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Un viticulteur frapp? ? la barre de fer par des voleurs de piquets de vigne

C’est une bien triste histoire que rapporte Midi Libre. Allant constater les d?g?ts du gel sur une de ses

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Gel dans le vignoble : quelles solutions pour lutter ?

L’urgence climatique, c’est aussi la lute contre le gel. L’épisode récent de ce début avril nous rappelle que les productions agricoles sont menacées mais que l’emploi dans les propriétés l’est aussi. Chacun de ses exploitants aura eu à cœur de mettre en œuvre, dans des conditions difficiles, des moyens de lutte contre ce fléau.

1. L’Aspersion. L’objectif est d’établir un équilibre eau-glace autour des organes végétaux afin de les maintenir à 0°C. C’est un procédé assez efficace quel que soit le type de gel. Parmi ses avantages, il est non polluant et automatisable. Mais il demande une ressource en eau conséquente et son déclenchement s’avère parfois délicat, avec une possibilité d’asphyxier les sols, et de lessiver les désherbants ou les fertilisants. En outre il peut accroître l’érosion des sols et il est assez couteux en entretien et en main d’œuvre. Coût entre 8000 et 14 000 €/ha.

2. Le Brassage de l’air. Le principe est de réchauffer l’air froid, plus dense, situé au niveau des bourgeons, en le mélangeant à de l’air plus chaud présent plus haut, à quelques mètres à peine, là où se trouvent les pâles de l’éolienne. Le gain thermique est généralement de 1°C, et de 3°C si ce brassage est combiné avec un chauffage d’appoint. Les avantages sont nombreux : peu de main d’œuvre et de surveillance, protection jusqu’à des températures de -4°C, déclenchement automatisé, non polluant (si l’on exclut la pollution sonore). Mais ce brassage est peu efficace, voire inefficace, contre le gel d’advection (une masse d’air froid, sous le point de congélation, envahit la région. Ce gel d’advection donne la gelée noire lorsque la végétation que le vent endommage prend un aspect noirci. C’est celle que la France a connue en ce début d’avril 2021). Il est inefficace contre les fortes gelées (-6 à -7°C). En outre le bruit est important, pouvant occasionner des plaintes de la part du voisinage. Le brassage n’est efficace que si le vent a une vitesse inférieure à 8 km/h. Enfin, il faut considérer l’impact sur le paysage. L’implantation d’éoliennes fixes dans un paysage classé semble impossible. Leur prix reste assez élevé : 40 000 € pour 5 ha avec une tour fixe et 47 000 € pour 5 ha avec une tour pliable. 30 000 € pour 4 ha avec une tour mobile et pliable.

C’est ainsi que Philippe Raoux du château d’Arsac (cru bourgeois exceptionnel à Margaux), veut protéger son vignoble en appellation Margaux. « On a gelé 3 fois en 5 ans : les hivers sont de plus en plus doux. Nous avons commencé à réfléchir pour nous équiper dès 2017, après le gel. Nous avons acheté cette année 2 deux tours fixes, pour qu’elles couvrent chacune 4 ou 5 ha. Notre projet, c’est un plan d’investissement pluri annuel, pour monter le parc jusqu’à 8 ». Et l’on devine l’investissement considérable que cela va demander à 50 000 € HT la tour installée. Des tours qui ont « déjà tourné 5 nuits cette année » pilotées par un déclenchement automatique relié à une station météo. Olivier Bonneau, le directeur-œnologue a des nuits difficiles, inquiet dès que la météo annonce du froid. Il est averti sur son portable via les stations météo disséminées sur le terroir : 5 stations météo dont 2 reliées aux 2 tours et à l’application smartphone. Et pour le moment « malgré le déclenchement automatique des éoliennes, je choisis de me lever et de surveiller le fonctionnement ». Et les ventes de matériel ont explosé. Brice Morandi de RN7 indique que « depuis deux trois ans il a vendu une centaine de machines par an. La croissance se situe entre 20 à 25% par an sur les tours et pour les chaufferettes cette année, c’est du 200% ».

