Flâner à Beychevelle

Ce ne sont pas les glaneuses de Varda mais les flâneries de Beychevelle. C’est tous les jours, l’entrée est gratuite et trois expositions sensibles, sinon magnifiques, attendent les visiteurs.

De tous les châteaux médocains, Beychevelle est celui à l’accès à l’estuaire le plus grandiloquent. D’où son surnom, de « petit Versailles du Médoc », pour un jardin sublime partant de la majestueuse façade pour se perdre dans la Gironde. Un paradis pour la faune, notamment les abeilles, et pour la flore. Et ce parc offre désormais quelque chose de supplémentaire : « Cette année, les jardins s’habillent d’œuvres et de sculptures, unies pour les magnifier. Elles se confondent dans un paysage bien établi pour ne faire qu’un ensemble harmonieux », souligne Philippe Blanc, le directeur du château Beychevelle, ce Grand Cru Classé 1855 propriété des groupes Castel et Suntory.
Trois artistes ont été choisis pour intégrer les lieux, trois artistes locaux dans l’idée de révéler la nature. Remi Denjean d’abord, dessinateur et architecte qui déstructure ou revisite le matériau des barriques pour inspirer la détente et la rêverie. Mier Soleilhavoup ensuite, photographe devenu sculpteur, maniant le bois, la fibre, le fer, épousant pour l’occasion les sequoias bicentenaires du parc d’où résulte un jeu d’ombres. Franck Espagnet enfin, sculpteur-assembleur, qui invite le visiteur de Beychevelle à lever les yeux pour apercevoir des oiseaux ici et là. Le parc est ouvert tous les jours de 9 h à 18 h. Il suffit ensuite de se laisser guider par « les couleurs des roseraies, l’odeur des glycines, le son des abeilles et du vent qui souffle entre les branches des sequoias et des cyprès, le charme des allées, la grâce des cygnes à la démarche lente et assurée », dixit les gardiens du lieu.  

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Maximilien Bernardeau nommé chef de caves de Laurent-Perrier

Succédant à Michel Fauconnet et avant lui encore à Alain Terrier, Maximilien Bernardeau vient d’être nommé chef de caves de la Maison Laurent-Perrier. Il continuera à reporter à Michel Fauconnet. C’est en Champagne la deuxième annonce de nomination de chef de caves de la semaine, après la Maison Vranken qui a désigné Pierre-Hubert Crozat.

Maximilien Bernardeau est titulaire d’une licence en biologie cellulaire et physiologie végétale. Il a obtenu son DNO en 2008 à l’Université de Diijon avant de travailler pour la société Sofralab en tant qu’œnologue conseil en Champagne où il a d’abord exercé dans l’Aube de 2008 à 2014 puis dans la Marne depuis 2014. Il a rejoint la Maison Laurent-Perrier en janvier 2023 et à compter d’aujourd’hui, il occupera la fonction de chef de caves et responsable des vins du groupe Laurent-Perrier. Celui-ci rassemble les maisons Laurent-Perrier à Tours-sur-Marne, Salon et Delamotte au Mesnil-sur-Oger, et Champagne de Castellane à Epernay. Il est la propriété de la famille Nonancourt, les deux filles de Bernard de Nonancourt, Alexandra et Stéphanie, veillant depuis son décès en 2010 à la destinée de l’entreprise. La Maison Laurent-Perrier fondée en 1812 exploite un domaine viticole d’un peu plus de 150 hectares qui représente environ 10 % de ses approvisionnements.

Terre de vins aime : Laurent-Perrier Alexandra Rosé 2012, un champagne mûr, puissant, avec des arômes généreux de sablé de sarrasin, de tarte à la mirabelle saupoudrée de cannelle, d’ananas rôti, d’orange confite et une touche de caramel au beurre salée très addictive. On ose la vinosité, mais dans le grand style, avec éclat. (300€) A découvrir dans la dégustation des rosés du magazine de juillet !

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Domaines Barons de Rothschild Lafite en passe de racheter William Fèvre

Artemis Domaines qui a fusionné voici quelques mois avec le groupe Henriot notamment propriétaire de Bouchard Père & Fils, avait déjà annoncé entamer des négociations exclusives pour céder le champagne Henriot au groupe TEVC (Nicolas Feuillate). A présent, c’est William Fèvre, le domaine chablisien qu’avait acquis la famille champenoise, qu’elle s’apprête à vendre aux Domaines Barons de Rothschild Lafite, des négociations exclusives venant également de débuter. L’objectif d’Artemis Domaines ? Se concentrer sur le développement de Bouchard Père & Fils en Bourgogne et de Jacquesson en Champagne.

