vient pas d’une famille de vignerons… À l’heure où une partie de nos viticulteurs est en souffrance, c’est important de faire passer ce message ».

Les équipes de Buckingham ont-elles déjà contacté Noémie Tanneau pour commander quelques caisses ? Pas encore… En revanche ce coup de projecteur a déjà déclenché quelques coups de fil de particuliers déjà clients, qui ont reconnu l’étiquette à la télévision. Produite à hauteur de 3000 bouteilles environ, Source devrait rapidement se retrouver sold out. C’est ça, le superpouvoir du roi.

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[Lyon Tasting] Les vignobles d’Auvergne-Rhône-Alpes en réalité virtuelle

Présent depuis la 1ère édition de Lyon Tasting, le Comité Vin Auvergne-Rhône-Alpes, représentant l’ensemble des vignobles de la région, innove encore cette année avec une nouvelle animation sur son stand : la découverte de trois vignobles de la région en réalité virtuelle.

Après l’accent mis sur l’œnotourisme sur l’édition 2022 de Lyon Tasting, le Comité Vin a souhaité cette année accompagner la découverte des appellations et dénominations régionales au travers de la dégustation par une immersion à l’aide de trois casques de réalité virtuelle à disposition du public, pour un embarquement de près de deux minutes chacun en Beaujolais, Savoie et le long de la vallée du Rhône, des vignobles septentrionaux à l’appellation drômoise de Grignan-lès-Adhémar.
Cartographie, survol des paysages, aperçu œnotouristique, découverte des paysages et terroirs qui font la spécificité de chacun : embarquez pour un mini-voyage dans ces trois vignobles emblématiques de la région.

Une incroyable diversité
Comme le souligne Isabelle Seigle-Ferrand, directrice du Comité Vin, « l’atout majeur de la région Auvergne-Rhône-Alpes réside dans la diversité incroyable de ses vignobles ». Des confins de l’Auvergne aux frontières alpines, des portes de la Bourgogne à celles de la Provence, les identités viticoles sont nombreuses, avec autant de profils de vins uniques, grâce aux différents cépages et terroirs répartis sur l’ensemble du territoire.

En plus des vignerons, les représentants des ODG (organisme de gestion) de différentes appellations seront présents sur les six stands du Comité, ainsi que la sommelière Caroline Daeschler.
Réunir l’ensemble des acteurs de la filière permet de mieux appréhender cette pluralité de vignobles et mieux comprendre le monde du vin, pour une découverte à 360°, de la dégustation à la vinification, en passant par les caractéristiques des terroirs et des cépages.

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La Tour d’Argent organise la 2e édition de ses « Automnales »

Après deux ans de travaux de rénovation, l’emblématique restaurant du 5e arrondissement de Paris a rouvert ses portes cette année. Du 22 septembre au 23 octobre, il organise à nouveau, uniquement sur le site internet de son épicerie, une opération exceptionnelle de vente de beaux flacons à maturité issus de ses caves. L’occasion de faire de bonnes affaires dès 15 €, livrées à domicile sans frais de port pendant toute la durée de la vente !

Face à la Seine, la Tour d’Argent est un haut lieu de la gastronomie hexagonale depuis la fin du XVIe siècle. Dirigée depuis trois générations par la famille Terrail, cette adresse distille comme nulle autre le raffinement à la française. Et qui dit gastronomie, dit incontournablement cave de haut-vol ! C’est pour faire découvrir quelques-unes des pépites conservées dans des conditions idéales au sein de ses caves, que La Tour d’Argent propose pour la deuxième année consécutive une grande opération promotionnelle. Durant un mois, les internautes pourront découvrir 470 références de vins et spiritueux à maturité (soit près de 1200 flacons), méticuleusement sélectionnées par le Chef Sommelier des lieux Victor González parmi les 14 000 que détient le restaurant. Proposées en petites quantités, toutes ces bouteilles ont été élevées dans les caves historiques du restaurant, et portent le sceau de la Maison, garantissant leur origine et leur vieillissement dans des conditions optimales.