3. La protection par chauffage. Elle peut se combiner avec les tours (éoliennes). Il s’agit de réchauffer l’air par divers moyens. Parmi ceux-ci on citera les méthodes qui fonctionnent aux énergies fossiles (fuel ou gaz) qui ont une très bonne efficacité (jusqu’à -9°C avec un temps sec) mais M. Morandi de RN7 précise que « l’on ne peut pas réchauffer l’air en énergie fossile si l’exploitation est certifiée HVE3 ». L’autre avantage est son automatisation (allumage électronique). Mais la veille nocturne est nécessaire, et le dispositif peut être polluant (fuel). Le coût se situe entre 8 000 à 14 000 €/ha. Les chaufferettes (aux granulés par exemple) quant à elles « couvrent tout ce que ne peut pas couvrir une tour, elle est adaptée au parcellaire » nous dit Brice Morandi de RN7. Enfin, les bougies, que l’on aura vues en quantité au milieu des vergers et des vignes : elle permettent un gain de 2,5°C mais il en faut de 350 à 400/ ha. « C’est ce que nous avons mis en œuvre » précise Frédéric Faye le General Manager du château Figeac. Quant aux bottes de paille, il s’agit de créer un voile opaque pour limiter le réchauffement trop rapide au lever du soleil (effet de loupe) et limiter le rayonnement du sol. Son avantage est son faible coût mais il faut de la veille. Frédéric Faye voit d’autres inconvénients : « il faut du vent qui soit dans le bon sens. S’il n’y a pas de vent la colonne de fumée monte verticalement et ne se répand pas au dessus de la vigne, comme un écran protecteur. De plus, il faut arroser la botte pour faire de la fumée épaisse. Et on ne trouve pas la paille comme cela, facilement. Une bougie dure 10 h, et vous pouvez l’éteindre quand vous voulez, une botte de paille qui brule c’est plus difficile de l’éteindre et de la réemployer ». Et il faut ajouter la pollution visuelle et olfactive, la manutention et la veille nocturne nécessaires.

4. Les autres moyens. Il en reste peu. La bactérie antigel. Il s’agit de combattre une bactérie qui serait en partie responsable du gel des végétaux par une autre bactérie. « Essais en cours, mais pas d’efficacité prouvée ». Et puis les fils chauffants. Frédéric Faye du château Figeac avoue éêtre en veille sur les moyens de lutte contre le gelé et ces fils chauffants l’intéressent, au même titre que les machines existantes ou la création de machines innovantes comme en propose Climakiwi, un spécialiste des alarmes de détection des gelées printanières qui, sous la pression des producteurs et eu égard à ses compétences, a mis au point une machine intelligente et mobile, qui entre d’elle-même dans la vigne, et qui fonctionne de manière autonome en déclenchant son mécanisme d’éolienne que si les capteurs judicieusement positionnés en périphérie (pas sous le vent des pâles) enregistrent des paramètres utiles : « il n’y a aucun intérêt à ce que la machine fonctionne si les valeurs sont inadéquates » nous dit son concepteur Denis Peridy, et qui ajoute que c’est « une machine qui fait beaucoup moins de bruit, et qui est entièrement de production française ». La merveille s’appelle DS Eole (en référence à la voiture DS dont Denis est amoureux). 15 machines qui tournent déjà.
C’est la mobilisation contre l’urgence. C’est ainsi qu’une initiative a été prise par 3 CUMA de Gironde (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) et la chambre d’agriculture de la Gironde pour créer un évènement. Il s’agit de rassembler les distributeurs de matériel de lutte contre le gel au lycée agricole de Montagne Saint-Emilion, ce 16 avril 2021 : une foire d’exposition, complétée par la venue de quelques experts sur la question du gel qui seront là pour répondre aux intéressés. Les CUMA, elles, achèteront un matériel qui sera partagé par les utilisateurs selon le capital qu’ils auront versé et la surface déclarée : un dispositif intéressant eu égard le coût des matériels. Et une règle d’utilisation qui semble ne pas poser problème, même lorsqu’il y a urgence (et dans des situations de gel, il y a urgence) : les CUMA ont de l’expérience et des règles d’utilisation bien établies.