Les chardonnays plantés sur le calcaire du kimméridgien de Chablis produisant de magnifiques vins secs aux saveurs de silex, de pomme verte et d’agrumes. Ils ont depuis longtemps conquis le monde. William Fèvre, un domaine créé en 1959 par une famille qui cultivait la vigne depuis 250 ans, figure parmi les locomotives de cette appellation de légende. La maison représente 72 hectares dont 15,9 classés en Premier Cru et 15,2 en Grand cru, ce qui en fait le plus grand propriétaire en grands crus. Les Domaines Barons de Rothschild Lafite, déjà très bien établis dans le Bordelais et à l’étranger (Chili, Chine, Argentine), mais encore absents de la Bourgogne, ne pouvaient rêver meilleure porte d’entrée. Du côté d’Artémis Domaines, le choix de vendre William Fèvre qu’avait racheté le groupe Henriot en 1995 résulte d’abord de la volonté de se concentrer en Bourgogne sur le développement de Bouchard Père & Fils, l’une des plus vieilles maisons de négoce de Beaune (1785) propriétaire de 130 hectares de vignes. Artemis Domaines qui a reçu plusieurs offres a choisi de se tourner vers Domaines Barons de Rothschild Lafite en raison du caractère familial du groupe « figure de l’excellence viticole française depuis plus de 150 ans ». De son côté, Saskia de Rothschild souligne : « Nous serions honorés de pouvoir écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Domaine William Fèvre à Chablis dont le terroir iconique, avec des parcelles en Grand Cru, Premier Cru et Chablis Village, l’histoire d’une production de grands vins blancs depuis des générations et le fort investissement dans le développement durable nous convainquent de poursuivre notre chemin viticole vers le nord. Les vins de Chablis sont magiques et nous rêvons d’apprendre de ce territoire, terroir et écosystème dont nous admirons le développement et aimons l’approche vigneronne et familiale. » Tout est dit !

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La Maison des Vignerons pour fédérer les IGP gardoises 

La Maison des Vignerons s’installe dans ses nouveaux locaux: IGP Gard, IGP Cévennes et IGP Pont du Gard voisinent avec l’Institut Coopératif du Vin (ICV) qui propose ses services à l’ensemble des acteurs de la vigne et du vin en France.

Les logos sont présents côte à côte sur le bâtiment. Décidé il y a 3 ans, il a été réalisé avec un budget de plus de 600 000 €, compte100 m2 de stockage et 75m2 de bureau. C’est une première pour une IGP de d’avoir son propre équipement, « la certitude de finir propriétaire de son foncier…source d’économie à terme« , explique Danny Pérégrine, le directeur de la Fédération Gardoise des Vins IGP. « Un bel outil de promotion pour faire face à un marché profondément changé« , présente Denis Verdier, le président de la Fédération Gardoise des Vins IGP . « Contre l’inquiétude, l’action et la promotion » prône-t-il en se basant sur les données économiques et sociales.

La génération Z,  à séduire
Une étude de Vin & Société, réalisée avec Wine Intelligence en 2022, apporte le socle pour décider de la stratégie. La consommation mondiale de boissons alcoolisées augmente légèrement (+1,4 entre 2000 et 2022), mais la consommation de vin tranquille baisse, seuls les bulles sont en progression. La consommation de vin est très différente suivant les générations : la génération babyboom et au-delà, constituent la première catégorie, acheteurs et consommateurs, en volume et valeur. La génération Z (les jeunes et futurs consommateurs) ont une consommation de vin occasionnelle et consomment plus régulièrement de la bière (artisanales, sans alcool).

Le Gard a des atouts pour les toucher ; département touristique important, avec ses deux appellations reliées au patrimoine de l’Unesco : IGP Cévennes, dans le parc National des Cévennes, lGP Pont du Gard, Grand Site de France et parmi les moment le plus visités de la région. Le pont devient le cadre d’une animation oenotouristique phare de l’été : « Les vignerons sur le pont », dans sa 8eme édition.

Des événements et actions estivales
Le plan d’action estival des IGP gardoises vise à présenter ses vins à plus de 10 000 dégustateurs durant l’été, à travers différents événements dans différents endroits du département :

« les vignerons sur le pont » : 6 soirées sur la rive droite du Pont du Gard, 24 – vignerons, un concert, et un son et lumière sur le Pont du Gard.
La fête des vins à Anduze, 22 et 23 juillet ; 26 domaines dans le parc des Cordeliers, des produits locaux des Cévennes, de la vente directe
La fête des vins de Saint Ambroix, le 6 août, 15 domaines au cœur de la ville, un banquet vigneron…

Ces événements oenotouristiques mettent le vin en scène en convivialité et en plein air pour toucher tant le public local et régional que les touristes… et cette convoitée génération Z.