Coups de cœur pour tous
Pour séduire des profils aussi bien néophytes qu’amateurs, voire collectionneurs, le sommelier a imaginé une sélection éclectique, tant par les régions à l’honneur que par les profils de produits et la large gamme tarifaire (de 15 à 4300 €).

La sélection de cette vente se compose ainsi de crus emblématiques du terroir français, avec une prédilection pour la Bourgogne, historiquement amplement représentée dans la bible des vins de la Tour d’Argent (Henri Gouges, Trapet, Méo-Camuzet, Ponsot, Grivot, Groffier, Mortet, Bruno Clair, Lafon, Boillot, Niellon, Pierre Morey…), mais aussi d’autres incontournables, avec par exemple une belle offre venue du Rhône (Chave, Vernay, Clape, Voge, Villard, Clos des Papes, Vieux Télégraphe, Beaucastel…).

Ce mois d’exception sera aussi l’occasion de (re)découvrir des pépites du vignoble français, à l’image de grands vins secs ou liquoreux d’Alsace (Riesling Cuvée Frédéric Emile Trimbach 2008, Riesling Turckhiem Zind-Humbrecht 1997, Riesling Clos Saint-Hune Trimbach 1995, le liquoreux Pinot gris Clos Jebsal S.G.N. Zind Humbrechet 1993), de nectars rouges de Loire à maturité (Bourgueil Vaumoreau Druet 2003, Chinon La Croix Boissée Baudry 2003, Bourgueil La Petite Cave Amirault 2001), ou de jolis flacons venus des terroirs de Bandol, Collioure, Château-Chalon, Cahors, Jurançon…

Venant compléter la proposition de près de cent références confidentielles à prix accessibles et de vins rares, cette sélection inédite se composera aussi de précieux spiritueux et de vieux Portos, comme le Bas-Armagnac Jouanda 1934, le Cognac Fin Bois Quintessence Gourmel, le Calvados Dupont 1976, le Dow’s Vintage 1994 ou encore le Porto Tawny Andresen 1910…

A ne pas manquer : quelques coups de cœur de Victor González

Bandol, Château Pibarnon 1996 – Les vignes en altitude de ce château iconique offrent un superbe rouge soyeux pour cette grande appellation de Provence.

 Cahors, Le Cèdre, Château du Cèdre 1996  – Précurseurs d’une viticulture et vinification saines et non-chimiques dès 1992, les Frères Verhaeghe font honneur à leur terroir des plaines du Lot, avec ce Cahors fait de velours et de passion.

Chambolle-Musigny, La Combe d’Orveau, Domaine Grivot 2006  Le Domaine Grivot sublime comme toujours le Pinot Noir du climat de la Combe d’Orveau, niché entre les Grands Cru Musigny et Clos Vougeot, qui peut encore reposer dans vos caves ou se déguster au gré de vos envies.

Châteauneuf-du-Pape, Clos des Papes 2007 – Paul Avril livre un Châteauneuf-du-Pape exceptionnel, tout en dentelle, sur le grand millésime que fut 2007 pour la Vallée du Rhône.

Marc de Muscat d’Alsace, Domaine Weinbach – La réputation des vins de la famille Faller n’est plus à faire. Leur distillat de Muscat d’Alsace, révélant une eau-de-vie aux arômes profondément exotiques, le prouve une nouvelle fois.

Meursault, Casse-Têtes, Domaine Verget 1994 – Surplombant le village de Meursault au sommet d’une falaise calcaire, le climat Casse-Têtes donne un chardonnay plein de finesse et de minéralité, signé de la patte du grand vinificateur Jean-Marie Guffens. A savourer immédiatement.

Riesling Grand Cru Schlossberg, Cuvée Sainte Catherine, Domaine Weinbach 1997 – Sûrement le Grand Cru le plus réputé de la famille Faller, le Riesling y est complexe et grandiose.

Saumur-Champigny, Le Grand Clos, Château de Villeneuve 2002 – Concentré et à maturité, ce Cabernet-Franc du Château de Villeneuve enchante et enivre.

Informations pratiques :

Prix : de 15€ à 4300€

À retrouver uniquement sur le site de l’Epicerie de la Tour d’Argent : www.epicerie.tourdargent.com

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Enfin un site 100% dédié à l’armagnac !