L’avenir de la lutte contre le gel s’annonce ouvert, le chantier est immense et les investissements très importants. Il s’agit de la survie d’exploitations qui, sans production, vont connaître d’importantes difficultés économiques et risquent de mettre au chômage une partie de la main d’œuvre qu’elles emploient. Les inconvénients générés par cette lutte (fumée, nuisance sonore) demande une indulgence de la part des riverains que le climat social tendu actuel rend difficile. Espérons que les progrès de la technologie qui s’annoncent feront que cette lutte soit mieux perçue.

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Gel : l’IGP Pays d’Oc appelle à garder espoir

Quelques jours après le CIVL (association des producteurs et du négoce des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France, qui représente un tiers de la surface du vignoble languedocien), l’IGP Pays d’Oc (qui représente la moitié de la production du Languedoc-Roussillon) a à son tour communiqué sur l’épisode de gel qu’a traversé le vignoble. Pas de chiffres sur les pertes mais des perspectives de relance.

“Par son intensité et son ampleur, la vague de gel a fortement impacté notre vignoble à différents niveaux selon les secteurs”, constate-t-on à l’IGP Pays d’Oc tout en réservant à plus tard une évaluation plus précise des pertes engendrées par le gel (en espérant aussi et surtout que les calamités climatiques s’arrêtent là).

La moitié de la production du Languedoc-Roussillon

Né en 1987, à l’initiative du négociant sétois Robert Skalli et de Jacques Gravegeal (alors président des Jeunes Agriculteurs de l’Hérault et aujourd’hui président historique de Pays d’Oc), l’IGP Pays d’Oc peut être produite dans toute l’ex-région Languedoc-Roussillon.

Ses créateurs l’avaient bâtie pour être un vaisseau de conquête à l’export, champion français des vins de cépages. Le succès, notamment, des vins rosés, qui sont actuellement le moteur de sa croissance, a équilibré sa balance commerciale et sa visibilité sur le marché domestique au tournant des années 2000-2010.

A l’heure actuelle, l’IGP Pays d’Oc représente chaque année plus ou moins la moitié des 12 à 14 millions d’hectolitres produits dans les quatre départements du Gard, de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Cette moyenne variable et plutôt dans la partie basse de la fourchette, autour de 12 millions d’hectolitres, en 2019 et 2020, devrait battre un nouveau record à la baisse en 2021, mais dans des proportions que l’IGP Pays d’Oc se laisse le temps d’évaluer.

Continuer à travailler les marchés pour préparer la relance

“La récolte 2021 est certes largement amoindrie mais cette calamité ne doit pas nous faire perdre de vue l’objectif de notoriété sur lequel nos structures pourront s’appuyer pour rebondir dès la récolte 2022”, précise-t-on à l’IGP Pays d’Oc.

Déjà animateur d’un Club des Marques pour soutenir la promotion et la commercialisation de l’IGP par ses producteurs et négociants, l’IGP Pays d’Oc a créé en 2020 le Club CHR (Café, Hôtel, Restauration) « pour conquérir les restaurants de nos territoires (…) et [former] l’ensemble des prescripteurs du CHR aux valeurs qualitatives de nos cépages sous signe de qualité ». Cet axe stratégique de développement pour les vins de Pays d’Oc était identifié depuis plusieurs années, l’IGP Pays d’Oc et Terre de Vins s’étaient ainsi associé pour une édition du Tour des Cartes en 2017.