Des IGP en GIEE « nature »
Les IGP gardoises ont innové en créant leur Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental, GIEE, labellisé pour la première fois en 2020, sur la thématique « Abeilles, Arbres Rivières des Cévennes » (GIEE – AARC EN VIGNE). C’est un regroupement d’acteurs professionnels pour réfléchir et agir face au réchauffement climatique: des formations, des expérimentations et des mises en pratique comme la plantation de haies, couvert végétaux, agroforesterie…

« Le bilan des 3 ans d’actions environnementales est positif« , témoigne Jérôme Pépin, du domaine Mas Lander à Bagard. Certifié bio, il a suivi des formations, bénéficié de la dynamique de groupe, qui conduit à « comprendre ce qu’il se passe, la perte de biodiversité, les sols dégradés… pour remettre en place un écosystème et mesurer l’impact sur les vins; un pH plus bas, une plus grande complexité aromatique… »

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Mission UNESCO : Séverine Couvreur succède à Pierre-Emmanuel Taittinger

Après sept années à la tête de la Mission Unesco, Pierre-Emmanuel Taittinger cède la présidence à Séverine Couvreur, vigneronne à Rilly-la-Montagne et déjà engagée depuis 2015 au sein de l’Association. Nous avons pu l’interroger sur son parcours et ses projets.

Séverine Couvreur, comment êtes-vous tombée amoureuse de la Champagne ?
Je suis Parisienne. Mais justement, une Parisienne, cela n’a pas vraiment d’attaches, ce qui a rendu pour moi cette adoption d’autant plus facile, même si du côté de mon père j’ai des cousins vignerons dans les Graves.  J’ai découvert la Champagne par mon mari qui à l’époque ne souhaitait pas reprendre l’exploitation. Nous allions le weekend chez mes beaux-parents et je suis d’abord tombée amoureuse de Reims. Certaines villes, après avoir été détruites, ont choisi d’être rebâties à l’identique. Reims a su au contraire se réinventer avec cette incroyable architecture Art Déco. Ensuite, en allant voir leur domaine viticole à Rilly-la-Montagne, j’ai été éblouie par les coteaux. Ils ont aussi des vignes en Bourgogne et ma belle-mère n’a d’yeux que pour cette région, considérant que la Champagne a été très abîmée et n’a pas pu conserver autant son patrimoine historique et ses vieilles pierres. Mais, si vous allez là-bas, vous n’aurez pas cette incroyable mer de vignes, nous avons des endroits où elle s’étend à perte de vue, où elle vous encercle littéralement. J’adore cette sensation, de même que lorsque l’on se balade sur la Montagne, ces moments où l’on débouche de la forêt pour découvrir d’un coup ces panoramas viticoles grandioses, comme à Fleury-la-Rivière, avec la Marne qui sillonne en contre-bas. Autant la Bourgogne est une région facile à aimer, autant la Champagne est plus austère et nécessite un apprentissage. Elle se mérite, il faut en connaître l’histoire pour mieux savoir apprécier l’héroïsme de ces hommes qui ont continué à vouloir y vivre. Il en va de même des Champenois, qui peuvent être un peu abrupts au premier abord, mais qui sont en réalité très accueillants et avec lesquels les relations qui se tissent n’ont rien de superficiel. Cette envie des Champenois de partager, je l’ai notamment découverte lorsqu’avec mon mari nous nous sommes reconvertis comme vignerons et que nous avons suivi pendant un an la formation d’Avize. J’y ai fait des rencontres extraordinaires.

Qu’est-ce qui vous a conduit à prendre rapidement des engagements collectifs en Champagne ?
J’ai découvert que le métier de vigneron est solitaire. C’était très différent de ce que j’avais connu avant, en école de commerce puis en travaillant dans le conseil, où tout ce que l’on fait est toujours précédé d’une réflexion collective. J’éprouvais le besoin d’échanger. C’est ce qui m’a amené à intégrer le groupe des jeunes vignerons puis le conseil d’administration du Syndicat général des vignerons. Cela m’a permis de parcourir l’ensemble de l’Appellation, de dépasser les frontières de la Marne et d’aller également dans l’Aube et l’Aisne. En 2015, j’ai enfin rejoint le Conseil scientifique de la Mission Unesco. Mon grand regret est de ne pas avoir pu rencontrer Pierre Cheval, qui est décédé la veille de ma présentation.

Où en est aujourd’hui le travail de la Mission Unesco ?
Il y a une vraie montée en puissance de la Mission. Elle était encore très locale il y a deux ou trois ans. Aujourd’hui, il y a une reconnaissance à l’échelon national et international de la rigueur avec laquelle elle gère son inscription. Le travail qu’elle a effectué sur les énergies renouvelables par exemple, en collaboration avec les collectivités et les élus, fait école. Les ministères se sont emparés des différents documents de concertation locale que nous avons produits comme les chartes sur l’éolien, les chartes sur la méthanisation, les chartes sur le photovoltaïque… Nous devons cela aussi à la qualité de notre Conseil scientifique qui réunit énormément de compétences et est particulièrement impliqué. Nous venons d’ailleurs de regagner des galons avec l’entrée d’Amandine Crépin, notre directrice, au Comité des biens français, chargé d’accompagner les dossiers d’inscription.

Pouvez-vous nous livrer un projet qui vous tient à cœur pour votre prochain mandat ?
Je rêve que l’on puisse à terme accueillir, comme la Bourgogne l’a fait en son temps, la chaire UNESCO. Pour cela, il nous faut travailler avec l’université de Reims. Il s’agirait de monter un beau projet de recherche transversal en collaboration avec d’autres sites inscrits. L’une des thématiques pourrait être l’impact du réchauffement climatique sur les paysages culturels et les dangers qu’ils font peser pour leur préservation.