Lancé il y a quelques mois, le site La Maison de l’Armagnac est un repaire inestimable pour tous les amateurs de l’eau-de-vie gasconne. Une bonne idée à cliquer pour dénicher vos idées cadeaux à l’approche des fêtes de fin d’année.

Delord, Castarède, Laubade, Darroze, Dartigalongue, Tariquet, Arton, Fontan, Charron, Espérance, Monluc, Gelas, Sempé… Les plus beaux noms de l’armagnac et leurs plus beaux trésors sont réunis sur un site 100% dédié à la plus vieille eau-de-vie française, La Maison de l’Armagnac. Lancé il y a quelques mois, ce site est une initiative de Louis Broine, un « enfant du Sud-Ouest », qui a effectué des études de commerce spécialisées dans le vin et les spiritueux à Bordeaux, avant d’approfondir ses connaissances à l’Institut de la Vigne et du Vin. Il débute sa vie professionnelle au cœur du négoce bordelais, puis occupe des postes dans la grande distribution (Grand Chais de France notamment), avant une expérience dans la bière chez Karlsbrau. Il s’offre ensuite une autre vision commerciale dans l’horlogerie (directeur régional pour la marque Tissot pendant plus de trois ans).

Passionné d’armagnac, Louis Broine entend faire « partager l’aventure des femmes et des hommes qui cultivent la vigne, élaborent leurs vins, distillent et élèvent leurs plus belles eaux-de-vie » et surtout « faire découvrir les meilleurs armagnacs des Maisons réputées, mais aussi dénicher pour nos clients de jeunes auteurs d’armagnacs qui n’hésitent pas à emprunter avec audace et talent des chemins nouveaux ».

Le site propose à la vente plusieurs centaines de références, que l’internaute peut dénicher en cherchant par terroir, par nom de maison, par compte d’âge, etc. Il comporte aussi de nombreuses actualités sur l’eau-de-vie gasconne et ses acteurs.

Le site de la Maison de l’Armagnac

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« RISE », Rare Champagne expose devant la mairie de Reims

Inaugurée hier soir en présence du maire, « RISE », la sculpture réalisée par Arnaud Lapierre inspirée par la cuvée Rare Champagne 2013, illumine désormais de ses mille et une facettes l’hôtel de ville de Reims où elle restera jusqu’au mois de novembre avant de rejoindre définitivement les jardins de la Maison de Champagne.

La sculpture est un hommage à la cuvée Rare 2013 et au soleil de l’automne qui cette année-là baigna les vendangeurs mobilisés en plein mois d’octobre. Arnaud Lapierre est un artiste qui travaille particulièrement les reflets : « Mon objectif est de montrer comment ils permettent de donner une autre lecture de notre réalité, de s’approprier les choses d’un autre point de vue ». L’ensemble représente un disque solaire qui donne l’impression de loin de crépiter. « C’est l’effet Novaya, que l’on observe au lever et au coucher du soleil, où l’astre se transforme en lignes et semble se défragmenter ».

De gauche à droite: Emilien Boutillat, chef de caves, Arnaud Lapierre, Arnaud Robinet, maire de Reims, Damien Lafaurie, directeur général de la branche vins du groupe EPI, lors du cocktail à la résidence Eisenhower. © Anthony Dorfmann

Un crépitement du soleil qui fait lui-même écho au crépitement des bulles et à la manière dont elles dansent dans le verre. Car l’œuvre est polysémique et lorsqu’on s’en approche on constate qu’elle est composée d’une multitude de plaques en aluminium aux formes arrondies. Elles-mêmes sont constituées à chaque fois de deux à trois bulles accolées, sans toutefois constituer des bulles parfaites qui se détacheraient clairement les unes des autres. « Si je m’étais contenté de simples bulles, cela aurait été trop littéral. Je voulais trouver quelque chose d’un peu sophistiqué dans le dessin, de plus élégant et recherché, un peu comme un orfèvre, mais de simplifié en même temps. Le fait de travailler sur des séquences de deux et de trois permettait justement d’avoir cette confusion, ce crépitement, cette décontraction. Cela participe au langage visuel de l’œuvre. Grâce à cela j’ai pu aussi créer ce disque, parce que l’exercice qui consiste à recréer un cercle à partir de petits cercles à l’intérieur ne fonctionne pas, j’ai essayé ! On a besoin de passer par des ruses comme celle-ci. Cet univers du métal et cette façon de le découper, s’approchent de l’art du joailler et renvoie à la bouteille de Rare, elle-même ornée d’une tiare. »