Cette année, il prend un sens tout particulier avec la crise sanitaire et le besoin des producteurs et des distributeurs de vins de se soutenir mutuellement. L’effort de promotion, de communication et de formation des vins de Pays d’Oc se traduira dans un premier temps en région et en particulier sur le littoral méditerranéen, pour tirer le meilleur profit de la saison estivale. “Plus que jamais, nous aurons besoin de l’appui des consommateurs qui devront privilégier la carte locale qui s’inscrit durablement dans les comportements d’achat. Le vin est fondamentalement imprégné dans la culture française et c’est ce qui nous donne la force de continuer”, conclut le Président Jacques Gravegeal.

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Pas besoin d?analyses pour d?terminer les Valeurs Nutritionnelles Energ?tiques d?un vin

S’il n’y a pas d’obligation d’?tiquetage du Nutri-Score sur les ?tiquettes de vin, les achete

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ZRP (Zéro Résidu de Pesticides) : le label qui annonce la couleur

Le label ZRP (Zéro Résidu de Pesticides) est un nouveau label qui a été créé en 2018. Répondant de façon bien identifiée aux interrogations du consommateur, il serait moins contraignant que le bio, et monte en puissance dans la viticulture.

Gilles Bertrandias, Directeur des Paysans de Rougeline, explique qu’en 2014, « les consommateurs ne comprenaient pas le concept de l’éco-serre dans laquelle étaient produites des tomates. 5 allégations sur le mode de production écologique, c’était trop. On a donc travaillé sur une seule allégation : le zéro résidu de pesticides. Les fraises ont été le premier produit et on est arrivé à un fort pourcentage de produits vendus ». Puis, quelques acteurs de la filière agricole se sont montrés intéressés et, en septembre 2017, sept entreprises productrices de fruits et légumes décident de travailler, « en élargissant le champ d’application ». Cela débouchera, en février 2018, sur la création du collectif Nouveaux Champs dont Gilles Bertrandias est le président, et du label « Zéro Résidu de Pesticides » (ZRP).

Fonctionnement

Julie Sabourin, responsable qualité et technique, nous explique le principe : « il existe un cahier des charges (voir ici) qui contrôle un grand nombre d’exigences pour la conduite de la vigne, le chai, la structure d’embouteillage et la commercialisation. On se concentre sur la conduite de la vigne et la contamination croisée (on peut maîtriser le traitement de sa vigne mais avoir des contaminations par le voisinage). La démarche qui prévaut utilise les produits qui présentent le moins d’innocuité. De ce fait, on a une liste noire de produits, les plus rémanents et ceux dont les profils sont très néfastes (tous les produits CMR) ».

Évidemment, des contrôles sont effectués sur le produit vendu. Le premier niveau d’analyse se fait lors des vinifications puis des assemblages. Le deuxième niveau se fait sur le vin en bouteille. Ce qui est recherché est « la plus petite valeur mesurable par un labo ». L’absence de résidus est déterminée par un résultat inférieur à la Limite de Quantification, qui est la plus petite valeur quantifiable par les laboratoires avec une précision « acceptable » (document Santé 11945/2015, Commission Européenne). À l’heure actuelle, les performances des instruments de mesure conduisent pour la majorité des résidus à une limite de quantification de 0,01 mg/kg. Pour le vin, 300 molécules sont répertoriées et analysées, avec une grille d’analyse adaptée au vin.

Quelles garanties sont données sur ces analyses, qui les fait ? « Nouveaux Champs ne fait pas d’analyses. Ce sont des laboratoires indépendants qui sont tous accrédités COFRAC (COmité FRançais d’ACcréditation) : 4 laboratoires sont concernés pour la vigne, et Il n’y a pas de mise en marché sans que tous les lots fassent l’objet d’une analyse et qu’au moins une bouteille soit analysée ». Et si une seule molécule dépasse le seuil admis, le produit n’obtient pas le label ZRP.

Bio ou ZRP ?