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[La bouteille à moins de 10€] La Récamière du Domaine Monin

C’est toujours un plaisir de mettre un coup de projecteur sur l’appellation Bugey, 470 hectares seulement mais étendue sur une soixantaine de communes du département de l’Ain. Les principaux cépages sont le chardonnay, l’altesse, le gamay, la mondeuse et… le pinot noir, sujet de notre coup de cœur à l’adresse de la cuvée La Récamière.

Nous sommes au Domaine Monin, propriété historique de l’appellation reprise en main par Charles Varin-Bernier en 2015. Parmi la très belle gamme du Domaine Monin, cette cuvée a pris naissance sur des sols argilo-calcaires et les vignes ont plus de 35 ans. La vinification et l’élevage sont des plus traditionnels avec un passage dans des barriques mais anciennes. L’idée est de préserver la délicatesse du pinot noir, son caractère fruité sinon pur. Le nez invite déjà l’amateur à cette notion de finesse et de noble rusticité. Des parfums de griotte se mêlent à des notes torréfiées de boîte à cigares. L’attaque est vive, racée, cet assemblage parcellaire est riche de digestibilité. Les tanins sont souples, ils tapissent le palais sans bling-bling. Sa belle acidité lui assure tension, équilibre et sans doute quelques années de garde. Le Domaine Monin conseille vivement cette Récamière sur de l’agneau, de la volaille fermière de Bresse ou encore des fromages crémeux comme le Brie de Meaux, le camembert de Normandie. Du poisson cru lui va également à merveille et même la côte de veau… Vive Bugey !

Domaine Monin (01)
Pinot Noir La Récamière 2022
AOC Bugey
9,40 €

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Henriot : non le champagne ne pâtit pas de la pâtisserie !

Pour les chefs de caves, réussir à parler de son métier est toujours un défi. Une solution consiste à se rapprocher d’autres savoir-faire, plus proches du quotidien des gens, pour construire un dialogue fructueux. Alice Tétienne du champagne Henriot a ainsi proposé au chef pâtissier Aurélien Cohen de créer trois pâtisseries pour évoquer, sous toutes leurs facettes (saveurs, textures, couleurs…) trois cuvées de la Maison. Rencontre avec l’auteur…

Comment est venue votre vocation de pâtissier ?
Par hasard ! Enfant, à part la mousse au chocolat, je ne pratiquais pas la pâtisserie. C’est en rencontrant celle qui est devenue ma femme que cette passion m’est venue. Pour me charmer, elle m’a préparé des macarons. J’ai adoré et je suis tombé dedans ! Je suivais des études qui n’avaient rien à voir. J’ai un master en marketing et entreprenariat. Du coup, j’ai enchaîné sur un CAP. Mon épouse qui est infirmière est restée ma goûteuse numéro un, elle est souvent plus exigeante que moi. Je n’ai pas de mentor, mais beaucoup de personnes m’inspirent. Une des premières claques que j’ai prises a été un macaron Mogador de Pierre Hermé associant chocolat au lait et fruits de la passion. Je l’ai vécu comme une révélation : la découverte que l’on pouvait marier deux choses aussi différentes avec un résultat aussi sublime.

Justement, l’association champagne et pâtisserie, même si elle se pratiquait beaucoup jadis, est aujourd’hui jugée périlleuse, beaucoup de professionnels se sont battus contre elle…
Autrefois, on avait tendance à associer les desserts avec des champagnes demi-secs. Alors que sucre sur sucre, c’est tout de suite très compliqué, surtout si vous rajoutez en plus du gras, or les pâtisseries en avaient davantage. Aujourd’hui, tout comme dans le champagne, il y a eu un travail fabuleux pour désucrer la pâtisserie. En ayant recours dans les accords à des champagnes bruts, le sucre de la pâtisserie peut permettre de balancer l’acidité du champagne comme le faisait le dosage. Qui plus est, la pâtisserie a certains avantages par rapport aux autres disciplines de la cuisine. C’est sans doute celle où on peut le plus jouer sur la composition visuelle et les couleurs au point que cette dimension compte presqu’autant que le goût. La pâtisserie permet également de travailler davantage les textures, dans la mesure où on « construit » le gâteau littéralement et pas simplement métaphoriquement. Cette recherche texturale est d’autant plus facile que la transformation des ingrédients est plus nécessaire et plus assumée. Il existe beaucoup d’arômes du champagne qui renvoient à la pâtisserie. On dit souvent des vieux chardonnays qu’ils ont pris des notes pâtissières ou confiturées.  On adore les accents beurrés récurrents dans certains crus de la Côte des blancs comme le Mesnil… Dois-je ajouter que la pâtisserie comme le champagne fait partie de ces douceurs de tous les instants que l’on pourrait déguster à n’importe quelle heure de la journée ?