Le dernier côté génial de l’œuvre, c’est, lorsque l’on se trouve à ses pieds, de contempler les mille et un reflets et la manière dont ils décomposent, désassemblent, tous les éléments environnants, que ce soit les corps des passants dont la tête, le buste et les jambes se trouvent séparés grâce aux inclinaisons différentes des panneaux, mais aussi les édifices qui se trouvent aux alentours. « C’est ce qui m’amusait, engager les personnes à découvrir une autre façon de s’approprier l’espace urbain, de fixer leur attention sur des morceaux d’architecture sur lesquels ils ne se seraient pas arrêtés en se promenant, qu’ils n’auraient pas vus. Lorsque l’on connaît cette place et qu’on la traverse tous les jours, peut-être passe-t-on par habitude à côté de ces détails. Les spectateurs vont aussi s’amuser à essayer de reconstituer le puzzle. Il faut souligner que l’oeuvre est biface. Elle a une perspective très lumineuse, très orientée vers le ciel côté place Colbert, et très architecturale côté hôtel de ville. »

On l’aura compris, il y a chez Arnaud Lapierre une humilité « Rare » chez les artistes, une absence totale de snobisme. Au contraire, l’auteur n’a pas peur d’être pédagogue pour mieux rapprocher son œuvre de son public. Et cela se lit jusque dans la façon dont la sculpture ne cherche pas à cacher la structure qui la maintient. « C’est une manière de démystifier l’art, je voulais que le public puisse voir comment l’œuvre avait été faite, c’est presqu’une notice pour pouvoir la reproduire à la maison, ce qui n’est pas si compliqué. »

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Louis XIII : un cognac royal offert à Charles III

Le négociant Rémy Martin a fait remettre une carafe de son plus prestigieux cognac au roi d’Angleterre en visite en France.

La carafe en cristal de Baccarat est gravée à son nom : « Sa Majesté Le Roi Charles III ». Et quelle carafe ! Cette semaine, le négociant Rémy Martin (groupe Rémy-Cointreau) a fait remettre au roi d’Angleterre en visite d’Etat en France un flacon de cognac Louis XIII, le nec plus ultra de sa gamme.

Le présent lui a été remis, avec d’autres cadeaux, par le président de la République Emmanuel Macron en personne, a-t-on appris auprès de l’entreprise.

« Louis XIII est honoré de participer au rayonnement de la France et de son savoir-faire d’excellence, en prenant de nouveau part à un moment historique entre la France et la Couronne d’Angleterre à Versailles », a fait savoir Anne-Laure Pressat, la directrice exécutive de la marque Louis XIII, dans un communiqué diffusé le 21 septembre 2023.

Un assemblage de 1 200 eaux-de-vie de Grande Champagne
Si la maison Rémy Martin ne peut s’enorgueillir du titre officiel de fournisseur officiel de Buckingham Palace (le Royal Warrant a été attribué en 1962 au négociant Thomas Hine & Co à Jarnac), des liens historiques et culturels ont été tissés entre la marque Louis XIII et la famille royale anglaise. Le 21 juin 1938, ce cognac d’exception fut servi au digestif du banquet donné dans la galerie des Glaces du château de Versailles en l’honneur du roi Georges VI et de la reine Elizabeth.

Louis XIII fut également apprécié au déjeuner du 9 avril 1957, toujours à Versailles, lors de la première visite officielle en France de la jeune reine Elizabeth II et de son époux le prince Philippe.

Le cognac Louis XIII passe pour l’expression ultime du luxe. Comptez environ 3 500 euros la carafe en cristal au col rehaussé d’or fin. Le nectar, créé en 1874, a été servi à bord de l’Orient-Express, du « Normandie » et de Concorde.