Pour Julie Sabourin, « la démarche ZRP offre plus de souplesse que la certification en agriculture biologique. On n’impose pas une conversion de 3 ans ». Toutefois, elle tient à préciser que « les producteurs pensent qu’ils peuvent obtenir le label ZRP en moins de 3 ans, mais cela dépend d’où ils partent. S’ils ont déjà réfléchi à la démarche et appliqué quelques principes, il est envisageable d’obtenir le label en moins de 3 ans. La transformation des itinéraires s’est engagée bien avant. C’est une démarche qui s’inscrit dans un temps long. Le label arrive sur un terrain préparé ». Ce que confirme le Directeur Marketing et Communication des vignerons de Buzet, Sébastien Bourguignon : « Une entreprise qui n’est pas dans une démarche respectueuse des sols n’arrivera pas à obtenir ce label ». Comme pour le bio, le produit peut être plus cher mais « c’est une démarche qui apporte une plus-value. C’est un plus pour le viticulteur ».

Sur cette question délicate, Gilles Bertrandias n’est pas polémique : « On n’oppose pas le Bio à ZRP. Même si nous proposons une approche un peu différente, sur le champ des pesticides, il y a un front commun. L’intérêt commun est qu’il y a un peu plus d’agriculture qui se transforme. L’agriculture bio ne traite pas que le sujet des pesticides », elle a un champ plus large. Avec ZRP, « on ne traite que la partie protection des cultures, on s’interdit tout ce qui est chimie. Sur le socle de la certification HVE on va amener un plus avec ZRP, on va être plus exigeant sur la partie pesticides. Le Bio est sur un engagement de moyens, pas de résultat (pas d’analyse de résidus) alors que ZRP s’engage sur le résultat. Le Ministère de l’agriculture reconnait notre démarche dans le cadre de la certification environnementale de niveau 2. ZRP est un label privé qui s’appuie sur une certification d’État ».

Dans le monde viticole, l’utilisation du label ZRP est plus récent et n’est donc pas au même stade de développement que pour les fruits et légumes. Ainsi, c’est seulement 8 producteurs qui sont labellisés. Parmi ceux-là, on citera les Vignerons de Tutiac (4000 ha), Uby (vignoble du Gers) ou les vignerons de Buzet (2000 ha) pour lesquels seulement une partie de la production est labellisée ZRP, en ayant conscience que ce label ZRP est très bien perçu et compris par les consommateurs, de plus en plus sensibilités à la question des résidus de pesticides dans le vin.

Ce label fera vraisemblablement des émules à l’étranger. Gilles Bertrandias se félicite : « notre label a beaucoup fait parler. On a des acteurs internationaux qui nous sollicitent ». Mais on ne peut faire de copier-coller, la législation de chaque pays étant différente. Gilles encourage néanmoins ses interlocuteurs étrangers : « Faites comme nous, structurez un collectif d’adhérents, et on vous aidera. On peut travailler sur du développement avec des gens comme nous mais on n’ira pas labelliser des productions qui ne sont pas françaises. On peut espérer que ce modèle soit transposable, à quelques nuances près. Il y a un intérêt que les modèles soient convergents et on y veille. On a des échanges avec des producteurs suisses, roumains, canadiens, et espagnols… »

Et si vous souhaitez évaluer la capacité de votre entreprise à rejoindre le collectif Nouveaux Champs (ZRP) suivez le lien : https://www.nouveaux-champs.fr/auto-evaluation/

Si ZRP fait l’impasse sur certains aspects du bio dont la démarche est plus globale, sa mise en œuvre paraît plus simple, et l’obligation de résultat des analyses permet d’axer le message sur un aspect particulièrement bien compris du consommateur : la garantie d’une qualité sanitaire du produit et par voie de conséquence la contribution du label à préserver sa santé.

Collectif Nouveaux Champs
Chemin de Cazeaux
47213 Marmande Cedex
Quentin Gibert
Responsable du développement commercial : q.gibert@nouveaux-champs.fr
https://www.nouveaux-champs.fr/

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