Comment avez-vous composé ces trois pâtisseries chacune dédiée à une cuvée de la Maison ?
Pour l’Inattendue 2016, il s’agissait d’épouser la sobriété de la cuvée, qui est un monocru. J’ai donc imaginé une tartelette noire. Il y avait une vraie prise de position visuelle. Cette teinte suggère l’idée d’une pâte carbonisée, non comestible, alors qu’en réalité la couleur est obtenue avec du charbon végétal qui n’a aucun impact sur le goût. En croquant on a par conséquent une saveur « inattendue » ! Le noir apporte aussi beaucoup d’élégance et renvoie à la couleur du verre de la bouteille de champagne. J’ai voulu aussi faire honneur à la singularité aromatique et à la fraîcheur des chardonnays d’Avize en travaillant le fruit de la passion, l’agrume et la menthe, le côté mûr de la cuvée se reflétant dans le fruit de la passion, et le côté ciselé dans l’acidité du citron.

En ce qui concerne la cuvée millésime, son concept est d’être une caricature de l’année dont elle cherche à accentuer le trait principal. En termes visuels, il fallait donc quelque chose d’uniforme. Le cercle apparaissait idéal. De plus, sa forme simple avait l’avantage d’exprimer l’aspect harmonieux de 2014. Comparé en effet à 2012 qui explose comme un feu d’artifice, sur 2014 rien ne dépasse. Ce 2014 a aussi quelque chose de généreux, de chaleureux, on a envie d’y rester. Les arômes de vanille sont persistants et se combinent à des notes fruits jaunes tantôt frais, tantôt compotés. Pour autant, on garde le peps qui est le propre du terroir champenois, ce qui donne à la cuvée l’impression d’un tourbillon. J’ai voulu traduire cette énergie en pochant la crème sur la tartelette à l’aide d’un vieux tourne disque. Pour résonner avec les fruits jaunes, j’ai utilisé des abricots que j’ai fait cuire. Cela permet à la fois d’avoir une expression compotée et en même temps de résonner avec l’acidité et la fraîcheur, parce que lorsque vous faites cuire l’abricot, le sucre et l’acidité se renforcent tout en se dissociant. Les deux tirent chacun de leur côté et s’équilibrent. Il a fallu ensuite adoucir avec un peu de pêche pour ne pas rester sur une note trop acidulée. Enfin, la vanille est partout, dans la crème d’amandes, dans la compotée d’abricots où elle a été infusée, dans la pâte…

Pour la cuvée Héméra 2008, le match est incroyable. C’est une cuvée où tu sens que tu as quelque chose de très puissant. Le vin en a sous la pédale, mais en même temps il y a une retenue, c’est très fin. Cet équilibre entre puissance et finesse, j’ai voulu la transcrire dans un crémeux au chocolat. L’accord est difficile pour le champagne, parce qu’il ne faut pas que l’amertume puissante du cacao vienne écraser le vin. J’ai donc préféré au chocolat noir, un chocolat au lait. Comme il y avait des notes torréfiées de café dans la cuvée, j’en ai utilisé pour infuser la crème au chocolat, ce qui permet là-encore de donner à ce parfum une certaine discrétion. J’ai enrobé le tout d’un chocolat craquant avec des amandes. On a donc ce jeu de textures avec d’une part du croquant et de l’autre l’aspect enveloppant de la crème. Ce qui est formidable, c’est que la sensation de crémosité ne masque pas le détail tout en dentelles des saveurs. Quant à l’aspect visuel, les six boules de crème montée à l’amande renvoient aux six crus fondateurs de la Maison qui composent ce champagne d’exception.

© wearethegoodchildren

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Le Tour de France en route vers Bordeaux

Après avoir traversé le vignoble d’Armagnac, le Tour de France visite les blancs de Jurançon avant de se diriger vers Bordeaux. Crus blancs et rouges, paysages variés en perspective

Après une entrée en matière active au Pays Basque espagnol, le Tour de France cycliste s’installe en France pour plusieurs étapes dans le Sud-Ouest où les vignes et le vin vont se faire de plus en plus présents. Le mardi 4 juillet, la 4è étape entre Dax (Landes) et Nogaro (Gers) aura procuré un apéritif en forme de digestif, avec la traversée du Bas-Armagnac, une des trois appellations contrôlées, avec Haut-Armagnac et Ténarèze, de la fameuse eau de vie produite par plus de 660 vignerons et commercialisée dans 117 pays.

Au pays d’Henri IV
Le mercredi 5 juillet, la 5è étape du Tour s’élance depuis Pau, la ville natale d’Henri IV. Il faudra avoir l’œil dès les premiers kilomètres pour apercevoir les vignes de gros manseng et le petit manseng, les cépages qui font l’originalité des vins de Jurançon. Cette appellation se décline en deux versions, sec ou moelleux. Toutes deux blanches et parfumées, elles embaument l’ananas, les agrumes, le fruit de la passion quand elles sont jeunes. Grâce à un niveau d’acidité important, les vins vieillissent aussi avec grâce, en offrant une palette complète d’arômes de grillé, de miel, de fleurs et de sous-bois. Pour avoir un aperçu de l’appellation, goûtez le jurançon moelleux La Magendia 2018 du Clos Lapeyre (20,80 €).