Les chanceux qui ont goûté cet assemblage de 1 200 eaux-de-vie de Grande Champagne parlent d’un élixir « dont la longueur en bouche surpasse toutes les attentes ». Le breuvage aurait goût de « myrrhe, de miel et de rose séchée ». Chaque gorgée mêlerait « prune et chèvrefeuille, figue et fruits secs, santal et boîte à cigare ».

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Vendanges en Picpoul de Pinet : une immersion via les réseaux

Pour ses 10 ans, l’AOP Picpoul de Pinet raconte ses vendanges sur les réseaux sociaux, d’une façon innovante et pédagogique, avec une « story » quotidienne réalisée en immersion chez différents vignerons de l’appellation.

Pour ces vendanges 2023, l’appellation Picpoul de Pinet fait montre de créativité, optant pour une communication brève et éphémère, avec ses « stories », à la fois sur Instagram et Facebook durant la période des vendanges.

L’équipe syndicale « génération Z » (Cloé Garrouty, 24 ans, et Céleste Renault, 26 ans) a convaincu le président Laurent Theuile et le conseil d’administration avec leur projet de communication virtuelle en immersion dans les différentes caves et domaines de l’appellation. Elles se sont rendues chez les vignerons en vendange – durant la nuit ou au petit matin – pour expliquer en images en quoi consiste la vendange, dans une cave coopérative et une cave particulière, pourquoi la machine à vendanger ou la vendange manuelle, montrer ce qu’est un quai de réception, comment on presse, où va le jus, à quoi servent les bourbes, etc. Et aussi mettre des visages sur ceux qui sont à l’origine du vin, montrer les coulisses et les moments de partage, expliquer en images le dynamisme de la plus grande appellation blanche du Languedoc.

Pour 2023, en Picpoul de Pinet, les vendanges ont été plus précoces et ont commencé le 30 août. Le Piquepoul blanc, cépage fragile et tardif, est habituellement vendangé à partir de mi-septembre. Cette année, à cette même date, le gros de la vendange était faite, et elle s’est très majoritairement terminée la troisième semaine de septembre. « Les vinifications seront donc plus élaborées car plus étendues. La qualité sera de très bon niveau, avec de belles surprises sur les haut de gamme, car il y a eu du temps pour la sélection » explique le syndicat. Les vinifications en cours seront aussi matière à « story » sur les réseaux, pour continuer à faire découvrir au grand public toutes les étapes qui conduisent à l’élaboration du Picpoul de Pinet.

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[Lyon Tasting] Découvrir le vignoble rhodanien

Durant Lyon Tasting, les 7 et 8 octobre au Palais de la Bourse de Lyon, Inter Rhône organise huit ateliers, gratuits, ludiques et pédagogiques. Entre théorie et pratique, on se plonge dans le long fleuve, arête dorsale du vignoble rhodanien. Découvrez le programme.

Les ateliers seront animés par Géraldine Clément, sommelière-conseil depuis plus de vingt ans, est une des meilleures ambassadrices des vins du Rhône, et Bertrand Boislève, formateur en sommellerie à l’Université du Vin de Suze-la-Rousse.

Samedi 7 octobre

11 h 45 : Initiation à la dégustation des vins des Côtes-du-Rhône
La découverte des vins du Rhône en huit escales débute par une initiation à la dégustation bien sûr ! Nécessaire pour avoir les bases.

14 h : Battle rive droite/ rive gauche
Le palais ainsi disposé et muni du vocabulaire adéquat, place à une battle rive droite/rive gauche, histoire de constater que le fleuve au parcours sinueux propose des vins pluriels. Une bataille audacieuse avec les Côtes-du-Rhône-Villages nommés qui révèlent toutes leurs expressions au fil du fleuve Rhône.

15 h 30 : Vent de fraîcheur sur les rosés et blancs des Côtes-du-Rhône
Navigation à vue pour les Côtes-du-Rhône rosés et les blancs. Un vent nouveau souffle sur ces couleurs qui surfent entre vivacité et rondeur. Cap vers le plaisir !

17 h : Diversité des terroirs des Côtes-du-Rhône-Villages
Approfondissement avec les Villages. Encore une histoire de terroirs, conjugaison de sols, sous-sols et savoir-faire vigneron autour des 22 Villages nommés.

Dimanche 9 octobre

11 h 45 : Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône-Villages : un vignoble engagé
Voici un vignoble déterminé à protéger sa biodiversité. Les producteurs des Côtes-du-Rhône s’engagent au quotidien dans des pratiques respectueuses de l’environnement. Très utile pour mieux comprendre les différents labels.

14 h : Les blancs des Côtes-du-Rhône
Moins connus que les rouges, les blancs font une percée dans le paysage rhodanien. Les Villages dévoilent des profils différents et de jolies personnalités, marquées par les cépages viognier, grenache, clairette, roussanne et marsanne.

15 h 30 : Côtes-du-Rhône : l’effet millésime
Après ces mises en bouche, la question de l’effet millésime est au cœur de la réflexion. Ici on parle de la pluie et du beau temps avec un zoom sur deux millésimes-phares, 2019 et 2021, et leurs particularités. Les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas.

17 h : Côtes-du-Rhône et Côtes-du-Rhône-Villages, un vignoble en mouvement
Le vignoble des Côtes-du-Rhône ne cesse d’évoluer. Pour découvrir la hiérarchie et les subtilités de ces deux appellations, histoire de ne pas se perdre dans les méandres du fleuve.

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Charles III voit Bordeaux en vert et en bio

Notoirement concerné par les questions environnementales, le roi d’Angleterre Charles III fait escale ce vendredi 22 septembre à Bordeaux, dans le cadre de sa visite officielle en France. Il en profite pour visiter un vignoble bio ainsi qu’une forêt expérimentale aidant à étudier les effets du réchauffement climatique.

Pour sa première visite officielle en France, qui avait été initialement programmée au printemps dernier puis annulée pour cause de mouvements sociaux autour de la réforme des retraites, le roi d’Angleterre Charles III est reçu en grande pompe, entre les fastes de la République et les ors de l’Ancien Régime – voir le somptueux dîner d’État donné mercredi hier soir à Versailles. En point final de ses trois jours en France qui célèbrent l’entente cordiale entre les deux « meilleurs ennemis » de l’Europe, le souverain est attendu ce vendredi 22 septembre en Gironde, dont on connaît l’attachement de longue date (un peu moins d’un millénaire) à la Grande-Bretagne.

Très concerné par les questions environnementales, Charles III a choisi d’articuler son escale bordelaise autour de ces sujets. Cet amateur de vin visitera donc un vignoble certifié bio, en l’occurrence le château Smith Haut Lafitte de Florence et Daniel Cathiard. En mars dernier, avant que la visite royale soit finalement annulée, Florence Cathiard nous confiait son « honneur » de recevoir le souverain : « Au-delà du privilège de recevoir le roi d’Angleterre, nous recevons une figure historique qui fait partie de mes icônes. J’ai toujours apprécié sa personnalité, ses engagements, son amour de la nature. J’avais eu brièvement l’occasion de le rencontrer il y a plusieurs années, par des relations communes, à l’issue de son dernier match de polo. Nous avions parlé de son amour des plantes, du travail paysager qu’il a réalisé dans les magnifiques jardins de sa propriété de Highgrove. Lorsqu’il était encore Prince de Galles, il était un peu en marge de la famille royale, il défendait ses opinions, et j’ai toujours apprécié cela chez lui. »