Dans le Bordelais
Les 7 et 8 juillet, pour les 7è et 8è étapes, les amateurs de vin sont gâtés avec un départ de Libourne, après une arrivée à Bordeaux, dont deux kilomètres de ligne droite sur les quais pour atteindre la ligne d’arrivée à la place des Quinconces, que les Bordelais vantent comme étant la plus vaste de France. Le Tour fera son entrée dans le vignoble bordelais vers 13h20 le 7 juillet, aux abords de Coimères, dans l’appellation Graves, la plus ancienne de la région. Il traversera la Gironde à Langon et roulera vers le nord-ouest en direction de Bordeaux. La route suivra la crête vers Sainte-Croix-du-Mont, appellation de blancs liquoreux et regardera en contrebas, de l’autre côté de la Garonne, l’ensemble des autres appellations de liquoreux Barsac et Sauternes, ainsi que Cérons. Cette dernière, moins connue, est à découvrir avec le Château de Cérons 2018, un grand moelleux issu de baies botrytisées, principalement de sémillon (15,60 € en demi-bouteille).

Cadillac et ses tables d’exception 
A Cadillac, une autre appellation connue pour ses vins blancs moelleux, les coureurs passeront à toute vitesse par le château de Cadillac, mais les suiveurs du Tour feront une escale pour aller visiter la belle exposition qui occupe les salles du château jadis propriété des ducs d’Epernon. En effet, du 16 juin au 10 septembre, « Tables d’exception du XVIIIè au XXè siècle » évoquera avec faste et raffinement une histoire des arts de la table en France durant ces trois siècles. La réservation (6 €) est recommandée sur le site du château www.chateau-cadillac.fr.

Arrivée à Bordeaux et départ de Libourne
Bordeaux peut rivaliser avec Paris comme capitale du sprint puisque pas moins de 80 arrivées y ont été jugées depuis 1903. Van Looy, Darrigade, Godefroot, Maertens, Van Poppel, Zabel, puis Cavendish lors de la dernière visite en 2010 : les plus grands spécialistes l’ont emporté au vélodrome de Lescure ou sur les quais. Pour ce qui est de la rive droite, il a fallu attendre presque trente ans pour voir le Tour de retour à Libourne il y a deux ans, avec une nouvelle victoire d’étape en solitaire sur l’édition 2021 de Matej Mohoric. Cette année, les coureurs ne passeront pas par Saint-Emilion, mais la route vers Limoges les fera croiser Pomerol, Lalande-de-Pomerol, Montagne-Saint-Emilion. Un joli programme de plateaux et de collines où règnent les grands rouges issus de merlot.

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Les vignobles Bouygues en ordre de bataille

Un an après son arrivée et après s’être accordé le temps de « prendre ses marques », le nouveau tandem à la direction des vignobles Bouygues (cinq domaines entre Bordeaux, Bourgogne, Loire et Cognac) dévoile à Terre de Vins les grandes lignes de sa feuille de route.

Si l’annonce officielle de leur prise de fonction a été faite en septembre dernier, le tuilage avec l’ancienne direction, incarnée depuis 10 ans par Hervé Berland, avait commencé quelques mois auparavant. Un an, donc, après leur arrivée discrète aux manettes, Charlotte Bouygues et Pierre Graffeuille ont pleinement pris leurs marques. Ce nouveau tandem à la tête de SCDM Domaines, l’entité dédiée aux activités viticoles et agricoles de la holding familiale de Martin et Olivier Bouygues, se partage naturellement les responsabilités : à la direction générale, Pierre Graffeuille apporte son profil technique (il est diplômé de Bordeaux Sciences Agro et de la Faculté d’Œnologie de Bordeaux) et sa connaissance transversale de la filière (il est passé par le négoce et s’est illustré pendant 10 ans à la Direction Commerciale puis la Direction Générale des vignobles Delon) ; à la direction stratégie & développement, Charlotte Bouygues apporte son expérience des grands groupes (L’Oréal, TF1), sa culture internationale (mère américaine, trois années de sa carrière passées à New York) et une forte expertise en communication et marketing.

Montrose, navire amiral
« Après dix ans passés dans de grands groupes, j’avais envie de découvrir autre chose, de me frotter aussi à une activité à la fois plus concrète, plus familiale et entrepreneuriale », nous explique Charlotte Bouygues. « Je savais que mon père (Martin Bouygues, NDLR) fomentait l’espoir que je m’intéresse à ses investissements dans le vin. Cela a coïncidé avec l’arrivée de Pierre, qui succédait à Hervé Berland, lequel avait fait un formidable travail pendant dix ans. Nous avons l’avantage d’avoir des parcours différents mais complémentaires : Pierre est plus focalisé produit, je suis plus axée sur la stratégie globale ».