Choc climatique et forêt expérimentale
Plus largement, c’est le sujet du bouleversement climatique qui intéresse vivement le roi, un sujet fortement prégnant dans une région viticole qui fut aussi, comme chacun s’en souvient, dramatiquement frappée par des incendies de forêts en 2022. Charles III va donc se rendre sur une forêt expérimentale de 10 hectares plantée à Floirac (le projet FORland), près de Bordeaux, où sont observées les réactions des arbres à la sécheresse, au réchauffement climatique et où sont étudiées les réponses de demain au dépérissement forestier et aux risques d’incendies. Une équipe de scientifiques accueillera la délégation de Buckingham ; elle sera menée par Sylvain Delzon, directeur de recherche à l’INRAE détaché à l’Université de Bordeaux, dont les travaux se focalisent principalement sur l’adaptation des forêts au changement climatique et sur la résistance des plantes cultivées à la sécheresse. « Cela fait plus de trente ans que Charles III s’intéresse aux questions environnementales et climatiques », souligne Sylvain Delzon. « Maintenant qu’il a été couronné, il est plus libre de mettre ces sujets en avant. Nous pensons que ses équipes ont pris connaissance de nos publications et de nos travaux, au sein de l’unité Biogeco mais aussi de notre « laboratoire à ciel ouvert » que constitue la forêt expérimentale de Floirac. Nous allons aborder la question forestière mais aussi des plantes cultivées, et surtout l’autre grand volet de FORland qui est la mise en œuvre des transitions agroécologiques en grandes cultures, avec des solutions fondées sur la forêt. Ces solutions qui nous sont apportées par les environnements forestiers peuvent aussi s’appliquer à des cultures pérennes comme la vigne… Mais on verra si l’on a le temps de tout aborder avec Sa Majesté ! » Sylvain Delzon et ses équipes ont également travaillé sur un classement des cépages en fonction de leur adaptation à la sécheresse… Un sujet dont on reparlera, avec ou sans le roi.

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Hospices de Beaune : un fût du même bois que Notre-Dame-de Paris

À deux mois de leurs célébrissimes ventes de vins, les Hospices de Beaune présentent une récolte réjouissante ainsi qu’une pièce de charité étonnante.

« Ce millésime est indescriptible ». Voilà la réaction, à chaud, de Ludivine Griveau, régisseur du domaine des Hospices de Beaune, lors de son dernier jour de vendanges, ce mardi 19 septembre 2023. « C’est une année magnifique, avec une qualité qui ne fait pas de doute, mais déroutante car les profils sont particulièrement différents d’une parcelles à l’autre, voire dans une même parcelle ». En cause : une pluviométrie particulièrement disparate cette année. Ainsi, l’oenologue prévoit « des cuvées aux singularités encore plus marquées que d’ordinaire ».

Et comme l’année dernière, les volumes se révèleront généreux. « Nous avons rarement eu autant de grappes sur les ceps, malgré nos efforts pour réduire les rendements. 2023 aurait même pu être plus généreux que 2022, si nous n’avions pas effectué un tri particulièrement sévère». Le nombre de pièces (fûts de 228 litres) mis en vente ce dimanche 19 novembre 2023 pourrait dont approcher de celui de 2022, à savoir 819 pièces.

Un fût lié à Notre-Dame-de-Paris
Parmi eux, l’un retiendra particulièrement l’attention : la pièce de charité, cuvée très médiatique dont le bénéfice ne va pas à l’hôpital de Beaune, mais à une œuvre caritative chaque année différente. Les Hospices n’ont pas encore dévoilé de quel vin il s’agirait. Mais le fût lui-même a déjà de quoi surprendre : son bois est issu du même arbre que celui qui va constituer… la nouvelle flèche de notre Dame de Paris.

Le fruit d’une longue histoire, qui commence avec le sylviculteur Bernard d’Harcourt. «Nous avons fourni un arbre de notre forêt de Vibraye, dans la Sarthe, pour la rénovation de la cathédrale. Il en restait quelques mètres. Nous avons souhaité les mettre en valeur, et avons pensé à un tonneau, puis fait une proposition aux Hospices de Beaune. » Ainsi, le bois a été débité par le merrandier charentais Olivier Barraud, avant d’être assemblé en fût par la tonnellerie bourguignonne Cadus. Le tout à titre gracieux. Un élevage qui promet un goût d’éternité.

Une pièce des Présidents au profit du « bien vieillir »
Lors de cette vente 2023, la pièce de charité, également appelée pièce des Présidents, sera vendue au profit de deux associations travaillant sur le thème du « bien vieillir ». Leur identité et le nom des célébrités les parrainant seront dévoilés fin octobre.

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