Aujourd’hui, SCDM Domaines réunit un superbe portefeuille de propriétés : Château Montrose (2ème Grand Cru Classé 1855) et Château Tronquoy à Saint-Estèphe, Clos Rougeard à Saumur, Domaine Henri Rebourseau à Gevrey-Chambertin, 160 hectares de vignes et deux sites de distillation à Cognac, auxquels s’ajoute une truffière à Chinon (12 hectares). « Toutes ces acquisitions ont été faites, depuis 2006, par opportunités et au coup de cœur par Martin Bouygues », souligne Pierre Graffeuille. « Il n’y avait pas nécessairement de stratégie commune. Nous allons harmoniser tout cela, créer davantage de synergies techniques et commerciales, donner une identité forte à chaque domaine pour que l’activité soit moins ‘saint-estèphe-centrée’, même si Montrose demeure notre navire amiral ». À Montrose, dont les terroirs et le vignoble sont déjà pleinement opérationnels, les vins jouissent déjà d’une très grande reconnaissance. « Mais l’on peut aller toujours plus loin dans la précision », précise Pierre Graffeuille. « Un grand vin est une somme de détails. En ayant travaillé à Las Cases pendant 10 ans, je ne suis pas en terrain inconnu sur la terrasse 4 de Saint-Estèphe et ses graves argileuses. La famille Bouygues a un seul mot d’ordre : la qualité, la qualité, la qualité. Vincent Decup, à la direction technique, fait depuis plusieurs années un travail remarquable, y compris sur le plan environnemental. Je précise que toutes les propriétés du groupe sont soit certifiées AB, soit en cours de conversion, mais nous devons aller encore plus loin. En tant que vaisseau amiral, Montrose doit donner l’exemple, être une vitrine et une marque forte, et proposer aux amateurs une expérience encore plus complète, qui dépasse la bouteille de vin, qui englobe tout ce lieu magique du Médoc ».

Tronquoy, pépite en mutation
À deux pas de Montrose, le château Tronquoy connaît lui aussi une petite révolution. Ni cru classé ni cru bourgeois, ce domaine stéphanois aux terroirs de haut vol « doit encore se faire mieux connaître », avance Charlotte Bouygues. « Tronquoy produit de très grands vins, à des prix accessibles, y compris son excellent blanc. Il est important de le mettre davantage dans la lumière, c’est pourquoi nous avons travaillé sur son changement d’identité (il s’appelait jusqu’à récemment Tronquoy-Lalande, NDLR) et l’avons remis pour la première fois en primeurs depuis 2012. Nous souhaitons prendre plus de risques, faire preuve d’audace, travailler avec des chefs… il y a une vraie histoire à raconter autour de cette propriété. C’est notre laboratoire d’idées ».

Du côté de Cognac, seul vignoble du groupe à ne pas être engagé en bio, trois propriétés ont été acquises depuis 2014, pour une superficie totale de 160 hectares. Une partie de la production est vendue à de grandes maisons cognaçaises, et Bouygues conserve « ce qui est le plus intéressant », en constituant des réserves et du patrimoine, sans volonté de création de marque pour le moment.

En Bourgogne, le Domaine Henri Rebourseau, acquis en 2018, concentre 13,5 hectares dont 5,5 en Grand Cru (Chambertin, Chambertin Clos de Bèze, Mazy-Chambertin, Charmes-Chambertin, Clos de Vougeot). « Nous avons de magnifiques terroirs, en particulier sur Gevrey », précise Pierre Graffeuille. « La qualité des vins est là, nous sommes actuellement en phase de travaux sur l’outil technique, pour une inauguration en juin 2024. Après quoi, nous serons vraiment prêts à décoller. Il y a encore un gros travail à faire autour de la marque ».

Clos Rougeard : « nous devons encore rassurer »
Des travaux, il y en a eu aussi au Clos Rougeard, et ils arrivent enfin à leurs termes, pour une inauguration cet automne. Racheté par la famille Bouygues en 2017, ce joyau de la Loire s’offre une modernisation de l’outil technique « qui n’a pas vocation à tout transformer », souligne Pierre Graffeuille. « Le terroir de Clos Rougeard est immuable, il faut surtout l’accompagner lui permettre de s’adapter au changement climatique. Les vins sont là, on ne touche pas aux quatre cuvées qui ont chacune leur personnalité. La famille Foucault a été présente pendant huit générations, notre rôle est de continuer à faire de grands vins, comme ils l’ont fait auparavant. Nous avons conscience qu’il faut encore rassurer : on ne reprend pas une telle propriété à la légère. Clos Rougeard bénéficie d’une direction commerciale dédiée, nous avons recruté un nouveau chef d’exploitation fin 2012, Cyril Chirouze. L’idée est de développer un peu plus l’export, qui ne représente aujourd’hui que 1/3 des volumes vendus. Nous avançons par petites touches ». Toujours dans la Loire, SCDM Domaines mise sur la complémentarité avec sa truffière située à Chinon, qui couvre 12 hectares, à une densité de plantation de plus de 2200 arbres / hectare. « Nous voulons développer une activité de terroir globale, autour des produits d’exception », avance Charlotte Bouygues. « C’est dans l’ADN de notre famille, nous ne faisons rien sans passion. Et cela va continuer dans nos prochains développements : nous réfléchissons déjà à la création d’une marque ombrelle (autre que le nom juridique SCDM Domaines) pour réunir toutes ces activités. Et nous gardons un œil sur de possibles nouvelles acquisitions, pourquoi pas à l’étranger… Compte tenu les origines de ma mère, la Californie aurait du sens. À voir si, au vu du réchauffement climatique, il s’agit d’un vignoble d’avenir… Nous ne voulons pas nous précipiter ».

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Bordeaux et Bordeaux supérieur : une sélection 2023 très « IN»

Chaque année, le Syndicat des appellations bordelaises dévoile ses cuvées ambassadrices. En ce millésime 2023, elles sont 36, réparties en quatre nouvelles catégories correspondant aux différents styles et occasions. Découverte.

« Quel vin de Bordeaux déboucher ? » Si vous vous êtes déjà posé cette question, cette nouvelle sélection « IN » est faite pour vous. Pour trouver le vin qu’il vous faut pour votre moment de consommation, il vous suffira de piocher parmi les lauréats en trois couleurs, avec ou sans bulles, toujours à rapports qualité-prix imbattables, distingués dans les quatre nouvelles catégories INcontournables, INcroyables, INsolites et Informels initiées pour la première fois cette année par le syndicat.

Une sélection rigoureuse
Cette nouvelle sélection a enthousiasmé les vignerons des six appellations bordeaux rouge, bordeaux supérieur rouge, bordeaux blanc, bordeaux rosé, bordeaux clairet et crémant de Bordeaux. Pour preuve, plus de 500 vins étaient en lice sur la ligne de départ. Après une présélection à l’aveugle, un comité composé de cent experts (sommeliers, cavistes, directeurs programme vins, œnologues, influenceurs…) a élu les 36 ambassadeurs 2023 des AOC Bordeaux lors d’une dégustation finale, le vendredi 14 avril dernier à Planète Bordeaux.  

Les lauréats en quatre catégories « IN »

Catégorie INcontournable
« Des vins traditionnels et d’un excellent rapport qualité-prix, avec des savoir-faire ancestraux. Ces châteaux sont des valeurs sûres pour les amateurs de tradition et de qualité. »

Château Lamothe Vincent Réserve en Bordeaux Blanc

Dourthe n°1 en Bordeaux Blanc

Clarendelle en Bordeaux Rosé

Château Lauduc en Bordeaux Rosé

Château la Freynelle en Bordeaux Clairet

Anglade Bellevue en Bordeaux clairet

B du château de Bonhoste en Crémant de Bordeaux

Bulles de Lisennes en Crémant de Bordeaux Château de l’Orangerie en Bordeaux rouge Les classiques de Bordeaux en Bordeaux rouge Château Labatut Grande Réserve en Bordeaux supérieur rouge Château Haut Claribés en Bordeaux supérieur rouge

Catégorie INcroyable
« Des vins haut de gamme de Bordeaux, avec un travail très pointu à la vigne et au chai. Ils reflètent le prestige et l’exception. Ce sont des vins de garde pour des repas festifs. »

Sichel en Bordeaux blanc

Château Lestrille Cap Martin en Bordeaux Blanc

Château Lestrille en Crémant de Bordeaux

Célene Quartz en Crémant de Bordeaux

Château la Rame en Bordeaux rouge

Damnation du Château Roques Mauriac en Bordeaux rouge

Château Landereau en Bordeaux supérieur rouge

Château Saint Barbe en Bordeaux supérieur rouge

Catégorie Insolite
« Des vins étonnants avec des partis pris de cépage, de vinification ou d’assemblage insolites. Produits par des vignerons qui sortent des sentiers battus, ces vins se démarquent et invitent à la découverte. »

Etoile du château Lauduc Malbec en Bordeaux rouge

Paulus du Château de Birazel en Bordeaux rouge

Château de Fontenille rouge gourmand en Bordeaux rouge

Les parcellaires Petit Verdot en Bordeaux rouge

La Viminière en Bordeaux supérieur rouge

Château Jalousie Beaulieu cuvée Grand Philippe en Bordeaux supérieur rouge La Joly en Bordeaux supérieur rouge Tout est cyclique en Bordeaux supérieur rouge

Catégorie INformel
« Souples et fruités, avec leurs étiquettes surprenantes, ces vins sont les alliés des moments informels. »

Vol libre en Bordeaux blanc

Le blanc de Monsieur Henri en Bordeaux blanc

Villa Gaubert en Bordeaux rosé

Château Roquefort les roches blanches en Bordeaux rosé

Carré d’As en Bordeaux rouge

M du château Magondeau en Bordeaux rouge

Fusion Cerfcargot en Bordeaux rouge

Effect en Bordeaux rouge

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